La plaie est fermée et le malade quitte le service
Obs. CDXXX. — Tubercules du testicule. — Vinder (Emile), quarantesept ans, entré le i janvier 1875. Se présente avec une tumeur qui a débuté il y a quinze mois. On constate une induration des deux testicules, appréciable au toucher, sans inflammation. La tète de Tépididyme est aussi le siège de noyaux indurés. La peau du scrotum est lisse, non adhérente. Noyaux du volume d'un grain de raisin dont la réunion forme une Itimeur bosselée, dure. Rien du cùté du canal déférent, le cordon est plus volumineux qu'à Tétat normal. Rien du côté des poumons. Cataplasmes. Vin de quinquina. Huile de foie de morue. Amélioration rapide.
Obs. CDXXXI. — Tubercules du testicule. — Dupuy (Jean), quarantehuit ans, journalier, entré le 2:2 janvier 1875. Pleurésie il y a deux ans. licpuis neuf mois trajets fistuleux sous le scrotum.
Le testicule droit est augmenté de volume, il est comme séparé en deux parties : l'une, de consistance normale ; l'autre, dure, bosselée, résistante, ^ui coiffe la première et au milieu de laquelle on arrive avec un stylet par 1^ trajet fistuleux qui existe vers la partie supérieure du scrotum. Cette partie indurée parait être l'épididyme. A ce niveau, la peau est violacée et adhérente à la masse sous-jacente, qui est bien limitée et indolente. Du Pus sort par l'oriflce fistuleux. Excavations pulmonaires aux deux sommets. *^puis dix-huit mois, hémoptysies, sueurs nocturnes, crachats nummulaires purulents. Bains alcalins. Lotions alcoolisées. Sort dans le même état au *^ut de trois semaines.
Obs. CDXXXII. — Phimosis cicntricieL — Métrai (Jean), vingt-quatre
^ïïs, tonnelier, entré le 16 mars 1875. Trois chancres volants il y a deux
■ïiois sur la face dorsale de la verge. En avait déjà eu plusieurs auparavant.
I^e^^land est complètement recouvert par le prépuce induré, celui-ci
présente sur le bord des traces d'ulcérations, dont la cicatrisation a exa-
Kéré ce phimosis. On peut encore cependant, en saisissant l'extrémité du
prépuce entre les doigts, l'attirer au-devant du gland de 1 centimètre 1/2
environ. Ne souffre pas dans Térection. Circoncision et réunion à l'aide
^'^''ignes. Compresses d'eau froide.
Guérison au bout de huit jours.
508 MAUDIES DES ORGANES GËNITO-UIUNAIRES.
Obs. CDXXXIII. — Phimosis congénitaL — Pouget (Eugène), vingt el un ans, placier, entré le 27 avril 1875.
Ce malade, atteint de phimosis con<?cuital, a voulu hier découvrir ^Ic force le gland. Depuis lors paraphimosis douloureux et œdème pré|»^i« tial. Débridement du prépuce sur sa face dorsale, réduction du gland, l^c malade quitte le service le lendemain.
Obs. CDXXXIV. — Phimosis par faction de brides cicatricielles. Gastelier (Etienne), soixante-sept ans, typogi'aphe, entré le 15 mai 18' Porte un phimosis depuis quatre ans.
Le prépuce forme, en avant du gland, un manchon à orifice très-étrom t, et permet à peine l'introduction d*une sonde ordinaire. Le malade prêter r&d que, il y a quatre ans, il pouvait découvrir le gland et il nie absolun^^x^t toute ulcération depuis cette époque. On trouve près du bord libre du prépuce des brides cicatricielles qui en ont considérablement dimiiivjaé Torifice.
17 mai. Excision. Réunion immédiate àTaide de serres-fines. Guérisoa au bout de huit jours.
Obs. CDXXXV. — Hydrocèle congénitale. — Delpech (Paul), vingt et, lan ans, employé de commerce, entré le 8 janvier 1875. Scrofuleux. BienqiE^ h tumeur semble congénitale, elle a subi dans ces derniers temps une aufT* mentation régulière et très-lente. Depuis le mois de novembre, qi&stfe ponctions ont été successivement pratiquées sans amener laguérison. I^ tumeur a le volume d'un œuf de dinde.
6 janvier. Ponction et injection iodée. Le malade quitte le service ^^ 30 janvier sans que le liquide se soit reformé.
Obs. CDXXXVI. — Hydrocèle. — Albert (Hippolyte), quarante-deux aï*s, employé de commerce, entré le i'^ février 1875. L'hydrocèle occupe le côte gauche et est apparue il y a un mois sans cause connue. Ponction. Le rr»*' lade quitte le service le 8 février. La guérison se msûntient le 15 m
Obs. CDXXXVII. — Hydrocèle. — Gossel (Isidore), cinquante-cinq fileur, entré le 1" février 1875. Maigre et cachectique.' Tousse fréqu^ ment. Phénomènes suspects du côté du sommet des poumons. La lum^^"^ a débuté, il y a un an, sans cause connue. Ponction il y a trois mois s^^^ résultat. Tumeur volumineuse occupant le côté droit. Ponction et îiyect***" iodée, compression légère avec des bandelettos de sparadrap. Le liqt*- ** ne s'était pas reproduit le 28 février.
Obs. CDXXXVni.—/f//d/-o(Y/f'.—Fleury(Antony), trente-six ans, gaï^ ^
de magasin, entré le 19 février 1875. ,
La tumeur a débuté, il y a vingt-quatre ans, à la suite d'un cour ^
TUMUUE VAGINALE. 509
pied sur les bourses, et s*est développée lentement et régulièrement. Toutefois, depuis quatre mois, elle est devenue beaucoup plus grosse. Elle occupe le côté droit du scrotum. Ponction et injection iodée. Scrotum soutenu au moyen d*un suspensoir. Plu'^nomènes infl.imnuitoires locaux le lendemain de Topératiou. Disparition de ces accidents au bout de quatre jours. Le malade e$t guéri le 1" mars.
Obs. CDXXXIX. — Hydroeèle. — Barroy (Isidore), soixante-treize ans, homme de peine, entré le 26 février 4875. Il y a quinze ans, a eu du môme côté une hydroeèle ponctionnée et guérie. La tumeur «ictnelle occupe le côté droit; elle a débuté il y a deux ans sans cause connue ; elle s>st développée lentement, mais depuis quatre mois sa croissance a été beaucoup plus rapide.
V' mars. — Ponction et injection iodée. Compression avec des bandelettes de sparadrap. Guérison le li mars.
Obs. CDXL. — Hydroeèle. — (îuinchard (Charles), vingt-cinq ans, garçon de magîisin, entré le 27 février 1875. A eu, à vingt et un ans, uiu'. blennorrhagie complètement guérie au bout de deux mois. La tumeur est apparue il y a cinq mois sans cause connue. Elle occupe le côté gauche. A le Tolume d*unc grosse noix. Ponction. Injection d'une solution étendue de nitrate d*argcnt. Phlegmasie locale légère disparaissant après trois jours. Guérison complète au bout de dix jours.
Obs. CDXLI. — Hydroeèle, — Michaud (Louis), soixante et un ans, garçon de recettes, entré le 13 avril 1875. Début, il y a un an, sans cause connue. Développement surtout marqué depuis trois mois. Tumeur occupant le côté gauche. Ponction et injection d'une sohition de nitrate d'argent au trentième. Réaction inflammatoire locale disparue au bout de quatre jours. Guérison complète le 10 avril.
Obs. CDXLII. — Hydroeèle, — Benoit (Adrien), quarante-six ans, tourneur en bois, entré le 4 avril 1875. Avait eu, il y a deux ans, une hydroeèle du côté droit guérie par une sinq)le ponction. La tumeur actuelle a été aperçue il y a trois semaines, à la suite d'un traumatisme (un des camarades du malade lui avait saisi et comprinu!^ énergiquement le testicule avec la main). Elle siège h gauche, a le volume d'un œuf de poule. Ponction simple. Au bout de quatre semaines, le liquide ne s'est pas reproduit.
Obs. CDXLIII. — Hydroeèle. — Alnianza (Lazare), trente-neuf ans, tourneur en bois, entré le 23 avril 1875. A eu une blennorrhagie à dix-sept ans. La tumeur est apparue il y a deux ans sans cause connue. Elle sVst développée lentement, mais un peu plus rapidement depuis six mois. Elle siège à droite. A le volume d'une noix de coco.
â6 avril. Ponction. Injection d*une solution étendue de nitrate d*ar{ Guéri le 15 mai.
Obs. CDXLIV. — Hydrocèle. — Chodzko (François), vingt-trois peintre, entré le 30 avril 1875. Début, il y a un an, sans cause con La tumeur occupe le côté {^^auche. . Elle a le volume du poing. Ponci Injection iodée. Guérison le 15 mai.
Obs. GDXLV. — Hydrocèle, — Maviette (Louis), soixante-neuf fourbisseur, entré le 3 mai 1875. La tumeur a débuté, il y a vingt sans cause connue; elle a beaucoup grossi depuis six mois. Occupe le droit.
Ponction. Injections iodées, compression légère avec les bandelette sparadrap. Guérison le 32 mai.
Obs. CDXLVI. — Hydrocèle. — Bonneval (Pierre), soixante et onxe journalier, entré le 10 mai 1875. La tumeur a débuté, il y a treixe n sans cause connue. Plus grosse que le poing d*un adulte, elle occu| côté gauche. Ponction. Injection d'une solution de nitrate d*argent. Gi son au bout de trois semaines.
Obs. CDXLVII. — Hydrocèle, — iMilaine (François), quarante et un homme de peine, entré le 10 mai 1875. Début, il y a deux mois et d sans c^uiso appréciable. La tumeur occupe le côté droit; elle a le voi du poing d'un adulte. Ponction et injection iodée. Le malade sort au de quinze jours. La réaction inflammatoire est passée et le liquid paraît pas s'être reproduit.
Nous ne rapportons ici ni les observations de kystes l'ovaire, ni celles de corps fibreux utérins. Nous nous réser de donner la plupart d'entre elles dans notre travail sui maladies de Tabdomen. Nous donnerons en appendice à la de ce volume celles de ces afï'eclionsqui ont nécessité des gas tomies. Les cas que nous mentionnons ici sont au nombn dix-huit : Une cystite datant de deux mois; une péritonite tielle développée autour d'im corps fibreux utérin ; une infl mation péri-utérine ; une métiitc granuleuse du col ; une ré flexion; deux mélrorrhagies; un polype muqueux du col; c
DE LA FEMMK. 51 i
épîthéliomas ; deux cancers du corps de Tutùrus; deux déchirures du périnée; une absence de va«,nn ; deux fistules vésicovaginales; trois kystes de la glande vulvo-vaginale.
La péritonite, développée autour d'un corps fibreux, était sun'enue trois jours auparavant, en niônie temps qu'une métrorrhagie abondante qui durait encore lors de rentrée de la malade dans le service. On arrêta récoulement sanguin au moyen d'injections d'une solution étendue de pcrchlorure de fer. La péritonite guérit sans accidents. (Obs. CDXLVIL)
L'inflammation péri-utérine se termina par suppuration ; Fabcès s'ouvrit dans le rectum ; son orifice se ferma au bout de quelque temps et la malade quitta le service complètement guérie. (Obs. CDXLIX.)
La malade, présentant une rétrofiexion utérine, entra dans le service pour des douleurs lrés-vivc> dans les lombes et Thypogastre. Elles cédèrent à Tapplication d'un tampon d'ouate saupoudre de poudre d'amidon et arrosé de ({uehpies gouttes de laudanum.
Une des métrorrhagies était extrêmement rebelle ; elle s'était présentée chez une malade ayant un coi'ps fibreux inleretitiel de l'utérus. L'eau de Rabel, Teigot de seigle, l'eau d'Enghien ne purent empocher le retour périodicjue de ces pertes. Pourtant, celle qui précéda sa sortie du service fut moins abondante que les autres.
La seconde malade, entrée pour une métrorrhagie, était une tuberculeuse en état de cachexie avancée ; il est probable que son hémorrhagie était purement dyscrasi((ue. (Obs. CDLll.)
Nous ne rapportons que deux opérations pratiipïées sur le col de l'uléiTis : l'ablation d'un polype muqueux avec le bistouri, et l'évidement pour un épithélioma; une autre tumeur de même nature fut guérie par la cautérisation avec le fer rouge.
Des deux déchirures du péiinée, l'une n'était pas opérable. La malade était accouchée récemment; elle avait, en même temps que sa déchirure, une grangréne assez étendue des grandes lèvres; elles eschanîs n'étaient pas encore tombées;
51^ MAUDIKS DES OKUANES GÉMTO-UIUNAIRES.
quand clic quitta le service, les plaies étaient à peu près guéries. Chez la seconde, au contraire, nous flmes la périnéorrhaphic. (Il s'agissait d'une déchirure ancienne restée pendant longtemps inaperçue.) Bien que l'opération eût été faite dans des condition's exceptionnellement défavorables (la malade était indocile et ne pouvait se résoudre au repos ; il survint un érysipèle), le succès fut rapide et complet. (Obs. CDLX.)'
Mentionnons encore la malade de l'observation GDLXII, chez laquelle nous dûmes créer un vagin artificiel pour une absence congénitale de ce conduit et une fistule vésico-vaginale guérie par l'occlusion du vagin.
Enfin, trois kystes de la glande de Bartholin furent guéris tous les trois, l'un par le repos, les deux autres par la ponction et remploi de tubes à drainage.
Obs. CDXLVIIt. — Cystite chronique, — Picard (Léonie), trente-deux ans, domestique, entre le ^7 janvier 1875. A ressenti pour la première fois, il y a sept semaines, des douleurs sourdes et profondes dans Thypogastre, s'exagérant un peu à la pression et s'irradiant vers le périnée. Les besoins d'uriner sont très-fréquents ; quelquefois Furinc s'échappe en forte quantité. Elle est lactescente et aune odeur lé^^êrement ammoniacale; elle laisse déposer au fond du verre un dépùl blanc jaunâtre, qui peut être évalué au tiers de la masse Ii(|uide expulsée. Le caltiétérisme ne fait pas découvrir de calcul dans la vessie. Injections plusieurs fois par jour avec Teau de goudron. — Vin de quiiupiina, sirop d'iodure de fer. — Bains généraui. Guérison au bout de deux mois.
Obs. CDXLIX. — Péritonite partielle développée autour tTune tumeur utérine, probablement un fibrome, Guérison, — Amoniaux (Jeanne), quarante-deux ans, femme de ména<;e, entre le !20 mai 1875. Réglée à douie ans, elle Ta toujours été réj^nilièrement. Pas de |çrossesses. H y a quatre ans, cette malade s'est aperçue qu'elle portait dans le côté gauche delà région hypogastrique une tumeur dont elle compara la grosseur à celle d'un œuf de pigeon. Il y a trois jours environ est survenue une niétrorrhsgfe abondante avec des douleurs très-vives dans le bassin. Depuis ce temps Itt*,^" T malade a une perte abondante et accuse de violentes douleurs dans I^ . moitié droite de Tabdomen. Le ventre est légèrement ballonné, et u^ pression môme très-légère occasionne de vives douleurs. Pas d'appJh^^% pas de sommeil. P = 100. TA. 38. . '
Du côté droit de la cavité abdominale, on sent nne tnnieur du volume d'une tète de fœtus à terme, bilobée, très-dure. Elle se déplace facilement, et suit les mouvements de la malade. Le toucher vaginal indique que la tumeur dépend complètement de Futérus. Si on la refoule avec une main appliquée sur le ventre, le doigt introduit dans le vagin perçoit bcilement les mouvements qu^elle conununicpie à Tutcrus. Quoique la malade soit p&le et amaigrie, Tétat général est satisfaisant. Injections d*une solution étendue de perchioruro de fer. Cataplasmes laudanisés sur le ventre. Repos. Bouillons et potages, vin de quinquina. Eau de Ilabel. Ergot de seigle.
22 mai. Hétrorrhagie disparue ; plus d'écoulement sanguin ni de douleurs dans l'abdomen.