‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 49 sur 150 · TS · texte numérisé non relu

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8. — TM = 37°,6. S = 38", 4. Injections alcoolisées. Légère inap- Uence. Peu de douleurs.

5. — Température normale. Suppuration abondante, la tuméfacni delà face diminue.

Apartirde ce moment, température normale. La suppuration cesse •rii bouche et devient très abondante, pendant huit jours, par la laie cutanée, puis elle diminue progressivement; la plaie se ferme Nsque complètement.

W. —La malade quitte l'hôpital. La tuméfaction de la face a disini. La plaie cutanée est cicatrisée ; il ne reste plus qu'une lislulette ir laquelle on fait des injections de teinture d'iode. - Ok. CV. — Ostéite chî'onique à répétition de r humérus gauche. Abcès haaial médullaire. Trépanation et drainage de Vos. Guérison. — Barde e), 39 ans, coifl*eur, entre le 19 décembre 1879, salle Saintee,n»5. Pas d'hérédité. Rougeole à sept ans. Tuberculose pulteau début.

^V^e de dix-huit ans, après avoir couché une nuit en plein air, tonent du bras et de l'épaule gauches, état fébrile. Application 'Cataplasmes sur le membre tuméfié. Au bout de six mois, ou-

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(60 MALADIES ÙE.S OS.

TCrluresponlanàe d'iinabcfs et issue de petils séquestres. Pcrs d'une llstule en aclivité, pendant diï-huit mois. A la suite de »| accidents, le bras resta douloureux pendant cinq ans, i>msh|it rison parut se maintenir pendant plusieurs années.

Il y a dix mois, retour des douleurs, gonflement dela^ supérieure du bras, formation d'uu abcès que l'on ouvre a™ll bistouri. Depuis ce moment, le malade a toujours sourtert. ît courage par la persistance des accidents, il se décide i *dI(«I l'bApital.

État actuel. — La face antérieure du bras gauche est dètoiul par une tuméfaction piofondequis'étend delà tête de l'osausoui du V delloïdien et qui soulève les iuserlions inférieures du delld et la partie supérieure du biceps. La peau offre une teinte b trace d'inflammation ancienne, et deux cicatrices d'oriRces Gitnll fermés, siégeant l'un au centre de la tuméfaction, l'autre à lipi inférieure de la face antérieure du bras. Il n'existe actuel le ment, côté des téguments, ni rougeur inflammatoire, ni œdème, I muscles du bras sont notablement atropbiés. Le biceps est i de contracture. Au loucber on ne sent aucun point ramolli oui tuant, la tuméfaction porte sur l'humérus et offre une eonsiita osseuse. La partie supérieure de l'os est renflée et boursoni comme dans le cas de tumeur centrale ou d'abcès médullaire. Dl leurs au toucher. Rien du cAlé de la face postérieure du meod de l'aisselle ou de l'articulation scapulo-humérale. L'avanl-bru dans la demi-flexion, par suite de la contraction du biceps, msi*ll liculation du coude est saine.

Nous portons le diagnostic : Ostéite chronique à répêtitios l'humérus.

m nettoyé les parois du foyer, nous plaçons un tube à

'ession méthodique sur les surfaces osseuses saignantes à

me éponge laissée en place pendant deux heures. Panse-

:oolisé phéniqué et ouaté coropressif.

i réaction fébrile, pas d'accidents consécutifs. On fait tous

i des lavages et des pansements avec Teau alcoolisée phé-

ration abondante pendant la première semaine, ensuite la couvre de bourgeons charnus de bonne nature qui s'élèvent ivement du fond vers la surface.

janvier 1880, vingt jours après Topération, il ne reste plus )laie simple de 3 centimètres sur 1 d'étendue. Le malade ) à sortir, il continuera les pansements chez lui. Les douleurs platement disparu.

VI. — Osiéihpériostite de l'extrémité inférieure du fémur gauche ni des douleurs à exacerbât ion nocturne. Décollement du périoste. ofi de Vos. Guérison. — Escolier, trente-deux ans, homme de lire le 8 février 1879, salle Saint-Augustin, n*" 2. Pas d'héré- M d*antécédents scrofuleux, tuberculeux ou syphilitiques. inié habituelle jusque il y a dix ans. A cette époque, il eut ssée d*ostéite aiguë juxta-épiphysaire de l'extrémité condy- 1 fémur gauche qui donna lieu à un abcès et fut traitée par I. La cicatrisation s'effectua lentement et progressivementsans t jamais sorti de fragments d'os au dire du malade. La s'était maintenue jusqu'au mois d'octobre 1878, lorsqu'à K|iie il éprouva spontanément, au niveau du condyle interne, nies douleurs irradiées au genou et exagérées pendant la Q à peu l'extrémité inférieure du fémur se tuméûa et la ) plaça dans une position fixe de flexion légère sur la cuisse, jstance des accidents détermine le malade à entrer à

duel. — La face interne de la cuisse gauche est déformée 1 tiers inférieur par la tuméfaction. Au-dessus du condyle ^té on voit la cicatrice de la première opération. Il n'existe nent ni ulcération ni fistule, mais la peau présente une Urée, signe d'inflammation chronique et de la dilatation des veineux. La jambe est dans une flexion légère sur la cuisse. ler, on sent que la face interne du fémur présente au-dessus rie, dans une étendue de 4 centimètres, une augmentation de comme s'il existait une couche osseuse de nouvelle formaà la périostite ossifiante. Le biceps crural est contracture, ce phénomène qu'est due la flexion de la jambe, car un attentif de l'articulation du genou ne révèle rien d'anormal

de ce côté. A part l'impuissance fou c lion nelle du membre, iUtUte des douleurs intolérables exagérées par la pression et les inouwments. Les viscères thoraciques et abdominaux sont sains. Élitpnéra) satisfaisant. Nous diagnostiquons : ostéo-périoslite chtooiqijt avec dépôts osseux de nouvelle formation.

8 féorier 1879. — Chloroforme. Al'aide du bistouri nous pratiqooD! au-dessus du condyle interne une incision cruciale dont le ceii répond à celui de l'ancienne cicatrice; nous évitons avec vàa blesser la veine sapbène interne et le faisceau vasculo-neneuidi région. Arrivé sur l'os, nous l'explorons avec le doigt et nous m naissons qu'il s'agit bien d'une inflammation sous-périoslique de loi sans suppuration, circonscrite à la partie inférieure et internf.l l'aide de la rugine coupante nous décollons le périoste afin de II conserver, puis nous ruginons les dépôts osseux souspériosliqi Ceci fait, nous pansons fi plat avec la tarlatane imbibée d'eau alcodisb pbéniquée. Deux pinces hémostatiques placées pendant l'opéntil sur des artérioles peuvent être enlevées au moment du pausemM ProUtant de la résolution musculaire due au chloroforme, dooiII dressons le membre et nous le plaçons dans une gouttière afind» maintenir dans l'extension.

Pas de réaction fébrile, pas d'accidents consécutifs. Sous l'inltueiMl des pansements alcoolisés phéniqués, la plaie se cicatrise régulit» ment du fond ù la surface. Elle est guérie au bout d'un mois.

Le 7 mars, nous enlevons l'appai-eil : le redressement du tat est obtenu, mais il existe un peu de raideur dans les mouvei du genou. Le uialade est oblige des'aider d'une canue pourmi Il part en convalescence !e même jour.

l^e frontale, langue sèche, fendillée, brunâtre au centre, rouge * les bords et à la pointe, inappétence absolue, constipation, rasseries noctames, subdelirium, hébétude. T S = 40^.P= 120. méfaction énorme de la jambe qui est arrondie, cylindroïde, 10 tendue, luisante, de coloration foncée. La température locale t notablement plus élevée que du côté opposé. Fluctuation maniûb dftns toute l'étendue de la face interne du tibia. La tuméeiioii s*entend aux parties molles de Tarticulation du genou, mais s'existe pas d'épanchement articulaire. La jambe est peu douloume pendant le repos, mais la douleur s*exagère à la pression au mi de faire crier le malade. M. Nitot, interne du service, praqpieavec le bistouri deux incisions longues chacune de 6 centime- Mit comprenant toute Tépaisseur des parties molles, jusqu'à Tos, me an niveau du tiers supérieur de la crête du tibia, l'autre au MRi du tiers inférieur de la face interne de l'os. Écoulement d'une ntité considérable de pus jaunâtre, épais, mélangé de grumeaux léeux. Il est facile de constater, à l'aide du stylet, que le périoste LdéeoUé dans toute l'étendue des faces interne et externe de l'os, MM au niveau du quart inférieur, et séparé des surfaces osseuses via collection purulente. Lavages et pansements avec l'eau alcoolie ^éniquée.

il et 12. — Amélioration ; la température ne dépasse pas 39^. Le Mfk = 100. Le malade recouvre un peu d'appétit. Sommeil plus du. Suppuration abondante.

43.— TM =39^ TS = 40^ P= 140. L'état général s'aggrave. La néfaetion du genou est plus prononcée. Épanchement articulaire ikmdant Application d'un large vésicatoire au niveau des culs-denDde la synoviale.

'tt.-.Môme état. TM =39° 2. TS = 40». P.-= 150. L'épancheraent Menlaire a légèrement diminué. On fait une nouvelle incision compMaaat comme les précédentes toute l'épaisseur des parties molles l(4a périoste, au niveau de l'extrémité supérieure de la diaphyse iule, à égale distance destubérosités antérieure et interne. Écoulel>lt d'une abondante quantité de pus. Malgré ce traitement, l'état Kllet général restent mauvais, la température se maintient au voibigede40*.

(9. — Chloroforme. A l'aide d'un trocart à hydrocèle nous bons une ponction dans l'articulation du genou après avoir bruit le parallélisme des téguments et de la synoviale. Issue d'un Igma jaunâtre séro-purulent. L'existence d'une arthrite purulente as détermine à pratiquer l'amputation . Compression préventive ec la bande d'Esmarch. Amputation de la cuisse par la méthode cirilaire, immédiatement au-dessus du cul-de-sac supérieur de la Qoviale du genou, pendant qu'un aide comprime la fémorale.

464 MAUDIHS DES OS.

Six pinces hémoslaliques préalablement trempées tlans VacUt phéniqiie, comme Ions les instruments, sont appliquées pendml l'opéralion. Pansement par la mélhnde de Lister ; six fils de citgnl suffisent pour prévenir toute hémorrhagie. Le malade n'a pas perdo . 30 grammes de sang. Des tubes à drainage étant placés uui ao^ interne et externe de la plaie, les bords du lambeau sont rappro» cbés et réunis de dedans en debors à l'aide de trois points de s profonde et de huit points de suture superficielle avec des fili nf> uniques.

Suf une coupe de la pièce. (Voir k la fin du volume les plancbML II et m.) — L'articulation est remplie de fausses membranes d'u

. blanc grisâtre un peu jaunâtre, feuilletées et gorgées de liqniât séro-purulent. Au contact de l'air, elles se Qélrissent de pluî a plus eu laissant sourdre le liquide infiltré dans leur épaisseur. Quand on enlève ces membranes, on trouve que la face inln de la synoviale est rouge, épaissie, vascularii^ée. En grattant ces pots vasculaires , on voit qu'ils sont eux-mêmes mollasses, i gnants et faciles à détacher. Le périoste qui double la synonilej de même que les ligaments articulaires et le cartilage d'encrollt ment, paraissent intacts ; cependant sur quelques points de la pèi pbérie on voit que le cartilage, même sur le fémur, commence li

' décoller sur plusieurs points. Il en est de même du périoste quit épaissi, vascularisé et un peu moins adhérent qu'à l'état nomiM. la coupe, te fémur, dans son périoste, sa lame compacte, son dipM SB membrane médullaire, son cartilage de conjugaison, préseDltl traces d'une inflammation aiguL' à forme diffuse. C'est ainsi qa' ilebors de l'urliculation, k^ périoste est décollé et sur quelques pM(

INFUMMATIONS. 465

^ inférieare qu*on retrouve une inflammation totale aussi peu "^^ et encore de ce côté la section faite avec la scie dans le ^ varlical au milieu de Tos suffit pour la décoller immédiate- 'tlQ-des80us du cartilage de conjugaison. A partir de ce point bï l'articulation du genou le périoste est complètement dé- U ipaissi de I centimètre, écarté de Tos de 1 centimètre 1/^* rilrisé. Ses vaisseaux ont perdu leur connexion avec ceux de la es de l'os, sauf au niveau de Tincision inférieure où, depuis lelle-ci a donné lieu à l'écoulement d*une quantité de pus lérable, il s*est légèrement greffe avec la face antérieure de 16 compacte, sur une hauteur de 5 centimètres et une lark S centimètres. En ce point, cette dernière est un peu ru- 8t comme si, en se gonflant, les canaux vasculaires de la surla Tes s*étaient élargis en résorbant un peu du tissu osseux n. Sur tout le reste de son étendue jusqu'à Tépiphyse supé- ,1a surface externe de la couche compacte parait avoir été marnent frappée de mort d'emblée par la perte totale des vaisfui la reliaient à son périoste. Aussi les canaux vasculaires ne i pas plus appai*ents sur cette surface et dans son épaisseur 3s*agîssait d'un os normal pris sur un cadavre dans une au- .11 n'en est pas de même du côté de la cavité médullaire. Cette re présente non seulement les caractères inflammatoires que «ons décrits en parlant du diploé, du cartilage de conjugaison tÎMa médullaire du fémur, mais encore elle est infiltrée de ■t toute son épaisseur au-dessous du cartilage de conjugaison à la partie moyenne de l'os ; à partir de ce point lediploé était éKtfbé et le pus collecté jusqu'auprès de l'épiphyse inférieure, iHlration purulente présente par places l'aspect d'un pointillé pa oa violacé ; le cartilage de conjugaison qui sépare l'épiphyse Apbjse supérieure est déjà trépané sur certains points par le ■^au-dessus de lui, s'étend en. suivant quelques-unes des mailles lioé dont il prend la forme au milieu d'un tissu médullaire par* Hcolarisé.

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