Issue de 2 petits séquestres au milieu du pus
5 novembre. — La plaie est cicatrisée. Une flstulette persiste et donne encore issue à quelques gouttes de pus. Quelques jours après, le malade sort guéri.
Obs. CXXXIV. — Kécrose partielle du maxillaire inférieur consécutive à i avulsion d'une pot i te molaire. — Masquet Jacques, cinquante-neuf ans, homme de peine, entre le 18 juin 18"î7, salle Sainte-Marthe, 23. Forte constitution, n'a jamais été malade.
Il se fait arracher la première petite molaire inférieure gauche en décembre 1876: l'ablation détermine une fracture verticale, complète, du maxillaire inférieur à ce niveau. Entré à l'hôpital Lariboi-
avier 1877; deux abcès sont ponctionnés et drainés. Deux
externes persistent, Tune au niveau du menton, l'autre au-
et en arrière du trou mentonnier; mais du pus continue à
*r dans la bouche au niveau des alvéoles de la canine et de la
petite m«»laire gauche. Ablation de plusieurs séquestres,
tin trè* mince a 3 centimètres de longueur. Peu à peu les fis-
i externes se tarissent et se rétrécissent; mais les parties molles
lies se tuméfient et des névralgies se déclarent au niveau
Hs voisines.
formation de la joue et de la région sous-maxillaire gauches ;
ion difluse, rougeur et tension de la peau. Du côté de la
he, la muqueuse est également soulevée, distendue par l'œdème
al un fragment osseux fait saillie dans l'alvéole de la
«e baignée de pus. Au toucher, induration plastique des parties
stylet introduit dans les divers trajets fistuleux arrive sur
- nécrosés; mais il est impossible de reconnaître sTil y a un
-tre mobile.
— Chloroforme. Guidé par l'index explorateur, nous saisirons avec le davier un séquestre irrégulièrement cubique de 3 centimètres de diamètre et nous en faisons l'extraction. Nous nous assurons i cavité dans laquelle il était renfermé est saine, nous la ropnons et nous plaçons dans son intérieur une éponge que le malade comprime entre les mâchoires afin de prévenir toute hémorrhagie* i juillet. — La tuméfaction de la joue et celle de la région sousnmilUire ont considérablement diminué; il s'écoule peu de pus par la bouche. Quelques jours après, la guérison est complète.
\ \V. — Nécrose de r humérus droit. Issue et ablation de plusieurs séquestres. — Galineau (Pierre), vingt et un ans, ferrailleur, entre le 20 novembre 1878, salle Sainte -Marthe, 29. Pas d'hérédité. (tphthalmie et chapelets ganglionnaires cervicaux dans l'enfance. Jamais de maladies graves jusqu'à quinze ans. Il y a six ans, sans cause appréciable, fièvre, douleurs dans t'épaule droite, tuméfaction do bras au niveau du sommet du V dettoïdten. Peu après ouverture duo abcès à ce niveau, fistule intarissable qui donne issue à du pus et à de petits séquestres. A partir de ce moment, 10 abcès se sontdételoppés à diverses hauteurs sur le bras droit, les uns se cicatrisant rapidement, les autres demeurant Bstuleu*. Il y a quatre ans, un il fit, dans le Cantal, l'ablation d'un séquestre gros comme l'annulaire et long de 8 centimètres. Il n'y eut pas d'accidents conséle malade put reprendre ses travaux, mais une fistule située antéro-externe du bras demeura en activité. Depuis quelque le malade éprouve de nouvelles douleurs, la tislule donne uidamment et laisse échapper de petits séquestres. Le malade ande k entrer à l'hôpital
20 novembre. —Le bras droit est déformé ; le tiers moyen panftj| phié et contraste avec les tiers supérieur et inférieur qui sontt volumineux. La peau a conservé sa coloration, mais elle ; un grand nombre de cicatrices déprimées, trace des fistules; A l'union du tiers supérieur avec le tiers moyen, au niveau dm met du Y deltoïdien, existe un orifice fistuleux, en activité,] écouler un liquide séro-purulent assez abondant. Cet orifice i partie masqué par de gros bourgeons charnus saignants. L'e tion de la fistule à l'aide du stylet montre qu'il existe un séqu mobile placé superficiellement. Au toucher, l'humérus paraît! à ses deux extrémités, il offre au contraire son volume normal à)»^ partie moyenne.
29 novembre. — Chloroforme. Nous incisons, sur la sonde cannelée introduite dans la fistule, les parties molles jusqu'à l'os et nous ton? bons sur un cloaque suffisamment large pour l'introduction d'oai pince hémostatique. A l'aide de cet instrument, nous enlevons on premier séquestre long de 2 centimètres et épais de 1 centimètre 1/1 Nous explorons de nouveau le cloaque et nous enlevons un grand nombre de petits séquestres du volume d'un pois. En remontant do côté de la tête humorale, nous trouvons un dernier fragment d'os nécrosé que nous extrayons; il est lamellaire et offre un diamètre de 2 centimètres. Après avoir ruginé les parois du cloaque, nousplaçom à demeure un tube h drainage qui facilitera l'écoulement des liquides et les injections. Pansement alcoolisé phéniqué.
Pas de réaction fébrile. La cicatrisation s'effectue régulièrement du fond vers la surface.
8 décembre. — On enlève le drain.
13. — Il n'existe plus qu'une petite plaie desséchée. Lo malade quitte le service.
Obs.CXXXVI. — Nécrose de f humérus . Ablation des séquestres» — Tro* chon (Louis), dix-huit ans, entre le 28 décembre 1877, salle Sainte- Marthe, 31 (Y. Clin, de 1876, obs. CXLVI, p. 455). — A la suite del'opération pratiquée l'année précédente, 2 fistules persistèrent, l'une à la partie supérieure du bras, l'autre à l'union des 3/4 supérieurs avec le l/i inférieur. Néanmoins le malade put travailler facilement. Dans les derniers temps, l'écoulement purulent est devenu plus abondant par la fistule deltoïdienne et de la gCne est survenue dans les mouvements de l'épaule. Ces phénomènes amènent de nouveau le malade à l'hôpital.
28 décembre. — Le bras gauche a la même longueur que le droit, mais son volume est un peu moins considérable, à cause d'un certain degré d'atrophie des muscles. Au toucher, on sent que l'humérus est tuméfié et plus volumineux qu'à l'état normal. Les mouvements du coude sont complets et normaux; ceux de l'épaule sont douloureux
et limités. Au niveau du bord antérieur du deltoïde, près des attaches humérales de ce muscle, orifice fistuleux en activité qui occupe le centre d'une dépression cicatricielle, infundibuliforme. Cet orifice, en partie masqué par un gros bourgeon charnu, donne accès dans un cloaque qui renferme des séquestres mobiles, ainsi qu'on peut s'en convaincre à l'aide du stylet. A l'union des 3/4 supérieurs et du 1/4 inférieur de la face postérieure de l'os, très près de son bord interne, existe une dépression cicatricielle analogue dont le centre est occupé par un orifice fistuleux presque entièrement oblitéré.
5 janvier. — Chloroforme. A l'aide d'une incision cruciale nous élargissons l'orifice fistuleux deltoïdien et nous arrivons facilement sur le cloaque ; nous faisons à ce niveau l'évidement de l'os nouveau afin d'obtenir un accès plus facile vers le séquestre; puis à l'aide de pinces, à branches droites ou courbes, nous enlevons plusieurs séquestres. L'un d'eux, long de 5 centimètres, en forme d'aiguille, se dirigeait vers l'extrémité inférieure de l'os ; un second, mince, lamellaire, de la môme longueur, mais large de 1 centimètre et demi, remontait au contraire vers la tête humérale ; d'autres beaucoup plus petits adhéraient aux parois de la cavité osseuse. Après avoir débarrassé minutieusement l'os de ces parties nécrosées, nous reconnaissons que le cloaque profond se dirige vers la partie moyenne du bras, du côté de la face externe. Nous faisons alors au niveau de son cul-de-sac inférieur, une incision cruciale des parties molles et après avoir ruginé le périoste, nous appliquons en ce point une couronne de trépan qui nous conduit à l'extrémité inférieure de la cavité intra-osseuse. Celle-ci présente alors deux orifices. Cette disposition nous permet d'y passer un tube élastique fenêtre dont les extrémités sortent par ces orifices. Quatre pinces hémostatiques appliquées sur les vaisseaux sont laissées en place pendant 24 heures. Nous exerçons, pendant le môme temps, une compression méthodique sur les surfaces osseuses saignantes à l'aide d'épongés légèrement imbibées d'alcool.
6 janvier et jours suivants. — Pas de réaction fébrile. Lavages avec l'eau alcoolisée et phéniquée par le tube à drainage. Suppuration modérée pendant 45 jours.
21. — La suppuration étant tarie, on enlève le drain. Les bourgeons charnus se développent au niveau des orifices fistuleux qui s'oblitèrent de jour en jour.