CHAPITRE Vil
Nous rangeons dans ce chapitre les maladies des artères el des veines. Nous renvoyons à celles des régions les maladies des vaisseaux et des ganglions lymphatiques. Les observations rapportées sont au nombre de 22 et ré- )arties de la sorte :
Anévrysme de la poplitée 1 cas.
Anévrysme artérioso- veineux (artère et veine fémorales) 1
Nœvi materni 2
Varices enflammées 1
Ulcères variqueux 17
L'observation de l'anévrysme poplité renferme plusieurs points intéressants, parmi lesquels nous mentionnerons les troubles sensitifs et trophiques survenus dans la jambe à la suite de la ligature de la fémorale. La tumeur ayant été traitée une fois par la ligature d'après la méthode d'Ancl et la guérison n'ayant pu être obtenue, on eut plus tard recours aux injections coagulantes; le résultat fut un peu plus heureux. (Obs. CCCXXXIV.)
L'anévrysme artérioso-veineux donna lieu, lui aussi, à des désordres dans la nutrition du membre, entre autres à un ulcère variqueux qui fut aisément guéri par l'élévation.
Des deux nœvi observés, l'un étant bien localisé, fut enlevé et la plaie guérit sans difficulté. Le second cas est beaucoup plus intéressant. Les naevi étaient généralisés ; le sujet qui les portail était un scrofuleux anémique. Pendant son enfance, il
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avait éprouvé des convulsions telles, qu'à un moment donné on l'avait cru atteint de méningite tuberculeuse. (Obs. GGGXXXYI.)
Toutes les affections veineuses ont été des complications de varices ; une, d'inflammation sérieuse, fut traitée par l'immobilisation et l'élévation du membre. (Obs. GGGXXXYIII.)
Nous avons rangé les dix-sept ulcères variqueux mentionnés d'après le mode de traitement employé. Tous, sauf un seul, s'étaient développés chez des hommes. Dans deux cas, la profession n'a pas été notée ; treize malades exerçaient des métiers exigeant une station verticale prolongée. L'alcoolisme et la syphilis n'ont été notés que chez un seul malade. Un autre entra dans le service pour une hémorrhagie abondante (obs. GCGXLVIII), qui s'était faite à la surface de l'ulcère; on en eut facilement raison par la compression avec les rondelles d'amadou. L'âge des sujets était variable; généralement il dépassait 50 ans. Voici, d'ailleurs, le tableau des professions et de l'âge des malades :
Hommes de peine. . 4 [40 ans : 1 — 42 ans : â — 49 ans : 1.
(L'ulcère était apparu 15 ans auparavant).] Menuisiers 2 [62 ans : i — 59 ans : 1 .
(Ulcère datant de 20 ans).]
Ferblantiers 1 (56 ans).
Tourneurs en bois. . 1 (21 — ).
Frappeurs 1 (63 — ).
Typographes 1 (61 — ).
Raflineurs 1 (55 — ).
Tonneliers 1 (72 — ). Ulcère datant de 12 ans.
Bouchers 1 (iO — ).
Professeurs 1 (50 — ).
Enfin, chez deux malades, l'un de 46 ans, l'autre de 30, la profession n'est pas indiquée.
Les traitements ont été dirigés les uns contre les varices ellesmêmes, les autres contre les ulcères seuls.
Chez deux malades on a fait, avec les précautions voulues, des injections de perchlorure de fer. On n'a eu aucun accident,