Deuxième vésicatoire. La dyspnée diminue, P
Jusqu'au 1" avril, même état. Les crachats ont repris leurs caractères normaux ; le souffle est toujours rude ; la matité persiste dans le tiers inférieur.
1" avril. — Matité et absence de murmure vésiculaire à la base ; un peu d'égophonie au même niveau. Troisième vésicatoire.
5. L'épanchement a presque disparu. Il n'existe plus qu'un peu de submatité à la base. Applications de teinture d'iode sur toute la paroi gauche du thorax. Plus de dyspnée, TA = 37.2. Étal général très-satisfaisant. Le malade est désigné pour Vincennes le 17 avril.
Obs. V. — PU non pénétrante de poitrine. Pleurésie purulente. Mort. Autopsie. — Vasseur (Kmile), vingt-six ans, entré le 18 janvier i87i. La plaie est peu profonde, n'intéressant que I? tissu sous-cutané, excepté à la partie supérieure où les muscles sont atteints. Elle s'étend transversalement de la racine du cou du côté gauche à la fosse sous-épineuse droite. Cette solution de continuité a été produite par la chute d'un couteau de corroyeur pesant 25 kilogrammes. L'extrémité gauche de la plaie a été réunie par des épingles en ville. A l'entrée du malade, des bandelettes collodionnées maintiennent les lèvres de la plaie dans sa moitié inférieure.
21 janvier. — Un peu de suppuration, on place un tube à drainage dais la partie inférieure de la plaie. La partie supérieure est réunie.
28. Le malade est pris de fiè\Te avec frissons violents et céphalalgie. Toux modérée, pas do crachats.
30. Point de côté à droite, au niveau du sixième espace intercostal.
i""' février. — L*auscultation révèle une diminution du murmure Tésil'ulaire. A la percussion, matité absolue dans toute labase du poumon droit; absence de vibrations thoraciques; dyspnée; égophonie.
2. Le malade est anxieux; le pouls est fréquent; la matité s'élève i deux travers de doigt plus haut qu'hier; égophonie s'étendant jusqu'à li fosse sous-épineuse avec matité complète au même niveau.
4. Mêmes signes : dyspnée considérable, respiration stertoreuse, soeirs abondantes.
0. P = 140. Anxiété; souffle très-fort, presque amphorique; Œdème tout autour do Textrémité droite de la plaie ; frissons répétés ; la dyspnée s'est notablement exagérée depuis hier. Malgré l'absence de bruit d'ainin, on pense un instant à un pneumothorax. Délire la nuit; la dyspnée est devenue telle, que le malade est menacé de suffocation i chaque instant