PLAIES PAR ARMES A FEU
délire tardif, — Fropier (Alfred), vingt-quatre ans, jardinier, entré le 8 juin 1874. Le malade a été mordu il y a un mois par un chien, qui lui fit au mollet une petite plaie circulaire d'un centimètre de diamètre à peu près. Il se fit cautériser tout de suite ; le chien d'ailleurs n'était pas malade d'après le rapport du vétérinaire.
Le 9 juin, le malade songeant à sa morsure fut saisi d'une vive frayeur; il quitta précipitamment la table où il mangeait en famille, et s'enfuit dans le jardin se cachant et votilant se tuer. Ces idées de suicide ont duré trois jours. Le malade n'est pas alcoolique, n*a aucun antécédent héréditaire qui puisse faire songer à la folie. Au moment de son entrée, on constate que ta petite plaie est cicatrisée. Opium à l'intérieur ; sommeil pendant la nuit. Pendant les quatre jours qu'il passa dans le service, les phénomènes nerveux disparurent ; ils ne se sont pas reproduits depuis (juin 1875).
§ IV