‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 3)Chapitre 129 sur 283 · MALADIES INFLAMMATOIRES · texte numérisé non relu

MALADIES INFLAMMATOIRES

A. — AUTimiTES.

Toutes les grandes articulations, sauf celle de la cuisse et du bassin ont été intéressées. L'épaule l'a été deux fois; le coude une fois; l'articulation radio-carpienne deux fois; celle du genou, quinze fois, enfin l'articulation tibio-tarsiennc Ta élé dans trois cas. Les autres observations ont trait aux articulations de la main.

A répaule, on a observé deux arthrites aiguës. Tune ayant une cause traumatique connue (chute sur le moignon de l'épaule). Le malade l'avait prise pour une luxation. Il sortit notablement amélioré par le massage, la compression ouatée, les douches (obs. 255, tab. XXIX). Une seconde arthrite aiguë de la même jointure n'était pas de cause traumatique; le traitement consista en repos et onctions avec un linhncnt chloroformé (obs. 254, tab. XXIX). Chez ces deux malades, Tétat général était bon.

11 en était tout autrement de la malade à l'arthrite du coude; elle était manifestement syphilitique. L'arthrite avait une ^la^ chc aiguë ; elle apparut sans cause connue et disparut sousl'inlluence de l'immobilisation et de la compression ouatée; il est bon de noter que cette personne i)rit pendant tout son séjour à l'hôpital de l'iodure de potassium à l'intérieur (obs. 256, tab. XXIX).

Les deux ailhrites du ])oignet avaient une origine traumatique, une des observations (obs. 258, tab. XXX) a déjà été mentionnée dans le chapitre des plaies (voy. p. 192).

L'autre était une arthrite purulente bien caractérisée. Elle guérit complètement par le drainage avec les tubes de caoutchouc, les lavages iodés et plus tard l'immobilisation du poignet dans un appareil silicate (obs. 257, tab. XXIX).

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Deux autres artlirites furent consécutives à des plaies par instruments piquants. L'une occupait l'articulation métacarpophalangienne du médius droit. Elle guérit par la simple immobilisation (obs. 259, tab. XXX).

L'autre siégeait dans l'articulation de la première et de la seconde phalange du médius gauche; en 15 jours cette arthrite devint fongueuse et nous fûmes obligé d'amputer le doigt malade (obs. 260, tab. XXX).

Dans les articulations fémoro-tibiales des deux côtés, nous avons noté outre deux arthrites aiguës, des hydartroses et des arthrites chroniques.

Les arthrites aiguës survinrent toutes les deux à la suite de traumatismes ; l'un des malades avait eu avant son arthrite plusieurs attaques de rhumatisme articulaire aigu ; la maladie fut guérie au bout d'un mois par la compression ouatée et l'immobilité (obs. 262, tab. XXXI).

Chez l'autre malade, on a noté également des antécédents de rhumatisme (obs. 276, tab. XXXIV).

Le traitement et la marche de la maladie furent les mêmes que chez le premier malade.

L'arthrite subaiguè survint à la suite d'un traumatisme, chez un individu scrofuleux et très-débilité ; on le traita localement par les vésicatoires et l'immobilisation avec un appareil silicate, en môme temps on lui donna un régime reconstituant, de rhuile de foie de morue, du fer et du quinquina à l'intérieur. Au moment de sa sortie, la douleur et l'épanchement intraarticulaire avaient disparu ; l'état général était redevenu beaucoup meilleur (obs. 263, tab. XXXI).

Deux hydarthroses se développèrent également d'une manière spontanée chez des scrofuleux que leurs occupations habituelles obligeaient de rester exposés aux froids humides. Toutes deux guérirent par l'application de vésicaloires et la compression ouatée (obs. 264 et 265, tab. XXIX).

On n'a noté de scrofule chez aucun des sept autres malades entrés pour des hydarthroses. Chez deux d'entre eux, l'épan-

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