‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 3)Chapitre 118 sur 283 · Pas de frisson. P · texte numérisé non relu

Pas de frisson. P

Même état jusqu'au 1*' décembre,

Ce jour-là, céphalalgie, anorexie complète. Ipéca. Le lendemain, la rouinr s*étend à presque toute la jambe.

3. Rougeur très-vive de toute la jambe avec œdème, suppuration abon-

lante. On transporte le malade dans une salle d'isolement. A. Un peu de délire. Céphalalgie extrêmement violente, P = 100. 6. Mort à quatre heures du matin. L'autopsie n'a pu être faite.

t • R — Maladies inflammatoires.

Obs. CCXVI. — Nécrose d'une partie de la paroi externe du sinus jmaxiUaire droit, consécutive à une carie dentaire. Suppuration du

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sinm. Fistule dans le vestibule de baueke. — BaOrmeHÊm ia UfÊBÈrni lavages de la cavité de tahcès. — GwtriÊom. — LangreBe (Lowi), hmatlier, trente-six ans, entré le ii avril 1874. Homme robiule et biea mstitué. Il n'a jamais eu que la petite vérole à vîngl^qmitre us. Dipa^ aucune maladie, aucun accident syphilitique.

II va quatorze ans, à la suite d*un mal de dents, il ft vu winrgMfif' flement de la joue qui n'a plus disparu. Presque tous les sas, pnM rhiver, il se forme dans la gencive un abcès pr^édéde dooieiindeàrii insupportables. Ces abcès (ne se formant |qiie pendant la saisos Mi^ s'ouvraient seuls et laissaient sortir du pus mélangé à du sang. JafAi moment de l'ouverture, il pouvait à peine ouvrir la bonche et était M de manger avec uiut petite cuiller. Les abcès se sont toujoars fonsèi s le côté droit du maxillaire supérieur; jamais du côté gaadie. Iipai ({uatre ans, il n'avait plus rien vu, si ce n'est le 27 déeemhre 1111 Il s'est réveillé subitiMuent au milieu de la nuit et a senti qoe éi fn s'écoulait dans sa bouche. 11 est resté sans traitement jusqu'à à l'hôpital, bien que fortement incommodé par Todeur de la Au moment de son entrée on trouve que le cAlé droit de la bce A une déformation qui correspond très-exactement au sinus maxillaiie.Ifi sur la paroi antérieure de ce sinus une tumeur bien ciramscrilequk la recouvre entièrement depuis plus d'un an. Ce malade est dé|jk le service pour une afTection semblable du maxillaire supérieuTi du même côté, et, à cette époque on avait trouvé une tumeur aitâéeigbj branche montante du maxillaire supérieur droit. A ce moment grosse molaire était en pleine carie, les racines, excessivement venaient se rendre dans une cavité kystique aboutissant à la faeeeilaMà l'os. On fit Textraction de cette dent pour permettre au pus de sortir ctru conseilla au malade de revenir à la consultation afin de suiTre les pnqpii do raiïection et de praticpier, si besoin était, une indsion kn^tadmlk Le malade se contentait d'appuyer sur la tumeur qui se vidÀ et naissait ensuite. Il importe aujourd'hui de savoir dans quel état se la tumeur qui lors de la première opération semblait indépendante dasHi et qui parait actuellement communiquer avec sa cavité.

25 avril. On incise largement la fibro-muqueuse pour voir Tétat de te II est nécessaire de faire une incision assez longue sachant quelepoiflrt au niveau de la deuxième incisive et que la tumeur fait saillie Tersleigntft molaires qui ont été précédemment enlevées. En passanf entre Fil dk périoste, il n'y a pas d'artère importante dont on ait i se préoccuper.

On arrive ainsi sur la partie nécrosée du sinus avec lequel la tsHi' s'est mise en communication. On extrait les lamelles nécrosées , H « maintient largement ouverte la cavité du sinus. On espère tarir ment la suppuration.

27. Le malade ne se ressent aucunement des suites de Topération. Il a passe une très-bonne journée hier, et n'a pas eu de fièvre, n'a pas perdu le sommeil ; mange de bon appétit.

39. État général tout à fait satisfaisant; la suppuration se maintient abondante. On a introduit une mèche dans la cavité, et on fait des injections d'eau alcoolisée.

6 mai. La suppuration a diminué d'une manière appréciable.

i5. La suppuration est insignifiante.

18. Le malade quitte le service, mais revient à la consultation jusqu'à sa guérison complète. (A partir du 15 juin, il cesse de revenir à la consultation, la suppuration étant tarie.)

Obs. CCXVII. — Ostéite du maxillaire supérieur droit. Résection de la portion d'os malade. Guérison. — Ancourt (Victor), vingt-six ans, doreur, entré le 24 juillet 1874, n'a jamais eu de manifestations slrumeuses ou syphilitiques. Ce malade présente du côté droit de la face une saillie s^étendanl en haut vers la paroi inférieure de l'orbite, en bas vers l'aile ; du nez et la lèvre supérieure qu'elle tend à abaisser, comprenant ainsi toute la joue du côté droit. C'est une tumeur du sinus maxillaire. Dans la narine correspondante existe une saillie arrondie, ainsi que dans l'intérieur de la bouche, sur la ligne médiane de la voûte palatine. Les parois inférieure et interne étant les moins résistantes sont les plus déformées. La paroi buccale offre moins de résistance que les autres à la pression. Cesten cet endroit que s'est ouvert spontanément, il y a trois jours, l'abcès dont le pus suinte continuellement dans la bouche. On trouve de ce côté, à la mâchoire supérieure, quelques racines de dents qui ont occasionné au malade des douleurs et des fluxions fréquentes.

Le début de l'affection remonte à trois ans. Le malade éprouvait dès cette époque une sensation de pesanteur. Dans son développement la tumeur a été de temps en temps le siège d'élancements douloureux. Ces douleurs sont devenues paroxystiques ; elles privent le malade de tout repos pendant

Li nuit.

La résistance des parois et le volume de la tumeur font penser à une inflammation des parois osseuses ou de la fibro-muqueuse du sinus. C'est pourquoi on se décide à réséquer la partie inférieure du maxillaire.

25 juillet. Le malade étant endormi, nous pratiquons une incision verticale, partant de la racine du nez et descendant jusque sur la lèvre qui est sectionnée, en suivant le dos du nez. Les téguments de la joue sont décollés, au niveau du sillon vestibulaire de la joue ; puis à l'aide d'un davier nous extirpons une incisive, et à l'aide de la forte cisaille que nous avons fait construire dans ce but, nous faisons en deux fois la section de la portion malade du maxillaire.

m MAIJVDIES DES OS.

La (ibro-niuqueuse du sinus peut ainsi être facilemenl examinée; on reconnaît qu'elle n'est pas dégénérée; mais la paroi externe du sinus est doublée de lamelles osseuses de nouvelle formation.

Dans celte opération, de môme que dans toutes celles qui intéressent la cavité buccale, le sang qui s'écoule dans la bouche est absorbé par deux éponges moulées que l'on tient continuellement au fond du vestibule pour empêcher le sang de pénétrer dans les voies respiratoires.

La réunion immédiate est faite avec des fils métalliques; puis nous pbçons un drain dans la cavité du sinus pour permettre le libre écoulemeni des liquides et nous faisons passer ce drain dans les narines et par Touverture normale du sinus dans le méat moyen.

Les suites de l'opération sont des plus simples. Réaction inflammatoire faible, température et pouls normaux. Rhum. Suif., quin., 0,50 c.

A l'examen microscopique de l'os enlevé on a trouvé une oMUe intructive en certaim pointSy et une ostéite formative daminanie à répofui de ropêration (M. Malassez).

28 juillet. Quelques sutures sont tombées. — On les remplace par des bandelettes de tarlatane collodionnées. — On laisse en place les dernières: celles qui sont au pourtour de la lèvre et sous les paupières. C'est là, en cfTct, que la réunion se fera en dernier lieu, les lèvres de la plaie étant sans cesse tiraillées par la contraction des muscles orbiculaires. Lavages par le drain avec de l'eau phéniquée.

L'état général est bon; la plaie est dans un état assez satisfaisant pour que le 2 août le malade puisse (|uitter le service.

Obs. C(]XVIIL Abcès froid enkysté siégeant au niwau du col anale' inique de Vhuinérus droit. Ponction. Drainage. Suppuraiùm prohagii. Affaiblissement graduel. Marasme.

Assozat (Jean), mégissier, cinquante-un ans, entré le 27 mai 1874 dtas la salle Saint-Augustin, très-amaigri, et offrant tous les caractères d'us vieillesse anticipée. Habitudes d'intempérance : boit 2 ou 3 litres de vil par jour et queUjucfois une notable quantité d'eau-de-vie. Chancre unique il y a 2 ans. Pas de bubons ni de roséole. Néanmoins fut traité par le mercure et l'iodure de potassium. Il y a un an environ il a ressenti daas l'épaule droite, des douleurs légères d'abord, et qui ne Tempéchèreat pas de continuer son travail. Elles sirradiaient vers la base du cou et dans tout le bras correspondant. Il y a 4 mois elles devinrent intolérables et le malade fut forcé d'abandonner son travail. Il fut traité par les véâcatoires, les applications de teinture d*iode^ les douches sulfureoseSy et l'iodure de potassium à rinlérieur. Aucune amélioration. Pendant tout ee temps il maigrissait à vue d'œil, l'appétit était pourtant asseï bon, mail l'intensité de la douleur le privait de tout repos, fl y a 5 semaines, ap-

parut à la partie supérieure du bras une petite tumeur de la grosseur d'une aveline, très-douloureuse surtout à la pression. Ce petit noyau s'est développé de jour en jour, et a fini par atteindre le volume actuel.

Aujourd'hui (27 mai 1874) on constate que la tumeur est placée entre l'insertion du grand pectoral et le bord interne du deltoïde, et qu'elle parait s'enfoncer au-dessous de ces deux muscles et les soulever. Elle s'étend en partie dans la direction de la longue portion du biceps jusqu'en avant de l'articulation qui est privée d'une partie de ses mouvements spontanés. L'élévation, l'adduction^ l'abduction complètes du bras sont impossibles. Les mouvements provoqués sont limités et très-douloureux. La consistance de la tumeur n'est pas très-nette. Elle paraît pourtant jiquide, mais il semble qu'il y ait une collection renfermée dans un poche kystique trèsdistendue. Il est difficile d'isoler la tumeur de l'articulation. Toutes les autres articulations sont saines.

30 mai. On ponctionne la tumeur, et il en sort un pus assez épais non sanguinolent. Le stylet fait reconnaître l'existence d'une poche qui ne parait pas communiquer avec l'articulation. Le col de l'os est dénudé en un point très-circonscrit. On se contente de passer un tube à drainage pour faire ensuite des injections iodées. Traitement général reconstituant.

31. A été pris de fièvre dans la soirée d'hier. P = 95. A cependant un peu reposé cette nuit.

1" juin. A passé une journée assez bonne. Ne souffre pas trop dans répaule. Pas de frisson. Nuit également bonne. Peau moite. P = 90. Pas d'appétit.

3. Peau chaude. Fièvre le soir de quatre à sept heures sans frisson. P = 90. Dort peu.

7. La suppuration est toujours abondante. Les douleurs de l'épaule sont vives, et le malade ne peut lever le bras. L'articulation scapulohumérale paraît déformée.

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