‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 104 sur 150 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

OHGANKS GÈNITO-UIIINAIRKS (SEXK ¥i

Ce r^hapilre contieiii 33 observations ainsi rép

1' Annexes de l'iiti^nis

2" Utérus

3" Vulve et vagin

r Urèlhi-e

a" Périnée

Total

Annexes de l'otifnis. — Tout ce qui a Irail aux ( d'ovariotomic t't (riiysli^reclomie, se trouvant ; volum*;, iiûus nous coiitenterniis de meiilinniier ii

ORGANES GÉNITO-URINAIHES (SEXB FÉMININ). 869

iiet demi plus tôt, pour un myome utérin du volume d'un if de poule. Des cautérisations avec le nitrate d'argent chez le-ci, quelques séances d'ignipuncture chez celle-là, amerent en un mois la disparition des douleurs, la cessation du arrhe muco-purulent et la cicatrisation des ulcérations.

Dans l'observation CCCLXIV : Fonrjosités de la muqueuse corps et du col de l'uiérusy la récidive du tissu fongueux es deux opérations, faites eu province, l'exlrôme fétidité récoulement qui se faisait par le vagin, un certain degré rigidité des culs-de-sac vaginaux qui avaient perdu leur iplesse, enlinles caractères mêmes des fongosités molles nables conduisaient à croire à une dégénérescence utérine k porter un pronostic grave.

Pourtant nous ne nous en tînmes pas à ces données alar- Dtes et un examen minutieux nous encouragea à entrendre la cure de la malade.

!loas apprîmes, en effet, que les opérations antérieures lient consisté en cautérisations ignées, limitées au col de lérus. Nous reconnûmes que la rigidité des culs-de-sac va- X était un phénomène inflammatoire dû au contact per- Dt de la muqueuse vaginale avec les liquides irritants B*écoulaient de la matrice, et ne devait pas être confonavec l'induration qui accompagne la dégénérescence de ifaise nature. L'écoulement utérin, bien que fétide, ne ait pas l'odeur caractéristique du cancer de l'utérus. en au spéculum nous prouva que les lèvres du mu-

tde tanche étaient saines, et le cathétérisme utérin révéla que les fongosités envahissaient aussi bien la |oeuse du corps que la muqueuse du col de l'utérus. ies dernières indications enlevaient à la récidive toute i|C6 de signification, en prouvant que les opérations ient été insuffisantes, le fer rouge n'ayant détruit que les josilés les plus voisines du col, sans agir sur celles qui ■paient la cavité utérine.

dairé et rassuré par ces diverses considérations, nous » le curage complet des fongosités à l'aide de la curette

"*lj

870 OBGUNES GÉN1T0-UBINA1RES (SEXE FÉMI

de Récamier : tous les troubles disparureul trailement.

Les deux oliservations suivantes ont trait î col de l'iilénis. Bien que nous fussîODS h uni voisine des premiers troubles fonctionnels {S caractères physiques des tumeurs étaient ass le diagnostic s'imposât. Le mal avait débi jiosférieure et n'avait pas encore envahi le trice, de sorte que nous pOmes aisément en mites, en pratiquant l'évidement conoïde du cédé de morcellement, à l'aide du therir t. ni, p. 675. Considérations sur l'éviden col).

Ces deux opérations furent suivies d'un ré pide, et comme nous avons dépassé largeme mai, nous avons tout iieu d'espérer que, s' récidive, ce ne sera que tardivement.

L'observation CCCLXVII relate le cas i femme qui devint enceinte alors qu'elle éfa tumeur de la lèvre antérienie du col utéria

Lorsque nous la vîmes, la grossesse él mois. La tumeur avait le volume d'une mac 1 Ifevre antérieure du col,

ORGANES GltNITO-URlNAIRES (SEXE FÉMININ). 871

S* les (limeurs qui fendent à se développer du côté de la Mpérilonéale et celles qui tendent à s'engager dans le

Kl premières n'apportent pas toujours une entrave à la Bbe régulière de la grossesse et, dans tous les cas, elles iTOistitnent pas un obstacle sérieux à Taccouchement. est en effet facile de comprendre, d'une part, que l'utéjfravide entraîne avec lui, h mesure qu'il se développe,

Lductions qui siègent dans ses parois et que ces pro- Ds, même volumineuses, trouvent toujours h se loger la cavité abdominale; et que d'autre part, quand [8 expulse son contenu, les masses morbides viennent ^ndre dans le bassin la situation qu'elles occupaient avant bssesse.

pis avons publié dans le tome II des Cliniques de Saintb(p. 585, obs. CCCIII) une observation qui démontre la Ibilité d'une grossesse et d'un accouchement favorables, la présence de plusieurs fibromes utérins interstitiels ps-péritonéaux volumineux. Tout se passa naturelleet, fait remarquable, h partir de la délivrance, les es qui, même avant la grossesse, avaient un volume e la malade demandait à en être débarrassée par la omie, diminuèrent graduellement. Quand la patiente rhôpital, ils n'avaient plus qu*un volume insignifiant. *en est pas de môme dans le cas de tumeurs du col. ci, outre qu'elles provoquent la déviation du museau iche, diminuent les diamètres du petit bassin, oblitèrent moins complètement le passage et constituent fataune cause de dystocie.

périence nous a appris que les tumeurs liquides intratèiles, qui sont molles, fluctuantes, dépressibles et par kpient susceptibles de subir des déplacements partiels lîiles au passage du fœtus, constituent néanmoins un ide à l'accouchement. (Voir présent volume, obs. JCXVll, Kysle fhllicitlaire du vagin,) plus forte raison doit-il en êire ainsi quand il s'agit de far solide.

Sll 0HGANE8 GÉNITO-URINAIRKS (SBXR Fl

Tel était le cas de notre malade. Le si sou volume, sa consistance, faisaient préïoii difficile au premier chef.

Doit-on abandonner les choses à elles-t patiemment la suite des événements, qui moment de l'accouchement?

Doit-on débarrasser la malade de sa tui a constaté la présence?

Lorsqu'on songe aux dangers de certai dvstociques. aux complications redoutab entraîner, ans opérations graves qu'ils i occasionnent souvent la mort de la mère l'enfiiiit, on n'hésite pas à prendre lederoii ter les accidents qui peuvent résulter d'un quée sur un utérus gravide.

La plupart des complications qui tii tiou elle-même (hémorrhagie, inilaminat êlre prévenues ou combattues eflicaceme éclairés.

Reste la crainte de provoquer un avortem avis, cette ciaiute doit êlre reléguée pan tifins secondaires, puisque bon nombre d'à gués n'bésileiit pas â conseiller, dans de

ORGANES GÉNlTO-URhNAlHES (SEXE FÉMININ). 873

trois observations suivantes fCCCLXIX, CCCLXX et XI) se rapportent à des fibromes faisant saillie dans le par Torifice du museau de tanche.

s'implantait sur la paroi postérieure de la cavité du » autres sur la paroi postérieure de la cavité du corps, remier fut enlevé séance tenante par section du pédi- 'aide de noire forceps-scie. Dans le second cas, nous L sectionprogressive du pédicule à Taide d'une ligature ]ue dont on serrait Tanse tous les jours par Tintermélu treuil approprié que nous avons fait construire par [lieu.

la troisième malade, ce procédé ayant échoué à cause largeur de Timplantation, nous nous contentâmes [uer sur le pédicule une forte pince qui fut laissée à e jusqu'à la chute de la tumeur.

y avait pas lieu de songer à faire Tablation des îs par la voie vaginale chez les malades des observa- CCLXXII et CCCLXXIII, parce que dans le premier imeur était à la fois sous-péritonéale, interstitielle et érine, et que dans le second cas il s'agissait d'une

fibreuse enkystée dans l'utérus. Mais, comme les » éprouvaient des douleurs expulsives intolérables, nés le débridement bilatéral du col : avec le thermo- , chez la première malade; avec le bistouri, chez la •

is les fois que nous pratiquons sur Tutérus, par la inale, une opération, si insignifiante qu'elle soit en ce, ablation d'un petit polype muqueux, débridei col et a fortiori, quand l'opération offre une certaine comme l'ablation de volumineux iibro-myomes plus is pédicules, nous avons soin de faire le traitement f de la péritonite.

je fois que la chose est possible, nous avons recours ûo-cautère, pour toucher l(»s surfaces cruenlées; non

par crainte d'héinorrhagie ou de récidive, que pour une eschare superficielle qui oblitère les vaisseaux \ et lymphatiques et prévient à la fois la phlébite, la

»'/t ORGANES GÉNITO-UnlNMHES (SKXE FÉMl

lymphangite et la propagation de riiillammati

De plus, nous maintenons, dans le môme de glace en permanence sur le ventre, pendi jours qui suivent l'opération.

Ces précautions nous assurent généralem résultats. Elles nous on! parfaitement réus lades dont nous relatons les observations ( volume, sauf chezdeux patientes qui mourure tonite, l'autre dans un élat typhoïde adynam

Dans le premier cas, observation CCCLXl? nue le troisième jour après l'opération doit ■ ce que, malgré nos recommandations, la tîlli la glace que nous avions fait placer sur le ve démontra qu'il existait une péritonite générr

Dans le second cas, les phénomènes étaient moins évidents. L'élat typhoïde adyr perla la malade le neuvième jour doit surto à l'épuisement de la malade, épuisement p métrorrhagies profuses antérieures à l'opéi pepsie rebelle qui empêchait l'alimentatiou e nerveuse excessive occasionnée par des doule

L'opération avait été faite ;'/( extremis, et bridement du col ait été pratiqué avec le nous eûmes nu écoulement sanguin en napj

Page 1