‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 38 sur 150 · TERMINAISON · texte numérisé non relu

TERMINAISON

Guérison.

Les relevés suivants permeUronl de comparer entre sBbi les différentes statistiques que nous avons publiées.

I Frontal Base du crâne Cartilages du nez Maxillaire inférieur. . . .

Clavicule

1 Humétu

supérieur.

. J Ciibilus et radius

I Kadius

Os iliaque

I Fémur

i Rotule

Tibia et péroné î)

/Tibia

' Péroné

Orteils

Total..

FRAGTURBS.

te... I ^^^^^ *

' * / Maxillaire inférieur 2

Vertèbres {

ac. , ( Clavicule 3

Sternum 4

G6tes 5

Humérus 8

supérieur... /S^j!*"^®*^**"'"» «

Cubitus 2

Radius 3

^^^^ ^ ' Fémur 9

Rotule I

inférieur.. . . / Tibia et péroné 15

Tibia 3

Péroné 8

Total 64

Frontal 4

Temporal 1

Os du nez 1

Maxillaires supérieurs i

Maxillaire inférieur i

. . . Côtes 4

I Humérus 3

Cubitus 5

Radius 5

, ^ Phalanges 1

^ï^es \ : Fémur 4

f I Tibia et péroné i6

inférieur ( Tibia i

Péroné i2

Phalanges 1

Total 57

it un total de 299 observations, dernière statistique ne modifie pas les précédentes revoient à la fréquence plus grande des fractures desmem- Celles des deux os de la jambe tiennent toujours le prerang, puis viennent celles du péroné, celles du cubitus

378 MAL*DrES DES CS.

et du radins, celles du fémur et des côtes; enfin celleide l'humérus.

Plusieurs de uos observations donnent lieu à des considéralions intéressantes qui ne pouvaient entrer dans les lableaux.

Dans l'obs. XLVII, une fracture de la paroi antérieure dn sinus frontal, compliquée de plaie, avait déterminé de l'ostéite condensante des parois de cette cavité et de celles dfl l'iufundibulum, avecinflammatîou fongueuse de la muqueuse. L'infundihulum devenu imperméable ne permettait plus l'écoulement des produits de sécrétion et le malade éprouvait des douleurs sourdes, continues, gravatives et des tiges qui lui rendaient l'existence 1res pénible. Nous fîmes trépanation du sinus, nous rétablîmes la perméabilité l'iofundibulum à l'aide d'un gros trocart et nous pratiquâmes le drainage en faisant passer l'uue des extrémités du tube par la fosse nasale, et l'autre extrémité par la plue frontale.

Les troubles fonctionnels disparurent aussitôt après l'opéraliou; le drain, laissé en place pendant trois semaines, pw mit de faire des injections pbéniquées qui modillërent l'étn de la muqueuse et achevèreut la guérison.

Les cas de celte nature sont rares et leur intérêt principal

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6 faut pas hésiter à agrandir Tinfundibulum et à faire le inage du sinus. La trépanation simple de la paroi antéire ne pourrait, en effet, faire disparaître les troubles ctionnels que d'une façon momentanée ; à moins de lais- . chose impratiquable, une fistule permanente dans la ioQ frontale, pour permettre Técoulement du mucus conlellement sécrété.

1 n*en est plus de même lorsqu'on a affaire à une affection Bmas maxillaire, où l'évacuation peut être ménagée du \ de la bouche à l'aide d'une ouverture pratiquée dans le m gingivo-labial. La seule voie d'excrétion, pour le sinus ital, est la fosse nasale; le drainage est donc le seulproï susceptible d'amener une guérison définitive, qu'il ESse, comme chez notre malade, d'une simple rétention tiacns, ou bien d'un abcès, d'un kyste. ne fracture du temporal (obs. XLVHI) fut suivie de perte minaissance, d'écoulement sanguin par l'oreille et d'un semi-comateux qui dura deux jours. L'examen du mane permettait de constater qu'une fracture de la portion Ueuse, mais l'écoulement de liquide par l'oreille et la inution persistante de l'acuité auditive autorisaient à pendue le trait de la fracture s'étendait au rocher. Le malade rit néanmoins sans autre complication, 'observation L est un cas rare et non décrit de dislocation os de la face. Le traumatisme produit par le choc d'un d madrier avait en quelque sorte décollé la pyramide lie de la base du crâne et séparé les maxillaires supérieurs leuz moitiés, l'une supérieure, l'autre inférieure. Il exispar conséquent, deux fractures transversales ; Tune pas- ; par les os propres du nez, les branches montantes des illaireset les apophyses orbitaires externes; l'autre sépala portion alvéolaire des mâchoires supérieures de leur ion nasale. Ces portions osseuses pouvaient être mobili* isolément.

algré ces désordres considérables, la seule complication irtante fut un état semi-comateux qui dura vingt-quatre ■es. Deux semaines après l'accident, le malade était assez

378 MALADIBS DBS OS.

bien portant pour nous quit(er. Nous eûmes de ses nonfellei

deux mois plus tard; la consolidaiion èlaît complète et auiWi trouble foncliouoel ue persistait.

Cliez un autre malade qui venait d'avoir la tête écrasée par une roue de voilure et qui mourut en arrivant dans oa salles, il existait, de même, outre des fractures multiples il| os du crâne, un décollement de la pyramide faciale, pena^ tant de déplacer ce bloc osseux à la base du crâne.

Sur quatre cas de fractures de côtes, des poussées deplH résie sèche, au niveau du foyer, ont été notées trois fois (aJH LII, LUI, LIV). Dans la première de ces observations il; eut, en outre, un emphysème pulmonaire assez étendu. U phénomènes pleurétiques très limités, d'ailleurs, n'eurenlp^ d'influence fâcheuse sur la consolidation et s' amendèrent q pidement sous l'influence des venlouses et de la vésict

Nous dûmes faire la résection du coude, consécutivai à une fracture de l'extrémité inférieure de l'humérus cow\ quée de luxation des deux os de Tavant-bras (obs. LVlll Le malade était tombé sur le coude droit, l'avant-bras del^ fléchi, et l'i gonflement énorme causé par la rupture d'ia veine superflcielle empêchait de reconnaître l'élendueeli nature des autres désordres. Un médecin immobilisa le mei bre dans l'extension, à l'aide d'uue gouttière, pendant plJ

à Farticulation ses fonctions ; nous n'hésitftmes pas quer cette opération.

-8 l'intérêt propre qui se rattache à la rareté de cette le fracture, un enseignement pratique se dégage aussi :e observation. S'il est utile, pour appliquer un appaamovible, d'attendre que le gonflement ait diminué,

86 garder de laisser le membre dans la gouttière it une période assez longue pour que la consolidation emps de s'effectuer. Au bout de trois ou quatre jours,

examiner le membre et opérer la réduction des frag-

déplacés. Si cette période n'est pas suffisante pour ^rption des épanchements, on immobilisera le membre me gouttière ou bien on appliquera un premier appallré, quitte à le remplacer au bout de quelques jours, 11 sera devenu trop large par suite de la disparition Eiflement. Si le médecin qui a d'abord été appelé ler ses soins avait suivi cette sage pratique, il est pro- {ae nous n'aurions pas été conduit à faire la résection de.

trois fractures de l'olécrâne (obs. LIX, LX, LXl) ont oduites par des causes directes : chutes sur le coude. » se sont accompagnées d'ecchymose et d'un gonfle* notable qui disparut d'ailleurs rapidement, sauf chez le B de Tobservation LXl, où il existait un épanchemenl n très étendu, sans tendance à la résorption. Nous une incision qui donna issue à 150 gr. de sang extrat nous pansâmes la plaie par occlusion. 11 n'y eut pas lents consécutifs.

8 les trois cas, la consolidation osseuse fut obtenue en )e d'un mois; il persistait seulement un peu de gêne >uvements, quand les malades quittèrent le service, s un cas d'écrasement de l'annulaire par les anneaux :halne de grue (obs. LXIX), la fracture de la première 1 seconde phalanges se 'compliquait de plaie contuse 'ouverture de l'articulation de ces deux os. Malgré la

de ces accidents, nous fîmes, selon notre habitude, il 8'agit du membre supérieur, de la chirurgie conser-

MM' MALADIES DES Od.

vatrice et nous n'eûmes qu'à nous en féliciter. En effet, pansements h l'eau fraîclie fréquemment renouvelés et V mobilisation de la main, à l'aide d'une palette, amei une guéiison complète, au bout de quarante jours.

Parmi les fractures du fémur, les observations I^ LXXIIl méritent de fixer l'altention. Dans la première, m voyons se produire une complication que nous avons dfjl notée dans le précédent volume (p. 2bl et obs. C, p.29i).

Il s'agit encore d'un sujet rhumatisant qui. au cours del consolidation d'une fracture de l'extrémité inférieure du fi mur, fut atteint d'une attaque de rhumatisme articulaire ai^ Ici, toutefois, les phénomènes rhumatismaux ne se déd rèrent qu'un mois apr^s l'accident, et l'on serait en drwii se demander s'il n'y eut pas qu'une simple coïncidence et l'on n'avait pas affaire à une de ces attaques de rhumatisB que l'on voit survenir aux changements de saisons (printcm automne, etc). 11 se produii=tt, d'autre part, chez ce sujet, i fait qui complique les difficultés d'interprétation. Vingt-ite jours après l'accident, nous remarquâmes que, malgré 11 mobilisation dans un bon appareil, la consolidation n'était] commencée. Une injection de teinture d'iode fut pratiqo dans le foyer de la fracture; h un mois de là, il n'y avaitpl encore de soudure, et l'on fît une seconde injection iodé

FHaCTURES. 381

a^femeiilla région loQibairo du malade qui, instmclivement, Wd brusque mouvement du Irone en avant. C'est pendant Qauvemeul qu'il eulendit un craquement au niveau du bur, en même temps qu'il ressentait une vive douleur au '«ne endroit. L'nbsence de tout traumatisme direct du côté i membres porte donc fi altribuer la fracture à une énergi- D contraction du triceps.

Hans l'observatiou suivante, la fracture du fémur fut suivie complicafious qui entraînèrent la mort. Le malade en ibaot de voilure se fit une fracture sus-condylienne, ne se relever, passa la nuit sur la route et resta le jour sui- Isaos Iraitemeut. Le fragment supérieur avait perforé les lies molles, à 2 centimèlies du cul-de-sac supérieur de la [tvinle du genou, il se fit une arthrite purulente, suivie de lorti de la syuovialo et de fusées purulentes remontant ni'à la racine de la cuisse. Nous tentâmes de faire, in tmis, l'amputalion du membre; mais ayant reconnu, au rs de l'opération, que les désordres s'étendaient jusqu'à liculatioii coxo-fémorale, nous pratiquâmes la désarticula. Cette opération ne put sauver le patient qui succomba ^la soirée.

mort s'eipliqne facilement dans ce cas, si l'on tient le des conditions dans lesquelles se trouvait le ma- Eu effet, si les fractures sus-condyliennes du fémur, jqu'elles sont transversales, non compliquées de plaie irradiation intra-articulaire guérissent d'ordinaire facilement que les fractures du corps de l'os, il esl plus de même lorsqu'elles sont compliquées de communiquant avec le foyer de la fracture, car les s qui résultent de cette complication, sont encore par le voi»inage de l'articulation du genou, l'infiamse propageant avec la plus grande facilité au culsupérieur de la synoviale qui remonte assez haut 'intervalle des condyles. Touteli'ois, lorsque les soins donnés rapidement, on peut encore espérer une consonormale par l'occlusion complète de la plaie et lilisatiun des fragments dans une bonne position.

3S2 MALADIES DBS OS.

Il est probable que dans le cas actuel, nous n'eussions p*l \[i se dérouler les phénomènes graves qui ont enlraliélli (lésarliciilalion de la hanche, si le malade avait été «*J duit à l'hôpital aussitôt après l'accidenl. Mais l'abauiloD u une route, pendant toute une uuit, le membre probal ment placé daus une situation vicieuse, le défaut de ! le joui" suivant, consliluaienl autant de conditions défti* rables. Aussi, malgré toutes les précautions qui ont él prises ultérieurement, n'avons-uous pas été étooDédert survenir l'arthrite purulente. Celte grave complicslioD I s'est accusée que plusieurs jours après l'entrée du l ti l'hôpital. Nous sommes persuadé qu'elle est due, d traumatisme du genou au montent de la cliulo, maisbieUf riullammatioD de l'os et de la moelle, au niveau du foyer I la fracture qui s'étendait par irradiatiou jusque dans l'arl» latiou. La présence d'un volumineux fragment d'os, eng^ daus le canal médullaire du fragment supérieur, hûoiI ri'vélé un fait important, au point de vue de la palliogô de certains accidents tardifs des fractures. Cette disp liun, sans doute fréquente, mais qui passe le plus soun inaperçue, en raison de la terminaison ordinaire des fractafl par la guériso», est cause plus tard de la production d'abd et de fistules qui persistent jusqu'à l'élirainaliou duséquesti] ayant perdu tout rapport périoslique et jouant le rolf ùecov^ ; élimination qui peut se faire spoutanémeul si

jjglLûre-

B^tt'

PHACTURES. 883

nous n'eussiODS eu la certitude que le pus communiquait le fùver de la fracture. Mais en présence de l'arthrite ilente qui nous révélait de profouds désordres du côlé anal médullaire, du périoste et de l'os, ce mode de traite- 1 était complètement inefficace. La résection du geuou ouvait da\antage être suffisante, étant donnée la fraccompliquée de plaie. L'amputation restait donc, comme ce ultime ; encore ne comptions-uous que médiocrement ne opération fuite în exlremis. La gravité de l'état géné- 1 les délabrements profonds que Dous soupçonnions du les parties molles et de l'os nous inquiétaient vivement, s prévisions fâcheuses furent encore surpassées; nous ions pu nous faire une idée des flots de pus infiltré et tendue du décollement du périoste. Ce fut celte dernière uslance surtout qui nous conduisit à pratiquer la désartilou de la hanche*.

nni les fractures des deux os de la jambe, quatre furent iliquées de plaie. Dans deux cas la solution de continuité Krties molles fut produite par choc direct, de dehors en is; dans les deux autres observations, la division de ces \ fut produite par l'un des fragments de l'os fracturé, (t-dire de dedans en dehors.

BS l'observation LXXIV, un faux pas dans un escalier, reuversement du pied droit en dehors et abduction, iloa une fracture du tibia à trois travers de doigt au-desle la malléole interne. Le fragment supérieur occasiouna }Ude longue de 10 centimètres et large de 6 et Ht saillie ihors sur une longueur de 4 centimètres. L'articulaliou tarsienne était ouverte et le péroné était fracturé à sa i moyenne. Nous eûmes des diflicultés extrêmes pour ieoir réduits les fragments du tibia; le foyer de la fracleviut le siège de suppuration, des fusées puruleules s'éreut dans les interstices des muscles postérieurs et inter- B la jambe, et nous dûmes h plusieurs reprises faire des )us pour évacuer le pus mélangé de gaz. Le périoste m M sphacéla et nous dûmes réséquer une portion

» de cette obtervution Pai-is-ilcJical, n° ui, !! jinrier 18S0.

un coup de pied de cbevai, et fracture indirecte du ruoion des tiers moyen et ioférïeur, cet os n'ayan porter seul le poids du corps. Bien qu'il existât suri tibia, au niveau de la fracture, une plaie longue de 5 très, la consolidatiou s'effectua rapidement et sans <

Il en fut de même chez le malade qui fait le suji servalioQ LXXVII. Le passage d'une roue de trau déterminé une plaie transversale longue de 4 centi travers laquelle faisait saillie le fragment inféiieui la réduction s'obtint facilement ; la plaie pansée pat se réunit par première intention et la consolidation normalement.

Chez un autre malade, au contraire (obs. LXXXI puration s'empara du foyer de la fracture et les aboutirent à la mort. En tenant compte de l'étendi nature des désordres, il est facile de comprendre impossible de prévenir cette fâcheuse terminaison. I était tombé de sa hauteur, en faisant un mouvemen tion pendant lequel la jambe droite immobilisée fais le fragment supérieur du tibia faisait saillie entre d'une plaie large de deux centimètres. Un phlegmoi la jambe se produisit dix-huit jours après l'accideii

FRACTURBS. 385

és. Le périoste était décollé dans presque toute la hauteur bFos; le péroné était fracturé en hélice dans Tétendue de m tiers supérieur ; il existait de Tostéo-myélite suppurée des Blixos, enfin l'articulation tibio-tarsienne était le siège d'un IMOchement séro-sanguin. D'autre part la veine crurale connut des caillots à la hauteur de la partie moyenne du trian* le de Scarpa ; la rate était ramollie et la face inférieure du He contenait de petits abcès métastatiques. Trois antres observations de fractures de jambe méritent B nous arrêter quelques instants. Dans un cas (obs. LXXVI), Btre la fracture des deux os de la jambe droite^ il existait 18 fracture du péroné gauche, et cela en raison d'un mécaiune facile à comprendre. Dans une chute de la hauteur ime voiture, le pied gauche fut pris et immobilisé dans le lil d'un trami^ay, pendant que le tronc était entraîné vers

soi, du côté gauche. Le péroné jouait alors le rôle d'un mr du premier genre^ la force étant représentée par le )idB du corps, le point d'appui par la malléole externe et la ittsiance par le rail. Le levier trop faible, en raison de la ûté de la résistance et de Tintensité de la force, se brisa au- MUS du point d'appui, c'est-à-dire à la base de la malléole. Lorsque le malade fut à terre, la roue d'une voiture lui usa sur la jambe droite et en fractura les deux os.

L'observation LXXXV est un exemple de fracture suslalléolaire avec écartement des fragments. Le malade )mba du siège de sa voiture sur le pied gauche et la jambe nbit an mouvement de torsion en dedans. L'écarlement des udléoles était augmenté de un demi-centimètre et l'asnigale s'était luxée en arrière et un peu en dehors. La Uuction fut facile et la consolidation s'efiTectua sans acci-

Dansun troisième cas (obs. LXXXVI) où la réduction était ifficile à obtenir par suite de la contraction musculaire, )Th un séjour de cinquante et un jours à l'hôpital et l'apieation de divers appareils. la consolidation n'était pas e£Fecte. 11 fallut appliquer un nouvel appareil et le laisser en ice pendant un mois pour obtenir la consolidation ; mal-

3M HAUDIBS DBS OS.

heureusement, elle s'accompagoa d'un raccourûssemeot ti un centimètre.

Nous avons observé dans la pratique de la ville deux eu in fractures de jambe qui nous paraissent dignes d'être noléi. Dans la première (obs. LXXXIX bis), il s'agit d'un hommeda 56 ans, affecté de varices des membres inrérieurs, quimoont subitement vingt-huit jours après l'accident. La plupart du chirurgiens n'hésiteraient pas à ranger cette observatin parmi les cas de mort par embolie. Mais pour appuyer celta opinion, il eût fallu faire la nécropsie, ce que nous n'avonipi obtenir, et il y a tout lieu de se demander s'il ne s'agissait pu aussi bien d'une apoplexie pulmonaire ou de la raptured'n anévrysme.

En faveur de l'apoplexie pulmonaire qui a rallié l'opiaioi du médecin traitant et cvlle de plusieurs confrères, nonaanM cette particularité que la saison avait été froide et pluvieot» sans interruption depuis l'hiver jusqu'au 25 juin, et qv'à partir de ce jour des chaleurs suffocantes étaient surrenow brusquement et avaient déterminé un certain nombre de cas de mort subite.

D'ailleurs, ces cas de mort subite sont tellement rares proportionnellement au nombre des fractures que nous voyons soit eu ville, soit h l'iiôpilal, qu'il nous faut plusieurs années pour en Irouver un exemple, et il est à présumer que cha ceux qiii siiccomlieul il v a d'autres causes giip la phlébite ei

limiaa au bout de cinq jours el la plaie pansée avec l'eau ilcDolisée guérit rapiilemeut, comme une plaie simple.

Deux fractures du péroné furent compliquées de plaie. Cheile premier malade (obs. XCVj, le passage d'une roue de loilure détermina, outre la fracture, une plaie coQtuse transversale, de trois centimètres, siégeant à deux travers de doigt au-dessus de la malléole fraclu rée et portant seulement Mf la peau. De petits abcès se formèrent ultérieurement au pourtour de celte solution de continuité, furent ouverts avec le bistouri et n'entravèrent pas la marche de la consolidation.

Dans le second cas (obs. XCIX), une chute de la hauteur l'une chaise, le pied tourné en dehors, détermina une fracure du péroné h deux travers de doigt au-dessus de la maléole, Le fragment supérieur faisait saillie par une plaie ransversale située au même niveau. Malgré celle complicaion, ia réduction fut facilement obtenue et la consolidation effectua eu quarante jours.

Enfin une fracture du péroné (obs. CI) s'accompagna d'une ntorse tibia- tarsien ne qui n'apporta pas non plus d'obstacles lagaérisoa.

A, — Frontal.

Ois. XLVil. — Fracture de la paroi antérieure du ti'ittis frontal gau- *■ Oitéo-périotlile el rétention du mucus. Trépanation et drainage du m. Gaérison. — Luc (Eugène), vingt-quatre ans, fumiste, entre le Idjcembre 1880, salle Saint-Augustin, 9. 11 y a six semaines, il re- (dant la région frontale un coup de l'arme en acier dite coup-dei»g. loiRiédialenient après l'accident, perte de connaissance qui ra une demi-heure, liémorrliagie abondante. Le traumatisme lit 'déterminé une plaie contuse de la région frontale gauche, au d de laquelle on voyait la paroi antérieure du sinus frontal dénu- )et fracturée. La plaie fui réunie par des bandelettes agglulina- 1. Suppuration. Plusieurs esquilles furent éliminées. La cicatri- 00 s'effectua en un mois, mais une fistule persista et continua k itr écouler du muco-pus. En outre, le malade éprouve depuis la rison de la plaie une douleur souide, continue, gravative, dans igîoa ; chaque fois qu'il incline la tête en avant, il est frappé de fe et tomberait s'il ne trouvait un point d'appui pour se lir. Ces derniers accidents le détermiuent à entrer à l'hôpital. •.ai actuel. — La moitié gauche de la région frontale est le siège

it» MALADIES DES OS. |

d'une tuméfaction légère, convexe en verra de montra. Immédiib- ' ment au-dessous de la bosse frontale on voit une cicatrice itoiUt dont le centre est occupé par un orlHce flstuleux déprimé, en putit masqué par de gros bourgeons charnus et laissant continaellefflent écouler du muco-pus épais et visqueux. Au toucher, induration pnfonde, annonçant de l'épaississement du périoste du frontal. Le it;lit introduit par la llstule pénètre dans la cavité du sinus qui semble rmplie (le fongosités, mais ne contient pas de séquestra mobile. Riet du cdté des fosses nasales ou de l'orbite. Etat général satisfaiiinL iS décenibiv iSSO, — Chloroforme. Après avoir placé une sonde cinnelée dans le sinus, nous faisons, avec le bistouri, une incision wlicale de 3 centimètres et demi, dont le centre répond à l'orifice flitaleux et qui comprend toute l'épaisseur des parties molles jusqu'à l'oi- Nous décollons avec soin le périoste à l'aide de la rugine afin de le conserver et nous le Taisons rétracter par des aides. La paroi antérienre du sinus étant à nu , nous la trépanons en deux points distants de 3cenlîmètres, avec la fraise du polytritome et nous faisons sauter le pont osseux intermédiaire à l'aide de la gouge et du maillet. La cavité di> sinus est remplie de muco-pus. La muqueuse qui la tapissa estea-* flammée, hérissée de bourgeons charnus mollasses et saigDul»- Les parois osseuses sont atteintes d'ostéite condensante. Après avtn >* nettoyé avec soin cette cavité et enlevé les fongosités, nous essayoa* de faire le cathétérisme de l'infundibulum avec un lin stylet. Hli* l'ostéo-périoslite étendue jusqu'à ce point a rétréci le canal, d^ sorte que nous sommes obligé de l'agrandir avec un trocart en pre* nant les précautions voulues. Ceci fait, nous passons par cette vole* dans les fosses nasales, un long stylet aiguillé convenablemeD^ courbé et conduisant un petit tube à drainage. Nous faisons sortir I« stylet par la narine gauche et nous attirons le drain de façon à ce qn^

Rounel (Yiclor), gnarante-deux ans, homme de peine, entre le 26 janvier 1880, salle Sainte-Marthe, 3. Chute sur la tête il y a deux jours dios Tescalier d'une cave. H a perdu connaissance pendant un jour etdemi chez lui. Il y a eu un léger écoulement sanguinolent par l'oreille droite.

Etat actuel. — Demi-coma, somnolence, le malade ne répond que difficilement aux questions qu'on lui adresse. Sensibilité générale eoDiervée ainsi que les mouvements réflexes. Pas de troubles fonctionnels. Pas d'ecchymose conjonctivale ; pupilles également dilatées. Le malade accuse de violentes douleurs dans tout le côté droit de la tète. Pas de plaie. Au toucher, le bord supérieur de la portion écailleuse du temporal parait légèrement soulevé, mais il n'existe ni mobilité anormale, ni crépitation. Pas d'enfoncement au voisinige. En exerçant une pression sur le bord tranchant de l'os, nous parrenons à le réduire. L*urine chauffée et traitée par l'acide nitrique montre l'existence d'une certaine quantité d'albumine..

Tl janvier. — P. = 69. — T. =37*. L'état de somnolence pereiste. Sic de glace sur la tête.

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