‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 3)Chapitre 119 sur 283 · Pas d'amélioration · texte numérisé non relu

Pas d'amélioration

28. Mouvements de l'articulation toujours très-douloureux. Suppuration un peu moindre.

2 juillet. Douleurs moins vives.

6. A dormi cette nuit pour la première fois depuis huit jours, mais les mouvements spontanés du bras sont toujours impossibles. L'inappétence persiste. Peu de fièvre ; pas de frisson le soir. P = 85 (petit). Peau chaude.

10. Souffre beaucoup de l'épaule qu'il ne peut remuer. P = 86. Il

:Mfi MALADIES DES OS.

semble qii1l se fait une nouvelle poussée inflammatoire Yers Failiculation. Vésicatoire volant.

14. Nouvelle application d'un lar^e vésicatoire qui embrasse toute retendue de Tarticulation. Inappétence complète.

17. Ixi douleur sVst étendue à ia région de Tomoplate. P = 96. Langue d'un rouge vif.

Du 17 juillet au i septembre. I/état du malade est resté sensiblement le même. Douleurs locales a.<;sez vives exagérées par la pression et ks mouvements. L'articulation augmente de volume de temps en temps soos rinfluence de poussées inflammatoires. Comme le malade se nourrit mal cl ne peut dormir, il a perdu ses forces. Il s^est toujours Fait par le tabe à drainage un écoulement séro-purulent de mauvaise odeur.

16 septembre. Depuis deux ou trois jours, le malade a eu le délire pendant la miit. 11 se plaint de souflrir plus que précédemment dans l'épaule; il y a même de Thyperesthésie des régions voisines avec quelques douleurs dans Tépaulc de Tautre côté. La peau est chaude.

17. Dix heures. La langue est sèche, la soif vive. Vésicatoire. A eu hier soir el dans Taprès-midi plusieurs frissons assez violents. Les doolean sont fortes. L*épaule est chaude, rouge et très-sensible à la pression. Le li(|uide qui s*écoule présente une odeur très-forte. P ^ 90. La peau est chaude.

18. Le malade est transporté chez lui, sur la demande expresse de a

femme.

Ors. CiCXIX. — Carie du sacrum. Trajets fistuleux au voiâinage é Vatius, Lavar/es avec la teinture d'iode. Amélioration. — Bocheron (Kigéiiie), liiigère, quarante-six ans, entrée le !29 mai 1874. Depuis le moi$ d'aoûl 187IJ, elle est entrée, à cpiatre reprises, dans le service, et y estmlie cliaipie fois prés (run mois. Il y a vingt ans environ, qu'elle, eut pourb [tremiére lois un abcès qui s'ouvrit spontanément a droite, et tout près de roritice anal avec lequel il était en comumnication. Il lui resta dès hn une (istule à Tamis, pour laquelle elle subit une opération il y adooie aai. La guérison n'en tut pas complète, et depuis il s*est toiyours écoulé n peu de pus par Tanus.

Au mois de juin 1871, un second abcès isolé s'ouvrit à gauche dans le rectum à 5 centimètres de Tamis; il laisse sourdre, aiyourd*hui encore, beaucoup de pus.

A droite de la pointe du coccyx est un autre orifice fistuleux, laissé li par un abcès. Kn enibnçant le stylet dans la fistule la plus élevée, on pénètre jus(pie vers le sommet du sacrum qui est dénudé. Tontes les flstnia communiquent entre elles. Quand on pratique une injection, le liquide sort en effet par tous les orifices, et même par Tamis.

Chaque jour, injections iodées; purgatifs fréquents pour combattre la constipation opiniâtre dont se plaint la malade.

Au bout d'un mois, Forifice inférieur se fermait, et Técoulement diminuait au point de n'être plus qu'un simple suintement. Alors la malade quitta le service sur sa demande pour aller en convalescence au Yésinet.

Obs. CCXX. — Ostéite suppurée de la malléole externe gauche. Abcès saus'périostique. Évacuation de V abcès. Trépanation de la malléole. Guérison, — Testu (Barthélémy), trente ans, entré le 14 septembre 1874 pour une affection de la partie inférieure de la jambe gauche. A quatorze ans, ce malade vit, sans cause connue, son pied se gonfler et devenir le siège de violentes douleurs exagérées pendant les mouvements. Un mois plus tard, il se forma au même point un abcès assez volumineux qui s'ouvrit spontanément et donna issue à plusieurs séquestres. Après quelques mois il ne resta plus que deux fistules au niveau de la base des malléoles ; il s'en écoulait un liquide roussâtre. Elles se fermèrent au bout d'un an, et depuis lors le malade n'éprouva à ce niveau que quelques douleurs revenant à des intervalles irréguliers. Il y a deux mois apparurent du gonflement et de la rougeur des téguments du pied, puis des douleurs sourdes. A son entrée dans le service, on trouve au niveau de la malléole externe d'anciennes cicatrices adhérentes comme les cicatrices osseuses. Les douleurs se font sentir sur toute la longueur du tibia, mais surtout à l'union du tiers inférieur avec le tiers moyen. Les mouvements de l'articulation tibio-tarsienne sont possibles, mais très-douloureux. Huit jours après l'entrée du malade dans le service, les douleurs redoublent, et on voit survenir de l'œdème péri-articulaire surtout vers la face antéro-externe du cou de pied. Un peu de fièvre. P =: 90.

23 septembre. Les téguments qui recouvrent la malléole sont rouges, chauds. La tumeur qui les soulève est fluctuante à son centre. On pratique une incision cruciale de la peau pénétrant jusque sur l'os, puis on applique une petite couronne de trépan. La couche périostique est extrêmement dense. (La couronne de trépan fut pratiquée au-dessus de l'abcès pour éviter l'articulation). On arrive ainsi jusqu'à la lame compacte du côté interne.

La suppuration est entretenue jusqu'au mois de novembre à l'aide d'une mèche de charpie profondément introduite. Le malade est en même temps soumis à un traitement général reconstituant. Pendant les quinze jours qui suivent l'opération, le pouls ne dépasse pas 90. L'appétit et le sommeil sont conservés.

20 octobre. L'oedème a complètement disparu. La plaie est recouverte de bourgeons charnus. La suppuration se tarit.

1*' novembre. Le malade peut faire quelques mouvements sans trop de douleur dans l'articulation tibio-tarsienne. La plaie est complètement fer-

mée. La marche est possible, le malade quitte le senrice pour aller à Yincennes.

!25. Le malade renlre dans le service pour un petit abcès qui 8*esl fait à l'angle inférieur de la cicatrice. Évacuation du pus. Mèche de eharpie dans le foyer. Guérison complète au bout de trois semaines.

Obs. CCXXL — Cancer secondaire des os du crâne conséetUif à la dégénérescence cancéreuse de kystes sébacés multiplei du cuir checâiL Trépanation. Hémiplégie gaucliCy sept semaines après VapéralUm. Mmi. Autopsie : méningite purulente du côté droit. — Delcourt (Cécile), soixante-deux ans, sans profession, entrée le 23 février 1874. AflDûUied fatiguée, mais dit n'avoir jamais été malade antérieurement.

Vers Tâge de douze ans, elle a vu apparaître, sur la partie supérienre et médiane du temporal, de petites tumeurs dures, ni douloureuses, li fluctuantes, et qui sont toujours restées dans le même état sans 8*alcèifir ni se ramollir; ces tumeurs, qui n'étaient pas autre chose que des kjales sébacés, ont atteint peu à peu le volume qu'elles ont aujourd'hui.

Sur le côté droit de la tête, il en existe une plus volumineuse que chacune des autres. Elle a la grosseur d*un œuf de .pigeon, et a été ouverte accidentellement par une pointe de fer très-aigué. Il en serait sorti Bellement du sang. La plaie a disparu en quelques jours et n'a laissé qu'oie petite cicatrice.

Une de ces tumeurs s*est ramollie et ouverte spontanément le lundi 90 mai 1871, alors que la malade avait un érysipèle.

II en est sorti une substance semi-liquide que la malade compare à de la purée de marrons. Une autre tumeur voisine s'est ouverte peu de tempi après et a disparu ; la malade pour hâter la cicatrisation a emplojé b pommade du Bossu. Il y a dix mois la suppuration à commencé i s'étabEr régulièrement par Forifice resté fîstuleux.

Dans ces derniers temps, la malade éprouvait dans les deux répm sus-orbitaires des douleurs tellement violentes qu'elle s'est enfin décidée à entrer à Thôpital.

L'état généra] est satisfaisant, bien que depuis deux ou trois nm elle n'ait pu dormir, à cause de la céphalalgie qui revenait sortout h nuit.

On voit par places, sur la région crânienne, de petites tnmenn dontb volume varie entre celui d'une noisette et celui d'un œuf de pi|:eoa; hi unes caractérisées par leur mobilité sur les parties profondes; kiaiilni adhérentes par des cicatrices laissées là par d'autres kystat qui ont pure.

Sur la partie supérieure de la région occipitale existe une vaste ulcération qui tranche sur les autres par son aspect blafard, p^isàtre, ses bords recouverts de croûtes desséchées. Elle est régulièrement arrondie, du diamètre d'une pièce de 5 francs en argent, elle intéresse la peau, ^le tissu cellulaire sous-cutané, Taponévrose épicrânienne, le périoste et la table externe de Fos. Le fond semble formé par la table interne. Au centre on trouve une portion d'os mobile. En la comprimant légèrement par le sommet, elle semble fuir sous le stylet et éprouver une sorte de mouvement de bascule. Cette ulcération est couverte de bourgeons charnus. La peau est déchiquetée, les bords sont renversés et indurés. Nous sommes donc en présence de kyste sébacé en pleine dégénérescence cancéreuse. Le tissu de mauvaise nature a envahi secondairement les os du crâne et probablement la dure-mère, de sorte (jue, malgré le danger qu'elle présente, Tablation de la tumeur est résolue.

28 février. Après avoir chloroformé la malade, on applique autour de la portion d'os malade dix couronnes de trépan de manière à la circonscrire entièrement, on fait ensuite sauter avec le davier les ponts intermédiaires et la dure-mère se trouve à découvert dans toute l'étendue d'un cercle de 6 centimètres de diamètre. Pansement avec des compresses légèrement imbibées d'une solution étendue d'alcool phéniqué dans l'eau froide.

l"mars. N'a pas dormi dans la nuit; la fièvre est peu intense. La langue est sèche, blanche et rouge sur les bords. A eu un vomissement bilieux qui résulte probablement de l'absorption du chloroforme.

2. P=70. L'aspect extérieur est bon; pas d'appétit, n'a pu dormir, bien qu'elle eût prit une pilule d'extrait théba'ique, les douleurs de tète sont moins fortes. La plaie suppure un peu.

5. Se plaint toujours de céphalalgie frontale; a la langue blanche. P = 60. Eau de Sedlitz, 1 verre ; chloral 2 grammes.

6. N'a pris sa purgation qu'hier soir ; a ressenti de fortes coliques qui l'ont empêchée de dormir. P = 08. Les douleurs de tête ont sensible ment diminué ; le pus exhale une odeur fétide.

Même traitement.

10. L'état général de la malade est satisfaisant; la plaie a très-bon aspect; la dure-mère est recouverte de bourgeons charnus. La malade se plaint toujours de douleurs de tète. Elle a bon appétit.

17. La plaie va très-bien. L'état général se maintient bon; elle s'est levée un peu hier; mais elle a eu du vertige.

27. Hier quelques parties osseuses nécrosées se sont détachées vers le bord inférieur de la plaie.

1*' avril. Les douleurs de tête sont très-tenaces, et fatiguent beaucoup la malade. Bromure de potassium 3 gr.

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