Les 5 greffes ont pris
A p ce moment, la cicatrisation marche rapidement, la
perte de substance est presque comblée le là juin, 93 juin. — Le malade part pour Yîncenncs, la cicatrisation est esque complète; mais il ne peut appuyer le pied à terre, Marche êc des béquille
XLl. — /'/aie contuse de (a jambe. Pansement ouaté. Guéri&on. — >ll < quinze ans, chaudronnier, entre le 8 avril 1878, salle
ftint'Auguslin, 79,
montant sur le siège d'un camion en marche, il a perdu Vé^ul-
libre et est tombé à terre. La roue du véhicule lui a passé sur la jambe gauche. Il a pu se relever, mais la marche a été impossible.
A son entrée à l'hôpital, nous trouvons à la partie médiane de la jambe, sur sa face antéro-externe, une plaie de 12 centimètres à bords un peu irréguliers, intéressant la peau et le tissu cellulaire ; tout autour, léger gonflement et rougeur. On entoure la jambe d'une épaisse couche d'ouate maintenue par une bande compressive.
Pendant trois jours, on laisse le pansement sans y toucher.
Second pansement conservé quatre jours. Apparition des bourgeons charnus. Pansement à l'eau alcoolisée.
3 mai. — Le malade sort guéri.
Obs. XL1I. — Ecrasement du pied. — Vian, Victor, dix-neuf ans, bardeur, entre le 28 mai 1877, salle Saint-Augustin, 78.
Deux heures avant son entrée à l'hôpital, l'angle d'un bloc de pierre évalué à 800 kilogrammes est venu frapper le côté externe du pied droit et a déterminé une plaie large et profonde. Elle a la forme d'une demi-lune et occupe la face externe du pied à partir du tiers postérieur de la face externe du calcanéum jusque sur le dos en rasant par son bord supérieur le sommet de la malléole externe. Les bords de la plaie sont nets comme si elle eût été faite par un instrument tranchant mal aiguisé. La peau, le tissu cellulaire, les muscles sont divisés, on aperçoit quelques parties de l'astragale et du calcanéum, mais leur périoste est intact. Au fond de la plaie on distingue des nerfs et des petites veines se rendant au pied. Il y a eu une abondante hémorragie au moment de l'accident. Le malade souffre beaucoup et ne peut dormir, l'appétit est également nul. Pas de fièvre.
Compresses d'eau froide souvent renouvelées.
&juin. — Pansement à l'eau alcoolisée.