AVANT-PROPOS
Cette pratique, suivie par M. Peau depuis plusieurs années, lui a procuré cependant de tels avantages qu'il en est arrivé peu à peu à exécuter presque toutes les opérations sans faire une ligature. Sans vouloir en exagérer l'importance, nous croyons que les heureuses modifications qu'il a fait subir aux pinces généralement employées avant lui ne sont pas étrangères à ce résultat.
Bien que par ses nombreuses cliniques dans les hôpitaux <le Lourcine, de Saint-Antoine et de Saint-F^ouis, M. Péan ait déjà fait connaître cette méthode d'hémostase, les sérieux avantages qu'elle procure nous ont engagés à en faire Tobjet d'une description spéciale.
Après avoir présenté quelques considérations préliminaires sur les procédés d'hémostase les plus généralement employés, nous décrirons les principales applications des pinces à l'hémostasie chirurgicale (i).
(i^ Ce travail était sous presse (1) quand M. ]e profcAseiir Verneuil est vrnu faire à la Société de chirur(pe une communication relative au mémt* sujet.
M. Verneuil a rapporté douze observations d'hémorrhagies qu'il a réprimées à Taide d'une ou de plusieurs pinces laissées de decx à dix jours dans la plaie. M. Verneuil se loue beaucoup de ce procédé, qui lui a paru assez distinct de lu méthode compressivc pour mériter un nom et une description spéciale ( voy. BulietiriH et Mémoiret de la Société de chirurgie^ nouv. série, n® 1, t. I). — Bien que ce chirurgien n'ait pas encore terminé la lecture de son mémoire, nous pouvons déjà considérer les faits qu'il a rapportés comme venant à Tappui de la pratique de M. Péan. Nous adopterons donc, pour la commodité du langage et pour éviter toute confusion, le nom de forcipremuref donné par M. Vemeuil à ce procédé d'hémostase, en lui conservant son sens étymologique propre (pression avec une pincei, bien que ce ne soit pas une simple pression, mais plutdt une sorte de constriction que Tinstniuient employé par M. l'éan exerce i>ur les tuni(|ucs du vaisseau.
(I) Une partie de oHte cttt'ic a fl«>jà i-U* pultn<r<; <i»nH la Gaz^tir miiUrnU de l'arit, niiiii«'n»<t du IG '>! du 23 janvier 1875.
DE
LA FORCIPRESSURE