Sort guéri
Obs. DXC. — Onyxis, Invision médiane de VonglCy avulsion des deux moitiés. — Mœret (Jean), vingt et un ans, tisseur, entré le 17 mars 1875.
Depuis trois mois, ce jeune homme éprouve dans le gros orteil du pied droit une sensation de plus en plus douloureuse, due à renfoncement du bord externe de l'os sous les parties molles qui sont fongueuses. La marche est devenue gênante et de plus en plus dilïicile.
Anesthésie locale par le froid (orteil enveloppé dans un mélange réfrigérant), puis incision médiane de l'ongle et avulsion de deux moitiés avec les pinces. Pansement avec la charpie sèche. Guérison au bout de dix jours.
Obs. DXCI. — Onyxis du gros orteil. Ablation d'une moitié de Fongh arec le bistouri. Guérison. — Horn (Antoine), vingt et un ans, entre le 3 février 1875.
BŒMBRE INFÉRIEUR. 631
Forte contusion des parties molles du pied, il y a six ans, avec déformation consécutive du gros orteil. Début de l'onyxis il y a trois ans.
Le bord unguéal externe du gros orteil présente une rougeur inflammatoire très-vive, on trouve de plus une ulcération affectant tout le bord interne de Fongle. Vers le milieu de cette ulcération apparaissent de gros bourgeons charnus, saignant facilement, végétant par-dessous la face dorsale de l'ongle et occasionnant de grandes douleurs qumd le malade essaye de porter des chaussures.
Ablation avec le bistouri de la moitié de l'ongle correspondant à l'ulcération du derme malade. Compression avec des rondelles d'amadou. Cicatrisation complète au bout de sept jours.
Obs. DXCIT. — Onyxis. Ablation de Vongle. Giférison. — Spenner (Caroline), quinze ans, entre le 30 septembre 1874 pour un ongle incarné du gros orteil droit. Depuis l'ùge de six ans celte malade ressent des douleurs très-vives dans cet orteil. Elles sont devenues insupportables depuis un an.
L'ongle pénètre le bord interne du gros orteil dans toute son étendue. Le sillon unguéal est tuméfié, rouge et très-douloureux. 11 forme une ulcération du fond de laquelle s'élèvent quatre gros bourgeons charnus, pressés les uns contre les autres et remontant par-dessus le bord de l'ongle. Le malade ne peut ni marcher ni se chausser.
i*^' octobre. — On enlève d'un coup de bistouri l'ongle et les parties molles environnantes. La matrice unguéale est ainsi détruite pour éviter les récidives. On applique ensuite des rondelles d'amadou avec une légère compression, on les retire au bout de deux jours. Pansement à plat.
La plaie était dans un étal tel, le 7 octobre, que la malade put prendre son exeat et continuer chez elle un pansement simple pendant huit Jours.