MALADIES NON INFLAMMATOIRES
Obs. CCXXXVIII. — Entorse de V articulation tibio-tarsienne gauche. — Mort (Sophie), quarante ans, couturière, entre le i 6 septembre 1874. Faux pas sans chute. A déjà eu, il y a deux ans et demi, une entorse de l'articulation tibio-tarsienne gauche, aujourd'hui atteinte. Gonflement périarticulaire notable. Douleur très-vive aux points d'insertion des ligaments. Repos absolu. Badigeonnages à la teinture d'iode. Guérison au bout de huit jours.
Obs. CCXXXIX. — Entorse de Varticulation tibio-tarsienne droite. — Grenouillot (Alphonse), trente-neuf ans, mouleur, entre le 12 mars 1875. Faux pas et chute. Gonflement périarticulaire notable. Ecchymose au sommet de la malléole externe droite. Mouvements impossibles. Douleur très-vive au niveau de recchymose. Compresses d'eau blanche. Repos au lit sans appareil. Guérison au bout de douze jours.
B. — - Luxations.
Les tableaux XXVI, XXVII et XXVIII renferment douze observations :
Les articulations intéressées ont été les suivantes :
Articulation sterno-claviculaire 1 fois.
— scapulo-fémorale 2
— du coude 2
— métacarpo-phalangiciiiie 1
— phalangienne 2
— coxo-féinorale : 1
— fémoro-tibiale i
La luxation de la clavicule en avant fut causée par le choc
d'une planche, tombant de haut en bas sur le moignon de Té-
paule (obs. 240, tab. XXVI). Pour réduire cette luxation, on
.. porta le moignon de Tépaule en arrière, et on appuya fortement
' sur l'extrémité interne de la clavicule luxée. La réduction
maintenue au moyen d'un tampon appliqué sur la tête de l'os.
Aux cinq luxations de l'épaule placées dans les tableaux, nous devons ajouter les quatorze cas rapportés dans notre première leçon (voy. p. 8 et 9).
Les luxations sous-coracoïdiennes sont au nombre de seize. Dix ont été produites par des chutes sur le moignon de l'épaule,
3i6 MALADIES DES ARTIGUUTIONS.
dont deux dans un escalier; une par un choc sur le moignon de Topaule ; une par une chute sur le coude, le bras étant éloigné du tronc; enfui une dernière par un accident rare. (Le malade se serait réveillé en sursaut pendant la nuit, et c'est i la suite d'un mouvement brusque pour se retourner que U luxation aurait été produite.) (Voy. départie, p, 8, obs. V.)
Une luxation sous-acromiale eut pour cause une chute sur le coude, et une luxation sous-glénoïdienne, une chute sur la paume delà main.
Au moment de l'entrée des malades à l'hôpital, 8 luxations dataient de moins de huit jours; 3 étaient produites depuis un temps variant de deux à quatre semaines, 1 datait de quatre mois, 2 de six mois au moins (dont une sous-acromiale) ; enfin l'ancienneté est mentionnée dans deux cas sans que l'âge de la luxation soit fixé exactement. 7 ont été réduites sans appareil par le procédé que nous avons décrit (le chloroforme fut donné cinq fois seulement). On a pratiqué la réduction douze fois au moyen de l'appareil de Jarvis, après avoir au préalable endormi les malades. Dans cinq observations, la fonce déployée a été moindre de 100 kilogrammes, l'indication précise n'étant pas donnée. Les tractions dont l'indication est mentionnée dans le tableau des pages 8 et 9 ont été de 130 kilogrammes (luxation sous-coracoïdienne complète datant de nn mois). Dans un antre cas il fut impossible de réduire en employant la même tord) une luxation datant de six mois. Il est vrai que des renseignements ultérieui's nous ont fourni la cc^ titude que la date donnée par le malade était inexacte, et qnela luxation était beaucoup plus ancienne.
Nous ]ie ferons que mentionner les luxations des autres articulations qui n'olfrent rien de particulier.
Une luxation complète du coude en avant fut produite par une chute sur l'olécràne ; la réduction se fît aisément sans q>pareil, de sorte que le malade put quitter le service au bootde trois jours (obs. 240, tab. XXVII) ; une luxation en arrière deh même articulation était compliquée d'un épanchement saaguin. (Obs. 247, tab, XXVII.)
MALADIES NON INFUMMATOIRES. 347
La luxation métacarpo-phalangienne du pouce se fit à la suite d'une chute sur le poing fermé (Obs. 248, tab. XXVII.)
Une luxation de la deuxième phalange de Tannulaire fut réduite avec la pince de M. Farabeuf.
Pour terminer, nous rappellerons le déplacement de la rotule de l'observation 252 (tab. XXVII), qui ne put être réduit qu'incomplètement.
r.LXATIOSS DES ARTICITLATlOîtS
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