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Jusqu'au 15 même état.
15. Suppuration plus abondante que les premiers jours, t^iis de bonne nature, inodore. Plaie rosée et bourgeonnante.
20. Etat général très-satisfaisant; la cicatrisation marche Irapidement. Le diamètre longitudinal de la plaie est de 6 cent., et le diamètre transversal de 10 cent.
Dix jours plus tard la plaie est diminuée d'un centimètre sur sa longueur totale.
l** mai. Elle n*a plus que 5 sur 6 cenlimètreSi La malade quitte le service le 4 mai ; il ne reste plus que quelques bourgeons charnus à cautériser.
Au 1" juillet 1875 il n'y avait pas eu de nouvelle récidive.
Obs. DXVL — Sarcome de la paroi antérieure de rabdomen. Abla- Uonf guérison. Apparition cinq mois plus tard d'une tumeur du pharynx. DUparition complète après six semaines de traitement par fiodure de potaisiufn. — Lanot (Jean), quarante-cinq ans, gardien de la paix, entre le 23 janvier 1875 pour se faire enlever une tumeur siégeant au*-dessous de la crête iliaque du côté gauche.
Ce malade aurait joui jusqu*à présent d'une très-bonne santé. Il n*aurait jamais été obligé de s'aliter et dlnterrompre ses occupations habituelles. Pendant son service militaire, il n\iurait pas fait un seul jour d'hôpital. Il n'aurait jamais eu de manifestations strumeuscs. Jamais non plus de syphilis (pas de chancre, pas de bubons, pas de roséole, etc.). Il y a deux mois seulement qu'il se serait aperçu pour la première fois de Texistence de sa tumeur. A cette époque elle était grosse comme une noix et un peu douloureuse à la pression. Elle s'est accrue graduellement et est devenue le siège de douleurs lancinantes spontanées, se présentant à des intervalles irréguliers, surtout quand il était fatigué.
Au bout de quelque temps, survint une douleur continue, extrêmement violente, exagérée par la marche et les mouvements, s'irradiant dans toute la région ombilicale et le pli de l'aine. D'après ce que dit le malade, elle aurait eu pour cause la compression exercée par le ceinturon, 'car pendant la nuit et dans le décubitus dorsal cette douleur disparaissait tout à fait. Elle est devenue dans ces derniers temps insupportable, et a rendu le service du malade impossible.
On trouve aujourd'hui une tumeur du volume d'un œuf de dinde, à cheval sur la crête iliaque gauche (voy. ûg. 39), empiétant surtout sur la face externe de l'os. Elle est dure, non fluctuante, lisse et égale à la surface, n*est le siège d'aucune sorte de battements. Les téguments qui la recouvrent ont la couleur et la température de ceux du voisinage. La peau lui adhère étroitement, on ne peut ni la faire glisser, ni même la froncer. Il est impossible de la déplacer latéralement ; mais dans le sens vertical on peut lui faire éprouver quelques changements. En la saisissant à pleine main pour rechercher son pédicule, on voit qu'elle est implantée par une large base sur la crôte iliaque.
La consistance de la tumeur est inégale. A côté de parties très-dures rappelant nettement la consistance du cartilage et situées à la partie inférieure, on en trouve d'autres un peu plus molles se rapprochant davantage dn tissu fibreux ou même musculaire. Rien dans les ganglions. Pas de
troubles dans la santé générale. On diagnostique un ebro-sarcom< paroi abdominale ayant débuté par le périoste.
de A
Fir.. 39. — Sarcome de la paroi abdominale. (De notre eoUedUm.)
30 janvier. Incision curviligne avec le bistouri. Dissection soigneuse des téguments à la surface de la tumeur.
On voit que l'implantation ne va point, comme on Pavait cru jusqu'ici, sur le périoste, mais s'arrête sur l'aponévrose du grand oblique. Après
ravoir séparie avec soin des fibres de cette aponévrose, on tent^) la réunion immédiate des deux tiers supérieurs de la plaie. On laisse un tube à drainage dans le tiers inférieur.
L'examen histologique montre que la tumeur est un sarcome fibroélastique à centre caséeux.
2 février. État général et appétit bons. — Suppuration peu abondan'.e et de bonne nature.