IV. — ()nM±Th/%^ 'Ai ^t i^AlUjîtnt mu la HéplOif
La hMcbe, le phan-ux. U \^i^n*:.^ ¥m\ de% r^syfu\ ou U t^Mi" rurpeo rukfute t'Aijoun de f^jrttrr Yn^rauit^Mi tnuH^luui. larit â' de leur çraude T^ty^^iante. du n^^uinr et «Je U ric^M^i^e de» 0C4:uL:tJie4 ou f^i>/>j^M|ueè« 'ju^ far Mjile iU^ dilfi^
a PéfffiHMr. el eu: çtu»»w»3L': ^ ::«1 <i^ iwâ*d>îf- C*rrf j#wr |«nsr a œr 4aii^ ul .a t v.c^*^ *fs*: .ct.iç* ot iât.** Jà ii^
48 J)K J.A b'OJiCllMlKSSinK.
pendant une opération de celle nature (1). La plupart des chirurgiens emploient môme aujourd'hui, dans ces cas, Técraseur linéaire ou le couteau galvano-caustique de préférence au bistouri; mais, malgré la sage lenteur apportée au maniement de ces instruments, on n'en a pas moins vu se déclarer des hémorrhagies redoutables. Grâce à l'emploi des pinces hémostatiques, nous avons vu M. Péan exécuter toujours ces opérations rapidement, soit avec Tinslrument tranchant, soit avec l'écraseur, sans que l'écoulement du sang devint un seul inslanl inquiétant. Nous avons déjà rapporté, en parlant de rhémoslasie préventive, plusieurs observations qui démontrent les avantages de celte pratique; en voici deux autres à Tappui.
OHSKllVATION XXt
Sarcome ftij/filoïde du /t/anr/ier de la bouche. — Compression avec /es pinces de tous h s rnissfau.c scctiitnnés.
B... Jules, quarante-sept ans, salle Sainl-Au^uslin, n° 18. Est entré à Thôpital Saint-Louis dans le courant de déeembre 1873.
Après avoir passé huit jours dans le service de M. Besnier qui reconnut le caractère cancéreux de son affection, il entre dans le service de M. Péan.
Entre le frein de la lanj!;ue et l'arcade dentaire inférieure siège une tumeur allongée transversalement, bourgeonnante et ulcérée sur la partie médiane. L'affection, qui a débuté il \ a six mois environ par une petite excroissance siégeant à la ba.se du frein, s'est accrue rapidement et parait actuellement s*ôtre propagée en avant à la nnKpu^use gingivale et au p^Tiosle. L(*s mouvements de la langue sont très-gênés et douloureux. On ne sent \m\s de ganglions.
I^ 3 janvier 1874, le malade étant chloroformisé, M. Péan prati(iue i>ur la li"'ne médiane la section de la lèvre inférieun^ et des téguments et celle du maxillaire inférieur. Il devint ainsi facile d'écouler les deux moitié» de la mAchoire, et d'enlever avec le bistouri et la rugine toutes Ws, parties
.1 \ llobcri, /V /<» /•^. ^* i^ ccrol, fisleme, lli. de l'arif , 1873.
DE LA FOflClMŒSSlKË. 49
malades, la langue étant attirée au dehors pour éviter la sufTocatiou. Cinq ou six pinces hémostatiques sont placées dans le cours de l'opération sur Tartèrc sublinguale et quelques autres vaisseaux moins importants, on en laisse trois à demeure. Les parties molles étant réunies par une suture entortillée, les deux moitiés du maxillaire sont rapprochées par la sutui*e métallique des dents. Les pinces maintenues hore de la bouche sont enlevées le lendemain matin.
Pas d'hémorrhagie. Au bout de six jours survint un érysipèle, ])uis un phlegmon, qui retardèrent notablement la guérison. Le malade sortit dans le courant de mars avec une consolidation encore incomplète du maxillaire; l«»s mouvements de la langue rtaient libres et le plancher de la bouche en ap|)an»nce sain.
LVxamen histologiqiie de la tumeur a été fait au lal>oi*atoire de M. Kanvier.
OKSEHVATIOX XXII
Affiaiion de la moitié droite delà langue avec fécraseur linéaire. Application des pinces sur les vaisseaux.
>f. X...^ quarante-deux ans, est op^hé le 20 septembre 1876. Il porte au i'Àjié droit de la langue une ulcération (jui s'est développée depuis un mois sur une ancienne plaque de psoriasis lingual et présente tous les i^ractères d'un épithélioma ulcéré.
Le malade étant chloroformisé, M. I*éan attire la langue au dehors avec une pince à griffes et la perfore avec un petit trocart articulé en arrière du in;:l, puis, pass«'uit une chaîne d'écraseur dans la canule du trocart, il enlève celui-ci et commence la section de la langue d'arrière en avant sur la ligr e médiane. Le malade, qui est asthmatique, supportant mallechloroforrie, M. Péan se décide à achever l'opératitm le plus rapidement pos • sible. sans chercher à prévenir complélenKMit Técoulement sîinguiu. Plusieurs points de la section anléro-postérii^ure donnent alors du sang et .sont saisis avec des pinces hémostatiques.
L'opération est ensuite rapidement terminée par la section transversale de la moitié droite de la langue en arrière de Tulcération. Les artères de la surface divisée saignent abondannneut, mais M. Péan parvient assez facilement h firrêter complètement l'hémorrhagie au moyen de quatre nouvelles pinces qui sont soutenues hors de la bouche par un pansement approprié, de façon à ne pas occasionnrr de tiraillements, ('inq de ces pinces furent relii*é«^s par l'un de nous le lendemain matin à sept heures, dix-huit heures apn s lopération. Les (rois autres, qui comprimaient les
50 DE I.A FOR(:IPHF:ss[:|{E.
vaisseaux les plus importants, furent laissées par prudence jusqu'au soir et enlevées par conséquent au bout de trente heures. 11 n'y eut pas trace dliéniorrhagie ni au moment de lablation des pinces ni dans les jours qui suivirent. La cicatrisation se lit rapidement et le malade pouvait au bout de vingt jours reprendre sa vie habituelle.
v. — opékaiions qui se pratiquent buu lk cou.
Trachéotomies.
Pendant la trachéotomie chez Tenfant, et surtout chez l'adulte, la perte de sang peut être assez abondante pour compliquer l'exécution des derniers temps de l'opération. La compression est ici impossible, la ligature demanderait un temps précieux, et l'application de perchlorure de fer ne serait pas exempte de dangers (1); on trouvera donc un utile auxiliaire dans l'emploi des pinces hémostatiiiucs, qui ont déjà rendu dans ces cas de nombreux services à M. Péan.
OHSKKVATION XXHl Tumeur cancéreuse du larynx, — Trachéotomie (2).
G..., receveur des contributions, entre à la maison de santé du docteur Plouvier pour une tumeur canciireuse du larynx, dont les progrès rapides menaçaient de laspbyxier. Appelé pour pratiquer la trachéotomie, le 17 avril 187^, M. Péan, assisté de M. le docteur Fauvel et de M. Poyct, interne des hôpitaux, incisa les légumenls sur la ligne médiane, plaça quelques pinces sur les vaisseaux qui furent intéressés pendant les manœuvres nécessaires pour découvrir la trachée, et lit Tincision de cet organe. Le malade ne perdit pas du loul de sang ; cinq pinces restèrent en place après l'opéialion, trois furent enlevées pendant la nuit par M. Poyet, les deux autres furent laissées jusqu'au lendemain. Cette opération prolongea de six mois la vie du malade.
(1) Vidal (le Caissis, Tnùl. dt" paih. r.i/., I. V.
(2) Coininuniqnte par M. l*o\et.
DE L\ FORCIPHESSIUE. 51
OBSEKVATIOX XXIV Cancer du lart/nx, — Trachéotomie >
II..., cinquante-quatre ans, charpentier, présente la même affection. La suffocation étant imminente il est trachéotomisé par M. Péan, à l'Iiôpilal Saint-Louis, au mois de mars 1>73. Les vaisseaux étaient dilatés et formaient un lîicis inextricable au devant du cou. Plusieurs furent intéressés et auraient donné lieu à un écoulement abondant de sang s'ils n'avaient été saisis au préalable au moyen de quelques pinces hémostatiques qui furent laissées en place jusqu'au lendemain matin. La plaie se cicatrisa rapidement.
OBSEKVATIOX XXV
Ulcérations syphilitiques du larynx. — Œdeine de la glotte.
Trachéotomie (1).
La femme B..., âgée de vingt-quatre ans, est amenée à l'hApital Saint- Louis le 30 mai 1873, pour un œdème de la glotte, consécutif à des ulcérations syphilitiques du larynx. Cette femme étant sur le point d'asphyxier fut opérée immédiatement, et comme précédemment Phémorrhagie fut prévenue par l'emploi de quelques pinces laissées en place jusqu'au lendemain. La guérison fut rapide.