‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 50 sur 272 · La guérison marche rapidement · texte numérisé non relu

La guérison marche rapidement

2 mars. — Le malade part pour Vincennes, presque guéri.

Obs. XXXIV. — Écrasement du petit doigt. Immobilité de la main au moyen d'une palette. Charpie imbibée d'alcool sur la plaie. — Masson Charles, quarante-cinq ans, boulanger, entre le 8 janvier 1878, salle Saint-Augustin, 9.

La veille a eu le petit doigt de la main gauche pris dans une machine à tamiser la farine. La phalangette est complètement détachée par sa face dorsale et ne tient plus au reste du doigt que par un lambeau de peau sur la face palmaire. Écoulement de sang insignifiant au moment de l'accident.

La plaie est déchiquetée comme dans toutes les plaies par écnsement. Le malade souffre beaucoup et éprouve un engourdissent dans tout le bras. On place la main sur une palette afin de la mihtenir dans l'immobilité. Sur la plaie, charpie imbibée d'eau alcoolisé^ retenue par une petite bande qui en maintenant les pièces du pan» ment, immobilise en même temps le doigt blessé.

10 janvier. — Le malade souffre moins, la plaie n'offre rien de particulier à noter.

II. — On enlève la palette et on place le doigt sur un ateUe.Il malade sort ce jour pour se soigner chez lui.

Obs. XXXV. — Contusion de la hanche et de la partie latérale droitth thorax, Lryïre ecchymose du coude et de la face postérieure du bras.- Baudoin Marins, soixante-treize ans, graveur sur pierre, entre h 10 avril 1878, salle Saint-Augustin, 73. î

11 est tombé la veille d'un échafaudage d'une hauteur de 3 mètres sur le bitume d'un trottoir.

Toute la moitié latérale droite du tronc, du membre supérieur et du membre inférieur a violemment porté contre le sol. Il existe dans ces parties de larges ecchymoses et un peu de gonflement - Mais c'est principalement au niveau du grand trochanter et de i* région fessùMv qu'elles sont étendues. Les douleurs sont très vives e^ le malade ne peut se coucher sur ce côté. 11 se plaint en mèm^ temps d'une dyspnée propre à faire supposer une fracture de côte* mais apr^s un examen attentif on a pu s'assurer qu'il n'en existait pas.

Les mouvements des membres inférieurs sont possibles, mais très douloureux. La pression exercée au niveau du grand trochanter arrache des cris au malade.

Compresses d'eau blanche.

17 ami. — Le gonflement a disparu, la teinte foncée des ecchymoses commence à pâlir, mais le malade souffre toujours beaucoup quand il se remue et ne peut encore se coucher du côté contusionné. Plus de dyspnée. Dort bien. Appétit excellent.

57. — Douleur vive dans la région lombaire, due probablement à la position qu'a adoptée le malade dans son lit.

5 r:.:i. — Les régions trochantérienues et fessières sont seules restées douloureuses. Les mouvements des membres inférieurs sont très pénibles.

53. — A part un certain endolorissement de la cuisse, la guérison est complMe et le malade sort le lendemain.

Obs. XXXV 1. — Ciï$& droite. — Lâchez. Auguste, quatorze ans et

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demi, tailleur de pierres, entre le 15 décembre 1877, salle Marthe, 26.

Il a été atteint, il y a une heure, à la cuisse droite, par l'angle d'à pierre volumineuse. Sur la partie interne et antérieure, à 3 travers de doigt au-dessus de la rotule, plaie transversale de 6 centimètres, en forme de croissant, à concavité inférieure, au fond de laquelle on voit l'aponévrose crurale superficielle. L'écartement des lèvres de la plaie à sa partie moyenne est de I centimètre. Bords contus et déchiquetés. Douleur locale assez vive. Hémorragie peu considérable. Pas de tuméfaction des parties molles environnantes. La bourse synoviale ne parait pas atteinte. On affronte les bords au moyen de 3 points de suture métallique. Compression ouatée. Repos absolu. 16 décembre. — Légers frissons dans la soirée. 17. — Les douleurs ont empêché le malade de dormir. P. = 88. Langue sale. On retire l'appareil ouaté. Les tissus qui avoisinent la plaie sont oedématiés. Peau rouge et chaude. On enlève les Us et on prescrit des cataplasmes. Écoulement d'un sang noirâtre. Pas de pus.

20. — Phlegmon de la partie inférieure de la cuisse. Lymphangite superficielle. Le malade a eu un frisson. P. = 96. Appétit nul. Sulfate de quinine : 0*r.50.

22. — P. = 100. On fait deux incisions pour faciliter l'écoulement du pus.

25. — P. = 76. Suppuration abondante; la tuméfaction diminue, la plaie a meilleur aspect. Pas d'appétit. On supprime le sulfate de quinine. Eau de Sedlitz.

30. — La suppuration diminue, l'appétit revient sensiblement. Alimentation fortifiante : vin de quinquina et sirop d'iodure de fer. 5 janvier. — Plaie très belle, suppuration modérée. État général excellent. Pansement alcoolisé.

12. — La cicatrisation est très avancée. Le malade se lève, mais ne peut s'appuyer sur sa jambe.

15. — On réprime avec le nitrate d'argent quelques bourgeons charnus exubérants. La plaie est en partie cicatrisée. 19. — Cicatrisation complète ; le malade sort. Obs. XXXVII. — Genou gauche. — Landregarde Jean, soixante-deux ans, gantier, entre le 21 décembre 1876, salle Sainte-Marthe, 25.

Il y a deux jours, chute de la hauteur d'un étage, dans laquelle la partie interne du genou a violemment heurté contre le sol. A 1 centimètre du bord interne de la rotule, plaie irrégulièrement elliptique et allongée transversalement, de 6 centimètres de long sur 3 de haut. Le fond de cette plaie présente des teintes de sphacèle. Les parties voisines ont une couleur rosée. Tuméfaction peu considérable. Les deux tiers supérieurs et internes de la jambe sont le

siège d'une ecchymose diffuse et peu accusée. Léger épanchemot: articulaire. Les mouvements sont conservés, mais douloureux et limités. Peu de douleurs à la pression. Pas de fièvre. P. = 72.

La jambe est maintenue élevée dans une gouttière. Cataplasmes émollients.

25 décembre. — L'élimination de l'escharre se fait régulièrement, b rougeur diffuse périphérique s'efface progressivement. Le gonflement du genou a diminué.

29. — L'escharre est détachée. Pansement alcoolisé. Suppuration modérée.

\0 janvier. — Cicatrisation en bonne voie, l'épanchement intra-articulaire est résorbé. On enlève la gouttière.

25. — Cicatrisation complète. Depuis plusieurs jours le malade marche; il quitte le service.

Obs. XXXVIII. — Genou gauche. Perte\de connaissance. — Rosat Louis, quinze ans, charretier, entre le 8 janvier 1877, salle Saint-Augustin, 10.

Est tombé, la veille, du siège d'une voiture. Dans la chute, le genou a porté sur un pavé aigu. Perte de connaissance pendant dix à douze minutes. Transporté dans une pharmacie on a fait un premier pansement.

La nuit, il a beaucoup souffert, et, le lendemain, il n'a pu appuyer sur la jambe dont les mouvements de flexion étaient très douloureux.

A son entrée dans le service nous enlevons le pansement fait la veille. La charpie est imprégnée de sang qui s'est écoulé d'une plaie qui recommence à saigner lorsque nous ôtons les derniers brins de charpie. Le genou est tuméfié, principalement du côté interne, le gonflement s'étend à une certaine hauteur sur la jambe et la cuisse. Le malade accuse de vives douleurs. A la partie moyenne du genou, en avant de la rotule, existe une plaie étoilée du diamètre d'une pièce de cinq francs, qui intéresse la peau seulement. Les mouvements actifs sont possibles mais très douloureux, les mouvements provoqués exagèrent encore les souffrances. Rien du côté de l'articulation. Compresses d'eau blanche. Repos au lit.

12 janvier. — Gonflement'presque disparu. Pansement de la plaie avec de la charpie imbibée d'eau alcoolisée : guérison complète le 29 janvier 1877.

Obs. XXXIX. — Genou droit. — Pingal Victor, trente-trois ans, buandier, entre le 16 janvier 1877, salle Saint-Augustin, 78.

Le matin, une heure avant la visite, est tombé dans un trou dont l'ouverture est bordée de pierres de granit. Il ne peut dire si dans la chute le genou a porté sur l'angle de la bordure ou si au fond du trou se trouvait quelque objet aigu. Retiré par ses camarades, il n'avait pu marcher, une grande quantité de sang s'écoulait en

\yat une petite plaie arrondie, située au centre de la rotule. En l'examinant, nous ne trouvons rien de particulier du côté de ticulaiion, niais les mouvements qu'on imprime sont très doutas de gonflement. La plaie saigne toujours abondamment. > ne cherchons pas à explorer sa profondeur. Repos, immobilité, i d'amadou et bande légèrement compressée, 17 janvier. — Léger gonflement de la partie antérieure et interne i ; il semble que la rotule est portée plus en dehors qu'à rénormal. Mais nous ne trouvons aucun signe de luxation. Moments toujours très pénibles. Immobilité dans une gouttière, com-

\ d'eau fraîche.

ti — Gonflement totalement disparu. Rotule à sa place normale, ution des mouvements sans douleur.

— Le malade se lève depuis trois jours et ne souffre pas ut la marche. La plaie est presque complètement fermée. Sort

CL — Arrachement des téguments de la jambe droite. — WiUbelme Louis, trente-sept ans, fabricant d'instruments de musique, entre le 10 avril 1878, salle Saint-Augustin, 72.

Arant hier, il a été renversé par un omnibus et Tune des roues lui « passé sur la jambe droite. Pas de perte de connaissance, mais n'a pu ni *<* relever, ni marcher. Hémorragie abondante.

A la partit* moyenne de la face antéro-exteme de la jambe droite, wisle une large plaie d'environ quinze centimètres sur vingt de Ion- Le en outre une perte de substance assez considérable i*t un décollement étendu dans la partie la plus déclive de la fcceeilemc de la jambe. La plaie intéresse la peau» le tissu cellulaire, iipoflévro.M' ol quelques fibres superficielles des muscles. Sur la face dorsale du gros orteil du môme côté, se voit une ecchymose violette

»Ws prononcée et deux légères érosions de Tépiderme. I vives, un peu de fièvre. T = 38.2. — P — 98, L'appétit est conservé; le sommeil est quelque peu agité. Pansement ouaté, — Immobilité de la jambe. (3 mai. — 5 greffes.

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