‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 70 sur 272 · T M = 37o,8 S = 38° p = ioo · texte numérisé non relu

T M = 37o,8 S = 38° p = ioo

8 — TM = 37o,4 S = 37o,8 P= 96

9 — TM = 37o,4 S = 38o,2 P = 102

10 — TM = 37o,6 S = 38° P = 100

H — TM = 37o,6 S = 37o,8 P= 98

12 — TM = 38« S = 38°,2 P=102

13 — TM = 38°, S = 37o,4 P= 96

14 — TM = 37°,2 S = 37o,4 P= 90

15 — TM = 37° S = 37o,2 P= 86

16 — TM = 36°,2 S = 37o P= 80

A partir du 17, la température reste normale, l'état général s'a liore et les forces reviennent. Traitement tonique et reconstitu

Vin de quinquina. Sirop d'iodure de fer, vin de Bagnols, viandes rôties. Le 13 mai, le malade sort guéri et marche avec un pilon.

Obs. LXXXII. — Fracture de la cuisse droite chez un hémiplégique. Perte de connaissance après CaccidenU Appareil plâtré, consolidation. Eschare au sacrum , épuisement, mort. — Lebourgeois (Jacques), soixante-dix-huit ans, sans profession, entre le 9 avril 1877, salle Saint-Augustin, 75. D'une taille élevée; autrefois robuste, mais affaibli par l'âge et par une alimentation insuffisante. Hémorragie cérébrale il y a sept ans. Depuis cette époque le membre inférieur gauche est resté presque paralysé et une arthrite sèche coxo-fémorale s'est formée du même côté. Il en résulte que le malade marche très difficilement.

Le matin de son entrée à l'hôpital, il a été renversé par un tramway dont les roues lui ont passé obliquement sur les deux jambes. Perte de connaissance pendant une heure. A son réveil, douleurs très vives dans les deux cuisses, mais surtout dans celle du côté droit. Douleur également au niveau des dernières côtes ; respiration difficile. A son entrée, nous remarquons, au niveau de la queue du sourcil droit et de la joué du même côté, une forte ecchymose. Sur la partie latérale et inférieure droite du thorax, sur le bord antérieur de la jambe, sur la faceantéro-interne de la cuisse gauche, contusions. A la cuisse droite, ecchymose étendue du bord supérieur de la rotule au grand trochanler suivant une ligne parallèle au muscle couturier; elle est surtout déformée, douloureuse, au-dessous de son articulation pelvienne; sa convexité est exagérée; elle est en rotation en dehors de même que la jambe et le pied. Le membre est impuissant et présente un raccourcissement apparent à la vue. Mobilité anormale, douleur très vive au tiers supérieur; crépitation, fragments osseux obliques : le supérieur est déplacé en dehors. La mensuration donne un raccourcissement de 2 centimètres. Les mouvements communiqués font également reconnaître une crépitation dans l'articulation coxo-fémorale droite qui est le siège d'une arthrite sèche et non d'une fracture. Au niveau des neuvième et dixième côtes, le malade accuse une douleur très aiguë, mais point de déformation, de mobilité ou de crépitation annonçant autre chose qu'une contusion très marquée. Nous plaçons la cuisse dans un appareil ouaté compressif, muni de deux attelles latérales.

il avril. — Appareil américain modifié.

25. — Le malade relâche chaque jour l'appareil; nous appliquons un appareil plâtré, composé de deux attelles fémorales et d'une cein* ture abdominale destinée à les renforcer.

29. — Le malade se plaint de souffrir dans le bas des reins. Ërythème au niveau du sacrum. Coliodion et plaque de diachylon. Nettoyages fréquents, coussin à eau.

6 mai. — Malgré toutes ces précautions, une escbare sèche de k i peau s'est formée. . |

20. — L'eschare est très large. La peau s'est décollée à son pourtour sur une grande étendue. Douleurs locales vives, malgré les injections sous-cutanées de morphine, insomnie, inappétence.

25. — Nous retirons l'appareil; la consolidation est complète, mais le sacrum est dénudé. L'eschare s'élargit de plus en plus, maigri nos efforts, et l'affaiblissement du malade va en progressant jusqu'à* 20 juin, jour où il succombe.

Obs. LXXXI11. — Fracture du fémur gauche chez un paraplégique. Impossibilité de mettre un appareil contentif. Consolidation imparfait — Aumour (Georges), cinquante-sept ans, journalier, entre le 4 mai 1877, salle Sainle-Marthe, 7. A l'âge de trente-quatre ans, attaque d'apoplexie, coma durant quatre jours et paraplégie double consécutive ; sensibilité intacte. Les membres supérieurs étaient affaiblis, mais non paralysés. Rien du côté de la face. Pas d'émission involontaire des urines ni des matières fécales. Le malade ignore s'il eut de la fièvre. Pas d'aphasie, pas de troubles intellectuels. Depuis cette époque, les muscles sont flasques, atrophiés, insensibles aux excitations galvaniques, il n'y a pas de troubles nerveux du côté de la peau. Le malade ne peut imprimer quelques mouvements volontaires aux membres inférieurs qu'en prenant un point d'appui sur les coudes ou qu'en se faisant soulever par les aisselles. L'état général est bon, l'embonpoint est même excessif.

Le 2 mai, sa femme était en train de le chausser, quand, dans un mouvement brusque qu'il lit en arrière, le tabouret sur lequel il était assis culbuta. Sa femme le releva et le mit sur son lit. Pendant cette manœuvre, il ressentit une vive douleur à la racine de la cuisse gauche. Son médecin, soupçonnant une fracture, le fit transporter à l'hôpital.

Le malade se tient couché sur le côté droit, le membre est dans la rotalion en dehors. Tuméfaction considérable do la hanche et de la cuisse gauche qui est fléchie. Pas d'ecchymose; à la pression, vive douleur en avant et en arrière du col du fémur; le grand trochanter douloureux est porté en arrière. Les mouvements communiqués à l'articulation coxo-fémorale produisent une crépitation osseuse, franche et permettent de constater une fracture au niveau du col chirurgical du fémur gauche. Peu de raccourcissement. En outre, les deux membres inférieurs sont complètement paralysés, un peu infiltrés, sans raideur articulaire. La peau qui les recouvre est bêche et se desquame par lamelles furfuracées.

Le malade est installé sur un matelas d'eau ; il réclame tous les quarts d'heure qu'on le change de position. Nous ne songeons pas h réduire la fracture et à la maintenir à l'aide d'un appareil. 11 reste

pendant trois mois à l'hôpital sans pouvoir supporter aucun appareil et sort le 20 août. Les douleurs ont complètement disparu.

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