‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 3)Chapitre 186 sur 283 · SEXE MASCULIN · texte numérisé non relu

SEXE MASCULIN

Nous réunissons dans un même tableau les rétrécissements uréthrauxy et nous résumerons rapidement avant ces tableaux les conclusions qui en découlent. Les autres observations sont au nombre de vingt-huit, dont :

Cystites chroniques 2

Cryptorchidie avec névralgie scrotale 1

Epididymites 6

Tobercoles du testicuJe 2

Hydrocëies 14

Phimosis 3

Une des cystites fut observée chez un jeune homme de dix-huit ans. Elle était apparue sans cause connue six mois avant son entrée (obs. CDXX). L'état général était, d'ailleurs, mauvais; il avait des sueurs nocturnes et de la diarrhée. Cependant l'auscultation et la percussion ne montraient rien du c&té des poumons. Médication générale tonique. (Huile de foie de morue, vin de quinquina.) Le traitement local consista en bains locaux et en eau de goudron. Il quitta le service au bout de deux mois; son état général s'était sensiblement amélioré.

L'autre malade atteint de cystite était un homme de soixantecinq ans, alcoolique, et qui avait eu plusieurs blennorrhagies.

i90 MALADIES DES ORGANES GËNITO-URINAIRES.

Il fut traité par les bains locaux, les bains de siège et les ï miques à l'intérieur (obs. CDXXI),

Toutes les inflammations de Tépididyme et du testicule, une seule, étaient consécutives à la blennorrhagie. Une se senta chez un malade qui avait contracté la blennorrhag an auparavant et qui avait conservé une légère blennorrh avait déjà eu trois mois auparavant une épididymite. Le r l'élévation des bourses et les frictions mercurielles suf pour amener la guérison.

Dans un cas pourtant, la réaction fébrile et les sympt inflammatoires locaux étaient tellement marqués que roi appliquer six sangsues.

L'inflammation était, chez un malade, d'origine traumat les bourses avaient été serrées contre un tonneau, ily avai ecchymose scrotale ; le testicule et l'épididyme étaient mineux, tout disparut en huit jours par le repos et l'élév des bourses (obs. CDXXVIII).

Des quatoiv.e hydrocèles, huit occupaient le côté gauc six le côté droit, une était congénitale, cinq étaient app; sans cause connue dans un espace de temps variant de cinq mois ; cinq, depuis plusieurs années (une de ces den remontait a vinjjt ans). Cinq avaient été ponctionnées ui plusieurs fois avant Tentrée des malades dans le service traitements employés furent les suivants:

Ponction simple 2

Ponction et injection iodée 4

Ponction, injection iodée et compression légère avec

des bandelettes de sparadrap 3

Ponction et suspension du scrotum i

Ponction et injection d une solution de nitrate d'argent. 4

Tous ces malades guérirent dans un temps variant de à quinze jours.

Une ponction avec injection de teinture d'iode fut s d'une réaction inflammatoire très-intense qui disparut au de quatre jours. On observa également cette réaction à 1^ de deux injections de nitrate d'argent,

VESSIE. — URËTHRE. 491

A. — Vessie.

Ods. CDXX. — Cystite chronique. — Dupont (Eugène), dix-huit ans, ciseleur, entré le 26 décembre 1875.

Depuis six mois, ténesme vésical, douleurs hypogastriques profondes, 8*irradiant vers le périnée et lo p^land. Aujourd'hui, les envies d*uriner sont fréquentes ; il y avait rétention d'urine «rabord, puis, au mois de décembre, est venue Tincontinence. L'urine était louche, avec des flocons en suspension. Après une heure de repos dans le vase, Turine présentait un dép6t épais, jaunâtre, sans transparence. La prostate paraissait saine. Amaigrissement, sueurs nocturnes ; néanmoins rien dans les poumons ni

dans le testicule.

Bains de siéj^e. Injections d'eau de goudron. Capsules de térébenthine.

Yin de quinquina, huile de foie de morue. Sort le 20 février, légèrement

amélioré.

Obs. CDXXL — Cystite chronique. — Robert (Victor), soixante-cinq ans, employé de commerce, entré le 15 avril 1875.

Habitudes alcooliques. Plusieurs blennorrhagics. Depuis deux mois, dooleurs profondes dans l'hypogastre, avec envies fréquentes d'uriner. Djspepsie habituelle.

Aujourd'hui, le malade éprouve des envies d'uriner presque toutes les kures; la miction est pénible, et la quantité de liquide expulsé est parfois iuignitiante ; il n'y a pas d'incontinence. La pression sur l'hypogastre détermine quelques douleurs sourdes et peu accusées. L'urine a un reflet légèrement blanchâtre, sans filets de sang. Après quelque temps, ou voit au fond du vase un dépôt considérable de muco-pus. Le cathétérisme estasses pénible pour le malade, mais il ne révèle nulle part la présence d'un calcul.

Bains généraux. Eau de goudron à l'intérieur. Injections d'eau de pavot.

Le malade sort au bout d'un mois. Son état s'est notablement amélioré.

n — Urèthrk.

Les malades atteints d'affections aiguës ne sont pas entrés dans le service. Ceux que nous mentionnons ici avaient des rérilrécissements anciens. La plupart de ces riHrécissements étaient de nature inflammatoire. Chez un malade on a noté; quatre blennhorragies, toutes traitées par les injections astringentes; chez un autre, trois; chez six, deux. Trois autres ma-

Jm MALADIES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES.

lades avouaient plusieurs blennhorrhagies sans en indiqi exactement le nombre. Au moment de rentrée, un seul a^ des accidents aigus. Il était atteint depuis deux mois d'i blennorrhagie (obs. 425, tab. XLIV).

Deux malades niaient toute espèce d'affection uréthrale ai rieure. Quatre malades avaient été traités déjà pour leur rét cissement ; deux par la dilatation progressive ; un par la div sion; un avait subi une uréthrotomie interne dix mois avant i entrée dans le service (obs. 435, tab, XLVI). Un malade a\ eu un chancre du canal (obs, 445, tab. XLVIH). Chez autre, le rétrécissement paraissait de nature assez douteuse, avait eu anciennement une blennorrhagie, mais un peu pi tard, à la suite d'une chute sur le périnée, il avait rendu du sa parl'urèthre (obs. 446, tab. XLVIII).

Quatre de ces rétrécissements siégeaient à 14 cent, du mé un à 12 cent., un autre a 12 cent. 1/2, un à 13, un à 14, en chez un malade qui avait plusieurs rétrécissements, le dem descendait jusqu'à 5 cent, du méat (obs. 440, tab. XLVII).

Dans les autres cas, sans indiquer par la mensuration le po précis du rétrécissement, on a noté deux fois qu'il occupai! portion bulbeuse, deux fois l'union de la portion membranei et de la portion bulbeuse, trois fois la portion membraneuî un rétrécissement cicatriciel (obs. 444, tab. XLVII) siège au méat.

Au moment de rentrée on trouva deux malades chez l quels il était impossible de franchir le rétrécissement, V d'eux avait un abcès urincux dans lequel s'engageaient sondes à chaque cathétérisme ; on évacua par une poncti avec le bistouri le foyer de cet abcès (obs. 429, tab. XL^ Chez un autre ou fut obligé pendant huit jours de vider la ves par deux ponctions quotidiennes (obs. 441, tab. XLVII).

Chez trois malades, le n° 3 de la filière Charrière ne pouv franchir le rétrécissement. Chez trois on ne pouvait passer n" 4, chez deux le n° 5; chez deux autres le n" 5; chez ci le n° 6 ; enfin chez les autres les rétrécissements étaient infra chissables. Chez tous on tenta d'abord la dilatation progn

UUÈTHnË. tô3

$ive. Elle fut insullisante dans sept cas, et sur ces derniers nous flmes quatre fois la divulsion, trois fois Turéthrotomie interne.

Tous les malades guérirent sauf deux dont l'un mourut de phthisie pulmonaire (ce malade avait en outre des tubercules de la prostate (obs. 433, tab. XLVI). L'autre succomba à une hémorrhagie rénale (obs. 43!2, lab. XLIV).

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