VULVE ET VAGIN
1^^ Les gaz sortent par l'anus.
ttJKillel. — On enlève les tlls. [léunion par première intention, fef& la partie inférieure, où existe une Qstulette imperceptible. 1*8. — Les selles pussent par l'anus, mais les gas et les lii^uides ËMlïnaux s'échappent par le vagin.
B. — La malade qnitle le service. Elle reviendra quand le tissu feicalrice sera assez vascuiaire pour qu'il y ail les chances de faire Hration avec succès.
itts. CGGLXXXVl. — ÉpUhélioma d- Curéthre. Envahiisemnt de la
pifti vitico-ttaijinale. Ablation par le thermo-cautère. Gufrîson. —
Rinau (Pauline), cinquante-quatre ans, couturière, entre le 26 octo-
»f880, salle Sainle-Marlhc. d° 49. P.ns d'hérédité. Pas d'nntécé-
pu* ^intbé^iqucs. Variole à deux reprises dilîérentes, dans l'enfance
I Mite ans. Munslruation régulière de seize il quarante-huit ans.
Biparc. En avril 1880, elle commença i éprouver du ténesine
toi. Miction fréquente. Brûlure de l'urëlbre au passage de l'urine.
iconslata en même temps la présence d'une tumeur qui acquit
blAt le volume du pouce; indolence h la pression. Le 20 mai,
1 de cette tumeur h la maison Dubois. La plaie chirurgicale
[ jamais complètement cicatrisée. Récidive sur place, qui
\ à l'hApital. '
)tattiiel. — Le méat urinaire et l'espace compris entre cet ori-
fé\> le vagin sont le siège d'une tumeur ulcérée, végétante, à sur-
t rouge, saignante, baignée de pus, d'ichor et de débris épUhé-
X. En pratiquant le toucher vaginal, pendant qu'un cathéter est
^Oduit dans l'urèlhre, on sent que la cloison urélhro- vaginale est
tlorée, hypertrophiée, envahie par le tissu morbide dans la moitié
\' SA hauteur. Le mal ne s'étend pas jusqu'à la vessie. Dysurie
l^ais deux mois, la malade est obligée de se sonder. On trouve
ps l'aine gauche un ganglion du volume d'une noix, présentant les
(«clercs de l'intlammalion aiguë simple; œdème ; congestion des
Ènaents. Élévation de la température locale. Diagnostic: Ëpithé- I octobre 1880. — Chloroforme, La malade étant couchée sur Ut d'opération, dans le décubttus dorsal, le bassin soulevé, les tbes fléchies sur les cuisses, les cuisses écartées et Qécbies sur le nous appliquons contre la cloison recto -vaginale une valve de Il et sur les parois latérales du vagin des valves de Récamier. Un !ter étant maintenu dans l'urèthre pour nous servir de guide, faisons avec le Ihermo-cautëre sur la cloison uréthro-vagînale '^cision médiane dépassant en haut les limites du mal. remon- •ar conséquent au delà de la moitié de la profondeur du vagin, mcher de l'urëtbre ôtanl ainsi ouvert, nous enlevons largement n morbide, à droite et à gauche dp notre incision. Nous sommes
m ORGANES RfiMTO-UHmAIRKS (SKSK FÈI
ainsi obligé d'empiéler sur les parois latérales tissus que nous traversons sont extrememeot c hypertrophiés. La paroi supérieure de l'urèthri pubis, est aussi malade; nous la détruisons coin lion faite aussi largement que possible, nous pla^ meure dans ta vessie. Pansement h plat avec dei latane imbibées d'eau légèrement pbéniquée. Gl sur le ventre. Cataplasmes sur le ganglion T. S = 37'. P = 80,
31 octobre. — T. M = 37". — T. S = 36°. — P État local satisfaisanl. Pas de douleurs abdomi l'eau alcoolisée phéniqnée.
1" 7io>}em6re. — T. M = 37»,8. — T. S = 38°,J abondantes la nuit dernière. Sommeil court et ) Rien d'anormal du côté de l'abdomen.
2. — T. M = 37°,2. ~ T. S = 37°,8. — P = 78 leure. La malade a mangé bouillon, potage, Œufs. satisfaisant. A partir de ce moment, la suppuralio rature reste normale. Ou laisse la glace sur le ' tième jour. Sous l'action des cataplasmes, l'adéi paru. La cicatrisation marche lentement et rég assez avancée le 16 décembre pour que la mala cbez elle. La guérison est assurée.
Obs. CGCLXXXVll. — DécAii-uie du pennée; ce ckement. Périnéoiraphie. Guérison. — Chenot(Irma entre le 22 mars 1879, salle Sainte-Marthe, n" 46 d'antécédents scrofuleux, vénériens ou tuberculi Ijiluelle. .Menstruation à partir de neuf ans; depu
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3 de continuité sont Tormés par du tissu cicatriciel. Au touchei', nfpsi a conservé son calibre et son intégrité. Il n'existe aucune E9de brides cicatricielles, d'oblitération partielle ou totale ou de lede substance. Le col de l'utérus el les culs-de-sac vaginaux ne ■Bntent rien de particulier. Pas de trouble dans la défécation, la lade garde ses matières.
I avril. — Clilorororme. Nous avivons la muqueuse des bords Tagin et de la cloison recto-vaginale, en disséquant te tissu de ktrice. L'avivement terminé, nous rapprochons les bords de la so- «D de cûnlinuité à l'aido de six points de suture métallique prods et de cinq points superficiels. Les extrémités des fils sont ente fixées à l'aide d'une petite bande de diacbylon. (Pour les détails procédé opératoire, voir Cliniques de Sainl-louïs, t. II, p. 275 et llkates). Pansement simple avec des compresses imbibées d'eau inment alcoolisée. Pas de réaction fébrile. La malade a eu des liées et des vomissements les deux jours qui ont suivi l'opération, (d'autres accidents consécutifs. On fait tous les jours des lavages D l'eau akoolisL^e. Les lils sont enlevés le quatorzième jour. Réun complète par première intention. La malade sort guérie le
mil
Ik. CCCLX.\XVIII. — Déchirure du périnée et oblitération dcatri- \tdu vagin consécutives à un accouchement. Périnéorrkaphie. Reslaura- I dn payiii. Guéi-ison. — Bournier (Louise-Amélie), Irente-sept ans, litre sur caoutchouc, entre le 6 janvier 1879, salle Sainte-Marthe, 9. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents tuberculeux ou scrofuleux. de trace apparente de rachitisme. Très forte conslitulion. Rougeole lil ans. Fièvre typhoïde ù dix ans. Menstruation régulière de qua- » à trente-six ans. Règles peu abondantes, bien colorées, durant IZ jours. Première grossesse en 1878. Aucun accident pendant la ■aesse. Accouchements terme le6 juin 1878. Les douleurs dura* t quarante-huit heures el on dut employer le forceps pour extraire ifant qui était mort-né el très volumineux. Au dire de la malade, coucheur a trouvé le bassin étroit et a conseillé de ne pas atten- I le neuvième mois si une nouvelle grossesse survenail. L'accou- Roent avait déterminé une déchirure complète du périnée. 11 y t, dès les premiers jours, incontinence des malières fécales, rétenftd'urine pendant quarante-huil heures, puis incontinence penlU trois semaines. La malade ne peut dire si pendant celle période la perdit ses urines par le vagin ou par les voies naturelles. Quoi m en soit, les fonctions urinaires redevinrent normales el volon- Itei au bout de ce laps de temps. Mais les tentatives du médecin tr obtenir la cicatrisation de la déchirure périnéale restèrent in- 'ttueuses ; il y eut même sphacële des bords de la solution de confite. La malade garda le lil pendant sept semaines. L'incontinence
Etal actuel. — Il exisU une déchirure comp sphinclci' de l'anus, d'où résulte un véritable La muqueuse rectale Tail hernie du côté du va vaginale est très amincie, réduite à une épai environ, dans sa partie inférieure. Les tégum l'anus el de la déchirure, continuellemenl en liëies, suDt enflammés, érythémateux. A deux c existe une oblilératioa complète du vagin pan e\iste seulementau centre du tissu inodulaire diamiHre d'un slylet de trousse et tout à Tait ii lement des liquides utérins et vuginaus. D'ail cette (istulc avec un slylet boutonné ne conduit timëtres. Le loucher rectal pratiqué avec mena l'oblitération n'occupe pas toute la hauteur du du diaphragme inodulaire existe une tumeur luiinle, remplissant les culs-de-sac postérieur e lie permettant pas d'apprécier l'état du col de sien de cette tumeur à travers la cloison rec qu'elle est irréductible et ne détermine aucun le trajet flsluleux vaginal, soit par hi vessie, combiné avec le palper hypogastrique. on sente su situation et sa direction normales, et qu'il n péri-utérine.
18 janvier i878. — Chloroforme. La malade é domul, les jambes lléchies, les cuisses écartées sin, nous pratiquons la restauration du vagin. inti'Oiluisent la main au niveau des grandes lèv temenl les bords de l'oriflce vulvaire ; deux pinc cées de chaque côté de la muqueuse vaginale nues par des aides servent aussi de rétracleurs. dans la vessie dès le début de l'opération, pour
PÈHINÉE. 9;t7
nts h l'aide d'un bistouri ordinaire. Nous procédons lentot progressivement, en coupant surtout vers les parties latérales id'éviler la vessie et le reclum et en nous assurant fréquemment lij'index que nous suivons une bonne direction. Nous reconnaismÙD&i que le tissu de cicaliice est très abondant dans le sens ■versai oii il s'étend de chaque côté jusqu'au voisinage de l'isn. Euprofondeui', il arrive jusqu'à 2 centimètres du col. Au delà «tle limite, nous retrouvons le canal vaginal avec ses dimensions Baies. U est mCme distendu par le liquide qui s'est accumulé en tre de l'oblitération. Ce liquide est du pus blanciiàtre, épais, gru- Mx, caillebuté, qui entourait le museau de tanche et qui se vido kplètemcnt. Dés que nous avons rendu an vagin sa perméabilité A largeur, il nous est facile d'introduire l'index jusqu'au col et de pMater que cet organe est en partie détruit. La lèvre antérieure a Mru, la lèvre postérieure est représentée par un simple tuber- L'oriflce du col parait oblitéré. Tout en faisant cette explora- BUs dilatons 1e rétrécissement avec le doigt. L'examen auspé- WnQrrne le^ données précédentes. Cette première partie de k)a a été faite rapidement, sans délabrement el sans que la ttrde de sang, grâce à l'emploi de nos pinces hémostatiques. rons rencontré que des arlérioles pour lesquelles l'hémos- Iporaire a été suflisante. Nous pratiquons séance tenante la taphie d'après notre procédé habituel (voir CHniqws de it, t. IIj. L'avivcment présente ici de véritables difQculbit en effet porter en arrière sur la cloison reclo-vaginale ^ous l'avons dit, d'une minceur extrême, aussi sommes-nous ) plus grandes précautions pour aviver le bord vuginal de bon sans la perforer. Sur les parties latérales, la muqueuse Irfait défaut et c'est aux dépens du tissu inodulaire que nous ■ les surfaces cnientées. Malgré ces difficultés, nous conduirération à bonne tin sans aucLn accident. Nous aOrontons \ surfaces avivées à l'aide de cinq Bis métalliques profonds et ficiels. Nous faisons comme d'habitude la suture isolée et s les extrémités libres des flEs avec une petite bande de
"fi. Lavages avec l'eau alcoolisée phé-