PLAIES PAR ARMES A F EH
Deux cas, le premier ne présente rien à signaler; dans le second, il y eut une série d'accidents assez graves, que Ton peut attribuer autant à la susceptibilité de la région blessée (la paume de la main) qu'à la nature des projectiles (grains 'de plomb nombreux); il y eut successivement une arthrite purulente de Tarticulation radio-carpienne, un phlegmon de la main, des hémorrhagies secondaires assez graves pour que l'on ait été obligé de lier la cubitale et la radiale vers l'extrémité inférieure de l'avant-bras. Malgré tout, le malade guérit, sans qu'il lui restât d'autres suites qu'une légère diminution des mouvements de flexion (obs. XXV).
Obs. XXIV. — Balle de revolver en séton dans le mollet droit. — Leroy (Jules), vingt-six ans, sans profession, entré le 25 février 1874. Cet homme a reçu, en se sauvant des mains d'un gardien de la paix, une balle de revolver dans le mollet droit. La plaie n'a donné que peu de sang. Le blessé a subi au poste un pansement provisoire.
L'orifice d'entrée se trouve sur la région postérieure et externe de la jambe, à 15 centimètres au-dessus du bord inférieur de la malléole externe. La direction du trajet suivi par la balle est oblique de bas en haut, d'arrière en avant; la porte de sortie est à la région antérieure de la jambe, en avant du péroné, h 3 centimètres de la crête du tibia. La longueur du r. on-
duil est de 13 centimètres. Le stylet introduit permet de reconnaître qw Tos est mis à nu.
L'orifice d'entrée est placé plus bas que rorifice de sortie, ce qui lail supposer que l'individu a été blessé au moment où, dans sa faite, il rait la jambe repliée presqu a angle droit sur la cuisse. Un gonflement peo considénibie s'étend aux parties voisines, et la pression n*est douloureuse que sur le trajet du canal creusé par la balle. La couleur de la peau est normale. Pas de fièvre. Compresses d'eau froide.
26 février. — Le malade n'a pu dormira cause des douleurs qu'il ressent. La plaie suppure très-peu. On passe un drain.