‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 118 sur 150 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

MALADIES DE LA MAMELLE

lit observations contenues dans ce chapitre se rapoutes à des tumeurs de mauvaise naturel sarcome, ma, carcinome.

ité. — Dans ces huit cas, Thérédité cancéreuse a été I fois.

— Une malade avait 38 ans, une autre 48, trois le 50 à 60 ans, deux de 60 à 70, une dernière ]:es chiffres ne modifient pas sensiblement les moyennous avons déduites de la précédente statistique et lient à étabh'r que la fréquence maximum du cancer

la cinquantième et la soixantième année. fment. — Deux malades sur sept avaient allaité à rises différentes. Deux étaient nuUipares, une primiait pas allaité, deux autres observations sont muettes de l'allaitement.

latisme, — Dans un cas d'épilhélioma du sein chez , le début est attribué à un coup. Les autres mant pas accusé de traumatisme.

— Le sein droit a été pris 4 fois, le gauche 3 fois, les s successivement une fois.

les-unes de nos observations donnent lieu à des liions particulières.

rvation GGCXC s'ajoute aux faits que nous avons lans le tome II de nos Cliniques (p. 157 et suivantes. I leçon) à propos des itimeurs du sein chez Fhomme. it d'un épithélioma lubnlé opéré une première fois

bides et le malade sortit guéri au bout d'ui Pendant trois ans, la guérison se maintint lade éprouv&t le moindre trouble de ce côté. Quand il vint nous trouver la seconde fois, de 5 mois; elle s'était faite à l'angle de la ( telle rapidité, que la tumeur avait acquis ei de temps le volume d'une grosse orange, i Un gan<j;lion axillaire était pris. Nous fîmes ration aussi large que possible et le malad( dément.

L*examen de la pièce anatomique démoi meur s'était primitivement développée dans peau.

L'observation CCCXCI est intéressante en que chez certains malades des tumeurs mali plus ou moins dissemblables, mais en réalité peuvent se développer simultanément dans gnées.

Cette femme portait, en effet, un no/i : paupière inférieure droite et un squirrhe di

ail ot projiagéo secotidaii'emi'tit à la mamelle. Ces faits las rares et I'expi5rieiice nous a maintes fuis démonlré liiitieurs ofTiaiit les caractères cliniques du squirrlie

ÎbhI débuté par la peau et présentaienl au microscope la inclure de lépithélioma. D'ailleurs, en supposant même 4 la production morliide Tnl une tumeur primitive de la iode mammaire, les rapports du caiicroïde de la paupU're

de la tumeur du seiu n'en deraenreraieut pas moins évi- Bls. L'embryologie, l'anatomie et la physiologie démontrent,

effet, la cumplète analogie des mamelles et des glandes ji jum. Les unes comme les autres dépendent du feuillet lerne du blastoderme, ofTrenl la naêrae structure et si-crèit des produits de même ordre.

D n'est donc pas étrange de voir, sous l'influence do l'héréfé cancéreuse, des organes appartenant au même système, Kr simultanément la dégénérescence.

Et malade de l'observation CGCXGII fut opérée deux fois, h [an d'intervalle, la première pour une tumeur du sein droit, seconde pour une tumeur du sein gauche. Au moment de seconde opération, il existait un noyuu de récidive dans la •trice résultant de la première opération. Ici encore, 11 .s'agit, comme dans les observations CGCXCIII, ICXCIV, CCCXCVet CCC.XCVI, d'ôpiihéliomas primiiifs de ^11 propagés secondairement à la mamelle. Cette série d'observations est intéressante eu ce qu'elle tend noulrer que les tumeurs secondaires du sein sont plus fré- BDtes qu'on l'imagine. La propagation des tumeurs de la ,au sein passe souvent inaperi;ue, piirce que rarement mmes appelés à leur début, les malades venant conuliirurgien après avoir épuisé toutes les ressources is et lui'squc la tumeur a fuit des progrès assez cuuis pour qu'il soit impossible de savoir si les altérutinns ,u sont primitives ou secondaires, déduction pratique h. tirer de ces faits est que si les les se décidaient k consulter le chirurgien tout â fait au l'affeclion. elles en seraient quittes pour une opéra-

ctmli'v i880. — Cliloroforme. Après avoir liacé à l'encre les I de l'opëralion, nous fiiisons avec le bisLouH une incision eliip- ]ont l'extrâmilé externe se dirige vers l'aisselle. Nous enlevons me coup toule la mamelte et la peau qui répond à lu lumeur nt soin de dépasser les liniiles du mal. Les muscles pecloraux tdemnes. Après l'ablalion du sein, nous enlevons les ganglions res hypertrophiés en nous aidant du histouri, de la spatule doigts. Outre les deux ganglions appréciables au toucher, m trouvons un grand nombre de petits qui nous paraissent IX et que nous enlevons. Incision libératrice à la partie I. Dix pinces hémostatiques sont laissées sur les vaisseau.\ ois pendant vingt-quatre heures. L'opération terminée, nous chons les lèvres de la plaie et nous les réunissons par quatoints do suture métallique isolés, en prenant soin de laisser, arlîe déclive, une ouverture sulllsante pour livrer passage ia et faciliter les lavages et l'écoulement des liquides. Pant alcoolisé phéniqué et ouaté compressif. Diagnostic hîsloe : Sarcome.

cem/iri:. — T. M = 37°,6. S = 3S',2. On renouvelle le pansepas d'hémorrhagie,

- T. M = 37",8. S = 38\8. Anorexie.

- T. M ^ 31°, 6. S =: 39°. Le pansement est sec, écoulement 'aible quantité de liquide séro-purulenl par le tube à drainage. ).

- T. M = 3V,S. S = 38°,6. On enlève quelques fils et on les tce par des bandelettes de tarlatane collodionnée.

- T. M = 3T.i. S = 38°. On enlève de nouveaux flls. .\oubandclellcs agglutinnlives.

- Ou enlève les derniers 111s. Bandelettes. Kéunlon par preintention dans toute l'étendue de la plaie, sauf au niveau de ie du tube h. drainage. A partir de ce moment, tempéralurs le, écoulement de plus en plus modéré par le tube fi drainage, ration tarie le vingtième jour.

- Guérison. Sortie de la malade.

CCC.\C. — t'pjt/iélioma tabule du n-in chez l'homme. Ablation. PC au bout de trois ans. Seconde opération. Guérison. — Corriol eu), cinquante-quatre ans, mécanicien, entre le 11 décem- 80. salle Saint-Augustin, n" 10. Père mort accidenlellement. norte & quatre-vingts ans. Deux Ubves bien portants. En Juilr^t il entra dans notre service pour une tumeur du sein droit, nt au niveau du mamelon, et ayant le volume d'une mandajes ganglions étaient sains. Nous enlevâmes largement la tu.

et l'examen microscopique révéla que nous avions affai. lioma tubulé. La cicatrisation fut complète au bout d'un

e à un I

n mois {

MALADIES DE LA MAMELLE

Piuilluire. De ce cùlé on laissa la tube à drainage pendant me jours. La cicatriïiition élail complËlu le 27 décembre, jour ■malade quitta l'ii&pital.

KUne coupe, la tumeur m compose d'une masse solide, sans loges IjBBi, h trame fibreuse, blanchiltie, arbonsée et cii'conscrivant àpsces remplis d'un tissu plus mou et offrant à un certain Lu coloration du frai de grenouille. Au niveau delà peau on ilttâment, à l'œil nu, les glandes hypertrophiées. Le ganglion pMeun aspect analogue). j^XCDI. — Èjiilheiioma du actn droit. Caneroide de la paupière

taure '/" niêiiu- côIk. — V (Justine), cinquante-buil ans, sans

Lsloii, se présente, le 11 mars 1H80, dans notre service. Père lOancéreux. Deux sœurs de la malade sont mortes l'une d'un A. j.. .„;„ l"iiiitre d'un cancer de la matrice. Pas d'anlécépalhologiquus personnels. Muustruation régulière de vingt iptinte aui. Un enfant morL-né. Depuis huit ans, noU me lanbord libre de la paupière mférieure droite. 11 y a trois mois, par hasard, à l'extrémité supérieure et externe du lit, une tumeur indolente, dure, solide, adhérente h la peau iiprésentait alors aucune modification appréciable, du volume lOÎx. Depuis, la tumeur a fait des progrès rapides. Elle est le siège de douleurs intermittentes. Une plaque érylhémait apparue à la peau il y a huit jours. Douleurs dans l'aisselle. actuel. — Pas du déformation apparente de la mamelle. Le lOD n'est ni elTucé ni rétracté, il ni; laisse pas suinter de 11- L A la partie supérîeuto et externe du sein on voit une plaque léryUiémateuse de il centimètres de diamètre. Si on plisse la : co niveau, on voit qu'elle prend l'apparence chagrinée d'une Forant^e dans une étendue qui répond exactement à la plaque. BCber, ou sent que le tiers supérieur et externe de la mamelle bnpé par une tumeur du volume d'une pomme, de forme irré- 1»' envoyant des prolongements multiples au milieu du paren- 'juammuire. Sa consistance est dure, franchement solide, li- It Elle adhère h la peau dans l'étendue de la plaque érythéla, mais la glande a conservé sa mobilité sur les muscles Uit. Pas de vascularisalion anormale. On trouve dans l'aisselle iglion^ indurés, hypertrophiés, du volume d'une noix. Ces sont douloureux à la pression, tandis que la palpatioa Ion de la tumeur n'éveillent aucune espèce de sensibilité. l'autre mamelle.

léger de la paupière inférieure droite, dont le bord libre, et en partie délruit, est le siège de petits noyaux épitbéaine d'une tète d'épingle, grisâtres, desséchés, entourés itutsanleet ouclucuse. Phique épiUiéliale du diamètre d'une

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igent & délE'uii'O une partie du muscle. Ceci Tait, nous proi l'incision jusqu'à l'aisselle, ou nous tiouvons plusieurs ganglionnaires soudées enlre elles. Nous en trouvons jusque ^rand dentelé et sous le grand dorsal. C«s glanglions ont un qui Tarie de celui d'nn pois à celui d'une amande. Lorsque nmes aûr de ne rien laisser de douteux, nous faisons à l'angle de la plaie une incision libératiice pour l'écoulement du pus. açons alors un Uibe à drainage au fond de la plaie, dont laissons les bords à l'aide de quinze points de suture métalli- Ss. Vingt-deuï pinces bémostuliques ont été appliquées pen- )ération;cinq seulement sont laissées en place pendant vingtleures. Pansement alcoolisé phéniqué et ouaté compressîf.

que la malade est anesthésiée, nous enlevons avec le bistouri e induré qui s'est développé h l'angle externe de l'anciennc I, et nous rapprochons les tissus U l'aide de deux points de Uëme pansement.

ne coupe, la tumeur est composée d'une trame Qbreuse, blanarborisée, circonscrivant des alvéoles remplis de tissu blaniQ rosé, sans lacunes et sans kystes. Diagnostic histologique : Dîna ayant débuté par les glandes de la peau. iX premiers jours, la températuie oscille entre 37' et SS'S. Elle normale ensuite. Un enlève les fils les quatrième, cinquième et Jours, et on les remplace par des bandelettes de tarlatane cotées. Réunion par première intention, sauf dans le cinquième de la plaie au niveau de la sortie des tubes à drainage. Supn modérée. L'état local et général était aussi satisfaisant que I, lorsque le 23 juin la malade eut un violent fiisson ; la tem- B s'éleva brusquement à S^'G. Poussée d'érysipèle autour de , Nous faisons passer la patiente dans nos salles d'isolement,

badigeonnons la surface érysipétaleuse avec du collodion téiné. Potion & l'extrait de quinquina. Purgatif. On renouvelle kmeat deus fois par jour, bien que la suppuration soit presque laia les bords de la petite plaie qui reste au c6té externe se it de fausses membranes pulpeuses, grisâtres, de mauvais Malgré ces précautions et les badigeonnages répétés de col- 4rébenlbiné,rérysipèle faitdi-s progrès rapides, gagne le dos, thoracique latérale, et l'byp^jcbundre correspondant. La tenj- B oscille enlre 40" et 41°. Peu à peu lu malade tombe dans tin zo-adynamique et meurt le 3 juillet.

KCDIll. — Efiithélioma du sein ayant iféàulé par la peau. Entent dei gangliom axillaires. AI/iallon.Gui:riion — Mary (Rose , ll»-sept ans, concierge, entre le 30mai 1879, salle Sainte-Mai - 46. Lympbalisme. Rougeole à onze ans. Pleuro-pneumonic h Dis ans. Il y a duux ans, elle remarqua au-dessus et en rit-

MALADIES DE LA MAMELLE

hors du sein droit, dans l'épaisseur do la peai indolente, du volume d'une noisette qui évoluK 1 sivement. 11 y a deux mois, la peau qui la reoo ration rouge, s'amincit et s'ulcéra; depuis ce i donna fréquemment issue à quelques gouttes de éprouva dans le sein et dans l'aisselle ries doule rent à venir à l'hôpital.

Élal actuel. — L'espace compris entre le sein < par une tumeur de la forme et du volume à\ surface lisse, unie, convexe, sans bosselure appar partie la plus saillante une ulcération irréguHÈ de diamètre, h bords violacés décollés, h surfa nante, couverte de pus et de débris épithéliaux. 1 la tumeuf dans le reste de son étendue offre ui elle est parcourue par de grosses veines bleuAtrf latées dont le volume varie de celui d'un style d'une plume d'oie, s'irradiant dans tous les sei dantes dans la direction de la clavicule. Au toucfai ,^ la tumeur; lorsqu'on la plisse, elle prend l'as de la peau d'orange. La consistance de la tumet dure, solide, fibroïde; adhérences avec le muscle en apparence normal, mais à la palpation, il oQ et externe des noyaux de même consistance qi continuant avec elle par des prolongements app au toucher. Les ganglions axilîuires sont indur ils forment une sorte de chapelet qui remplit Ii Toutes ces régions sont le siège de douleurs spt

MALiOlES [JE U MAMELLC. Htf

î axillaire, qui est énorme; elle offrp le volume du puiice d' ■ Ite.et est entourée de ganglion.s. Nous redoublons de précautions ne pas iouvrir, A la parlîe profonde du creux axillaire les ganks contractent dos adhérences lellenient intimes avec le TaisceSB Klo-nerveiix, que nous sommes obligé de procéder par ction; un nerf du plexus iixillaire et des veines d'un certaia ne sont sacrifiés. Nous plaçons des pinces hémostatiques sur ■aux à meMire que nous les ouvrons. Nous ménageons les plus , et particulièrement une veine Ihoracique externe con- "■blcnient dilatée. Cette partie de l'opération prend beaucoup Avant de terminer, nous faisons k l'anf^le e:flerne de la l'thoraci'jue une incision libératrice pour faciliter l'écoulement [uides. Fuis après avoir placé à demeure deux drains, l'un pee- \ qui sort par cotte incision, l'autre aiillaire, nous réunissons res des plaies h l'aide de vii)gt-deux points de suture métallique r trente-deux pinces bémoslaliques appliquées pendant I' onze seulement sont liiissées en place pendant vingt-quattis] i Pansement alcoolisé pbéniqué et ouali^ compressif.

0 coupe, la tumeur est l'oniiée d'une trame blanche, fascicii- »>nscnvant un tissu jaunAtre, très vasculaire. Parla pression

k»aillir à la surface du la coupe une inflnité de fUaments gi*}-

nmous et comparables k du vermicelle cuit. Mfïmes alléralion^

i des ganglions. Exumen hi:>tologique ; trame libreuse trëii

interposition do liquide, cjlimii-es épilhéliaUA renfermant

onents volumineux. Diagnostic : Épilbélioma.

1 ISIS. — T. M = 37-,6. S = 38°,4. P = 82. On enlèvii Ica ç pas d'hémorrbagie. Renouvellement du pansement.

. H = 37"ii. S = 38"4. P = 82. Nuit agitée. Le matin, abat- L Sueurs profuBOs.

r T. M = 38°. S = 38-8. P =90. Somnolence. Face congos- . Inappétence. Suif vive.

f. T. S = 38", P = 84. On enlève une partie des fils-

1 remplace pur des bandelettes de tarlatane collodionuées. La

îration s'établit par les drains.

6. — T. M = 'iT,ti. P = 72. On enlève les derniers flls; nouvell»

''^^ — ;- Iclfttes collodionuées. Amélioration. Suppuration modérée. A

: (\e ce moment la température reste normale. La plaie, réunis

iriîroièro intention dans la plus grande partie de son étendue, sa

^ -^tnso rapidement à la partie déclive.

30. — La suppuration est presque tarie. On enlève les tubes à dr»i

i. — Cicatrisation complète. La malade quitte li

. XCDIV. - Siiui>T/ie (lu sem gauche. Abhtioi

service.

par le OiUouiH, J

S50 MALADIES DE LA HAMBLLE

Guérhon. — Rohé (Désirée), soisante-huîtans, lin vier 1879, salle Sainte-Marthe, n" 49. Pas d'héré trices d'adÉniles cervicales ayant suppuré da truation régulière de dix-huit à cinquante ans. fausses couches. Il y a un an, sans cause connu* hasard au-dessous du sein gauche une petite tui indolente, qui a d'abord évolué avec lenteur san dents locaux ou généraux. Dans les derniers ten ment étendue en surface et en profondeur.

Éiat actuel. — Pas de déformation apparente î lorsqu'on soulÈve le sein gauche, on voit à l'e: sillon sous-mammaire, une tumeur ayant Les dimi noix, h surface irrégulière, présentant des bo d'un pois. Au centre existe une dépression capal de l'index. A ce niveau, la peau présente une d'ulcération. Au toucher, consistance dure, li osseuse en certains points. La tumeur s'est manif aux dépens des téguments avec lesquels elle prennent, lorsqu'on les plisse, l'aspect caracté d'orange. Limites diffuses, adhérences aux tissu iongement relie la production morbide à la interne de la glande mammaire, qui parait norr son étendue. Rien dans les ganglions axillaires. les organes thoraciques et abdominaux, ne prés culier. État général très satisfaisant.

25;Vmiiier 1879. — Chloroforme, A l'aide du b autour de la tumeur une incision elliptique qui coup la peau, le tissu cellulaire i^uus-culané

MALADIES DE LA MAMELLE. 911

1 liistologiqiip : coupe au niveau d'un point où la peau préît l'aspect de la peau d'orange : cylindres épithéllaux renfer- . des éléments énormes. Tissu fibreux extrfimement dense, sans [kositionde liquirle. Fibres élastiques.

— T. M = 37°,8. S = 38° ,8. P = '.M. Inappétence. Langue sahle. Rien d'anormal du c6té de la plaie.

— T. M = 39°, 2. La malade a eu une mauvaise nuil. Agitation, elîrium. Ce matin elle se plaint d'éprouver dans lu région scar^ postérieure gaucbe une sensation de chaleur, avec sécheresse SOlements. En examinant cette région nous trouvons une plaque |>ilateuse de la largeur de la main. Badlgeonnage d'éther téré- Ittné. Rien d'anormal du côté de la plaie. Lavage et pansement Aqué. T. S = 30",2.

. — T. M 38= S = 38^8. P = 90. La nuit a été plus calme. L'é- >Me a avorté grâce au badigeonnage. Néanmoins nous faisons ir la malade dans la salle d'isolement.

et 3U. — Hégression de la plaque érysipélateuse. La lempératie dépasse pas 38°.

• — On enlève les CiU. Réunion par première intention dans la igrmnde étendue de la plaie. Reste un point de suppuration à ^ interne.

[février. — Cicatrisation complète. La malade quitte le service. k. XCDV. — Squirrhe atrophi'jue du mamelon gauche. Adénopathie yineuse et aiUlave probablemen' cafànomateiue (malade de la nltation). — Madame veuve Caminal, soixante-quatorze ans, vAseate h la consultation du 2 février 1881). Pas d'hérédité. le santé habituelle. Trois enfants. Le dernier a trente-huit ans. (sept mois, elle remarqua par hasard dans Taisselle gauche une Bar dure, solide, mobile, indolente, du volume d'une noix. Cette Bor augmenta rapidement en mOmo temps que d'autres produck«e développaient dans la fosse STis-épineuse. Il y a huit jours, la

Etr asillaiie est devenue douloureuse, et c'est ce dernier phénoqui décide la malade h venir h la consultation. t actuel. — Le creux axillnire gauche est déformé par une tu- \t du volume et de la forme d'un œuf de poule, à surface coui de nodosités dont le volume varie de celui d'un pois à celui i' haricot. La peau qui le recouvre oiTre une teinte i-ouge vineuse, l«st parcourue par des veinules dilatées et adhère à la tumeur. ^ci est dure, solide, du consistance squirrheuse, adhérente aux Aies profondes, Autre petite tumeur dans la fosse sus-épineuse Die. Troisième tumeur dans la fosse sus^épineuse droite. Ces k dernières ont le volume d'une noisette, sont dures, solides, de te consistance que la première, mais sont encore mobiles sous Bau el sur les couches profondes. Ilien dans les ganglions cervi

Obs. XCDVl. — Sçuirrhedusein gauche. Ablc mann (Marie), soixante ans, proTesseur de pian salle Sainte-Marlhe, n" 31 . La grand'mëre pat cancer de l'utérus. Scrofule. Gourme ; olile purée ayant entraîné la surdité du cAté cor gangltonn aires cervicaux et abcËs de la joue enfance. Coryza ulcéreux dans ta jeunesse. Scarlatine à vingt ans. Fièvre cérébrale à vinj tion régulière de quinze à qiiaianle-huit ans. I dantes, fortement colorées et parfois mélangét bonne heure. Nullipare. Depuis le mois d'ocl elle a éprouvé des douleurs intermittentes dan gauche. Il y a huit mois, elle remarqua par h tachait de sang au niveau du mamelon gauche démontra que le mamelon était le siège d'ur très appréciable par la pression el qu'il existai dures dans l'épaisseur de la glande et groupés Depuis cette époque, ie mamelon s'est rétr tumeurs augmentaient de volume et que tes devenaient continues. Ces divers accidents am pital.

État actuel. — Le volume du sein gauche i ment de celui dn sein droit. Mais à gauche, lei rétracté. La peau lisse et unie, sans bosseli apparente, laisse voir pur transparence les ve sont dilatées et bleuâtres. Au toucher, on se dehors el en haut du mamelon une tumeur d poule, ma) limitée, adhérente au parenchy tégument, qui prend l'aspect caractéristique lorsqu'on le plisse. Cette tumeur est solide, squirrheuse. Il exisLe en oulie plusieurs noy

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eelui d*ane noisette ; ils adhèrent au tissu mammaire, mais sont ipendants de la peau. Leur consistance est identique à celle de imeur principale. Par la pression, on provoque le suintement de Iqnes gouttes de sang par le mamelon. La périphérie de la maie paraît indemne, et la glande a conservé sa mobilité habituelle à irface des muscles pectoraux. Rien dans les ganglions axillaires. organes abdominaux sont sains. La tumeur n*a pas réagi sur it général. Diagnostic : carcinome.

t mai 1879. — Chloroforme. A l'aide du bistouri nous pratiquons îation totale de la mamelle d'après notre procédé habituel et ÙiIeTant toute la portion des téguments qui répond à la tumeur. bs avoir fait Tincision libératrice :\ la partie déclive, nous plaçons bnd de la plaie un tube à drainage et nous faisons la suture à le de douze fils métalliques. De quinze pinces hémostatiques liquées pendant l'opération, quatre seulement sont laissées en m pendant vingt-quatre heures. Pansement alcoolisé phéniqué et té compressif.

radantles quatre premiers jours, la température oscille entre 37» 0*9 elle est normale ensuite. On enlève les fils les quatrième et |oième jour et on les remplace par des bandelettes de tarlatane odionnées. Réunion par première intention, saufàTangle externe a plaie. Cicatrisation progressive.

ÈJmn 1879. — Guérison. Sortie de la malade.

M. XGDVII. — KfjUe sébacé de la t-égion zygomatique. Incision avec isfoun. Évaruation du contenu. CaulérisaHon des parois avec le Ue d'argent. Guérison. — Léon (Philippe ), vingtans, ajusteur, entre 1 mai 1879, salle Sainte-Marthe, n" 19. Sa m6re est aUeinle d'une :Uon utérine; son père est mort d'une affection cérébrale. Ni fuie ni tuberculose, pas d'antécédents vénériens. Depuis sept ans, rte dans la région zygomatique gauche, une tumeur indolente d'abord du volume d'un pois, s'est accrue Icntemcnl et progresnent. Dans les derniers temps, elle s'est ramollie et est devenue ïge de symptAmes inilammatoires qui inquiètent le malade et le jentàvenirà l'hûpilal.

'4tt actuel. — La région zygomatique est déformée par une sur du volume et de la forme d'un petit œuf de poule, étendue calement d'une ligne horizontale qui passerait par l'insertion lieure du pavillon de l'oreille, à une ligne qui passerait par le alvéolaire du maxillaire inférieur et transversalement du luberde Vos malaire au tragus. Sa surface est lisse, unie, convexe, bosselures apparentes. La peau qui la recouvre offie une colon rouge vineuse inQammaLoire. Elle adhère intimement à la ,ce de la lumeur, mais ne présente pas d'élévation sensible de kérature. Au toucher, la masse morbide est bien limitée, glisse es couches profondes et offre une consistance moite, liquide, et luctualion franche dans toute son étendue. Douleurs h la près- Hulement. Rien dans les ganglions parotidiens. Viscères thorala et abdominaux sains. tUat général satisfaisant. Diagnostic : i sébacé ramolli et enllammé.

imai 1879. — Chloroforme. Nous faisons avec le bistouri une |0Q longue de 3 centimètres et comprenant toute l'épaisseur de IBQ. Écoulement de matière mélicériqiie el de sang. Après avoir le kyste, nous en explorons la cavité avec le doigt; ses parois, let unies dans certains points, offrent par places des fongosilés (ses, mollasses et saignantes. Nous cautérisons avec soin les ta du kyste avec le nitrate d'argent, el nous iniroduisons une Iw de charpie au fond de la plaie. Pansement alcoolisé phéniqué uté compressif. Pas de réaction locale ou générale. Suppuration llUll deux mois; cicatrisalion progressive. Guérison le 28 juillet, S. XCDVIU. — Kgile sébacé de la face chez un enfant de sept ans. lion par le bistouri. Guérisun. — [Jarmet Achille), sept ans, est Uité il noire clinique du 3 janvier 1880. Enfant bien portant, d'hérédité. Pas d'antécédents pathologiques. 11 y a quatre mois, iftre remarqua qu'il portait à la partie supérieure de la région mue droite une tumeur indolente du volume d'un pois. Cette UCtion se développa assez rapidement pour inquiéter les parents H décider à amener l'enfant à l'hôpital.

sac lacrymal, qui reste distant de la tumeur, voisines ou éloignées. Rien daus les ganglions niaxjllaires, Indolence.

3 janviey 1880. — Chloroforme. Incision verti limètrc, faile à la surface de la tumeur avec It soin de ne pas intéresser l'enveloppe propre de I et énncléalion de celle dernière. Réunion des l'aide d'un point de suture métallique. Pansem que. L'examen de la tumeur montre qu'il s'i tenu si!ibncé. Pus de lénction. On enlùve le 11 et on le remplace par des bandelcUes de nées. Réunion par première inteuLion. Guérii jours.

Obs. XCDIX. — Kystes scbacés suppurts du . Ablalion. Gvérhim. — L..., vingt-deux ans, i nique le 31 janvier 1880. Depuis plusieurs anc sillon qui s(^pare la lèvre inférieure du ment conduit auditif gauche, dans la région zygomati se sont accrues lentement eL progressivemen gène ni douleur. Dans les derniers temps, { enflammées, ramollies et sont devenues dou siËge au menton s'est ouverte spontanément, a et est restée lîstuleiise.

Étal a'iuel. — La tumeur mentonnière siège elle a lo volume d'une noisette et présente en du diamëlre d'un slylel de trousse laissant con du pus. Au pourtour de ce point la peau est ro courue par un fln réseau capillaire. La pressic RiatiËre sébacée et du pus. La tumeur zygomat œuf de pigeon; elle est régulièrement globuleus unie, sans bosselures. La peau qui la recouvr limée t't trè^ vasculaire. Au touche

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