Presque guéri, est envoyé à Vincennes
Obs. XXXII. — Arrachement de la première phalange de T index y As deux premières du petit doigt. Écrasement des deux premières phalanp de V index, de la première du médius et de la deuxième de rawnculairt. Èraillures de V annulaire. Écrasement des parties molles de la face pdmaire de la main. Amputation de la deuxième phalange de l'index. Quelques points de sphacèle sur la face palmaire à la racine des doigts. Guérir son. — Grimer, Victor, seize ans, boulonnier, entre le 26 février, salle Saint-Augustin, 8.
Il a eu, le matin même, la main droite prise dans un engrenage de moulin à vapeur, commençant seulement à être mis en mouvement. L'index, le médius et le petit doigt ont été atteints. La première phalange de l'index et les deux premières du petit doigt ont été arrachées complètement. La deuxième phalange de l'index est complètement broyée : au milieu de ces débris on voit des morceaux d'os. La troisième phalange du même doigt, de même qne la première du médius, est compromise, mais l'os et l'articulation sont intacts.
Quelques èraillures seulement à l'annulaire.
Les parties molles de la face palmaire de la main dans son tiers interne et supérieur sont dilacérées. Un peu de gonflement de toute la main. Douleurs très vives. La plaie a beaucoup saigné et l'hémorrhagie n'est pas encore arrêtée. On ampute immédiatement la deuxième phalange de l'index et l'on se contente de placer la main sur un coussin. Compresses d'eau fraîche constamment renouvelées.
27 février. — Fièvre,- sommeil agité ; inappétence. Soif vive. Gonflement, le même qu'hier.
28. — Journée bonne, encore un peu de fièvre le soir. Sommeil plus calme. A mangé ce matin un potage et se sent de l'appétit. Compresses d'eau fraîche continuées.
1er mars. — Gonflement de la main disparu. Quelques points de sphacèle sur la face palmaire à la racine des doigts (index et médias). Plus de fièvre. Pas de douleur. Appétit complètement revenu. On place le bras dans une gouttière garnie de coussins. Pansement des plaies avec l'alcool camphré.
11 mars. — Bandelettes de diachylon.
A partir de ce moment la cicatrisation se fait rapidement et le malade sort le 19 mars pour aller à Vincennes.
Obs. XXXIII. — Morsure de cheval au bras gauche. — Hames, Jean, quarante-deux ans, charretier, entre le 16 février 1877, salle Saint- Augustin, 9.
La veille, en nettoyant son cheval, il a été mordu à la partie médiane et interne du bras. A cet endroit, on voit deux plaies ayant la forme de deux lignes courbes, se regardant par leur concavité et séparées Tune de l'autre par un espace de 4 centimètres. Chaque plaie mesure environ 6 centimètres. La plus antérieure correspond au bord externe de la longue portion du biceps, la plus externe au bord externe de la courte portion. La peau, le tissu cellulaire et le muscle sont intéressés. Sur la peau qui limite les deux lèvres de la plaie, on aperçoit la marque des dents. Écoulement de sang très peu abondant au moment de l'accident. Douleur vive surtout dans l'extension du membre. Pas d'autres phénomènes à noter. Compresses d'eau alcoolisée. Immobilisation du bras dans une écharpe.
24 février. — La plaie est recouverte de bourgeons charnus.