‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 52 sur 150 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

dans une grande étendue par lu suppuration; au poutlnui it pertes de substances, il est fongueux, décollé, séparé del'oiîjri couche purulente. En ces m&nies points le tissu compact lùl et laisse voir le tissu spongieux dont les Irabécules raréfiées BCrivent de grands espaces arêolaires remplis de moelle jaanUH^ bourgeons charnus et de pus. Ce processus atteint l'eilréinili rieure de l'os dans les 2/5 de son épaisseur. Un peu au-deisus partie moyenne, le tissu compact est détruit à toute ta péript l'os et dans cet espace annulaire, la raréfaction frappe I' Hon épaisseur, de sorte que les deux fragments supérieurcli ne sont plus réunis que par quelques aiguilles osseuses diri^' ticalement et qu'il suffirait du moindre effort pour produire tare. Au-dessus et au-dessous de ce foyer, où l'ostéite raréfiiiftl portée & ses demicres limites, le canal médullaire et les aréolnl remplis de moelle jaunâtre purulente. Les désordres se cool" avec des caractères analogues dans l'extrémité supéi mais au niveau de l'f^piphyse oti l'inflammation est de dite récente, la moelle est rouge et le pus qui infiltre les aréoles esti concret, plus fluide.

Les muscles qui entourent l'us sont décollés, séparés 1ë<^ au autres par des clapiers purulents. Les plus profonds ont suhiS généresencc granulo-graisseuse ; qBelques-uns mCme ont l'. vitreux, presque colloïde.

Les suites de l'opération furent excellentes. Dès le tendes température tombait à SS", 38°,4. Le quatrième jour elle et devenue normale. Les fils furent enlevés les quatrième, cinqi et sixième jours et remplacés par des bandelettes de tarlatane)

INFLAMMATlOiNS. 503

très sortirent par ces fistule?. La persistance de la suppurallermine le malade à entrer à Thôpital. i ÊdueL — Les deux tiers supérieu rs de la face externe de la jambe M lont déformés par une tuméfaction bien limitée à la région knmé. La peau est épaissie, rugueuse et offre une teinte bistrée, rikesdes glandes sudoripares sont dilatés, les poils sont hyperiéi; desquamation épithéliale sèche en larges plaques. Pas de (irisation anormale. Il existe deux fistules répondant, Tune au I péroné, Tautre à la partie moyenne de cet os. Les orifices sont lie masqués par de gros bourgeons charnus, mollasses et sai- L An toucher, les parties molles sont pâteuses, œdématiées, atr d'inflammation chronique. La portion du péroné comprise as deux fistules a subi une augmentation de volume telle que Mirait plus gros que le fémur. Le stylet introduit dans les fis- »éoètre dans Tépaisseur de Tos, arrive sur des points dénusonorest mais ne révèle pas la présence de séquestre mo- ) tibia est sain. Rien dans les articulations du genou et du

vembre J879. — Chloroforme. ATaide du thermo-cautère nous sur la sonde cannelée une incision verticale allant de la fis- (Érieurc à la supérieure et comprenant toute Tépaissenr des molles jusqu*à l'os. Nous reconnaissons alors que les fistules mi d^épaisses couches osseuses de nouvelle formation pour re le centre de Tos qui contient un séquestre. Pendant que les rétractent les lèvres de la plaie, nous faisons une série de .lions verticales avec la fraise du polytrilome. Puis nous fainler les ponts osseux intermédiaires, de façon à former une gouttière mettant à nu le canal médullaire d'une fistule à .Mous y trouvons un long séquestre noirâtre, à bords décou- "^alièrement et des masses de fongosités. Nous enlevons le Iro avec des pinces hémostatiques et nous ruginons les parois iTité afin d'enlever complètement les fongosités. Nous extrayons trois autres séquestres en forme d'aiguilles de 4 à 5 centimelong. La gouttière osseuse a une longueur de H centimètres. îe au fond de la plaie un drain qui sort à la partie déclive et les lavages et Técoulemcnt des liquides. lords de la plaie des parties molles sont maintenus rappror des bandelettes de diachylon. Pansement alcoolisé phéniqué. ant les cinq premiers jours, la température oscille entre 38** »lle redevient normale par la suite.

membre. — Les deux tiers supérieurs de la plaie sont rounis par •e intention. La suppuration qui a toujours été modérée est 'hui presque complètement tarie. On cautérise au nitrate t quelques bourgeons charnus exubérants.

tSOl MALADIES DES OS.

2 janvier 1880. — Cicatrisation presque complète. U m quitte le service, il conlinueriiles pansements cheilui.

Obs, CXXVIl. — Nécroie centrale du calcanévm mmcciiliMi* ottéo-my élite. Trépanation. Ablation des téquetlres. Girfm» ■ Guillemi (Emile), vingL-deux ans, vannier, entre le Î3 oclubr* WB salle SainLe-Marlhe, n° 34. Sujet Tortenient constitué. Pud'hbtfl Lymphatisme. Ni tuberculose, ni sj'philis.

A l'âge de quatorze ans, il éprouva des accidents aigus du cWI pied droit. Douleurs vives au niveau du calcanéum, plusacietWl du côté de la face externe, irradiées à toule l'étendue de lati| tarsienne, exaspérées par la marche et par la pression desdi sures et de la main; tuméTaction avec empâtement au oiiui foyer douloureux et sur le trajet des tendons des muscles [térei latéraux. QKdème de tout le pied. Un abcÈs se Torma au-dH de la malléole externe, s'ouvrit et demeura iistuleux. Pet cette première période, la marche fut impossible et le malade garder le lit. Ultérieurement il put marcher, mais en boitant, àl d'une chaussure spéciale. Par la suite divers accidents se p renl. D'autres abcès se formèrent au pourtour dn premier. 1 ces abcès restaient iistuleux plus ou moins longtemps puiss'iA raient pour se rouvrir ensuite. La fistule principale loujou» activité donna, à plusieurs reprises, issue à de petits séqaa Ces désordres d'abord limités h la face externe du caloi s'étendirent ensuite à la face interne qui devint le siège de i et de luméfactioD. Le pied se déforma et prit peu ^ peu la pos| la forme du varus équin. La jambe finit par s'atrophier, Lesl traitements dirigés contre ces lésions, cataplasmes, b.adigeoiu d(! teiiUurc 'l'iode no pui&iil ciitraver la niarcheJB

> pci'uuic&a &«iit;i<iUA au iiivcciu uo ici tuiiiciciuuuii, au-ues"

oint on les retrouve avec leurs caractères normaux. En I fistule avec le stylet on rencontre un séquestre mobile ;ûel qui empêche de pénétrer plus profondément. Au côté [pinflement est de même très étendu, il masque aussi les s dépressions, mais de ce côté il n*y a pas de fistules. Au consistance est dure comme dans le cas de périostite chroarticulations du métatarse, du tarse et du pied avec Tes os I paraissent saines, mais leurs mouvements sont perdus tés. La jambe est très atrophiée, sa circonférence au ni- Ilet est de 26 centimètres alors que la jambe saine mesule niveau donne 32 centimètres. Les muscles de la région sont durs, tendus, contractures. Le malade ne peut marz des béquilles. Nous avons affaire à une ostéo-myélite du ftvec nécrose.

bre 1880. — Chloroforme. Incision cruciale avec le bîsreau de la face externe du calcanéum; des aides écartent X avec des pinces hémostatiques qui servent de rétracissus sont durs, épaissis, hypertrophiés, atteints dMnflammique, mais nous ne rencontrons pas de fongosités des [es. Comme la fistule est masquée par les tendons des pénaux et que ceux-ci sont englobés au milieu des tissus en- >us nous gardons bien de les toucher et nous nous conborder le calcanéum au-dessous de ce point. Le périoste lé, ramolli et hypertrophié, nous Tincisons afin de le déla ragine et de mettre Tos à'nu, ce qui est facile vu le peu

90r> MALADIES DES OS.

voie plus large nous appliquons trois couronnes du trépan dénota polytritotne et nous faisons sauter les ponts osseux inlermédiiirffl avec la gouge et le maillet. Il nous est facile alors de nom rendn compte (le l'état du calcanéum. La Bstule osseuse conduit i n cloaque qui contient du pus, des bourgeons charnus et de petits séquestres; l'un d'eux a le volume d'un gros pois. Nous sommes initf de la sorte jusqu'au-dessous du périoste de la face interne du cil» néum. Avec une gouge concave nous évidons l'os en enleviinl les tissus ramollis par l'ostéite afin de régulariser la perle de slance. L'opération terminée, nous plaçons un drain dans laott osseuse et nous faisons un pansement alcoolisé pbéniqué etooti compreasif.

Il n'y eut pas de réaction fébrile, pas d'accidents consécotifs, m la cicatrisation s'elTectua très lentement. La guérison ne fut com;Ji qu'au bout de quatre mois.

Obs. CXXVIII. — JVécrose de la portion anléro-exlerne du ra/cnw comécutioe à une oiiéo-my^tite . Ablation du téqueslre. ÉvideiieV.Sl riioH. — Jouniaux (Henri), 42 ans, mécanicien, entre le 3i brc iSHO saile Sainte-Marthe, n" 8. — Forte constitution, pas fl rédilé. Pas d'antécédents diatbésiques. Jamais de maladies ^tn

A l'âge de dix-neuf ans, douleurs au niveau de la face inlenui pied droit, au-dessons cl en avant de la malléole libiale; toS faction, impossibilité de mettre des chaussures et de marcbl Peu après, ouverture d'un abcès qui demeura Gstuleux. Celtel Iule passa par des alternatives d'occlusion et d'activité, mais! iluiKi I I .ii|:iii(- lien n un ■.uiiitcnient, plutôt qu'à une véritable « p. : I ■ . I : ;■ iiiciiipiu lit-. |iliiTiûm&ncs identiques évoluèrenli

as-jacents sont également indurés, confondus avec les o-périostiques qui sont elles-mêmes épaissies et déticulation tibio- tarsienne est saine. Il en est de même 3ns métatarso-phalangiennes. Celle du calcanéum avec t ankylosée. Gène de la marche. La jambe n*est pas it général très bon.

î 1880. — Chloroforme. A Taide du bistouri, nous faiexteme du tarse une incision cruciale dont le centre stule. Nous disséquons ensuite les angles de la plaie et ms rétracter par des aides. Nous trouvons alors que la roniers latéraux et les tendons, bien que participant à n chronique, ne sont pas sensiblement altérés. Mais en au point où leur gaine se confond avec le périoste, nous orifice osseux, masqué par des lames fibreuses irréguesquelles nous introduisons le stylet qui pénètre à la le deux centimètres, dans un trajet osseux, irrégulier, es bourgeons charnus incrustés dans des portions d*os bourgeons charnus emprisonnent dans leurs mailles des seux qui sont retenus dans cette cavité non moins par euse dont nous avons parlé que par le changement de igle droit de la fistule. Après avoir disséqué le périoste rver, nous enlevons les séquestres et les bourgeons charlidant de la gouge concave et môme de la fraise de notre Nous faisons Tévidement des parois qui les entourent. it est rendu difficile par Téburnation des tissus sains. i terminée, nous plaçons un drain au fond de la plaie et

11 y a trois mois, gonflement douloureux au niveau il( 1 1 métalano-phalangienne du gros orteil droit. Gènedt li i possibilité de mettre des chaussures. 11 y 3 deuxmoi' abcès à la partie anléro-interne de la région, écoultm pblegmoncux, persistance de la suppuration, fistule l i sespérant de la guérison se décide à entrer k l'hApit il

c(af ac(ue/. — Tuméfaction considérable au pouituur lation métalarso-phalangienne du gros orteil droit, lœdKmt an bord interne du pied et à Ja face dorsale du premier mèl Peau rouge, tendue, luisante, amincie. On observe i)eiiii:il( de deux centimètres de diamètre, l'une à la partie interne, Vi la face supérieure de la ICte du métatarsien. Au centre it^ tion dorsale, s'ouvre une fistule en activité. L'exploraUdD fistule conduit sur la tète ramollie et friable de l'os, le stjlcl dans un cloaque qui s'étend jusqu'à la moitié de l'épaisseur Au toucher, on sent que le périoste est épaissi, induré, défoi tout à la face dorsale. Les mouvements de l'articulation sont' serves mais fort douloureux.

4 dècembri^ 1880. — Chloroforme, A l'aide du bistouri, non? an cftté interne du premier métatarsien une incision long six centimètres allant de la peau au périoste. Ce dernier étaolil et décollé avec la rugine, nous trouvons l'os atteint d'osléit« fiante. Sur la face dorsale on voit un cloaque, profond de im timètre et demi, rempli de fongqsilés et de petits séquestres du spongieux. Les parois de ce cloaque sont ramollies et friahlei-' d'enlever tous ces tissus morbides, nous atteignons les pi foyer avec la fraise du polytrilome, à l'aide duquel nous prsl une s/^rir do trépnn;ilinns. Cet évidcment nnus cotiH

|aes), vingt-six ans, charretier, entre, le IG janvier linte-Marthe, n* 13. A eu le pied gelé dans la nuit du

. — Congélation des doigts de pied au premier degré,

teil au troisième degré. Celui-ci se gangrène rapidement

phalange est mise à nu et se nécrose au bout de dix

sèque cette phalange le 7 février. Pansement avec le vin

i marche rapidement sans accidents et le malade quitte 20 février.

I. — Carie de la phalangette , de l*os sésamoïde externe ^ de la ouce droit et si/novite fongueuse de V articulation de ces deux fuécutivement à un panaris. Ablation. Guérùon, — Detrie), cinquante ans, femme de ménage, se présente à î du 8 mars 1879. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents scroiens ou tuberculeux. Bonne santé habituelle. Il y a deux profond du pouce droit. Les incisions faites à ce momi le point de départ de fistules intarissables, l'extrémité :e atteinte d'inflammation chronique se déforma; Timnctionnelle resta complète. En présence de ces accidents t de la douleur, la malade se décide à entrer à Thôpital. '. — Le pouce droit est déformé, plus court que le gauilation des phalanges entre elles est immobilisée dans Le segment terminal du doigt est renflé, cylindroïde, [ue large. L'ongle incurvé, en avant, strié transversalere dans sa moitié libre, recouvre en partie l'extrémité

l'organe ; sa portion adhérente est saine ainsi que la léale. La peau présente une teinte bistrée uniforme ; au du doigt, à 5 millimètres au-dessous de l'interligne artiofifre un point déprimé, comme si elle adhérait à l'os ^rrespondant. Il existe deux fistules en activité, l'une à ade du pouce au milieu des plis articulaires, l'autre à bre du doigt. Toutes deux laissent écouler un pus sere, mélangé de petits débris caséeux. Ces orifices fistuliamètre d'un stylet de trousse. Celui de la face dorsale j l'articulation qui est remplie de fongosités ; on ne sent au les extrémités osseuses articulaires ; le second aboutit Btte qui est dénudée, ramollie, cariée. Au toucher, les îs périarticulaires et celles qui répondent à la pulpe, ont ance mollasse, fongueuse caractéristique. Lorsqu'on

mouvements au segment terminal du doigt, on reconciste une mobilité anormale, comme si les extrémités ent détruites. Les mouvements spontanés de l'articula- IX phalanges sont abolis. Douleurs sourdes, continues,

SIO

[nuniquis. boi- Vuiaires. ^B

exagérées par la pression et les muuveineiils communiquis. I lade ne peut fuîre usage ds sa main. Nous portons I) synovite fongueuse avec carie des extrémités articulaires.

8 mars 1879, — Chloroforme. A l'aiiie du bistouri nous tsisoMll face dorsale du pouce une incision transversale, un peu curvlii^ convexité supérieure, qui ouvre l'arlicnlaLion. Nous preuoDSiùii ne pas sectionner les tendons extenseur et fléchisseur. L'articula est pleine de fungosités que nous enlevons chemin faisaul. Ij^ langette est cariée, fongueuse, en partie résorbée, nous ne relniiii» plus que son tiers inférieur . Le tiers inférieur de la phalange estiUë des niâmes lésions. L'os séaamoïde esteroe est euUèreiDeclORt Nous enlevons par dissection la portion restante de la phalangtUll l'os sésauioïde externe ; puis à l'aide des pinces de Liston, d quons le tiers inférieur de la phalange. Les deux tiers supérieunU dernier os étant sains, nous les laissons en place. Après avoir e avec soin tous les tissus malades, nous rapprochons les burdsdi plaie et nous les suturons à l'aide de deux fils métalliques. PanuiD alcoolisé phéniqué. La malade retourne cliei elle; elle wndti pansement tous les 2 jours. Malgré la vascularité des tissus Fon^ i'hémuslasie temporaire à l'aide de deu.\ pinces a été âunisaaU. d'accidents consécutifs. Un enlève les (ils le quatrième jour. Réui par première intention dans la plus grande partie de la plaie. I UD point hourgeonnant qui se cicatrise régulièrement eu l'espad trois semaines-

Obs. C.\.\XII — Carie partielle du sourcilcotyloiJien.Cojialgie Fia(ules wiiiaires siégeant d la /larlie ir^terne du pli feasier gauchi,U tinoge de l' nnus. Évidiment de la portion caiiêe de Pos. Dilutatioi r (Charles)

e quantité de pus. Les abcès du pied et de la jambe cicatrisèapidement, mais celui de la hanche demeura fistuleux. Depuis époque, plusieurs abcès se sont ouverts du côté de la fesse ; les ont demeurés fistuleux, les autres se sont fermés après être de- *és longtemps en activité. Le malade a travaillé jusqu*à ce jour jt cette suppuration persistante, mais voyant qu*il perd ses Bide plus en plus il se décide à entrer à Thôpital. Uiacluei. — Outre les symptômes ordinaires de la coxalgie, claulion, ankylose de la hanche, déviations du bassin et de la colonne luire, on observe les phénom'ènes suivants : la cuisse est dans ttûon, il n* existe ni abduction avec rotation en dehors, ni adducnec rotation en dedans; le pied a une tendance marquée à Édsme. Le talon se rapproche de la face postérieure de Tartiîon tibio-tar sienne. Dans la station verticale, le pied ne porte 8 sol que par les têtes des métatarsiens. Cette attitude du pied 08 au raccourcissement du membre qui est de 3 centimètres loort que le membre sain. On trouve au niveau des orteils, de la orsale du tarse, du tier inférieur de la jambe, les cicatrices dues bcès qui se sont produits lors de Térysipèle phlegmoneux. ss désordres les plus accentués, ceux qui amènent aujourd'hui ade, sont du côté de la cuisse et de la hanche. La cuisse est rie, atrophiée; dans toute retendue de la face postéro-iuterne oes sous-cutanées sont dilatées, variqueuses, et présentent une rougeâtre. Au niveau du grand trochanter et deTépine iliaque eure et inférieure existent plusieurs fistules cicatrisées. La jtuehe est complètement déformée; au lieu du relief habituel >Q?e une dépression profonde étendue sous forme d'un sillon rarsal du grand trochanter à Tanus ; sur cette ligne existent • orifices fistuleux en activité, plus rapprochés de Tanus que utieulation et distants les uns des autres de 1 à 1 \/'2 cenra. On voit un cinquième orifice fistuleux à l'extrémité externe i fessier. Chacun de ces orifices occupe le centre d'une dépresoAindibuliforme. Le stylet introduit dans la fistule la plus râpée de Tanus, se dirige en haut, en avant et en dedans vers la he ischio-pubienne ; à une profondeur de 6 centimètres, il ren- ) une surface osseuse dénudée qui paraît plutôt cariée que sée et qui semble appartenir soit à Tischion, soit à la face 16 de la branche ischio-pubienne. La seconde fistule converge 3 même point que la précédente, tout en se rapprochant davanle l'articulation. Les autres fistules se perdent au milieu de s molles et ne conduisent pas très loin. Par ces fistules s'écoule uellement et goutte à goutte, un liquide qui présente l'odeur et ^ration de Turine. Ces caractères deviennent évidents au mode la miction. H ne s'écoule en efl"et qu'une faible quantité

d'urine piir l'urèlhie, la plus grande partie sort par les Dstulcî.Lcatbétérisinc urétbral démonlre qu'il n'esiste pas de pointa ré mais que le calibre de l'urËtbre est très étroit et n'admet que de bougies n" H. Cette diminution de calibre est d'ailleurs useï lu à vaincre. On pratique cbaque jour le calbëtérisme arec des boipi de plus en plosTortes et en huit jours on arrive àpasserlen'iS.t'' moment t'urine s'écoule moins abondamment par les Qsluludta vantage par l'urèthro au moment des mictions. Mais comiMl fistules sont organisées, comme l'urine qui s'écoule par cette ni mélangée de pus, le débridement des trajets est indispensablh ' 10 m'ii 1879. — Gbloroforme. A l'aide du IhL'rmo-cautÉH.ii Taisons une première incision verLicalc, longue de 12 cealimHffll niveau de la peau et passant par la listule la plus interoe. Honl sons une incision analogue au niveau de la Fistule la plus eiltn nous réunissons ces deux sections verticales par une troisièmeh BÎon borizontale qui, étendue de l'une h l'autre représente le I d'union des deux brancbes d'un H. Cette troisième incision pu» les deu.\ fistules moyennes. Le couteau du Ibermo-cautèrediiis» tissus lardacés, atteints d'inflammation chronique, et LrËsdnni qu'à une grande prorondeur. Des sondes canelées laissées dau fistules servent de points de repÈie. Nous évitons de toucber les i grand et petit sciatiques qui occupent le Toyer derinflammill Après une dissection rendue laborieuse par l'importance desn de la région, nous arrivons sur un petit foyer de carie très Ul situé immédiatement au-dessous de la cavité colyloïde, sur le a cotyloîdien. Après avoir ruginé, nous évidons avec précautioitl malade, sans toucher à l'articulation. Nous achevons ensuite de^j brider les fistules le plus loin possible, en prenant garde lovM

1 y a 4 mois, 3 hémoptysies successives de la valeur d*un d'un demi-verre chaque fois. Sueurs nocturnes profuses, amaigrissement, perte des forces. Il y a 18 mois, il remarveau du bord postérieur du péroné gauche, au-dessus de i la malléole, une petite tumeur arrondie, du volume d'une noUe et fluctuante, complètement indolente. La peau était , sa surface et de coloration rosée. Il n*a pas remarqué à loe qu*il y eût du gonflement sur le trajet des tendons latéraux. Peu à peu le frottement continu de la botte déulcération des téguments à la surface de la tumeur. Celle- . spontanément en donnant issue à un liquide jaunâtre, Air et limpide, puis légèrement purulent. L'oriûce resta fisse tapissa de fongosités. A partir de ce moment apparut faction qui s*étendit progressivement de proche en proche, it en bas suivant la gaine des tendons péroniers ; en avant ice de la malléole externe; en arrière jusqu'au bord du Achille. Dans toute cette étendue la peau prit une teinte is violacée. Survint de la gêne pendant la marche. Les moumisques ou exagérés du pied déterminèrent de la douleur. I que le malade, obligé de garder complètement le repos, à entrer à Thûpital.

lue/. — Le côté externe du pied gauche est déformé par faction énorme qui s*étend de la racine du cinquième méà quatre travers de doigt au-dessus de la malléole pérosuivant le trajet de la gaine des péroniers latéraux ; transmt. elle occune tout TesDace comnris entre la liene

sa

MALADIEa DES OS.

Umëtres de diamètre, à bords décollés et déchiquetés ; le fond «t recouvert de boui^eoDS charnus p&les, mollasses, sans TÏtaliti, dû rolumineux; près du bord inrérieur de cette ulcération, onnit m oriâce fistuleus qui laisse suinter un liquide séro-punilent ronnltat, peu abondant. A 3 centimètres au-dessous existe une seconde IkttiÉ qui répond au bord posUiùeur de la malléole et laisse écoDleroi pus s6reui, mélangé de grumeaux. Au loucher, consislaucofermed élastique par places, molle et presque fluctuante en quelques poittl La gaine des péroniers latéraux est tapissée de fongosilés luxurimUL L'exploration à l'aido du slylet démontre que les fistules sentit nueuses, tapissées elles-mêmes de Tongosilés et qu'elles aboutiflitt & la malléole externe, qui est ramollie, friable, atteinte de carie. Pu de douleurs, soit spuulanées, soit provoquées par la pression, 1* mouvements des pieds sont conservés et s'exécutent volontairement Toutefois, l'abduction est gênée et un peu limitée. Les gaines. extenseurs et des tendons de la gouttière interne du calcanéum* saines ; l'articulation tibio-tarsienue parait normale ainsi qn* articulations du tarse. Les os n'ont subi aucune altération, sinon malléole péronière qui est en partie cariée. Nous avons alTaireiii synovite fongueuse de la gaine des péroniers latéraux, ayant dili miné secondairement l'envahissement de l'os par les fongositéi. malade présente en outre au sommet gauche des signes de lob culose au début.

13 avril 1878. — Chloroforme. A l'aide du thermo-caulÈre, m faisons, en arrière de la malléole externe, une incision verticale fl comprend toute la hauteur de la tumeur, elle divise profondénU les tissus fongueux jusqu'à l'os. De ta partie médiane de celle p

mélanges ao uieis un sauff. un vunuaue le irai- Les fongosUés sont toujours exubérantes. Nouignipancture et nouveau pansement ouaté com-

I. — Le kyste thyroïdien a le volume d'une noix ; il oient et ne détermine aucune espèce de symptfimes du côté de la peau. Pas de troubles ronclionnels. Les nt à envahirles parles voisines ; elles sont luxuriantes ,a plaie qui suppure modérément. Igni-puncture. On msement.

1 séances d'ignîpunclure tous les mois et l'on cautéis les intervalles, avec le nitrate d'argent. Néanmoins 'ont des progrès et tendent à envahir l'articulation

878. — Le kyste du corps thyroïde a le volume d'une ïs à part l'augmentation de volume, ses caractères ne es. Le malade expectore abondamment depuis vingt ! nummulaires purulents. Cavernulcs au sommet ition au sommet droit. Sueurs nocturnes profuses. . Peu d'amaigrissement. Pâleur de la face. On continue iterne.

U ont envahi l'articulation tibiotarsienne, le tissu articulaire et les muscles. La malléole externe est

. Amputation de la jambe à l'union du tiers inférieur yen, par la méthode à lambeaux elliptiques, après avoir

de l'arliculalion Ubio- tarsienne est prise. En outre le pèroniut atteint de carie avancée.

Pas (Je réaction fébrile, les jours qui suivent l'opération. L'éW général semble même s'améliorer à la suite de l'amputation. Le lade tousse moins, mange avec appétit. Sommeil calme. Pas â« douleurs. On enlève les Sis le troisième jour et on les remplace par ie bandelettes de tarlatane collodionnée. A parlir du 6 janvier, éWftbrile le soir, diminution de l'appétit. Les désordres puimonairestMl de nouveaux progrès, sueurs nocturnes proFuses abondantes. EjpKtoralion purulente considérable. Le moignon va bien, suppunM très modérée. La cicatrisation marche régulièrement; elle est plÈte le 16 février 18711, jour oîi le malade quitte l'hôpital.

Les observaUoDs de tumeurs des os et du périoste au nombre de 19 : elles se répartissent de la îaqm »»

; Tumeur Gbro -graisse use

. ■ Sarcome

( Tumeur à myéloplases du siuu;

\ Kystes interstitiels

I Sarcome

, I Fib:

\ Sarcome graisseux implanté sur le pt-

itisdqoe générale de ces tumeurs montre que les os iSéctés comme il suit :

AKB I Cancer secondaire (T. I, obs. CCXXI). I

/ Pibro-lipome (T. IV, obs. CXXXIV). ... I i Sarcomes (T. III, obs. CXXXIX et T. IV,

I obs. CXXXV) 2

j Tumeurs à myéloplaxes du sinus (T. IV, ( obs.CXXXVl) 1

z I Épithélioma (T. I, obs. CaXXVIlI) 1

/ Kystes interstitiels (T. IV, obs.CXXXVII,

et CXXXVIII) â

Kystes du sinus (T. 1, obs. CGXXV et

Page 1