CONTUSIONS
Obs. XLVI. — Contusion simple (rétjion antérieure de la jambe rt *rsale du pied). — Robert, trente ans, employé, entré le 1-1 janvier 1875 pour une contusion de la jambe et du pied droit. Il a été renversé par une voiture lù^ëve dont la roue lui est passée obliquement sur la partie externe du pied et interne de la partie inférieure de la jambe un peu an* dessous do la malléole.
La tuméfaction assez forte permet néanmoins de reconnaître qu'il sV git d'une simple contusion.
Repos et compresses d*eau blanche. —Guérison au bout de trois s^ maines.
Obs. XLVII. — Contusion du eou-de-pied. Arthrite traumatigne, Cwstipation opiniâtre. Guérison. — Dubernat (Auguste), trente et un ans, charpentier, entré le 9 mars 1874. Il était monté sur une fenêtre d*aB deuxième étage, occupé à monter un meuble^ lorsque Tappui s*est brisé, et il est tombé sur le sol. La jambe gauche a reçu le choc, et par cootitcoup la tête et le coude droit.
Les tissus ((ui recouvrent l'articulation tibio-tarsienne sont œdématiés et très-douloureux, surtout au niveau des insertions des ligaments hiéraux internes et externes. Les mouvements de rarticulatîon sont confiervés, le pied n'est pas déformé. Il n'y a p;is de fracture. Ce malade a pa marcher (piatre à cinq minutes après Taccident, puis il a été forcé de s'arrêter. Il ressent dans la partie lésée de vifs élancements qui le foBt beaucoup souffrir. La peau a une coloration légèrement eccbymotique, et le gonflemement s'étend jus(iu'ii la partie moyenne de la jambe et sir la face dorsale du pied.
11 y a six ans, il est tombé d'un troisième étage sur la jambe droite, et n'a pas été plus gravement atteint. Il a gardé le lit trois semaines, et a re))ris presque aussitôt ses travaux. — Lotions. — Placer la jambe dan une gouttière.
1 1 mars. Le malade n'a pu dormir. Il souffre toujours beaucoup dut l'articulation. L'appétit est excellent. — Se plaint de ne pouvoir aller ib selle.
15. Le malade, qui n'était pas allé à la selle depuis cinq jours, a eocf matin une garderobe abondante.
18. Le gonflement diminue; le pied est moins <louloureux. Le milWf a dormi six heures. La peau offre une» coloration subictérique.
^5. Le gonflement est à peu près disparu ; peu de douleur à la pression, la peau reprend peu à peu sa coloration normale ; les mouvements Al pied sont plus faciles. L'appétit et le sommeil sont bons.
3 avril. On enlève la gouttière qui maintenait la jambe, et on appfifoe une bande afin que le malade puisse marcher appuyé sur des béquilles.
8. Le malade, tout en se servant de béquilles, peut s*appuyer sur la jambe contuse sans trop de souffrance.