‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 3)Chapitre 69 sur 283 · PARALYSIES · texte numérisé non relu

PARALYSIES

de la malléole, au centre du gonflement, existe une ulcération de la grandeur d'une pièce de 2 francs, profonde, à bords taillés à pic, atone. Elle sai{:ne difficilement, et a Taspect des gomnjes suppurées.

lodure de potassium. Pansement local avec de la charpie imbibée de vin aromatique. Le malade sort le 21 avril presque guéri.

PAr.AI.YSIES.

Ors. XCV. — Paralysie de la sixième paire. Céphalalgie frontale vire, lodure de potassium. Amélioration. — Dupont (Armand), vingt-cinq ans, gardien de la paix, eniré le 21 septembre 1874.

Depuis longtemps déjà il soufl'rail de la léle; et la douleur se limitait surtout en avant au-dessus des deux arcades sourciliéres. Pas de bourdonnements d'oreille ni de troubles de la vision. Il y a quatrejours, survint brusquement de la diplopie sans que le malade eût éprouvé aucun accident nouveau. A son entrée dans le service, il se plaint beaucoup du trouble visuel créé par la diplopie. Pas de fièvre, appélil. Dos maux de tête, trèsviolents parfois, surviennent inopinément. On constate une paralysie de la sixième paire du côté droit avec diplopie croisée, aussitôt que le malade regarde à droite.

Il y a deux ans, cet homme a contracté la syphilis pour laquelle il est resté dix-sept jours à Thôpital militaire de Satory. Il prit des pilules de Van-Swieten et de Sédillot. Depuis lors il a eu de fréquents maux de gorge et a vu ses cheveux tomber. Pas de taches sur la peau. Rien dans riris, le corps vitré, la rétine et le nerf optique.

Sirop de Gibert et iodure de potassium.

Pendant une vingtaine de jours que le mahide reste dans le service et prend chaque jour le traitement, la céphalalgie diminue/ mais la paralysie persiste.

40 octobre. Le malade sort, préférant continuer de se soigner chez lui.

30 novembre. Le malade, qui n*a pas cessé le traitement, se présente à la consultation pour obtenir de nouveaux médicaments. Son état s'est notablement amélioré. Plus de céphalalgie. Le muscle droit interne a recouvré quelques mouvements ; les douleurs ont cédé. Lorsque nous le revîmes plusieurs mois après, les troubles visuels avaient disparu.

â3i ACCIDENTS SYPHIUTIQUES.

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