ENTORSES
Six observations toutes relatives à l'articulation tibio-tarsienne. Rien de particulier à noter.
ARTICULATION TIBIO-TARSIENNE.
Obs. CLIV. — Articulation tibio- tarsienne. — Planchât (Louis), vingttrois ans, maçon, entre le 6 mai J878, salle Saint- Augustin, I. Il y a onze jours, tombe de sa hauteur avec un fardeau sur l'épaule. Pied gauche comprimé entre le pavé et la cuisse droite. Fait 3 kilomètres à pied; puis est forcé de garder le repos pendant cinq jours. Reprend son travail et est obligé de le quitter le lendemain. Compresses d'eau blanche, repos. Guérison au bout de trois jours.
Obs. CLV. — Dazin (Joseph), dix-sept ans, mécanicien, entre le 13 mai 1878, salle Saint- Augustin, 75. Chute pendant une lutte. Pied gauche pris sous le siège, repos, compresses d'eau blanche. Sort guéri le 23 mai.
Obs. CLVI. — Arcault (Ernest), dix-neuf ans, charcutier, entre le 30 juin 1878, salle Saint-Augustin, 81. Faux pas, chute. Compresses d'eau blanche, repos. Sort le 1 2 juillet.
Obs. CLY1I. — Tombois (Emile), vingt-quatre ans, fondeur en fer, entre le 14 octobre 1877, salle Saint-Augustin, 12. Chute d'un trottoir. Compresses d'eau blanche, repos, cataplasmes. Sort guéri le 19 septembre.
Obs. CLVI1I. — Delmann (Charles), vingt ans, maréchal, entre le 29 mars 1877, salle Sainte-Marthe, 11. Chute de cheval. Compresses d'eau blanche, immobilité et compression ouatée. Sort guéri le 7 avril.
Obs. GLIX. — Grospère (Victor), vingt-cinq ans, maçon, entre le 12 février 4877, salle Saint-Augustin, 4. Heurté par un omnibus. Douleurs très vives. Compresses d'eau blanche, cataplasmes et compression ouatée.
Obs. GLX. — Rodet (Jean), journalier, entre le 3 janvier 1877, salle Saint-Augustin, 80. Faux pas, chute d'un trottoir. Repos, compresses d'eau blanche. Sort le 12.
Neuf observations, dont qualre relatives à des luxations souscoracoïdiennes de l'humérus. Trois étaient récentes et furent réduites sans chloroforme ni appareil , d'après les préceptes qne nous avons donnés dans une des leçons de notre premier volume; une cinquième nécessita l'emploi de l'appareil de Jarvis et d'une force de 60 kilog. Au lieu d'être sous-coraeoïdienne, la luxation de l'obs. CLXVII, p. 377, élait sous-glénoïdienne ; le malade était tombé sur le moignon de l'épaule dans un escalier et comme il ne se rappelait pas la situation exacte du bras à ce moment, il nous serait difficile de préciser d'une manière indiscutable le mécanisme de la luxation.
Il est probable que chez les individus des obs. CLXVI, p. 376 et CLXVIII, p. 377, il existait un peu de relâchement ou de flaccidité des ligaments articulaires. Le premier était un homme de soixante- onze ans, qui tomba sur le moignon de l'épaule et se fit une luxation sus-acromiale de la clavicule. La réduction fut facile ; mais bien qu'un appareil inamovible eût été laissé en place pendant dix-huit jours, elle se reproduisit en partie à la suite d'un mouvement léger. Le malade de l'observation CLXVIII était un scrofuleux : il s'était fait une première fois une luxation sous-glénoïdienne de l'humérus; puis à la suite d'un faux pas, il se fit une entorse tibio-tarsienne ; enfin dans une chute une luxation de la hanche.
Obs. GLXI. — Luxation sous-coracoïdienne de l'épaule gauche. Réduc-
tion. Guérison. — Dugué (Jean), soixante-treize ans, cordonnier, entre le 2 juillet 4877, salle Saint-Augustin, 80.
Est tombé, il y a cinq jours, dans un escalier : dans la chute l'épaule gauche a porté sur l'angle d'une marche. A pu se relever, et n'a ressenti aucune douleur. Quelques heures après, engourdissement du membre, puis impossibilité de le faire agir. Il y a douze ans, il avait eu la même articulation luxée.
2 juillet. — L'épaule gauche est abaissée, le coude est écarté du tronc. Déformation du moignon de l'épaule. Saillie de l'acromion. Dépression au-dessous de cette saillie. Effacement du creux sousclaviculaire. Mouvements d'adduction douloureux. Pas d'ecchymose au niveau de l'épaule et du bras.
Dans le creux de l'aisselle, on sent la tête de l'humérus sous l'apophyse coracoïde, presque sous la paroi thoracique. Le malade accuse de l'engourdissement des doigts et ne peut saisir les objets qu'on lui fait presser entre la main et les doigts.
Réduction sans chloroforme. On maintient, au moyen de bandes, le bras dans la demi-flexion, rapproché du thorax.
S juillet. — Ecchymose au niveau de l'épaule s'étendant aux deux tiers postéro- externes du bras.
2 août. — Le malade sort; les mouvements ne sont pas encore rétablis entièrement.
Obs. CLXII. — Luxation sous-coracoïdienne de l'épaule gauche. — Lecotnet (Louis), vingt- six ans, cordonnier, entre le 4 mai 1877, salle Saint-Augustin, 2. — Sujet très robuste, n'ayant aucun antécédent pathologique. Avant-hier soir, en descendant un escalier, il a glissé et est tombé de la hauteur de quatre marches sur l'épaule gauche.
Déformation très prononcée du moignon de l'épaule. Saillie de l'acromion. Dépression transversale au dessous. Coude écarté du tronc de iO à 12 centimètres. Bras dans la rotation en dehors. L'avant-bras est demi-fléchi sur le bras et le malade le soutient avec la main de l'autre côté. Allongement de la paroi antérieure de l'aisselle. Les doigts placés dans le creux axillaire sentent une tumeur volumineuse, arrondie, dure, qui n'est autre que la tête de l'humérus, dont elle suit les mouvements. Ceux-ci sont impossibles et très douloureux quand on les provoque dans le sens de l'adduction ; ceux que l'on produit du côté de l'abduction et d'arrière en avant sont assez faciles .
Pas de douleur spontanée, pas d'ecchymose. Picotements le long de la face antérieure de Tavant-bras s'irradiant jusque dans le bout des doigts. Réduction par le procédé de Lacour. Le malade sort guéri le 9 juin.
Obs. GLX111. — Luxation sous-coracoïdienne. Réduction. Reproduction
au kmiëeéomejomru Appareil inamovible. Guérûom. —
ï (Arthur), vingt-huit ans. mouleur en enivre, entre le 20 jan-
I, salle Saint-Augustin, 77- Sujet petit, maigre, mais d'une
santé. La veille, il est tombé en se garant d'une voiture et
droite sur l'arête d'un trottoir. Il a ressenti une douleur ai-
I n'a pu exécuter de mouvements.
région deltoldienne est aplatie en arrière; dans le creux
aviculaire on remarque une saillie anormale. L'avant-bras
iléchi, le coude écarté du tronc et le bras dans une légère
i en dehors. Le malade soutient le membre avec la main du
\ opposé. Mouvements actifs douloureux et impossibles. Les mou-
provoqués exagèrent les souffrances et sont très limités.
de crépitation ; on sent seulement comme un frottement. Pas
tpnHement, pas d'ecchymose. Réduction immédiate de la luxa-
. Immobilisation du bras rapproché du thorax au moyen d'un
\ janvier. — La peau a pris une teinte jaunâtre à la partie ||Hllrienre jusqu'à son tiers inférieur du bras. Appareil inamovible famé de bandes plâtrées.
S.— Le malade sort avec son appareil.
tfàrier. — Il revient ; le matin il est tombé de la hauteur de pluieon marches dans un escalier; la luxation s'est reproduite. Réduction Nouvel appareil inamovible.