‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 43 sur 150 · Le malade meurt à dix heures · texte numérisé non relu

Le malade meurt à dix heures

Aviopsie, — Le tibia semble tordu sur son axe et le fragment infé* mr présente une fêlure comprenant toute sa longueur et se proposant jusqu'à Tarticulation tibio-tarsienne. La surface articulaire est divisée en deux parties égales par une ligne dirigée d'arrière en mnt L'articulation présente un léger épanchement séro-sanguin. lâ fracture du péroné comprend tout son tiers supérieur : elle com- Mace au-dessous de la tète et finit à Tunion du tiers supérieur avec le tiers moyen. Elle est très oblique, en hélice. La moelle des deux os nt grisâtre, enflammée, purulente. Yasle décollement du périoste 9omprenant en bas tout le fragment inférieur jusqu'à deux travers le doigt au-dessus de l'articulation, et en haut remontant le long lu tibia à quatre travers de doigt au-dessous du genou. Vaste foyer le suppuration. Pas de caillots dans les veines poplitée et saphèaei.Dansla veine crurale on trouve quelques caillots à la hauteur bla partie moyenne du triangle de Scarpa, mais pas de pus.

Les poumons sont pleins de granulations anciennes ayant subi une tiiosformation calcaire. Ils sont emphysémateux et présentent une bduratioD fibreuse de toutes les petites bronches des deux sommets. Le cœur et le cerveau ne présentent rien de particulier. Reins normaux.

La rate, couleur lie de vin, est ramollie, très friable^ mais ne présente pas d'abcès.

Ufoie présente à sa surface inférieure deux petits abcès métasta-» ^oes, situés de chaque côté du sillon médian. Ils ont le volume d'une noisette et sont remplis de pus. Sa face supérieure en présente trois Mires, situés vers la partie moyenne, disposés en triangle. Us s'enfcnceDtdans le foie sous forme de pyramides à base dirigée vers la tOfface libre du foie. Leur volume équivaut à celui d'une aveline.

Ois. LXXXII. — Fracture oblique des deux os de la jambe droite. Ap» pftil plâtré. Appareil silicate, Gué*ison sans raccourcissement, — Gauler (Paul), soixante ans, menuisier, entre le 6 octobre 1879, salle &iDt-Augustin, 1. Le matin il a été renversé, par un passant, avec ^e lourde charge de bois qu'il portait. La jambe droite a été prise ^^le fardeau et le sol. 11 n'a pas perdu connaissance, mais n'a pu *6 Relever.

État actuel. — La jambe est déformée par un gonflement énoriïie )m en occupe la presque totalité et s'étend même au pied jusqu'à articulation tarso-métatarsienne* La déformation est surtout mar-

qtiée en un point situé k quatce travers de doigt an-dessus des fl léoles. Ecchymose de loule la "partie pos lé ro-ex terne et antini de la jambe. Pied fortement porté en dehors. Point très doulour crépitation et mobilité anormale à l'union des tiers moy^ etÉ férieur de la jambe. Quand on soulève le membre et que l'on clin à exécuter des monvements, la douleur arrache des cris ai Le tibia et le péroné sont fracturés au mftme niveau ; les fraga inférieurs des deux os sont fortement portés en dehors et torawi un angle avec les fragments supérieurs. La fractnre est obliqntfcl dehors en dedans et un peu d'avant en arriére.

Vu le gonflement, on place le membre dans une gouttière métttj lique et l'on fait des applications de compresses imbibées d'eH| blanche. Le sixième jour, le gonllemenl étant très diminué, on liAÛ la fracture et l'on maintient les fragments au moyen d'un appil pl&lr«.

2S novembre. — On enlève le plaire et on le remplace par un iff reil silicate. La consolidation est obtenue sans cal dilTorme. Le Dl lade commence à marcher avec des béquilles.

5 décembre. — On remplace le silicate par un bandage légèrenH compressir. Le malade sort guéri le 10 décembre.

Obs. lAX.XllI. — Fracture indirecte de li jambe gauche, obUqiU en bai et de d'.hon en dedans. ConivUdation au bout de quarante jourt. h Ouedon (Pierre), quarante-quatre ans, forgeron, entre le \" \wA vier 1879, salle SainleMarlbe, 17. Homme vigoureux, sans maladieiit lérlBures.ll a fait une chute de sa hauteur en glissant sur un trottoir, et est tombé sur le côlé gauche, la jambe de ce côté dans l'abdaclkl avec rotation en dehors. Il a parfaitement entendu le craquement.

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Iré composé d*une attelle postérieure avec é trier et remontant dessus du genou. Pas de complications. Au bout de cinq jours^ {ODflement a disparu.

14 février. — Quarante jours après Tapplication de Tappareil, on isUte une consolidation parfaite.

ISb — Le malade quitte le service. On lui a appliqué un appareil fiité.

[tmoie jours après, le malade se présente à la consultation. Conso-^ ilioQ maintenue. Cal inappréciable au toucher. Les mouvements la jambe sont complets. 11 peut marcher sans le secours d*une ine.

ïn, LXXXIV. — Fracture transvef*sale sans déplacement des deux os k Jambe gauche. Appareil plâtré. — Martin (Alexandre), quaranteitre ans, charpentier, entre le 3 novembre 1879, salle Saint-Au- (tin, 3. En chargeant une pièce de bois, son pied gauche a violemot tourné en dedans. Il n'est pas tombé et a pu faire immédiateot quelques pas.

itat actuel. — Tuméfaction peu considérable de la partie inféore de la jambe et de Tarticulation tibio-tarsienne ; le pied est is son axe normal. Large ecchymose au-dessus de la malléole eme qui est fracturée à sa base. A 5 centimètres au-dessus de la Uéole péronière, point très dpuloureux; mobilité anormale et ipitation lorsqu'on saisit la jambe avec les deux mains et qu'à l'aide I pouces on appuie sur le péroné. Pas de déplacement. U lendemain on place la jambe dans un appareil plâtré; le malade tourne chez lui sur sa demande.

Ois. LXXXV. — Fracture de la malléole interne. Fracture du péroné M$ travers de doigts au-dessus de la malléole. Subluxation du pied en fière et en dehors (Jambe gauche). — Orgnon, vingt-sept ans, cocher, ^trele 27 février 1879, salle Sainte-Marthe, 29. II est tombé du siège Qttflacre, sur le pied gauche, et dans sa chute la jambe a subi un oorement de torsion en dedans. Il n'a pu se relever. itat actuel. — Gonflement considérable du cou-de-pied et de la 99 antérieure de la moitié inférieure de la jambe< Pas d'ecchyne. Impuissance du membre. Douleurs vives s'exaspérant par la ision, surtout au niveau de la malléole interne et à trois travers de {ts au-dessus de l'externe. La pression directe sur la malléole inle provoque une mobilité anormale et de la crépitation au niveau la base. Les mouvements de flexion et d'extension du pied resisans effet. Mais les mouvements d'adduction et d'abduction prolent une crépitation manifeste à la base de la malléole interne. ^té du péroné, la pression est très douloureuse à trois travers de is au-dessus de la malléole, et les mouvements de latéralité du y déterminent une crépitation manifeste. La fracture du péroné

MALAUIËS DES OS.

est transversale, sans saillie des fragments. L'écarlement léoles est augmenté d'un demi-centimètre par comparaison »nt c6té opposé. Subluxatioti de l'astragale en arrière et un peueai hors. Le talon est plus saillant que celui du côté opposé; le leM d'Achille forme une concavité posléiieure, l'avanl-pied eil! courci. La mortaise libiale forme saillie en avant. Le bordeiMI pied regarde un peu en bas ; saillie considérable de la malléotl terne au-dessous de laquelle on sent le bord interne de la poulie tragalienne.

La réduction s'obtient facilement en portant l'astragale en aviulelf dedans pendant que le malade est endormi. On la main tient au mat de deux attelles plâtrées latérales, embrassant le pied etremoal au-dessus du genou. Compresses résolutives pendant Ai\ joun.

11 mars. — Le gonflement est entièrement disparu; appUc d'un autre appareil plâtré, le premier étant devenu trop large,! suite de la disparition du gonflement. Gouttière plâtrée posléripuni brassant le pied flècbi h angle droit, et remontant au-dessous do gfl

1" avril. —■ On enlève l'appareil. Consolidation parfaite.

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