Plus de fièvre, tousse moins ; appétit bon
25. Le malade se lève ; on voit encore quelques traces des contusions. Sort guéri le 5 juillet.
H. - TuoN»:.
0ns. XXXI. — Contusion simple (rétjion thoracifue). — Zecci (Étieime), vingt-deux ans, entre le 8 novembre pour une contusion de la région thoracique gauche et de la face vers la joue du même cMé. Le malade avait été atteint par la chute d'un madrier. Bains de vapeur. Sort au bout de deux jours, guéri.
Ous. XXXII. — (A)nfusion simple (régions thoracique et isbdominak). — Varembourg (Charles), (piarante-huil ans, entré le 26 octobre i874^ a fait la veille une chute sur le coté droit du corps. Ecchymose au niven de répiiu' ilia(pie antérieure et supérieure; aucun signe de fracture. Sîi ventouses scarifiées sur le point douloureux. Le malade en ressent aussilM un grand soulagement, (iuérison complète au bout de quatre jours.
Obs. XXXIII. — Contusion simple {mjion thorasiqué). — * Bouvet (Louis), cinquante ans, plombier, entré le 16 avril 1875. Tombé hier d'an premier étage. Toute la moitié latérale gauche du tronc a violemmeil porté contre le sol. Plusieurs ecchymoses sur la poitrine et au niveau de Tépine iliaipie antéro-supérieure. Douleur limitée asse^ vive dans toute la moitié gauche du thorax.
Quatre ventouses scarifiées. Guérison au bout de quatre JourSé
TRONC. i07
Obs. XXXIV. — Contusion simple {région thoracique). Dyspnée mécanique, — Gaube (Elisée), vingt-sept ans, camionneur, entré le 15 février 1875. A reçu il y a deux jours un coup de pied de cheval. Douleurs spontanées pendant Tinspiration exagérée par la pression, au niveau de l'angle de la neuvième et de la dixième côte. Ecchymose au mêmcniveau; pas de crépitation. Bandage de corps. Disparition de la douleur, et sortie au bout de deux jours.
Obs. XXXV. — Contusion simple (région dorsale), — Laurent (François), entré le 3 mai 1875. Tombé hier d'un deuxième étage sur le sol. Léger gonflement et douleur à la pression dans toute la région lombaire ; mouvements du tronc très-pénibles; quelques ecchymoses sans importance à la surface du dos.
Repos au lit. Guérison au bout de quatre jours.
Obs. XXXVL — Contusion simple (région lombaire). Hypéresthésie de tout le meftibre inférieur. — Pinchard (Jean-Baptiste), soixante-deux ans, scieur de long, entré le 11 novembre 1874. Cet homme a été pris sous une cloison de bois et de plâtre qui l'a jeté à terre, recevant le choc de la cloison principalement sur la région lombo-dorsale. Les jambes aussi avaient été prises sous la masse; il a été bientôt dégagé, mais il lui a été impossible de se tenir debout, tant étaient vives les douleurs qu'il ressentait par tout le corps; il ne se sentait plus, pour ainsi dire.
La douleur était surtout très-vive au niveau du flanc droit, où l'on trouvait une ecchymose et un gonflement difl'us. Le médecin du malade fit appliquer des sangsues, et le blessé resta cinq jours chez lui, puis fut amené à l'hôpital.
Pas de plaie, pas de signes de fracture ; seulement une hypéresthésie vive de toute la région pressée par la cloison ; ne peut remuer les jambes.
Repos au lit, bains généraux.
18 novembre. — La sensibilité est normale, peut remuer les deux membres inférieurs.
28. Se lève et marche depuis plusieurs jours avec des béquilles ; peut partir pour Vincennes. Au bout de dix-sept jours, guérison complète.
Obs. XXXVn. — Contusion simple (région lombaire). — Chevalier (Félix), trente-six ans, charretier, entré le 15 février 1875. Est tombé hier sous une voiture, dont les roues lui ont passé sur la région lombaire.
Large ecchymose sans plaie traversant horizontalement la région lombaire ; douleurs exagérées par la pression dans toute cette surface ; mouvements de flexion- et d'extension du tronc impossibles.
Six ventouses scarifiées. Guérison au bout de quinze jours.
Obs. XXXVIIL — Contusion simple (région lombaire). — Piiiaire
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(Acliillo), soixante-dix-neuf ans, cocher, eulré le I*' janvier 4875. Tombé hier trunc voiture. La réj^ioii lombaire a porté sur le sol. Gonflement e( liouk'ur à hi pression thins toute cette région. Peau chaude et de teinta ardoisée. Douleur avec élanceuieiits au même niveau. Fièvre, courbature. inappétence.
Six ventouses scarifiées et cataplasmes, loco doknte. Disparition de la douleur, et sortie au bout de cinq jours.
(.. — Membre sltéiuel'r.
Ohs. XXXIX. — Contusion simple {épaule). — Richel (Alfred), cinquante-deux ans, charretier, entré le 20 février 1875. Chute sur l'épaule, pendant la marche (le malade portait un fardeau). Contusion simple accompagnée de vives douleurs dans Tarticulation scapulo-humérale.
Seize ventouses scarifiées sur le moijrnon de l'épaule. Guérison au bout de quatre jours.
Obs. XL. — Contusion simple (èpauie). — Bonnefoy (Emile), trenteneuf ans, fabricant de jouets d'enfants, entré le 3 mai 1875. Tombé sur le inoignon de ré))aule gauche en luttant avec un de ses camarades. Contusion sinqile de cette région.
Six ventouses scarifiées. Guérison au bout de quatre jours*
Ohs. XLI. — Contusion simple (épaule et bras). — Quenière (OUivier), cinquante-neuf ans, entré le 17 août 1874. A fait une chute sur Tépaule d*nne hauteur de :2 métrés. Il existait à la réunion de Tépaule avecle bras une ecchymose large de cin(| travers de doigt. Aucun signe de fracture. Les mouvements et les formes anatomiques étaient conservés; la douleur était tonte locale; elle disparut après l'application de douse ventouses sèches, et le malade put quitter le service (|uatre jours après son entrée.
Obs. XLII. — Contusion simple (épaule et bras). — Slreus (Edmond), cinquante-huit ans, re)u'ésentant de commerce, entré le 9 tiovembre 4874^ Il est tombé dans un escalier tournant de la hauteur de trente marches. C'est l'épaule et le bras droits qui ont reçu tout le choc. La douleur a Ht h'ès-vive au moment de la chute, et il a ))erdu aussitôt le mouvement do bras.
L'épaule est fortement luméfiée, ainsi que tout le bras jusqu*au coude. La peau a pris une teinte eechymotique violacée sur toute la surface posté* Heure et externe du bras et de l'épaule. Les mouvements naturels sont extrêmement douloureux, aussi le malade maintient-il son bras dans une immobilité absolue. La peau est chaude. P=20. Le malade souffirebeiicoup de l'épaule et du coude. Repos et lotions résolutives.
il novembre. — N'a pu dormir à cause de la douleur. Pas d'appétit; langue sale. P = 90, dur et plein. Urines rares.
14. L'intensité des douleurs a un peu diminué ; le gonflement est le même. Insomnie, inappétence. Est allé à la selle pour la première fois depuis sa chute.
19. Commence à remuer légèrement le bras, qui est moins tuméfié; par places apparaît la teinte jaunâtre régressive. Pas de fièvre; mais chaque soir, vers onze heures, chaleur incommode dans la région contuse.
25. Va mieux ; les mouvements d'extension et de flexion de Favant-bras se font sans souff*rance ; les mouvements de l'épaule sont toujours difficiles ; il n'existe que peu de gonflement. La teinte ecchymotique disparaît de jour en jour.
28. Le malade est en état de partir pour Vincennes. L'appétit et le sommeil sont revenus, et l'état général s'améliore rapidement.
Obs. XLin. — Contusion simple (bras). — Tardif (René), cinquante* huit ans, tisserand, entré le 19 avril 1874. Tombé hier d'un premier étage dans la rue. Contusions accompagnées de larges ecchymoses sur la face externe du bras, et de la cuisse droite. Compresses d'eau blanche ; teinture d'arnica (2 grammes) à l'intérieur. Guérison au bout de quatre jours.
D. - Membre infébieur
Obs. XLIV. — Contusion simple (région fessière droite), — Banane (Jean), journalier, trente et un ans, entré le 2G octobre 1874. Est tombé de façon que la fesse droite a porté sur le bord d'un bateau. Douleur vive au moment de l'accident. Ne peut remuer la jambe. A l'entrée du malade la douleur est assez forte pour qu'il soit difficile de s'assurer s'il y a fracture du fémur. Compresses d'eau blanche.
27 octobre. L'examen de la cuisse est possible, et on ne constate aucune fracture. Déjà le malade l'émue mieux le membre inférieur.
Sort le lendemain. La douleur est beaucoup moindre et le malade peut marcher.
Obs. XLV. — Contusion simple (régian antéro-^xteme de la jambe droite). — Grigel (Jean), trente-deux ans, entré dans le service le 9 octobre 1874. Chute d'un sac de farine sur la jambe gauche. -A la partie antéro-externe de la jambe apparaissait une large ecchymose déjà jaune; l'accident remontait à quatre jours. Il n'y avait pas de signes de décollement ni d'épanchement , pas de déformation, les mouvements étaient conservés^ Bains sulfureux. — Guérison au bout de quinze jours.
PEAN. 14