ARTÈRES
eu la jambe gauche plus faible que la droite. Celte faiblesse n\Uait pourlant pas suffisante pour amener de la claudication.
Différents troubles sensitifs ont atteint également ce membre. Le plus désagréable était une sorte de prurit comparable, d'après ce qu'il dit, à rirritation que produirait du verre pilé placé sous les téguments.
A certains moments il y avait dans la jambe une sensation de pesanteur telle, que le malade était obligé de la traîner. Les veines étaient variqueuses et se gonflaient sous la moindre influence, de sorte que, pour remédier à cet inconvénient, le malade était obligé de porter un bas élastique. La jambe est froide et Ta toujours été depuis la ligature de la fémorale.
Troubles trophiques. — La mensuration comparative des deux membres donne les résultats suivants :
Circonférence à 0™,05 au-dessous l Jambe gauche 0"',27
du bord inférieur de la rotule. J Jambe droite 0 ,31
Circonférence au niveau de la ( Jambe gaucbe (I ,28
saillie du mollet. ( Jambe droite 0 ,33
Circonférence à 0™,01 au-dessus (Jambe gauche 0 ,18
des malléoles. ( Jambe droite 0 ,20
La peau est fine et rosée au-dessus de l'articulation tibio-tarsienne ; elle est parcourue par de nombreuses veinules qui lui donnent une coloration particulière presque bleuâtre. Sur toute la jambe droite on trouve des poils assez abondants ; il n'en existe point, au contraire, sur le côte eiterne et la partie inférieure de la jambe gauche.
Aux pieds. — La voûte plantaire du côlé gauche est exagérée. La peau des orteils est violacée et froide ; des fourmillements se font sentir dans ces organes; ils sont eux-mêmes rétractés, en (jrilfe^ c'est-à-dire que la troisième phalange est fléchie forlement sur la seconde. Il est impossible de percevoir les battements de la pédieuse.
Ce malade est resté un mois dans le service ; il a été soumis à un traitement général reconstituant (huile de foie de morue, vin de ([uinquina et fer), bains alcîilins tous les deux jours, et à un traitement local (électrisation). A sa sortie on constate une amélioration notable.
Obs. CCCXXXV. — Anévrysme artérmo-veineiix (Artère et veine fémorales). Ulcère variqueux consécutif, Immobilisalion et vl&vation du membre, Guérison de l'ulcère. — Desmurs, quarante et un ans, jardinier, entre le 10 septembre 1874. Atteint depuis deux ans d'un anévrysme artérioso-veineux de la veine et de l'artère fémorales gauches consécutif à une plaie par instrument piquant. Cet anévrysme fut traité à l'hôpital de la Charité, par la compression digitale. Depuis cette époque le malade a toujours ressenti dans le membre une faiblesse musculaire très-marquée avec en-
m MAI.ADIES DES VAISSEAUX.
«foiirdissemoiit. Pas ilo iliiïéronco de température ni de volume entre les deux nioinhros. A sou enlnV daus le service, ou trouve au sommet de l'angle inlcrieur du triau<;le de Scarpa une tumeur de la {grosseur d^une noix. A la palpalion, fréuiisseuient viluatoire très-net; battements perceptibles à la vue. A rausrullalion, souille à double courant. Les veines sous-cutanées présentent des varices nombreuses, Irès-développées en certains endroits. I)e[)uis environ six mois, le malade est atteint d*un ulcèi*e de la j^randeur d'une pièce de 5 francs siéjîeant à la partie moyenne, antérieure et interne de la jambe, présentant tous les caractères des ulcères variquem. La peau du voisinaj^e est violacée, œdéniiiteuse; au fond de Tulcéreon trouve les muscl«»s recouverts de gros bourgeons charnus saignant facilenuMit. Cet ulcère est apparu il y a six semaines environ ; grand comme une pièce de 50 centimes à Torigine, il a peu à peu atteint sa surface actuelle. Ue)M)s absolu dans le décubitus dorsiil. Jambe légèrement éierée. Pansement simple.
Le malade sort au bout de six semaines après la fermeture complète d'^ r ulcère.
Obs. CCCXXXVL — Nivvi materni généralisés. Accidents nerveui- Annnie. Trouhles divers de Nutrition. — François (Kmile), seize ans, sans profession, entré le i janvier 1874. Scrofuleux, cicatrices au niveau deplHsieurs ganglions du cou. Ophtlialmies et manifestations du côté du cnir chevelu pendant IVnfance. Aurait eu jus(prà dix ans de fréquentes convulsions, vers neuf ans, elles auraient pris un aspect assez menaçant pour faire croire à une méningite tuberculeuse. Les naîvi occupent surtout la moitié droite du thorax, taiulis (pie la moitié gauche de Tabdomen est indemne. Ils ont la forme d'ihMs de couleur framboise, devenant d'un ronp [dus vif à la chaleur. Le coté droit du front, du cou et de la joue droite sont également affectés. Le c(Mé droit du tronc, mathématiquement limité ])ar une ligne partant de la fourchette du sternum et aboutissant à la symphyse pubienne, en est parsenu».
Celle différence du côté droit et du coté gauche, moins nette pour les membres, est cependant encore visible. Aux deux mains on trouve plusde n;evi sur la face palmaire que sur la face dorsale. IjC dos présente la mêmf disposition (pie le thorax et l'abdomen, toutefois ces taches sont plus rarts- La langue, vers sa pointe, est très-colorée. Rien aux gencivQS.
Il y a quatre ans, il se forma sans cîiuse «ippréciable des ulcération* assez larges du côté d(» la face palmaire de tous les doigts. Le tissu cicatriciel qui leur succéda amena la rétraction des fléchisseurs dcTindcxc* du médius à droite, du médius seul à gauche.
Actuellement, le gros orteil droit est atteint d*onyxis avec une ulcération occupant la parti(; latérale externe et la moitié de sa pulpe. Les bords de rulc(*ration sont taillés à pic, le fond est grisâtre et ressemble à une