P. = 66. — T. = 37*. L'urine est redevenue normale
^ février . — Le pouls monte à 80. T. = 38*. Le malade se plaint toujours de violentes douleurs dans le côté droit de la tête. A la pression, il y a un point très sensible un peu au-dessus et en avant de l'oreille droite. État général satisfaisant.
10. — Le malade accuse moins de douleurs. On constate une diminuUon très notable de l'audition à droite. La montre n'est entendue qu'à 5 centimètres du pavillon.
18. — Le malade quitte le service. L'audition n'est pas revenue.
G. — Os PROPRES DU NEZ.
Obs.XLIX. — Fracture des os du nez compliquée de plaie transversale des f^ieimolks. Guérison, — Caille (Léopold), vingt ans, mécanicien, entre ^**'' janvier 1879, salle Saint-Augustin, 76. La veille, il a reçu un violent coup de marteau sur le nez.
Sidt actuel. — Plaie contuse des téguments, transversale, de î centimètres, à bords mâchés et irréguliers. Crépitation et mobilité *ïïormale des os propres du nez; les fragments supérieurs chevauchent un peu sur les inférieurs. On les rétablit facilement dans leurs apports, en les faisant basculer, par une pression sur la partie infé- ^oredes fragments inférieurs. Rien du côté du cerveau, de l'orbite ^û4es fosses nasales. Epistaxis peu abondante. Topiques froids et
3eO MALADIES DES OS.
résolutifs sur la plaie. Pas d'accidents consécutifs. CicalrïsalioQ p»que complèle le septième jour.
heS janvier, le malade demande sa sortie.
D. — Maxillaire SUPÉRIEUR.
Obs. L. — Fracture double transversale des deux ittOxiUairti wp*' rieurs. Guérhon. — Hildebrand (Charles), Irente-deux ans, scieur à la mécanique, eutre le 12 décembre 1819, salle Sainte-Marlbe,31. La veille, il a reçu oo pleine face un lourd madrier. Perte de coanaissance pendant deux heures.
État actuel. — État semi-comateux. Cooservation de la senâbiliU et des mouvements réflexes. Tuméfaction énorme de la moitié sap*rieure de la face. Ecchymose transversale étendue d'une fo&seleaiporale à l'autre et intéressant los paupières supérieures etinrériearM, Ecchymose conjonctivale droite. Au toucher, si l'on appliqueleponn sur l'un des os malaires, l'index sur son congénère et que l'on esu;B d'imprimer des mouvements, on obtient une crépitation très étendu et une mobilité anormale qui donne la sensation que la pyramidi faciale est détachée de la hase du craue. Les os propres du ne» sMl fracturés à leur suture frontale; le trait delà fracture semble* continuer à travers les deux orbites jusqu'aux apophyses orbitaira externes. A trois travers de doigt plus bits, il existe une seconde fnfr ture transversale des deux maxillaires supérieurs, passant parla piriit inférieure des deux sinus el se dirigeant vers les apophyses ptérygoidd. Les portions alvéolaire el palatine sont séparées du reste des os.< existe, enun mot, deux tr.uls de fractures transversales; l'un la base du crâne des os de la face, l'autre divise les maxillaires
malade : la consolidation était complète ; il ne persistait aucun trouble fonctionnel.
Ë. — Maxillaire inférieur.
Obs. Ll. — Fracture par cause directe du maxillaire inférieur. Su-
tmt des 08, Guérison. — Sez (Louis), quarante-six ans, bouvier,
entre àl*h6pital le 5 février 1879. 11 y a trois jours, il reçut au visage un
eonpde pied de cheval qui occasionna une plaie contuse de la région
froDtaleet une fracture du maxillaire inférieur.
[ EtùtaetueL — La plaie siégeant au-dessus de la bosse nasale offre
^ une étendue de 3 centimètres ; ses bords sont déchiquetés, écrasés ;
t- elle ne dépasse pas Tépaisseur de la peau. Une large ecchymose
ii. occupe le front et les paupières supérieures. 11 existe^ en même
f temps, un érysipèle de la face occasionnant un œdème considérable
et empêchant que Ton s'occupe en ce moment de la fracture du
flumllaire. Le malade est traité dans nos salles d'isolement par les
applications de coUodion térébenthine et par un pansement alcoolisé
et phéniqué. Grâce à ce traitement, rérysipèle suit bientôt une
marche régressive, Tecchymose se résorbe, la plaie se déterge et
marche rapidement vers la guérison.
{"mars 1880. — Nous n*avons plusànous occuper que delafracture dn maxillaire inférieur. Lorsque le malade ouvre la bouche, on voit qn'on fragment médian du bord alvéolaire portant les quatre inci- VTM et la canine gauche est complètement' séparé du reste de Tos. Ce fragment est attiré en bas et en arrière par Faction des génio-glosaes, dételle sorte que les dents qu'il supporte sont enfoncées, tandis que les dents voisines semblent faire saillie en avant. Au toucher, on Knt que ce fragment jouit d'une mobilité anormale dans tous les sens, et Ton perçoit de la crépitation en le déplaçant. Les gencives Bont enflammées et légèrement fongueuses à ce niveau. Les deux moitiés du corps du maxillaire sont maintenues réunies par la symphyse du menton qui n'est pas fracturée, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre en faisant accomplir au malade les divers mouve- Q^ts de mâchoire et en saisissant les deux moitiés de l'os avec les 10^. On voit, en effet, que ces deux moitiés sont solidaires l'une de l'autre dans les mouvements spontanés ou provoqués.
i" mars. — Chloroforme. Nous maintenons les mâchoires ^parées à l'aide de l'écarteur de Luër et nous essayons de ramener ^ portion fracturée du maxillaire dans sa situation normale, d'a- M avec les doigts, puis à l'aide de daviers. N'y pouvant parve- ^inous détachons avec le bistouri la face postérieure de la lèvre, ^faisant une incision dans le sillon gingivo -labial, afin de mobiliser le fragment. Cette manœuvre nous permet de le soulever par
son bord inférieur en introduisant une gouge enire le botdd syniph)'se et en faisant une pesée. Nous reconnaissons, ' moyen, qn'il y avait déjà un commencement de consolidation «I le trait inférieur de la fracture est oblique d'avant en arrière ^ haut enbas. Lorsque nous sommes assuré depouvoirremellreetB la portion fracturée, nous faisons, à l'aide d'un perforateur, dei If d'une part, de chaque côté du corps du ma.^illairc, d'autre i les parties correspondantes du fragment, afln de pratiquer la ^ osseuse. Nos perforations faites avec beaucoup de peine à o la mobilité de la portion fracturée, nous passons des fils mët^ tortillés en quatre et nous immobilisons le fragment dans une M position.
Les jours suivants, le malade ret^oit une alimentation exe ment liquide. Pas de réaction fébrile. Pas d'accidents consécul
6 avril. — On enlève les flls métalliques; la consolid est complète ; les dénis supportées par le fragment médian H ■ent saines et sont au même niveau que les voisines. Le t quitte le service.
F. — Cô'iKS.
Obs. lu. — Frachtie oblitftie diiecle des qiiatri côtes liroites. Ciinlusions. Emphysème. Pleurésie simpk. ton. — Joupil (François), cinquante-neuf ans, vidangeur, e 9 avril 1879. salle Saint-Augustin, 73. La veille, un tonneau v estlombésurla partie droite du thorax, Immédiatement, vive doutai et dypsnée. La gCne de la respiration a augmenté beaucoup d^puili l'accident.
FRAGTURB8. 398
M om/. — AppUcation d'un nouveau bandage de corps avec du dSicbylon.
4 «Mit. — On retire l'appareil. La consolidation est presque compIMe. On met un second bandage en diachylon.
t. — Le malade va en conyalescence à Vincennes.
On. LIIL — Fracture des quatrième et cinquième cales gauches, Ntmitie. Appareil eompressif avec des bandes de diachylon, Guérison. - Malaprade (Georges), trente-cinq ans, charretier, entre le 4juifier 4880, salle Saint-Augustin, 9. Le matin, il a été tamponné -prie timon d'une charrette; le traumatisme a porté sur le côté gau- ;-àft de la poitrine. Immédiatement, violente douleur au point con- Difflculté extrême de la respiration. Le malade qui, depuis 'faelqaes jours, est atteint d'une bronchite, souffre davantage quand
tonne.
EMaetueL — Ecchymose de la largeur de la paume de la main, dehors du mamelon gauche, au niveau des troisième, quatrième
dnqnième côtes. Crépitation et mobilité anormale au même liveau. On apprécie facilement la saillie des fragments. Le trait des
Lctures est transversal. Appareil eompressif au moyen de bandes
diachylon.
i'àjwmier. — Signes de pleurésie sèche. Ventouses.
SS. — On met un nouvel appareil eompressif.
3 février. — Les signes de pleurésie ont disparu. On enlève l*appareil. La consolidation est obtenue. Bandage de corps en
iS. — Le malade sort guéri.
Obs. UV. — Fracture de la sixième côte droite. Pleurésie. Bandage [*fe torps, Guérison, — Morel (Henri), vingt et un ans, journalier, lire le 19 juin 1879, salle Saint-Augustin, 78. La veille, un poids de kilogrammes qu'il soulevait est tombé sur le côté droit de sa Mtrine. Aussitôt, douleur vive au point contus, exaspérée par le
sment respiratoire.
Etai actuel, — Ecchymose large comme une pièce de 2 francs,
h partie moyenne dé la sixième côte droite. Crépitation, mobilité
lale et foyer douloureux au même point. Le trait de la fracture
1 oblique de haut en bas et d'avant en arrière. Le fragment antérieur
lit faillie en haut et en avant. Dyspnée intense. Toux sèche, répé-
et douloureuse. On applique un bandage de corps modérément
in, — Poussée de pleurésie sèche au niveau de la fracture.
^sotouses. Vésicatoire volant.
f 30. — Plus de trace de pleurésie. Bandage eompressif.
5 jmtlet, — Le malade quitte le service avec un bandage de diachylon.
3U MiVLADIES DES OS.
90. — Il revient afin qu'on lui enlève son appareil. La consoblh lion est complète.
Obs. LV. — Fracture des sixihne et septième côtes gaueka m niveau de leur angle. Ecthymoit. Bandage de corps. Guérim.' KeHer (Jeun), cinqunnte-quatre ans, camionneur, entre leSSi)^ 1879, salle Sainte-Marlhe, 6. Le matin, il a été heurté par le tii d'une voiture, a eu la sensation d'un craquement dans la poitriH] immédiatement a ressenti une violente douleur.
Etat actuel. — Douleur très forte au niveau de l'angle des sin et septième côtes gauches, s'exaspérant par la pression et les ma ments respiratoires. Le malfide penche un peu le tronc du c6té che pour immobiliser les côtes. Ecchymose de la largeur i paume de la main, an niveau du foyer douloureus:. A l'augbi sixième et septième côtes, crépitation peri;.ue par la main appli sur le thorax. Mobilité anormale peu étendue. Pas de dépIacM des fragments, pas de lésion des organes tboraciques. On entouH thorax avec une large ceinture de diachylon. Soulagement il médiat.
Il mai. — Le malade quitte le service en conservant le baDdl)
30. — Le malade revient dans les salles. 11 travaille depuitk jours. Consolidation parfaite.
G. — Hl'mërus.
Obs. LVI. — Fracture indirecte du col anatomique de l'hi ConioUdation au bout df quarante-quatre jours. — Boureau (Madeleii cinquanle-six ans, journalière, se présente dans les salles le H bre i8~i). La veille, i-lle a fait, dans sun esoalier, une chute
1 chirurgical et est un peu oblique de haut en bas et de dehors en os. M ouYements volontaires abolis. Mouvements provoqués très lureux. Réduction facile par simple extension. octobre. — Appareil plâtré avec gouttière antéro-externe depuis ■m jusque sur l'épaule, Tavant-bras fléchi à angle droit sur le . Une bande également plâtrée fait le tour du tronc en passant
rtisselle opposée et vient rejoindre la gouttière sur Tépaule. qnes tours de bande de toile maintiennent le membre appliqué re le tronc.
noifembre. -^ On retire Tappareil plâtré. Consolidation parfaite. M. LVII. — Fracture sans déplacement au tiers supérieur de thutf éroit. Réduction. Appareil inamovible, — Dellerieux (Jean), inie-quatre ans, bombeur de verre, entre le 6 décembre 1879,
Saint-Augustin, 3. En descendant d'un trottoir, il est tombé à nTene et Tépaule a porté sur Tangle de la marche. Immédiatet douleur très vive. Impossibilité de mouvoir le membre. Il n*a mtendu de craquement.
ût actuel. — L'épaule droite est déformée par un gonflement peu idérable. Légère ecchymose à la partie supérieure et externe du
Le membre est pendant et appliqué contre le thorax. Le masoutient le coude avec la main du côté opposé. Au niveau du aet du Y deltoïdien, point douloureux, sans crépitation et sans e de fragments osseux. Les mouvements de latéralité, de flexion élévation, ne révèlent pas de crépitation, mais dans tous les rements de rotation, elle devient manifeste, quoique très flne. git d'une fracture transversale sans déplacement. On applique ipareil silicate entourant le bras et la partie supérieure du tronc. t-bras appliqué au thorax dans la demi-flexion. décembre. — Le malade part à Yincennes avec son appareil. s. LVllI. — Fracture de V extrémité inférieure de l humérus datant aire mois et demi. Luxation en arrière du fragment trochléen et
teUéen de cet os. Luxation en avant de la portion condy tienne et tijflienne. Consolidation osseuse dans cette position. Résection extrémité inférieure de l'humérus et de Volécrâne. Guérison. — die (Emile), treize ans, écolier, entre le iO avril 1880, salle Sainteté, 17. Mère maladive. Lymphatisme, gourme, dans Tenfance. violente à Tâge de six ans; depuis, fréquentes attaques d'épi- 5 et cauchemars nocturnes. Le 21 novembre 1877, en courant, La et tomba sur un tas de pierres; le coude droit placé dans la •flexion supporta tout le choc. Un médecin, appelé sur-le-champ, ita: gonflement énorme et déformation du coude, rupture d'une superficielle du pli du coude. 11 immobilisa le membre dans Qsion à l'aide d'une gouttière et traita Tépanchement sanguin a compression à l'aide de rondelles d'amadou. Deux jours
1918 MAL;^niES DES OS.
aprËs, application d'un appareil pl&tré qui resla en place ; plusieurs semaines. Malgré les mouvements Torcés imprimii l'articulation perdit ses fonctions. La persistance de ces décide les parents à amener leur fils à l'hôpital.
Etat actuel. — L'avant-bras est dans une position intermidillB l'extension el à la demi-flexion ; la région du coude est blenient déformée; le diamètre antéro-poslérieur est agrandi; reliefs et dépressions anatomiques ne sont plus reconnaÎMiid Gn avant on voit, dans le pli du coude, une grosse saillie qaiioiil le brachial antérieur et le biceps. En arrière, une aiitre vi proémine h. la région trochléenne et épitrochléenne. Au touclw, masse antérieure paraît formée par l'extrémité condylienne de f mérus formant un angle obtus avec le corps de l'os. Elle eitdâ mée et épaissie comme s'il y avait eu fracture verticale entre le( dyte et la troehiée avec déplacement en avant du bras du frago supérieur et consolidation vicieuse dans cette position. La Ni postérieure paraît formée par la trochlée et l'épitrochlée Iml remontées en arrière de l'humérus et entraînant avec elles dlull déplacement le cubitus et le radius. Il semble, en d'autres toi que la luxation des deux os de l'avant-bras soit compliquée dei du fragment inférieur de l'humérus, Mais ce dernier est englobée un cal osseux tellement épais et augmentant à un tel pointiez mètre anléro-postérieur de l'humérus qu'il est impossible de din fracture articulaire, au moment où elle s'est produite, était obli^ verticale ou transversale. 11 résulte de tous ces désordres l'épitrochlée et l'olécrane ont perdu leurs rapports normaux, que le radius et le cubitus jouissent encore d'un certain ■
FRAGTURB8. 397
kre comme s'il 8*était f^it à leurs dépens an déplacement, par iiion sur place, suivant le sens transversal. Il y a eu manifeste- ■I one fracture extra et intra-articulaire, passant immédiatement dessus de Tépitrochlée et comme les ligaments internes, antérieurs postérieurs étaient en partie conservés, le cubitus et le radius ont entraînés en haut dans ce mouvement de luxation du fragment Menr de Thumérus. Par contre, le reste du condyle et Tépicon- Is étant restés en place font saillie au-dessous des muscles et des taseiux antérieurs du coude, en avant du radius. Un cal difforme il formé autour de ces fragments. Nous faisons la section trans- Ivle, au moyen d'une scie appropriée, de toute l'extrémité infé- Ére de l'humérus déformée, au-dessus de l'articulation. Nous Hqaons rolécrâne et nous fermons la plaie comme à l'ordinaire, Mde de huit points de suture métallique isolés, après avoir placé Mbnd un drain transversal. Le membre est ensuite placé dans une iMtière métallique garnie de coussins ouatés imperméables, lis de réaction fébrile. Pas d'accidents consécutifs. La réunion de |hie s'obtient par première intention. On enlève les fils le 16 avril. hpiiration modérée par le tube à drainage, pi mai. — La suppuration est tarie, on enlève le drain et Ton plérise, avec le nitrate d'argent, les bourgeons charnus qui se sont Moppés aux orifices d'entrée et de sortie.
B. — Cicatrisation complète. La consolidation des surfaces osseu- I est obtenue, mafs nous n'osons faire une exploration pour nous Idie un compte exact de sa nature.
M. — Appareil silicate. Le malade retourne chez lui.
H. — Cubitus.
Obs. LIX. — Fracture de tolécrâne. Appareil inamovible plâtré. Gué- — Duplessis (Frédéric), cinquante-quatre ans, forgeron, entre novembre 1879, salle Saint- Augustin, 72. La veille, en courant, 18 dans les poches, il a glissé et est tombé à la renverse sur le gauche. Aussitôt douleur vive dans la région contuse, goni considérable une demi-heure après l'accident. actuel. — Ecchymose faisant un large bracelet autour de l'ar^ m du coude. Tuméfaction de la moitié inférieure du bras et Itoat l'ayant-bras, masquant les saillies et dépressions normales. tde peut exécuter de légers mouvements de flexion; Texten- Tolontaice est impossible, et si l'on essaie de la produire, on pro- |M de violentes douleurs. Au toucher, on sent, à l'union du corps icabitos avec l'olécrâne, une très légère dépression en coup de Cette apophyse est mobile et attirée en haut par le tendon du
398 MALADIES DgS OS.
triceps. Crépitation dans les mouvements d'extension proroi
Compresses d'eau blanche pendant quatre Jours. Cnefoislag ftement diminué, appareil plâtré, qui maintient le membre i l'extension,
23 décembre. — On enlève l'appareil. Les mouvements art sont douloureux, surtout ceux de flexion; consolidation o
29. — Le malade est envoyé à Vincennes. On lui recomnii d'exécuter le plus souvent possible des moiiveraents.
Obs. LX, — Fracture de l'olécrime. Gonflement. Compresses ittâuU che. Appareil plâtré. Guérison. — Quéant (Auguste), trente-neull maçon, entre le 20 janvier 18S0, salle Saint-.\ugustin, 1. 11; il ans, il a eu une fracture des deux os de l'avant-bras droit i li pi moyenne. La veille, en glissant sur le pavé, il est tombé sur le a du même cAté.
Étal actuel. — Tuméfaction de l'avant-bras et de la partie î rieure du bras. Ecchymose de toute la région du coude. Flexion douloureuse, extension complète impossible. Au loucher, l'oléo est mobile, et il existe un écartement qui permet d'inlrodulK pulpe du doigt entre cette apophyse et le reste du cubitus. ( pitiition très nette. La fracture est transversale. Pendant qa jours, on applique sur le membre des compresses imbibées d blanche.
iQ janvier. — Le gonflement a beaucoup diminué. On i membre dans un appareil plillré.
iO février. — On enlève cet appareil. L'articulation est eM très douloureuse quand on imprime des mouvements ; la dl llexion est facilement obtenue, mais on ne peut aller au delà.
ipoissance da membre ; mouvements provoqués très douloureux. \ saisissant l'olécrâne entre les doigts et en lui imprimant des svrements de latéralité, on obtient de la crépitation et une olnlité anormale siégeant à Tendroit où Téchancrure sigmoïde Ile plus rétrécie. La fracture est transversale et on ne sent pas éeartement des fragments. La contraction du triceps n'amène pas B déplacements La pression est très douloureuse et les tissus gar- SBl Fempreinte du doigt. En arrière et au dessous de Tépicondyle aient une saillie osseuse, arrondie, tournant sur place par les mou- ■ents de pronation et de supination imprimés à Tavant-bras. La ffaation est très limitée. G*est la tête du radius luxée en arrière. phction facile par des pressions avec le pouce. Le membre est iiatenu dans la demi-flexion. Appareil plâtré composé d*une goût- In embrassant Favant-bras depuis le poignet, se réduisant à pS attelle antérieure au niveau de Tarticulation, puis se terminant pr ime gouttière au niveau de la partie supérieure du bras. Cette IHodUon au niveau du coude permet de surveiller Tarticulation. tOJatwier. — Le gonflement est toujours considérable, il semble Itaie avoir augmenté. La peau garde son aspect normal, mais toute Itégion devient œdémateuse. Crépitation sanguine s'étendant à IMe la tuméfaction. Petit mouvement fébrile le soir. T. = 38^,5. k=: 100. Le malade ne mange pas. Douleurs vives. M. — La tuméfaction s*étend à quatre travers de doigt du côté de mntrbras. Œdème considérable ; même état général. ^11 — Fluctuation profonde avec crépitation sanguine au pour- )fÊt, On pratique une ouverture en dehors de rolécrâne et Ton re- |Wlle 150 gr. environ de sang de couleur un peu foncée. Pansement ptocclusion et compression.
^11. — Tuméfaction presque disparue. Le malade souffre moins, 'AMtbien ; pas de fièvre, température normale. 4. — Disparition complète de la collection. IOl — Santé parfaite. L'appareil est maintenu. tfémièr. — Même état.
iS. — On ôte Tappareil plâtré. Consolidation osseuse. Un peu de lia dans les mouvements d'extension et de flexion du membre. Le Ihde quitte le service.
Dts. lAII. — Fracture du cubitus par cause directe, liéduction, Appa IfUiré, Guéridon. — Yerlet (Eugène),journalier, quarante-deux ans, Ire le 3 février 1880, salle Sain te- Marthe, !24. En glissant il est ■bé à la renverse et son bras s'est trouvé pris entre le pavé et son
'iai aetueL — L'avant-bras droit, pendant le long du corps, est Entné par un gonflement occupant tout Tavant-bras et remontant 1H8 travers de doigt du côté du bras. Ecchymose annulaire intéres-
m} KMfiums DKs os.
sant les deux tiers supérieurs del'avant-bras. Le diamètre trans'Bne de l'avant-bras est moindre que l'anléra-poslérieur. Le cubto «l fracturé à l'union de son tiers supérieur avec ses deui lietiinlt rieurs. Le fragment supérieur est très saillant en avant. U Inil^* la fracture est oblique de bas en haut, d'arrière en avant elunp* de dehors en dedans. En imprimant des mouvements, il esttatilai déterminer la crépitation et la mobilité anormale. Bien du cftliil radius. A cause du gonOemenl, on ne lente pas la réduction. G» presses résolutives. Immobililé.
6 février. — Le gonflement ayant diminué, on opère la rédncùl qui est du reste facile, et Ton place le membre dans unap; pl&tré.
20. — On enlève le premier appareil, la consolidation est avancée. Pas de raccourcissement. Denxième appareil le mÈ£D«iof
21. — Le malade estenvoyé à Vincennes avec son appareil, Obs. LXIII. — Fracture oblique à l'union des tiers moi/en eli»[ir
du cubitus. Appareil inanwvible. CtiMson.—Varlin (Félix), dix-neuli employé de commerce, entre le 22 décembre 1878, salle SainW gusiin, 8. Il y a douze Jours, il est tombé de sa hauteur, sur la pu de la main droite.
Élat actuel. — On constate à la partie interne de l'avant-bn l'union du tiers inférieur avec le tiers moyen, une saillie anon et une légère teinte eccbymotique de la peau. Le malade ad une sensation de picotement à ce niveau. En promenant les dl sur le bord interne du membre, on reconnait qu'il s'agit fl fracture du cubitus et que la saillie est formée par le fragmentl périeur qui se porte en dedans et en avant, tandis que le fi
"M adueL — Contusions superficielles du bras et de la cuisse. ites plaies n*intéressant que la peau du nez et de la joue droite. La on principale est du côté de Tavant-bras. Celui-ci est le siège n gonflement surtout marqué à la partie moyenne de la région Ifao-exteme. Il existe en ce point une tuméfaction notable. Douas mes, mouvements de Tarticulation radio-carpienne possibles ûi douloureux. En longeant le bord du radius, on trouve à sa partie Ofenne une saillie dure et réductible. Crépitation, mobilité anorde et douleur plus vive à ce niveau. Le fragment inférieur fait Bie en dehors et semble taillé en bec de flûte. Diagnostic : fracture hfiqoe de haut en bas et de dehors en dedans. lédDCtion immédiate assez facile, sans qu*on ait besoin de recourir iiommeil chloroformique. Appareil plâtré.
S décembre. — Le malade est envoyé à Yincennes avec son ap-
te. LXV. ^^Fracture directe transversale du radius droit. Contusion.
ftÊnil plâtré, Guérison. — Lebel (Henri), vingt-neuf ans, boucher,
Ikele 5 mai 1879, salle Saint-Augustin, 9. 11 a reçu la veille un
Méat coup de bâton sur Tavant-bras droit. Douleur immédiate et
M|K>S8ibilité de faire certains mouvements.
\AQi adueL — Gonflement marqué de la partie moyenne de Ta-
|M-bras droit, teinte ecchymotique de la peau à la partie antéro-
terne. Point douloureux. Crépitation légère et mobilité anormale
I même niveau. Pas de saillie des fragments. Mouvements de prb-
klion et de supination presque impossibles, le malade perçoit un
iqnement quand il les produit.
CSompresses résolutives pendant trois jours. Immobilisation au
iyen d'une gouttière plâtrée embrassant les régions antéro et
Héro-externe de Tavant-bras.
ISaïai. — On retire la gouttière que Ton remplace par un appa-
1 silicate. Le lendemain, le malade est envoyé en convalescence
Rocennes.
Dis. LXVI. — Fracture indirecte du radius droit à son extrémité infé-
ire. Consolidation au bout de trente jours. — Jolibois (Séraphine),
■te^huit ans, cuisinière, entre le 14 janvier 1880, salle Sainte-
iHbe, 45. La veille, chute de sa hauteur sur la paume de la main
Dite. Immédiatement douleur vive à Textrémité inférieure de
vant-bras et impuissance du membre.
Étal actuel. — Gonflement de rexlrémilé inférieure de Tavant-
My s'étendant de l'articulation du poignet à quatre travers de doigt
i*dessus. Déformation classique en dos de fourchette. Douleur très
V à la pression à environ 10 millimètres au-dessus de Tarticula-
■ da poignet. C*est là qu*est le siège de la fracture qui parait être
msversale, sans pénétration notable des fragments. Appareil com-
ULOM
M2 Maladies des os.
posé de compresses graduées, placé sur les faces antéiieun postérieure de l'avant-bras, garnies de deux attelles, le tenu par des tours de bande. La main est laissée libre, penJ
29 jtinvier. — La malade quille le service.
Consolidation parfaite le trentième jour.
Obs. LXVII. — Fracturé de Vexlrémilé inférieure ilu radiia. il/çMi plâtré. Ouérison. — Codrel (Henri), quatorze ans, fleuriste, «ntn ÏS décembre 1879, salle Saint-Angiistin, 9. En descendant un M lier, il a glissé cl est tombé d'une bauteur de trois marches sott main droite. Immédiatement, douleur assez vive et impossibilité se servir de son membre.
État actuel. — Déformation en dos de fourchette du poignet rt' la main. Gonflement de la moitié inférieure de l'avanl-bras etdel main. Les mouvements volontaires de flexion, d'extension el latéralité sont conservés mais douloureux. Au-dessus de l'apopb) styloïde du radius, à environ 2 centimètres, existe un point où' douleur est beancoup plus vive et où l'on constate de la crépititil Le déplacement est peu considérable ; le fragment inférieur fait ' légère saillie en avant. Les mouvements provoqués sontlrè)^ loureux.
On réduit immédiatement la fracture et on maintient les l ments au moyen de deux attelles. Quatre jours après, on rempi ce premier appareil par un appareil plâtré. ' a décembre. — Le malade demande à retourner chei lui, Ui avec son appareil.
Ob3. LXVIII. — Fracture indirecle de l'rxlréinité inférieure du ni Appareil plâlré. Guérison. — Gory (Jacques\ soixante ans, chii
FilACTURl
^i lendemain de l'entrée du malade. Celle-ci s'opère
rune main la partie inférieure de l'avaot-bras immédia-
IBU5 de U fracture; de l'aulre en saisissant le poignet
I sur lui une traction modérée. Pendant ce temps on
iression sur les fragments de manière à refouler le
h la Tiice dorsale de la main, et l'inférieur vers la face
Applique un appareil plâtré composé de deux attelles
tantérieure descendant au-dessus du poignet et remon-
Us du coude.
^ Le malade quitte le service avec son appareil.
nent à la consultation, on constate une consolidation
lète.
I J. — Main.
^ Frncluie compliquée de plaie des deux premières pha- K doigt de la main gauche. Compresses d'eau fraîche. Mcilile. Guérison. — Moussard (Victor), quatorze ans, n le U avril 1879, salle Saint-Augustin, 6. Ce matin, il [bïgt pris dans les chaînes d'une grue.
Plaie à la face dorsale du petit doigt s'étendant obliiiculation ruétacarpo-pfaalangienne jusqu'à la phalanmt toutes les parties molles. L'articulation de la preavec la seconde est ouverte. Ces deux os sont actiire est transversale pour la première phalange, rs en dedans pour la seconde, Hémorrhagie abonînt de la moitié interne de la face dorsale de la lé conservée. Mouvements du doigt impossibles. Dou ■ lent vives.
d'eau fraicbo souvent renouvelées. Immobilisation de lyen d'une palelle.
après, appareil inamovible.
iplète le 30 mai jour de la sortie.
K. — Fémuh.
- Fracture du corps du fémur. Plan incliné. Appareil — Lesergent (Léon), trente-six ans, cordonnier, »tl 1879, salle Saint- Augustin, 77. Il vient de faire une EUteur de deux étages; il a perdu connaissance et ne lia manière dont il est tombé.
I— La cuisse droite est déformée et considérablement
Rpaochement sanguin occupe la totulité de cette por-
I inférieur, mais est surtout marqué à la partie
teaa est fortement ecchymosée, principalement à la
inLerne. Le membre est dans la rotation en dehors,
«M HAUMEE JUBS OS.
U face antérieure ëUnt dereaue externe. Hoiivements impod la cuisse et la jambe reposent inertes sur le lit. A 2 cenlimètiw ron au-des«us de la partie moyenne de la cuisse, on obsern saillie constituée par les fragments du Témur fracturé, Lap est douloureuse en ce poiat, cl la crépitation y est manib mobililé est également très évidente quand on cherche kson membre qui se courbe au niveau de sa partie moyenne. Le U supérieur est porté en dehors, tandis qu'au-dessous de trouve une dépression peu profonde. Raccourcissement de S c très.
On tente la réduction et on ne l'oblienl qu'avec difBci membre est maintenu dans l'immobilité sur un plan înclîafi. presses d'eau blanche.
Le quatrième jour après l'accident, te gonflement ayant coup diminué, on a recours à l'appareil américain.
17 mai. — On enlève l'appareil américain que l'on remplace appareil silicate. La consolidation est très avancée. Il n'y a pi raccourcissement.