L. Rotule
Obs. LXXX1V. — Fracture transversale [rotule gauche). — Bourbiaud (Théophane), quarante-neuf ans, entre le lep novembre 1877, salle Sainte-Marthe, 7. Luxation non réduite de la hanche droite il y a seize ans. Il y a trois jours, en voulant retenir un cheval, il tomba de sa hauteur sur le genou gauche et ne put se relever. Gonflement considérable du genou, ecchymose sur la face antérieure; épanchement intra-articulaire. La jambe est à demi fléchie sur la cuisse, le malade ne peut retendre que quand il est couché ; mouvements spontanés impossibles, mouvements provoqués très douloureux. Par le toucher, il est facile de constater une fracture transversale de la rotule. Le fragment supérieur est un peu plus large que l'inférieur. Écartement de 1 centimètre et demi. La crépitation n'est sensible qu'en rapprochant les deux fragments. Le fragment inférieur est attiré en bas et en arrière de manière à présenter en avant sa surface fracturée. Le membre est placé dans l'extension sur un plan incliné très élevé et recouvert de compresses imbibées d'eau blanche. Au bout de sept jours le gonflement a presque disparu. Rapprochement des fragments à l'aide de deux tablettes épaisses de gutta-percha moulées sur le genou et placées au-dessus et au-dessous de la rotule. Quatre tubes en caoutchouc prenant leur point d'appui sur la gutta et noués deux à deux sur les côtés du genou les maintiennent.
30 décembre. — Nous enlevons l'appareil. Consolidation osseuse très régulière et les fragments sont à peine distants l'un de l'autre d'un demi-centimètre. A ce niveau la peau, légèrement déprimée, semble adhérer au cal.
10 janvier 1878. — Le malade sort avec un appareil silicate ; il marche facilement et ne se plaint que d'un peu de raideur.
M. — Tibia et péroné.
Obs. LXXXV. — Fracture transversale (jambe droite). — Lourdeau (Pierre), trente-cinq ans, marchand de vin, entre le 25 juin 1878, salle Saint-Augustin, 1 .
Hier il maintenait uue barrique pleine de vin sur la dernière marche de la cave quand, son pied ayant glissé, il est tombé à la renverse et la pièce lui a passé sur la jambe droite. Après l'accident, il n'a pu appuyer sa jambe à terre. Dans la nuit il a beaucoup souffert, n'a
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pu dormir et, vers deux heures du matin, est apparue une tumébd peu considérable de l'articulation tibio-tarsienne.
A son entrée : gonflement peu marqué de l'articulation du j et du quart inférieur de la jambe ; pas d'ecchymose, pas de dé cernent appréciable. En promenant le doigt sur le tibia, on déti une douleur très vivo à l'union du quart inférieur avec les quarts supérieurs. Crépitation très nette, mobilité anormale. J fracture du péroné siège à 3 centimètres au-dessus et oblique de haut en bas et de dehors en dedans. Mouvements taires nuls ; mouvements imprimés très douloureux. Deux jours dttî| une gouttière ; le troisième jour, le gonflement ayant presque < plètement disparu, on applique un appareil plâtré.
3 juillet. — Consolidation parfaite. Le malade est envoyé à Vmcennes.
Obs. LXXXVI. — Fracture transversale {jambe gauche). — Rigale (Marie), quarante-six ans, boutonnière, entre le 17 décembre 1877 salle Sainte-Marthe, 48. En glissant sur une écorce d'orange, est tombée de sa hauteur sur le pavé et n'a pu se relever.
Impuissance et déformation du membre produites par un gonflement peu considérable qui occupe le tiers inférieur de la jambe et de l'avant-pied. Un peu au-dessus et en avant de la malléole interne, saillie produite par un fragment d'os. Rien d'apparent An côté du péroné. Teinte ecchymotique de tout le tiers inférieur de la jambe. Le doigt promené le long du tibia constate une saillie anguleuse à 2 centimètres et demi de la base de la malléole interne. La pression provoque une douleur vive. Mobilité anormale et crépitation pendant les mouvements d'abduction et d'adduction. Dans l'adduction, on fait saillir davantage en dedans et en haut le fragment inférieur. La fracture est oblique de haut en bas et de dedans en dehors. Après quelques recherches on constate aussi une fracture oblique du péroné située à l'union de son tiers inférieur avec son tiers moyen. Les pouces placés sur chacun des fragments et les pressant produisent une crépitation excessivement faible.
Trois jours après, le gonflement ayant disparu, on immobilise le membre avec un appareil plâtré.
24 janvier. — On enlève l'appareil. Guérison.
Obs. LXXXVII. — Fracture transversale {jambe gauche). — Yaissière (François), quarante ans, aiguilleur, entre le 31 octobre 1877, salle Sainte-Marthe, 9. Bien constitué, pas d'antécédents pathologiques; pas d'alcoolisme. Deux heures avant son entrée, une roue de voiture légère lui passa sur la jambe gauche. H a perdu connaissance et n'a pu se relever.
A son entrée, Taxe do la jambe est normal, mais il existe un gonflement très prononcé depuis le milieu du pied jusqu'au genou,
% accusé sur les parties latérales, si bien que les malléoles ne font ffcuUtie.
k l'union du tiers inférieur avec les deux tiers supérieurs, rouur transversale de la peau, seule trace du passage de la roue. Pas tUe osseuse visible, pas de déformation apparente. En profil le doigt sur la face interne et sur la crête du tibia, on sent n niveau de la rougeur indiquée une légère saillie formée par le Eagment supérieur du tibia, au-dessous, une dépression. La ligne de a fracture est transversale : le fragment inférieur est légèrement K>fté en dehors. Crépitation et mobilité anormales faciles à percevoir en saisissant de la main gauche le tiers inférieur de la jambe, de ite la partie supérieure du membre et en imprimant des mou* ta d'adduction et d'abduction, A un travers de doigt au-dessous de la fracture du tibia se trouve troe fracture transversale du péroné sans déplacement des fragments* La crépitation et la mobilité anormales ne s'y observent que dans les mouvements d'adduction du pied. Impuissance du membre* Douleurs ila pression. Pas de raccourcissement. Compresses d'eau blanche* Immobilisation du membre dans une gouttière.
8 membre. — Réduction facile. Appareil plâtré composé d'une gouttière postérieure formantétrier et remontant au-dessus du genou. Bandelettes de diachylon pour la maintenir.
re, — Cal douloureux, régulier, peu résistant. SI. — Appareil silicate. Consolidation osseuse parfaite. Le malade
Ois. LXXXVIII. — Fracture obltque (jambe droite). — Glouton (Uoimiald), a3 ans, mécanicien, entre le it mai 1877, salle Saint-Augustin
Blênnorrhagie à vingt-trois ans. Pas d'autres maladies. La veille, dam une rixe, il a été renversé et est tombé la jambe repliée sous la région fessière. Il ressentit alors une vive douleur et entendit un craquement comparable à celui d'un morceau de bois que Ton brise.
A son entrée, gonflement énorme depuis le milieu du pied jusqu'à l'union du tiers moyen avec le tiers supérieur de la jambe; ecchymose au côté interne; léger renversement du pied en dehors; douleur fm au tiers inférieur de la jambe, saillie du tibia. Fracture manifeste. Le fragment inférieur est déplacé en bas et en avant Mobilité formate, crépitation. Du côté du péroné, fracture sans déplace* toeoU t centimètre et demi au-dessus de la base de ta malléole. Goui-
empresses graduées.
20 mai. — Appareil plâtré.
20/win. — Consolidation incomplète. Cal régulier. Pas de raccourtissem»
ri guéri,
Obs. LXXIX. — Fracture oblique [jambe droite). — Octor (C tant), vingt-quatre ans, découpeur, entre le 13 mai 1878, salle! Augustin, 79.
A fait une chute de la hauteur d'un étage; quand il s'est] son pied droit, dit-il, ballottait et ne tenait plus que par les chairs. Ta faction énorme du cou-de-pied et des deux tiers inférieurs del jambe, plusieurs ecchymoses dont les plus larges siègent au côtél terne du cou-de-pied. Le pied est dans l'axe de la jambe. En] menant les doigts sur le tibia, on détermine une douleur assez i en un point correspondant à l'union du tiers inférieur avec le tel] moyen et Ton découvre une saillie produite par le fragment snpé^i rieur, puis une légère dépression. En imprimant des mouvements a ^ pied pendant que les doigts pressent le long de l'os, on perçoit ne ï crépitation très nette sur le péroné, à un centimètre et demi an-deisous de la fracture du tibia.
Raccourcissement de plus d'un centimètre et demi. Le mikde croit qu'après la chute sur les pieds, il est retombé à la renverse; son pied droit a été pris entre la cuisse du côté opposé et le sol. Pendant deux jours, on met le membre dans une gouttière, et le troisième jour, après réduction, on applique un appareil plâtré.
S juin. — On enlève l'appareil plâtré et on le remplace par un appareil silicate. La consolidation est parfaite.