‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 3)Chapitre 230 sur 283 · La malade sort complètement guérie · texte numérisé non relu

La malade sort complètement guérie

Obs. DXLVII. ^ Abcès froid du pli de raine. Ponction. Nouvel abcès au bout de trois semaines. Drainage. Guérison. — Leveize (Bienaimé), dix-neuf ans, entré le 8 août, portant au pli de Taine gauche une tumeur du volume d'une tête de fœtus à terme. A ressenti il y a un an, dans la jambe du même c6té, une espèce d'engourdissement qui a toujours duré depuis lors.

Il y a trois mois, il a remarqué au pli de Taine gauche une tumeur du volume d'un œuf qui n'a pas tardé à s'accroître et à atteindre le volume qu'elle présente aujourd'hui. Pas de douleurs locales ni de voisinage.

La tumeur est fluctuante; elle déforme le pli inguinal gauche et s'étend obliquement suivant le trajet de ce pli. La peau a conservé sa couleur et sa température normales. Pas de douleurs dans l'articulation, ni de gène dans ses mouvements. Pas de mouvements d'expansion ou de dilatation de la tumeur; pas de bruit de souffle, ni de battements ; pas d'affection des os du voisinage.

La colonne vertébrale, la crête iliaque, l'éminence ilio-pectinée, le grand trochanter paraissent sains. Dans la fosse iliaque l'exploration la plus minutieuse ne montre aucun prolongement de la tumeur vers le psoas. Pas de Uroubles digestifs.

22 août. Le malade ayant été endormi, on pratique une ponction sous-cutanée. Il s'écoule immédiatement par la canule un demi-litre environ de pus épais, bien lié, mélangé de grumeaux. Il sort en même temps par la canule quelques bulles de gaz. La poche vidée, on applique sur l'ouverture un petit carré de diachylon, et on fait une compression avec de la ouate et quelques tours de bande. Traitement général reconstituant.

Au bout de trois semaines, la tumeur ayant repris son premier volume^ on passe un drain, puis on fait chaque matin des injections iodées. Il s'établit une réaction inflammatoire franche; la suppuration diminue.

25 octobre. — Le malade sort sur sa demande. II ne reste plus qu'un trajet insignifiant donnant à peine quelques gouttes de pus.

Ods. DXLVIU. — Tt^ajet fistuleiix à la région inguinale droite. Drainage, Améliorotion. — Lctailleur, dix-neuf ans, entré le 31 décembre 1873, avec un trajet fislulcux situé à la région iliaque droite. Ce malade est forlcmcnt constitué, mais il a présenté dans son enfance quelques manifestations scrofuleuses.

Il y a un an il sentit, au-dessus du pli de Taine droite, une tumeur du volume d'une noisette, ne roulant pas sous le doijçt, et qui était le siège de douleurs lancinantes spontanées ; la peau avait sa couleur normale.

En trois mois, la tumeur atteignit le volume du poing et commença i devenir gênante pendant la marche. Elle occupait toute la région inguinale droite. Il y a un mois, le malade eut quelques frissons; la tumeur s'ouvrit spontanément et il sortit une grande quantité de pus fétide.

A son entrée lu malade présente, à Tunion du tiers interne et des deux tiers externes du pli de Taine droite, un trajet fistuleux qui donne issue à un liquide séro-|)urulent. De rempâtement occupe toute la région inguinale et remonte vers la fosse iliaque. La percussion donne une malité très-limitée qui parait due seulement à Tépaississement des parois abdominales en cet endroit. Avec le stylet on constate un large décollement de la peau au pourtour de rorifice; on arrive vers la fosse iliaque à une profondeur de 7 à 8 centimètres. Pas de troubles fonctionnels qui puissent faire croire à un abcès consécutif à une pérityphlite. Le malade digère bien et va régulièrement à la selle. Rien du côté de la colonne vertébrale et de Tarliculalion sacro-iliaque.

Ce malade présente en outre, sur la face dorsale de la main gauche, un cibcès froid primitif.

5 janvier 1874. On débride le trajet fistuleux et on place un drain qui pénètre jusque dans la fosse iliaque. Evacuation du foyer purulent de la main. lodurc de potassium, fer et quinquina à l'intérieur.

10 février. La suppuration est restée la même; pus de bonne nature. Le malade s'affaiblit.

16. On fait des injections iodées par le drain, puis on le retire.

20. État général meilleur. Le pus de Tabcès de la main ne s'est paê reproduit.

4 mars. La suppuration étant beaucoup diminuée et l'état général devenu satisfaisant, le malade part pour Vincenncs.

0ns. T)XLIX.— Trajets fistuleux multiples aux deux aines, par suite de l'ouverture d'ahcvs des deux fosses iliaques. — Juéry (Eugène), quarante-trois ans, entre le 22 juillet 1874. Amaigri, chétif, épuisé par une suppuration qui date de trois ans. A cette époque il aurait eu un abcès dans raine, ou plutôt dans la fosse iliaque droite. Cet abcès s'ouvrit au

MEMBRE INFKHIErn. MC

bout d*un mois et suppura pendant trois. Lo malade entra alors dans le senice de M. Cruveilhier, qui lui passa un tube à draina{(e et fit de fréquents lavages.

Au bout d*un an, un nouvel abcès se forma dans la fosse iliaque gauche et s'ouvrit spontanément par plusieurs fistules qui sécrètent encore du pus. D'autres fistules se formèrent à la suite d*abcès du scrotum.

Le malade présente maintenant six fistules au niveau de Taine et quatre tu scrotum ; toutes donnent continuellement un liquide séro-purulent. La peau du voisinag^c est rétractée et violette. Lo scrotum est criblé de ces trajels, qui semblent intéresser les tissus profonds. Les testicules présentent des indurations au niveau des fistides.

Le malade est soumis à un traitement général, et le l"août il quitte le senrice, un peu amélioré.

Obs. DL. — Trajet fiduleux ete raîne comûculif à un ancien abcès Al petit bassin- — Valet (Louise), vingt-sept ans, lingère, entre le 10 mars i875.

Réglée à seize ans; jamais de troubles menstruels, une seule grossesse normale il y a six ans; péritonite à la suite de raccouchement. Elle remarqua, aussitôt après, une tumeur de la grosseur d'une noisette audessus du pli de Vaine gauche. Elle était molle, réductible fi la pression, roulait sous la peau. Cette tumeur grossit progressivement et s'ouvrit spontanément au bout de six mois.

Au milieu du pli de Tai ne gauche on trouve une fistule qui laisse s*écouler do pus et môme des matières fécales. La malade rend un peu de pus dans les selles. Toute la fosse iliaque gauche est empâtée profondément, mais on ne sent pas de tumeur bien circonscrite. Les mouvements de la cuisse correspondante sont libres. La colonne vertébrale ne présente aucun endroit douloureux ou suspect. Une sonde introduite par la fistule pénètre à une profondeur de 7 centimètres et se dirige obliquement en haut et en dedans dans le petit bassin. La suppuration est modérée.

Injections à Teau alcoolisée. Traitement général reconstituant, quitte le 15 mars, sur sa demande, sans amélioration notable.

Obs. DLI. — Mal de Pott sacro-lombaire. Abcès par congestion du jii de Faine et de la région fessière. — Noé (Marie), vingt-sept ans, entre le 31 avril 1875.

Réglée à onze ans; Ta toujours été régulièrement. Une seule grossesse il y a deux ans, terminée au bout de cinq semaines par un avortement. Jamais d'autres maladies. Il v a seize mois, elle a vu survenir sans cause appréciable une grosse tumeur au pli de Taine. La flexion de la junbe droite sur le bassin est devenue impossible, puis est survenue la tumeur de la région fessière. A son entrée, on trouve que la tumeur du pli

de Tainc s'étend jusqu'à deux travers de doigt en avant et au-dessous de la crête iliaque droite. Pas de Huctuation. Peau fratche. Une autre tumeur occupe la réj^jion i'essière du même côté. Douleurs de la cuisse et du genou, flexion permanente du membre correspondant. Gibbosité au niveau de la dernière vertèbre lombaire.

15 avril. — Ponction sous-cutanée des deux abcès. On obtient un demilitre de pus verdâtre. On recouvre la piqûre de taffetas collodionné.

Traitement général reconstituant. La malade sort le 24 avril. Son état général s'est amélioré. Il ne s'est pas fait de nouveaux abcès.

Obs. DLII. — Lympbadénome des ganglions inguino^ruratix. Ex^ tirpation de la tumeur, Guérison. — Benoît (Ambroise), galochicr, quarante ans, entre le 30 mars 1874. N'a jamais contracté de maladies vénériennes. Il a eu quatre enfants dont un est mort à seize ans d'une coxalgie.

A partir de vingt-trois ans, il eut successivement plusieurs ulcèi^ variqueux qui occupèrent différents points de cette même jambe. On plaça sur le bras un cautère, qui existe encore. La jambe est recouTerte par une peau très-fine, au-dessous de laquelle on aperçoit un réseau vasculaire très-riche, et dont les veines sont dilatées.

Il y a trois mois, il a vu apparaître une tumeur grosse comme une noisette, ayant son siège immédiatement au-dessus du pli de l'aine, sur la région antérieure de la cuisse, et qui a grossi très-rapidement. Un peu au-dessus de cette tumeur, s'en trouve une seconde plus petite, dont l'accroissement a été plus lent. Ces deux tumeurs sont toujours restées indolentes ; et aujourd'hui elles ne causent de la gène que par leur volume.

Elles sont assez superficielles pour qu'on en puisse aisément déterminer le siège. La moins volumineuse a la grosseur d'une amande, elle est située immédiatement au-dessous de l'arcade crurale , qui a conservé sa forme et sa direction, et s'étend en dedans jusqu'à un demi-centimètre do l'épine du pubis. L'autre, grosse comme une pomme, siège au-dessous de la précédente, dont elle est indépendante et séparée par un petit sillon. La peau est restée mobile et n'a point perdu ses caractères normaux. Ces tumeurs sont peu mobiles sur le fascia crebriformis. Il est difficile de déterminer leurs rapports avec le nerf et les vaisseaux cruraux ; leur consistance est celle d'un fibrome ou d'un sarcome. Elles ressemblent à des ganglions simplement hypertrophiés sans transformation caséeuse.

Les ganglions du côté opposé sont sains , ceux de l'aisselle également. La fosse iliaque ne contient aucune tumeur.

On soumet pendant dix jours le malade à un traitement par Fiodare

(le potassium à haute dose, sans obtenir la moindre diminution du volume de la tumeur. Comme elle présente un certain nombre de caractères qm font songer au lymphosarcome , on se décide à l'enlever pendant

qu'eUe n'a qu'un faible volume.

H avril. Incision antérieure pour mettre en même temps les deux

tumeurs à découvert, puis énucléation en suivant la gaine qui entoure la

tumeur pour rendre Tablation plus aisée. On rencontre l'artère honteuse

externe, sur laquelle on pose une pince hémostatique. La tumeur, d'un blanc jaunâtre, enveloppée par une trame fibreuse peu

importante, présente à la coupe l'aspect du sarcome myéloïde. L'examen microscopique montre que c'est un lymphadénome pur.

(M. Ranvier.)

12. A dormi à plusieurs reprises pendant l'après-midi, un peu de fièvre la nuit. P = 85.

13. A éprouvé cette nuit plusieurs petits frissons. A perdu l'appétit ; la langue est blanche, et rouge à la pointe. La peau est fraîche. — Pas de douleurs dans la plaie. P=:90.

14. La suppuration s'est établie ; la plaie est belle. A eu quelques frissons dans la soirée, mais rien dans la nuit. Dort peu et mange peu.

15. A eu la fièvre cette nuit, mais sans frisson ; ce matin le malade se sent mieux. P = 110.

17. A la fièvre tous les soirs de 3 à 7 heures; la nuit a été bonne. Appétit meilleur. La plaie va très-bien. P = 80.

20. La fièvre a disparu; le malade reprend des forces, mange de bon appétit, et n'attend plus que la cicatrisation complète pour sortir.

23. L'état général est excellent, la cicatrisation est rapide. Guérison complète le 23 mai.

B. — RÉGION FESSIÈRE.

Obs. DLIII. — Abcès froid de la fesse. Ouverture spontanée. Guérison. — Dumoulin (aîné), quinze ans, passementier, entre le 3 avril 1874. n a le teint décoloré, les traits effilés, maigres, tout chez lui indique un état de fatigue.

Il a reçu, vers l'âge de huit ans, un coup de pied sur la fesse droite, et depuis lors il aurait eu souvent des douleurs dans la région.

A douze ans, à la suite d'une grande fatigue, ces douleurs devinrent plus vives. Intermittentes d'abord, elles devinrent promptement continuelles et se firent sentir surtout la nuit. Après trois ou quatre jours la marche devint impossible. Le malade ne pouvait mAme plus remuer dans

son Ht. La jambe se fléchit presque à angle droit sur la cuisse. Cet enfant resta pendant un mois dans cet état. Il fut alors admis à Saintelilugénie, et on le plaça dans un appareil silicate ; mais il se forma un vaste abcès, et il fallut ôter Tapparcil. On voit en effet, à Tunion du tiers moyen avec le tiers supérieur de la cuisse, à la partie antérieure, une cicatrice longitudinale résultant de Tincision faite pour ouvrir cet abcès. La suppuration a duré sl\ mois. Il est ensuite resté pendant quatorze mois dans un appareil sur lequel il ne peut donner aucune indication précise.

Envoyé en convalescence à Berck-sur-Mer, il a vu la guérison se corapléter et n'a consci*vé qu*un peu de claudication. Il s*est assez bien porté pendant un an.

11 y a quinze jours, est apparue une nouvelle tumeur du volume d'une noisette, qui a bientôt occupé les deux tiers internes de la région fessière droite. Pendant ce temps le malade a ressenti seulement quelques élancements ; mais il a perdu Tappélit dès les premiers jours. On a mis des cataplasmes, et Tabcès s'est ouvert le 2 avril.

4 avril. A la région sacrée et supérieure existent deux ulcérations de 1 centimètre et demi de diamètre, séparées l'une de l'autre par une mince étendue de peau. Le fond offre une teinte grisâtre, leurs bords sont évasés. A leur pourtour la peau est décollée dans une étendue de 2 à 3 centimètres, et la pression détermine un écoulement de pus assez abondant. La tuméfaction siège surtout à droite, occupe les deux tiers internes de la région fessière, s'étend à la région sacrée dont elle déborde à gauche la ligne médiane, et va se perdant peu à peu dans les tissus voisins jusqu'à l'épine iliaque postérieure et supérieure. La saillie produite par cette tuméfaction est appréciable à la vue : Tinduration est très-prononcée, et la peau adhérente aux tissus sous-jaccnts a conservé sa coloration normale, sauf autour des ulcères où elle est violette et amincie. Le malade ne soufTre pas.

Les mouvements de flexion et d'extension sont conservés, mais les mouvements d\idduction et d'abduction sont très-douloureux.

Cette nuit il s'est formé deux nouveaux orifices qui ont donné passage à un pus fétide et abondant. P = 90.

T) avril. Le malade est mieux, pas de fièvre; l'appétit et le sommeil sont revenus. L'écoulement purulent se fait bien , les deux ouvertures cutanées se sont élargies.

7. Même état, seulement les deux ulcérations se sont accrues et mesurent l'une i centimètre, l'autre 1 centimètre et demi de diamètre.

11. La suppuration est toujours aussi abondante ; il semble cependant que les tissus indurés ont diminué de volume ; la tuméfaction se resserre vers la partie interne de la cuisse.

17. La suppuration est moindre ; le malade va bien. II a commencé à marcher il y a trois jours, et n'a pas trop souffert. a. La tuméfaction a visiblement diminué ; l'appétit est meilleur.

30. La suppuration se tarit, le petit malade reprend ses forces ; il se lève et marche.

12 mai. L'abcès est guéri ; il reste à peine un peu d'empalement et de dureté. Le malade demande à sortir.

Obs. DLIV. — MoUuscum du pli de la fesse. Ablation, Giiérison. — Échirard (Pierre), vingt-cinq ans, homme fort et vigoureux, entre le 12 octobre. Il y a dix-huit mois, ce malade remarqua pour la première fois, un peu au-dessous du niveau du pli de la fesse, du côté droit, une tameur de la grosseur d'une lentille. C'était un petit molluscum qui avait la forme d*une figue et qui grossit rapidement. Comme il le gène dans la marche et surtout dans la position assise, il demande qu'on l'en débarrasse.

17 octobre. On fait l'ablation à l'aide d'un seul coup de bistouri. On enlève même un petit lambeau de partie saine à la base pour éviter une eicatrice défectueuse, puis on fait un seul point de suture.

La coupe de la tumeur donne un tissu fibreux blanc et lisse comme Tintérieur d*une noisette. L*examen histologique montre que c'est un fibrome.

On applique un pansement simple sur la plaie. Au bout de quatre jours le point de suture est ôté sans que le malade ressente de l'opération aucun accident fâcheux.

19 novembre. La plaie étant complètement cicatrisée, le malade sort.

Obs. DLV. — Fibro-sarcome kystique du pli de la fesse. Ablation. Guériêon. — Liabbé (Justine), cinquante-six ans, journalière, entre le 15 mai 1874. Réglée à quinze ans; a cessé de l'être à cinquante-deux; n'a jamais eu de maladie d'aucune nature.

Elle ressentit pour la première fois, il y a un an environ, des douleurs dans les mouvements d'adduction de la cuisse droite. Depuis deux mois, une douleur assez vive s'est fait sentir au niveau du pli fessier. La malade remarqua, à la même époque, la présence d'une tumeur du volume d'un œuf de poule, siégeant au niveau du point douloureux. Cette tumeur a grossi rapidement et est arrivée depuis lors à son volume actuel.

Aujourd'hui elle est à peu près de la taille d'une grosse orange, et occupe le milieu du bord inférieur du muscle grand fessier. La peau, sans être complètement mobile, ne parait pas étroitement adhérente à sa surface : elle a conservé ses caractères ordinaires. Lorsque la malade est dans le décubitus latéral gauche et que les muscles fessiers sont

dans le relilichemcnt, on peut consUter sans peine que la tumeur est entièrement immobile sur les parties profondes. Elle est le siégo de douleurs spontanées très-vives qui ne s^irradient pas sur le trajet du nerf scialique, et sont peu exagérées par la pression et les mouvements du membre. Au toucher, la tumeur est rénitente et présente la consistance des fibro-Iipomes. Elle n'est le siège d'aucun battement et n*est pas réductible.

16 mai. On procède à Tablation. Double incision en fuseau, de telle façon que toute la peau adhérant à la tumeur soit enlevée avec elle. Pendant l'opération on constate que la tumeur est recouverte en partie par des fibres musculaires étalées à sa surface et qu'elle envoie des pro* longements au-dessous du grand fessier. Au moment où elle est détachée des aponévroses et des couches musculaires qui l'emprisonnent, on reconnaît qu'elle est kystique et fluctuante. On pratique une ponction avant d'achever l'ablation. Il sort un pus jaunâtre, gélatineux. On continue Tablation de la portion kystique, qui envoie un prolongement très-profond, et on voit qu'elle adhère étroitement aux muscles qui s'insèrent à l'ischion, mais qu'elle n'arrive pas jusqu'à Tos.

La poche, de 45 millimètres do diamètre, est d'aspect fibreux. A la coupe, les parois ont 1 millimètre d'épaisseur et se continuent avec un tissu intcrlobaire circonscrivant plusieurs loges. Au-dessous de Tenveloppe extérieure, on trouve une couche mince, brunâtre, légèrement transparente. Le reste de la tumeur est d'un blanc jaunâtre^ Par le raclage il ne sort pas de suc, mais on obtient de petits filaments irréguliers.

Examen micoscopique :

i** Envclop))e formée par une coque fibreuse avec quelques nids sarcomateux à grosses cellules ;

i'' Couche sarcomateuse formée en grande partie de petites cellules à un ou plusieurs noyaux;

3'* Masse granulo-graisseuse dans laquelle on distingue en certains endroits des cellules dégénérées ; des faisceaux fibreux également dégénérés et quchpies fibres élastiques (jui ont résisté (M. Malassez).

Réunion immédiate avec un drain laissé à la partie déclive de la plaie.

18 mai. La malade n'accuse pas de douleurs. Un peu de fièvre. État général satisfaisant. Sulfate de quinine, 50 cenligr. Rhum, 250 grammes.

20. Même état. Suppuration franche et de bonne nature. Lavages alcoolisés.

22. Suppuration abondante. La plaie est rosée et de bon aspeet. Pas de fièvre. P = 85. TA = 37.5. On enlève les points de suture et on les remplace par des bandelettes de tarlatane collodionnée.

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