‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 55 sur 150 · SUCCÈS · texte numérisé non relu

SUCCÈS

Ces considérations posées, nous allons donner eo nos diverses observations.

Obs. CXXXIV. — Tumeur fibro-graisseuse sous-périostt'que dt lati frontale. Ablation fiar le bistoun. Guérison. — Ballat, Albin, tr ans, boulanger, se présente à l'hôpital le 10 janvier 181

1880. — Pas de chloroforme. A l'aide du bistouri, une incision cruciale à la surface de la tumeur ; nous ;ter les lambeaux à Taide de pinces qui font en même »tasie, et nous les disséquons par leur face profonde s fibres du muscle frontal et le périoste. Nous tomir la tumeur qui est entourée d'une coque fibreuse. ituée au-dessous du périoste, entre cette membrane et lisséquons avec soin et nous parvenons à Tenlever sans nbrane fibreuse qui Tenkyste. Nous rapprochons ensuite a plaie et nous les maintenons réunies à Taide de banriatane collodionnée ; un petit tube à drainage est introplaie et sort à la partie déclive. Pansement alcoolisé i a pu enlever les pinces hémostatiques au moment du ^as d'hémorrhagie.

atomique. — La tumeur est aplatie, discoïde, réguliërere, épaisse de un demi-centimètre, d*un diamètre de 3 /â. Elle est bien enkystée par une coque fibreuse mince, iselure. Sa consistance est celle du fibro-lipome. Sur une t des lobules irréguliers, blanchâtres, disposés sous telles imbriquées, stratifiées. Ces lobules ont un volume lai d'une tète d^épingle à un grain de chènevis, ils sont es tractus fibreux, d'un blanc plus mat, d*un aspect

ténus mais résistants. De la face profonde de Tenvei partent, sous forme de cloisons, des prolongements qui . avec ces tractus. La tumeur est très peu vasculaire. :tion fébrile, pas d'accidents consécutifs. Réunion par

consulta Nélaton. A cette époque l'habile chîrnrgien penu ipl s'agissait d'un cancer péri-orbitaire qu'il n'aurait pas hésilÉàenltt», s'il n'avait craint une mort rapide, par récidive. La Imneormi alors 1 cenlimèlre de diamètre. Eiïrayés parce pronostic, lei préférèrent temporiser. Mais voyant, quatre ans plus lard, tumeur semblable apparaissait sur le nez du càté opposé eDHJ gnant avec la première sur la ligne médiane, cl tendant à eii*d front, ils consultèrent le docteur Titon, de Ghâlons, lequeliffl à la suiTace des caustiques qui détruisirent la peau et une puUii tumeur. Ces caustiques furent appliqués avec persistance pi plusieurs mois, mais, croyant que l'opération était sans A malade vaincue par les soulTrances renonça à suivre un pareill ment. A partir de celte époque elle fut soumise par undesj seurs les plus distingués de la Faculté de Paris à un traitenl l'électricité. Ce traitement purement moral n'erapèchs ' tumeur de s'accroître dans toutes tes directions, et lorsque lai Tint nous voir il y a une quinzaine de jours, la producUonn occupait la totalité du nez, moins le pourtour des narines, le dans la presque totalité de la face antérieure de l'os frontal deux orbites. De ce cûté, elle avait déterminé des désordres dérables, en particulier l'exopblhalmie bilatérale, chacun des descendant sur la pommette, dirScilement recouvert par let pières. Les conjonctives étaient distendues, vascularisées, sai( La circulation veineuse des paupières et des conjonctives étiîtl ment gênée, que celles-ci ocraient en même temps un œdËiU prononcé. Du cûté de chaque orbite, la tumeur occupait vis la portion interne ; mais elle ne formait pas de bosselures bi(

TtIMBURS. Ul

icentuée, mais au front elles avaient la consistance tnirnées. II était impossible dans cette région, pas plus lu nez, de savoir si elle avait pris naissance dans le oé ou les sinus Frontaux.

ut faite le vendredi 2 mai 1879. Une incision verticale rec le bistouri sur la ligne médiane du front et du nez, centimètre la tumeur à la partie supérieure et à la par- Après avoir sectionné la peau, nous reconnûmes que peu près complètement indépendante au niveau du l'au niveau du nez elle était confondue avec la tumeur Qt pour qu'il fût impossible, sur presque tous tes points, sr dissection. Il en résulta que nous conservâmes les s toute l'étendue des régions du front, du sourcil et nez, tandis que sur le dos et la plus grande partie des nous dûmes les réséquer. Ceci fait, nous disséquâmes ilérieure de la tumeur et nous arrivâmes sur son pourreconnûmes qu'elle était développée aux dépens du Tépaisseur duquel elle se prolongeait, sans intéresser kcte du frontal, des os nasaux et des libro -cartilages dans les parties centrales où elle avait 2 centimè- \r. Nous pûmes avec la spatule la couper par mor- »er par dissection, comme s'il s'agissait de dépouiller le son périoste, sans rencontrer de vaisseaux anormaipés, ni de prolongements ûbreux de nouvelle formadans la lame osseuse elle-même, ou dans les fibro- It ce que nous pûmes constater, c'est que l'os frontal tformé. un peu plus convexe qu'à l'état normal, après oduction morbide qui le recouvrait eut été enlevée, sans doute à un excès de nutrition dû au voisinage puisque rien n'indiquait sur aucun point qu'il fût luitoit par sa surface, soit par sa profondeur. Pour éviter isibte les chances de récidive, non content d'enlever tériostique, nous rugiuâmes de noire mieux loule la lame compacte au point où elle était en contact avec s tumeur avait été moins étendue, nous n'eussions pas er cette lame compacte elle-même, pour éviter les Bcidive. Nous n'eûmes pas cette ressource au niveau lages du nez et des lames libreuscs qui réunissent ces re eux et avec le squelette du nez. De ce côté le itait manifestement envahi par la tumeur ; il avait 'épaisseur etfaisait corps avec la peau. Nous hésitâmes, l'avions pas cm devoir enlever la lame compacte des os, [Oelette ostéo-cartilagineux de la région et nous nous ||flTeM9 tissu morbide avec le bistouri et la rugine le

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ine heure. Nous sutur&mes exactement les téguments la racine du nez ; ceux de la partie inférieure de ïrent un peu éloignés à cause de la perte de subpeau. Nous fimes ensuite un pansement alcoolisé ement compressif.

l'opération furent beaucoup plus simples que nous ipérer. Le pouls ne s'éleva pas au-dessus de 100 P., (tre au-dessus de 38*. Il y eut seulement un peu au niveau des angles inférieurs des plaies transdent été faites pour enlever les parties jugales de la suffit d'appliquer de chaque côté un petit tube de Itjré aux parties déclives, de répéter le pansement l de faire des pressions douces afin de faciliter Técoupour voir la cicatrisation marcher régulièrement. % il ne restait plus qu'une petite ouverture frontale et hamus saignants sur le dos du nez. Ces derniers meirtrophier dans des proportions excessives, nous les julièrement avec le nitrate d*argent et nous répétâmes ;8 tous les deux jours. Le quinzième jour^ il n'exisilques bourgeons charnus en voie de cicatrisation. «logique démontra qu'il s'agissait d'un sarcome ûire se rapprochant de l'organisation des fibromes. Cet ccord avec ce que nous avait appris la coupe à Tœil était résistante, rosée, finement granuleuse et monrame fibroïde légèrement vasculaire qu'une véritable ^ fig. D et dans notre musée particulier, pièce n* 417). 'es, nous fîmes Tablation des portions de tumeur qui es sur le périoste de Torbite.

points de récidive s'étaht montrés ensuite, nous les diatement.

vîmes de nouveau cette malade. La guérison s'était ;lobes oculaires étaient rentrés dans leurs orbites et rop de difformité.

— Tumeur à viyéloplaxes développée da7is le sinus iblation. Mort par méningite le quatrième jour, — tous consulte dans le courant d'avril 1879, pour une ;ion frontale gauche.

té il y a vingt ans, par une petite saillie située au- [ angle de l'orbite. La tumeur était dure, indolente, tous les chirurgiens qui la virent à cette époque et le tumeur sarcomateuse de la base du crâne. Il aton porta également ce diagnostic et refusa de Toe son voisinage du cerveau. La tumeur continua à ton ayant promis au malade de l'opérer lorsqu'il

su MAUDIIS DBS OS.

éprouverait des douleurs, le malade ne se hAta naUementdeto Depuis, la tumeur a fait de rapides progrès du cuti ds U bc rieure et inférieure du frontal. Il y a deux mois, lia nul cboc dans cette région, le malade éprouva pour la prenùètel douleurs qui commencèrent à l'inquiéter. Il j eut mAme&cei quelques troubles de la rue. Ge sont d'ailleurs les senls I fonctionnels que le malade ait accusés jusqu'à ce jour.

Nous le vîmes pour la première fois, le 10 avril 1879 ; w alors sur le sourcil les traces d'une plaie contuse et une ecc en voie de régression. La peau étail due, quelques veines sous-cutanées rampaient au-dessousd'elle. La sailS par la tumeur était unilatérale, 1 droite par la ligne médiane do I gauche, elle se perdait vers la régj porale. Elle remontait en haut ea vaut le même diamètre tranaven qu'au pariétal correspondant et se en bas dans l'épaisseur da la paui périeure. Le bord libre de celle-ci, i le globe de l'œil el la paupière in étaient chassés de l'orbite et refoulé* niveau d'une ligne passant par la nai bord libre de la lèvre supérieure. La tumeur était composée lobes séparés au niveau du sourcil par un sillon transvi relief du lobe frontal était convexe en verre de montra el une saillie anormale de 2 centimètres. Le lobe orbitaire était plus saillant, et formait au-dessus de l'œil déplacé une ma

ng. E. — Tnmeur k mjiloplixM développas dan* 1« ^nt frontal gauche (pièce n* lie de notre

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iMtince eo ayant soin d*exciser avec des emporte-pièces tout le ^ osseux du pourtour qui nous gène, et de ménager la table Ine du flrontal au niveau du point où il est en contact avec le tma. Du côté de Forbile, nous conservons seulement le périoste iovs enlevons .toutes les lamelles osseuses que nous rencontrons. fctMDps de l'opération donne lieu à un grand nombre de petites nrrhagies en jets dues à la section d'artérioles qu*il nous sufflt flleurs de pincer ou de comprimer avec des éponges pendant quel- 'H instants. Après Tablation de la tumeur, reste une vaste poche née aux dépens des cavités crânienne et orbitaire et dans ludle on aurait pu loger aisément un gros œuf de poule. Nous ttérisons avec le chlorure de zinc la portion de la table interne frontal qui répond aux méninges, afin d*essayer d*en provoquer la irtification ultérieure et de diminuer le plus possible les chances léddive. Nous plaçons ensuite dans la cavité de très petites RIgea liées dans leur milieu par un fll, afin d'exercer une compros- B légère sur la paroi interne du kyste et de diminuer les chances imoiThagie ultérieure. Nous ne laissons ainsi aucune pince sur [^aisseaux divisés. La plaie est ensuite fermée par des sutures llUiques à anses séparées et recouverte par un pansement de sur lequel nous exerçons une petite compression à Taide d*un loir disposé en forme de cravate-. L'opération a été faite rapisans que le malade perde beaucoup de sang. ntie hUtologique. — Tumeur myéloplaxique. deux premiers jours, tout alla bien. II n*y eut pas de fièvre^ pas iptômes locaux ou généraux graves. P = 80. Le soir du second le malade se lève tout à coup, il ne reconnaît pas sa femme. iie convulsions, de contractures ou de paralysie. P=:120.

applique au mollet 2 vésicatoires, que le malade enlève pen«

lia fiait dans une période d'agitation. Anesthésie du bras cor-

Lt. Le matin du troisième jour, le pouls = 135. Il tombe

lent à 120. L'intelligence est revenue, le malade reconnaît

^nnes qui l'entourent. Pas de contracture, pas de cris hydren-

[ues. Yésicatoire et glace sur le crâne, chloral. Ce traitement

i d'un mieux notable, mais la nuit du troisième au quatrième

lt mauvaise. Nouveau vésicatoirc aux cuisses. État comateux.

le meurt brusquement le quatrième jour.

CXXXVII. — Kyste à cholestérine d'origine dentai7*e du maxil- Impérieur. Ponctian^ drainage. Guérison. — Garon (Marthe), vingtans, domestique, nous consulte le 6 mars 1880. Pas d'hé- Pas d'antécédents scrofulenx, tnbcrciilenx ou syphilitiques, ! santé habituelle.

pspais six ans, la seconde petite molaire supérieure gauche est Mes et provoque des douleurs fré(|uentes. H y a cinq ans, apparition

SiG M^LADIBS DES OS.

dans le sillon vestibulaii'o, au-dessus de la deuL malade, d'unetuEieiii . qui s'est développée lentement et progressivement et tait saillit « côté de la joue. Ces progrès décident la malade àveoitlïWtiili

Etat actuel. — La joue gaucho est déformée par une lumsatl volume d'une mandarine, qui remplit la fosse canine, m! paroi onlérieure du sinus maxillaire, efface le sillon naso-jai^j SDulËve légèrement l'aile du nez. Sa surface est conveie, Dnie, sans bosselures apparentes à la vue. Les téguments amincis laissent voir par transparence des veines sous-culaniail lées, mais ne présentent ni rougeur inflammatoire, ni œdèn*' BODt mobiles à la surrace de la tumeur. Lorsqu'on soultveltKl supérieure, on reconnaît que la saillie anormale se prolongei le sillon gingivo-iabial supérieur oîi elle forme une grosseur duTol d'une noix, étendue transversalement de la canine à la prec grosse molaire. De ce cûté la muqueuse est amincie, rouge, «nb mée, plus vasculaire que daris les régions voisines. La couronni la seconde petite molaire supérieure gauche fait défaut ; au foil l'alvéole de cette dent on voit une racine cariée, noirâtre, Ébrd Suintement purulent entre la paroi alvéolaire et la racine. Le*, dents sont saines.

Au toucher, du cdté de la joue, la tumeur présente la consitti parcheminée des productions iulra-osseuses qui ont briséU BUperlicielle des os : du côté de la bouche elle est molle et fruc ment fluctuante. Rien du cûlé des fosses nasales, de l'oibileell Toûte palatine. Rien dans les ganglions parolidiens et laires. État général très satisfaisant.

Diagnostic : kyste interstitiel du maxillaire supérieur, d'à

k UDarioa luesirej, vingL-neui ans, cuiuvjiieur, entre le p, salle saint-Augustin, n* 72. Pas d'hérédité; ni scrofule, grse; pas d'accidenls vénériens. Rougeole à trois ans. Maux iepuis l'enrance ; depuis l'âge de 23 ans, surtout, les dents lées ; plusieurs ont été arrachées par un denliste. Depuis 'f il a fiéquemment des abeès des gencives, particuliè- B mâchoire supérieure et à droite. Il y a six mois, appagencive, au niveau des alvéoles de l'incisive latérale et de IDpérieure droites, d'une tumeur indolente, aplatie, consume d'une fève, qui a peu à pou augmenté de volume, iion, d'abord masquée par la lèvre supérieure, s'est peu il bée; le sillon naso-jugal s'est elTacé el la tumeur a bientfit JA& une saillie très apparente. Il y a un mois, son médecin KC le bistouri une tumeur du volume d'un haricot, sié- Idiatement au-dessus du bout libre de la gencive et se conli la tumeur: il en est sorti du sang ooir. La plaie s'est fermée l cl la tumeur a continué son évolution. Cette marche i du mal inquiète le malade el le conduit à l'hOpital. «i. — La joue droite est déformée par une tumeur ovoïde, i d'une noix, qui soulève le tiers inférieur du sillon it la partie correspondante de la lèvre supérieure. La sur- }ti, unie, régulièrement convexe, sans bosselures apparentaineur paraît profondément située au-dessous des parties ttle soulève. La peau a conservé ses caractères normaux, B de rougeur el de tension. Lorsqu'on fait ouvrir la bout l'on soulève la lèvre supérieure on voit que la tumeur Iface antérieure de la gencive depuis le bord alvéolaire pnd du sillon gingivo-labial où elle se perd dans la masse LEUe occnne Rn lareeur l'esnaco cnii corresoond aux al-

choire supérieure font défaut, sauf l'incisiva : deux canines et les deux dernières grosses molaires ; la cui est cariée, la racine de rincisive latérale droite occupe ei alvéole, les autres dents sont jaunâtres et couvertes d'aï couche de tartre. A la mAchoire inférieure les deux premi^ molaires font défaut. Les autres dents sont cariées ou ja enduites de taches comme à la mâchoire supérieure. Riei culier du c6té du palais ou des fosses nasales. An touche de la joue, on sent à travers les parties molles que la t dure, solide, rénitente; du c6té de la bouche elle offre ni tance analogue, bien qu'à un degré moindre ; au niveau ccchymotique, elle est au contraire molle et comme flud muqueuse est manifestement épaissie, tuméfiée, légèremei teuse bien qu'elle ne soit pas en contact immédiat avec la t parait intra-osseuse.

La tumeur qui était autrefois indolente est actuellemen de douleurs sourdes, lancinantes, intermittentes. Rien ganglions sous-maxiliaires et parotidiens. Les organes Ui et abdominaux sont sains. L'état général est excellent. tons le diagnostic : kyste dentaire enflammé.

Pendant les deux jours qui suivent, ta tache ecchymo: givale s'élargit et se fonce en couleur, en m£me temps qi sente un soulèvement fluctuant, acuminé, du volume i douloureux surtout à la pression. Dans la naît du 23 au la tache ecchymotique laisse écouler une certaine qo liquide. A la visite du matin, nous constatons que celuî-^ i tre, séreux, purulent, un peu filant.

}b tumeur. GuérUan. — Enguerrand (Ferdinand), cinquantebis, journalier, entre le 7 décembre 1880, salle Saint-Augns- |4. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents scrofuleux, syphilitiques rculeux. Bonne sanlé habituelle.

(dcuxans, il remarqua sur la face palatine des gencives, an ^B grosses molaires gauches, une tumeur du volume d'un |d«, indolente, qui évolua rapidement. DientAt les dents coikntes devinrent sensibles au toucher et pendant la mastica- |ufi lard elles s'ébranlèrent dans leurs alvéoles, à tel point lédecin en enleva plusieurs bien qu'elles Tussent saines. Cette I donna lieu ù une hémorrhagie diflicile il arrêter qui se isit dans la suite, avec moins d'abondance toutefois, Ultépnt la région malaire du mSme cAté devint proéminente et Da. Dans les derniers temps le malade ressentit des douleurs ^, lancinantes, ^'irradiant h toute la moitié correspondante le la face. Ces accidents le déterminent à entrer à l'hôpital. ptuel. — La région malaire gauche est déformée par une tu - [▼olumc d'une mandarine, lisse, unie, convexe, sans bosselures les. Son extrémité inférieure descend jusqu'au milieu de £on bord supérieur soulève le sillon orbito-palpébral infé- B bord interne s'avance jusqu'au niveau du trou sous-orbip bord externe s'étend dans la région temporale et sur le l^icur de l'apophyse zygomatiquc. La peau qui la recouvre hla et tendue, mais ne présente ni vascularisatlon anormale peinent de coloration. Au toucher, consistance dure, solide, le, rappelant celle de certains sarcomes. Les téguments sont lA la surface. Lorsque le malade ouvre la bouche, on voit pde tumeur, occupant la moitié gauche de la voûte palatine.

SSû MALADIES DES OS.

gueux, saignant, de coloration rosée. Aii loucher, la consisUnu cetto tumeur est analogue à celle de la saillie malaire. L'euioeii narines et de la fosse nasale i l'aide de la vue, du spéculunnu du toucher montre que la paroi interne du sinus maiillaire pi^ est légèrement refoulée vers la cloison.

Les douleurs persistent; g&ne de la mastication et de la d^jluU^ de la phonation et de la respiration. Plyalisme. Un ganglionsn maxillaire est induré, hypertrophié, encore mobile. Riendati' ganglions parotidiens. Les viscères thoraciques et abdominiuii sains. Amaigrissement, anémie. Pas de cachexie. Noua croyouï affaire h un sarcome du maxillaire.

il décembre. — Chloroforme. Le malade est placé dans le 4 bitus dorsal, la tète légèrement soulevée par des alëzes. Des èpoi montées sur de longues pinces sont placées au fond du veslibnlt la bouche pour prévenir la chute du sang vers les voies aérit Hémoslasie préventive à i'aide de pinces placées sur la lèvre rieure de chaque cAté de la ligne médiane, sur les ailes du sur la sous-cIOLson. Avec le bistouri nous incisons verticalement la ligne médiane la lèvre supérieure et le dos du nez jusqu'au orbito-palpéhral inférieur ; nous prolongeons l'incision dans te jusqu'au niveau de l'angle externe de l'œil et nous détacboai parties molles qui recouvrent le maxillaire et l'os malaire. ArriiÉ la paroi antérieure du sinus maxillaire et de l'os malaire, nou) enlevons par morcellement, jusqu'il l'union du tiers antérieur les deux tiers postérieurs de la région temporale. Nous enlevons en de la même façon le tissu de la tumeur et nous réséquons leœ laire supérieur d'après notre procédé habituel {V. dans le IM

TUMBURS. 551

emiers jours, la température oscille entre 38* et 39^,6, normale. Pas d*accidents consécutifs. Les fils sont latrième, cinquième et sixième jours et remplacés ettes de tarlatane collodionnées. Injections d'eau ala bouche plusieurs fois par jour. Pendant unesemaine malade avec la sonde œsophagienne. A partir de ce mence à prendre des potages et des aliments solides.

— Le malade, guéri, retourne chez lui.

- Fibrome développé dans l'épaisseur du maxillaire infé- \ de cet os, Guérison. — Gallois (Edmond), vingt ans, re le 7 novembre 1879, salle Sainte-Marthe, n<* 29. Pas i d'antécédents scrofuleux, tuberculeux ou sypbilitimté habituelle.

ms, la région sous-maxillaire gauche a commencé à volume. Lentement et progressivement, la déforaccentuée sans déterminer ni gène ni douleur, des pommades, du traitement ioduré et des toniques le à venir à Tbôpital.

— Les régions sous-maxillaire et sus-hyoïdienne déformées par une tumeur, arrondie, globuleuse, du orange, ayant 27 centimètres de circonférence, 3 de large, étendue verticalement du corps du maxilel elle se confond, à Tos hyoïde et transversalement du ' du masséter gauche, à un centimètre au delà de la lenton. La peau quila recouvre est lisse, unie, tendue, luruepar des veines bleuâtres du diamètre d*un stylet dhérente à la partie déclive de la tumeur. Lorsque le a bouche on voit que toutes les dents sont saines et place habituelle. La gencive inférieure gauche offre luse, violacée, rappelant celle des tumeurs myéloplaleur se continue de ce côté à droite et à gauche des leen partie lesillon gingivo-labial et s*étendvers le planche jusqu*au voisinage delà ligne médiane. Saconsisrmément dure, osseuse. Rien dans les ganglions de 5S régions éloignées. Viscères thoraciques et abdomitat général satisfaisant. 11 n*est pas douteux que la éveloppée au centre du corps du maxillaire dont elle a es compactes. Nous pensons qu'elle est bénigne, myé- ]breuse.

379. — Chloroforme. Nous abordons la tumeur par les 1 d'empêcher le sang de tomber dans la cavité buccale. us faisons à Taide du bistouri, parallèlement au bord xillaireetà 1 centimètre de ce bord, une incision allant irtère faciale à la symphyse et comprenant, couche

par couche, la peau, le pcaiicicr et les couches sous ciitaDÈtt. Ko» metlons £l nu la surface de la tumeur el le corps du maiillùrel l'aide des doigts, de la spatule el du bistouri, en prcnaal lonletlti précautions désirables et en plaçant des pinces hémostaliquet m les vaisseaux dès qu'ils sont coupés. Des aides rélracleat iniBWl les parties molle:^. Après avoir Tait écarter l'artère faciale ductiiiq de l'opération, nous faisons passer un premier trait de sdeàrnM du corps du maxillaire avec la branche montante. Ceci fait, ou appliquons de nouveau la scie à 2 centimÈtres à droite de Is syi physe, détachant du même coup la tumeur et la portion d'os v dépens de laquelle elle s'est développée; il nous est alors facile la séparer des parties molles qui lui adhèrent du cûlé du plancb de la bouche et de l'enlever complètement. Vingt pinces hétnoili tiques sont appliquées pendant l'opération; cinq seulement laissées en place pendant vingt-quatre heures. Après avoir plU au fond de la plaie un tube & drainage qui sort h la partie dËcUi nous réunissons les lèvres de l'incisiou à l'aide de treize points suture métalliquo. Pansement alcoolisé phénique, et ouaté Cffl pressif.

Sut' une coupe verticale ; On voit que les lames compaclei maxillaire ont été refoulées par la tumeur el forment une co^ osseuse, emprisonnant une masse fibroïde, décoloration blanc sAtre, avec des teintes roséos.

11 n'y eut pas de réaction fébrile. Pas d'accidents consécul Le malade est nourri pendant quinze jours avec la sonde œsoj gienne, ot prend ensuite des aliments. Les Ris sont enlevés les triéme et cinquième jours. Réunion par première intention dans! l'étendue de la plaie, "^auf au niveau du drain. Les bandelelles

TUMEUKS. S53

*lenle. Au début il n'y attacha aucune importance, attribuant la ^fniilé à l'aclion des fardeaux qu'il porte fréquemment de ce • Mais l'aiigmenlalion rapide de la production morbide l'effraya > délermina à eulrer à l'hâpiLat.

taiacliiel. — La face antérieure de l'épaule gauche est déformée Une saillie ovoïde, à grosse exlrémilé inférieure, du volume d'un t- teuf d'autruche, dont le grand axe est obliquu de haut en bas et «dans en dehors. Le centre correspond au sillon qui sépare le d pectoral du bord interne du deltoïde; son extrémité inférieure aeleV delloïdien ; l'extrémilé supérieure se dirige vers le tiers ne de la clavicule. Elle mesure 17 cenlimfctres de haut, sur I large. Sa surface est lisse, unie, conveie, sans bosselures appa- 8. La peau, légèrement tendue, a conservé ses caractères nor- :. Pas d'œdème inllammatoire, pas d'autre coloration anormale es marbrures bleuiti-ea dessinées par quelques veines souséas, dilatées. Dans les mouvements du bras on voit que la ir est entraînée par le grand pectoral, auquel elle semble M*. Aucune dëfornialion apparente du cAté du creux axiUairo. acher, la consistance est homogène, mollasse, fluctuante et rapcelle du sarcome embryonnaire h loges kystiques ou des 1 modérément distendus. La production morbide s'enfonce, le deltoïde et le grand pectoral auxquels elle adhère intimedans la direction de l'humérus. Rien du cûté de l'aisselle. Les Bs thoraciques et abdominaux sont sains. Diagnostic : Sarcome roplaslique.

Rat 1879. — Chloroforme. Une ponction exploratrice n'ayant i issue qu'à quelques gouttes de sang pur, nous faisons avec le lri une incision longue de H centimètres, intéressant du leoup lapeau elle tissu cellulaire sous-culané parallèlement au l «e de la tumeur. Nous lombons immédiatement sur une I fibreuse qui enveloppe la tumeur et au-dessous do laquelle on ar transparence une énorme veine gorgée de sang noir&tre. coque n'est unie aux tissus voisins que par des tractus celluixtrémement lâches, ce qui rend facile l'énuclêation avec les u Cette énuctéation démontre que l'implantation se fait sur i antéro-înierne de l'humérus, à 3 centimètres du V delloïdien, B pédicule osseux, coracoïde, comparable au pédicule de queltajmeurs ostéo-carlilagineuses. Nous détachons d'abord le péqui recouvre le pédicule, puis, à l'aide d'une gouge et du tu, nous détachons l'implantation de la portion osseuse aua de la lame compacte de l'humérus. Quatre pinces hémoslaplacée^ pendant l'opération sont enlevées au moment du ment. Nous plaçons au fond de la plaie un tube à drainage qui l'angle inférieur, afin de faciliter l'écoulement des liquides

S de la plaie sont ensuite réunies iVùdelt

et les lavages, tes le'

huit points de suture métallique. Pansement alcoolisé pbÈniqnii

ouaté compressif.

Surune coupe, la tumeur oITrû l'aspect du sarcome psissenirt bryonnaire. Elle se compose d'une Irame fibreuse dont les tntl nacrés, partant de la lame compacte de l'humérus, rayonnenl pédicule dans toutes les directions de la masse morbide, jusqu'l coqueûbreuse, dans laquelle ils se terminent. Celle-ci est rèsiiU d'une épaisseur moyenne de 1 millimètre. Dans les aWéolesdt trame fibreuse, onvoilun tissu jaunâtre, homogène, mou, gramill vasculaîre, qui contraste avec la coloration blanche des In fibreux. (V, pièce n° 419 de notre musée particulier.)

18 mai. — Pas de réaction fébrile. Appétit et sommeil U luels dès le jour de l'opération. Pansement simple, alcoolisé nique.

21 mai. — On enlève les fils ; réunion par première intenlioiiâ les deux tiers supérieurs de la plaie; injection alcoolisée phéniq par le tube à drainage. On maiulicnt la réunion i l'aide de bî lettes de tarlatane collodionnée.

26 tiiai. — La plaie a très bel aspect. On continua les lavagei le drain. État général Irèssalisraisanl.

Du 28 mai au 4 juin, écoulement abondant de sérosité pirPi inférieur de la plaie et le tube à drainage.

4 jui/t. — On enlève le drain et on cautérise des bourgeons d nus gros et luxuriants.

Tjuin. — Grand frisson dans la soirée, fièvre. T = 39°,5. RoB érysipélateuse au pourtour de la plaie. Badigeonnage de colll

ite,et une teinte bleu&tre uniforme des téguments; ailleurs la tait normale. Le malade reste quatre moisàThôpital de Nancy. •uméfaction de la cuisse suivit une marche régressive et disaa bout d'un mois, mais la tumeur primitive persista, tout iservant son indolence.

tnis cette époque elle s*est accrue lentement, progressivement len haut et de dedans en dehors, dans la direction de Tépine ) anléro-supérieure. En môme temps les mouvements de la se sont limités de plus en plus et sont devenus impossibles, rogrès continuels de cette tumeur effrayent le malade qui L lliôpital.

actuel. — La face antéro-interne de la cuisse droite est déforins son tiers supérieur par une tumeur du volume d*une tète js à terme, dont la surface irrégulière, bosselée, allongée verlent, déborde dans tous les sens le triangle de Scarpa : Textréférieure située à 20 centimètres deTépine iliaque antérieure et iure est arrondie, étroite; l'extrémité supérieure plus large se (6 dans la fosse iliaque qu'elle comble en partie. La portion I se termine à l'épine iliaque antéro-supérieure, lebord interne relief très accusé au-dessous du pectine, et reste distant de atimètres du scrotum. Le bord externe plus mousse se Continue ne de démarcation apparente avec la fosse iliaque externe et externe du grand trochanter. Sa longueur est de 20 centi- ; sa largeur est de 14 centimètres à l'extrémité supérieure, k la partie moyenne, de 11 au niveau de l'extrémité infé- On ne peut distinguer de pédicule apparent. La peau a cona coloration normale ; pas de veines sous-cutanées dilatées. anormal du côté du système pileux ni des orifices sébacés. )ucber, la peau est mobile à la surface de la tumeur. Celle-ci ^ve directement dans la plus grande partie de son étendue, Bst à son extrémité supérieure où elle s'enfonce manifestement sous de l'arcade crurale et des muscles de la paroi ainsi qu'à phérie où les muscles couturier et droit antérieur sont étalés rface. La consistance est dure, solide, chondromateiïse dans i grande partie de son étendue. A l'extrémité inférieure, on *s nodosités en chou-lleur de consistance moins dure, rénian peu élastique, comme cartilagineuse. Le bord interne de eur est longé dans toute son étendue par la fémorale qui est perficielle, notablement plus volumineuse qu'à l'état nor- Elle s'est creusé une gouttière dans l'épaisseur do la masse le. Le vaisseau suit d'ailleurs son trajet normal ; on le sent lent sur le côté interne jusque dans le bassin. Ses battements sibles, bondissants, amples, réguliers, soulèvent brusquement 1 à chaque systole cardiaque.

550 MAUDIES DES OS.

A la face antérieure de la lumeur, à trois travers de doiglïu-detsus de t'extrémilé inférieure, on scDt une gouttière IraoBTeruleii la largeur du pouce, au fond de laquelle on st^nt battre unsutn Taisseau artériel moins voUimineux. A la percussion, matiléibalu dans toute i'étendue de la lumeur aussi bien dans sa portion Itn^ raie que dans sa portion iliaque. L'auscultation ne révèle tien il particulier ; bruits normaux de l'artère ne se propageaat y dans la tumeur. Rien dans les ganglions soil du côté malade, soJt^ cAté sain.

Depuis trois mois, diminution de l'appétit, viande mal ii$âi perte des forces. Le malade a perdu 20 livres de son poids, i Une seule miction par jour, mais abondante. Rien du côté di nés Ihoraciques ou abdominaux.

Le malade quitte le service le SI février 1879.

Ogb. CXLIII. — Fitiro-lipome douloureux adhérenl au pérm^ fémur. Alilation. Guérison. — Leclerc{Augu9tine), quarante ans, toi rière, entre le 6 janvier 1880, salle Sainte-Marthe, n" 3i,l. Forlea constituée, sans antécédents héréditaires ou pathologiques. Mcnili lion réguliÈre.

11 y a deux ans, sans causes connues, elle éprouva à lapi postéro-ex terne de la cuisse gauche des douleurs sourdes, profonl paroxystiques, s'irradiant vers la fosse et la région lombaire con pondantes. En portant la main dans la région trocbantérienne, i coustalu sous les couches superficielles de la région la présencefl petite tumeur arrondie, mollasse, mobile, douloureuse. Btf cotte époque, aucune modiflcation heureuse n'est survenue dansi état, malgré l'application de topiques calmants et résolutifs; la tufl i derniers temps fait des progrès qui etTiayeDl

SDS-aponevruLiquH avec le aoigi. u esi murs que nous voyons t ayant l'aspecl d'un fibro-lipomo tobulê, en partie ënucléa- Ae du doîgl et de la spalulc; mais de sa face profonde part bgement du volume du médius qui s'enfonce dans la direc- 8mur. Nous le poursuivons, par voie de dissection el nous qu'il s'implanle sur le périoste h A ccntimËIres au-dessous 1 trochanter. Nous sectionnons le pédicule et nous cautéribndémenl la base d'implantation. Pas d'Iiémorrhagie. Nous la plaie béante et nous plaçons un tube à drainage dans Wstérieur que nous avons prolongé très bas avec intonlion iciliter l'écoulement du pus et des liquides àinjcclions. Pan- Icoolisé pbéniqué el ouaté compressif.

irison s'effectua lentement et progressivement, comme pour isîmple, par des bourgeons charnus qui se développèrent i la surface.

k 1880. — La malade sort guérie.

3CLIV. — Exoilose osléo-carlilagineme de l'extrémité inférieure \H gauche. A/itation.Guérison. — Ciaës (Julie), trente-neuf ans, I de bottines, entre le 12 février 1870, salle Sainte-Marlbe, ks d'hérédité, pas d'antécédents pathologiques ni diatbâsilènstruation régulière depuis l'Age do treize ans. Nullipare. Stn an, elle remarqua au niveau du condyle externe fémoral be saillie du volume d'un pois, dure, solide, indolente. Cette k.'est développée progressivement sans déterminer d'accidents |D généraux.

|t(uc/. — La région du condyle externe du fémur gauche est Ipar une tumeur du volume d'une noix, arrondie, convexe, nlurc» apparentes à la vue. La peau a conservé ses caracnnaux : ni munniir. ni md^mc ni vnsriilariHatinn. Au toucher

S58 MALADIES Dl^S C

caractères sonL ^n un mot ceux d'une exoEtose ostéo-carlilagineusi. I Pas (te douleurs <l la pression. Rien dans les gai^lio cruraux. Viscères Ihoraciques et abdominaux sains.

22 février 1879. — CbloroTorme. Nous dessinons à l'encre lesn^ ports de la tumeur, puis ù Taide du bistouri nous Taisons DoeÎK' sion verticale longue de 3 centimètres 1/2 et comprenant succ« vement la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et raponéTro», Del partie moyenne de celle incision, nous en faisons partir une se dirigée eu arrière et perpendiculaire à la première. Le lendoni i biceps est étalé à la surface de la tumeur ; nous coupons l'aponirr de renforcement, nous faisons rétracter le tendon en arrière et a ruginons la surface do la tumeur, de façon ù conserver le périD^ sauf dans la portion libre qui est cartilagineuse. Ceci fait, Donsb sons sauter l'exoslose avec la gouge et le maillet, et nous^vide largement la base d'implantation. Six pinces bémostatiques o placées sur les artères pendant l'opération. Deux sont enlevéïSi momeut du pansement, les autres resteront en place pendant lii qualre heures. Après avoir' placé au fond de la plaie un tube i di nage qui sort à la partie déclive, nous en réunissons les \i^m l'aide de huit points de suture métallique. Pansement alcool phêniqué et ouaté comprcssif,

L'exoslose eslosléoïdeà la base, cartilagineuse au sommet.

La pièce est conservée dans notre musée particulier à l'hùpil Saint-Louis, -vitrine VJII.

Les jours qui suivent l'opération, l'état de la malade est IrèsM faisant, la lenipérature ne dépasse pas SS^a; on enlève lesGlï quatrième au sixième jour et la réunion se failpar première inta dans la n

de renseignemenls. Cet enfant ne présentait rien d'anor-

du côté des os. Le malade porte au niveau des épipbyses de

leurs os des tumeurs dont il ne peut préciser le début et dont

BroisBement lui a échappé. « Il s*est toujours connu, dit-il, tel

ft est aujourd'hui. » Toutefois, il a remarqué depuis quelques mois

If. deux de ces tumeurs siégeant, Tune au-dessus de la rotule

l'autre à la plante du pied gauche, se développent dans tous

s; d'autre part, depuis six mois, il éprouve dans les membres

leurs des douleurs qui ont débuté au niveau de cette dernière

qu'il qualifie de « durillon ». Les douleurs ont ensuite

itle genou droit; elles sont plus vives le soir, après les fatigues

journée. Ce sont ces derniers accidents qui le décident à venir

consultation.

^M actuel. — Le squelette des membres supérieurs et inférieurs te, d'une part, des déformations, incurvations et renflements ijsaires, qui rappellent les lésions du rachitisme et, d'autre part, tumeurs juxta-épiphysaires qui ont la dureté, la fixité et les caractères des exostoses. Les deux avant-bras sont arqués, foite d'une courbure à concavité interne des radius et des cubi- Renfiements épiphysaires des extrémités carpiennes de ces os. i extrémités articulaires des doigts présentent des renflements lue sont pas sans analogie, comme aspect, avec les déformations Ukumatisme noueux. L'annulaire de chaque main est plus long le médius correspondant de un centimètre. On peut facilement xèr les phalangines de ces doigts, en arrière. Les deux fémurs fortement inclinés en dedans. Les jambes sont, au contraire, es en dehors et forment avec les cuisses des angles très obtus en dehors. La jambe gauche, plus courte que la droite de centimètres, est aussi plus déviée. Elle est arquée (courbure à fité externe) et comme contournée sur son axe de dedans en ifS. La jambe droite est arquée dans le même sens^ mais à un |ré moins prononcé. Les extrémités articulaires des fémurs et des is sont renflées. Le pied gauche est également difforme ; il prête une forte courbure à concavité interne. Le quatrième orteil de ;âed est dévié en dedans et chevauche sur les orteils voisins. Le ras est sensiblement normal ; toutefois il est le siège d'une vousi très apparente au niveau de Textrémité stcrnale de la troisième

I gauche.

lidre les renflements qui accroissent le diamètre des épipbyses

II tous les sens, il existe des tumeurs ainsi disposées : aux mem- % supérieurs, la face dorsale des extrémités inférieures des ra- ■ est le siège de tumeurs du volume d'une noix, dures, solili osseuses, flxes, faisant corps avec Pos. Ces tumeurs donnent l' poignets une forme arrondie. Les tendons glissent facilement à

Eu-lr

leur surface. Les lûtes des second, IroisiÈmc et cinquiÈme inéUtJi'' piens des deux mains présentent à leur face dorsale des lume» dont lo volume varie de celui d'un pois à celui d'une noi»tlitl qui oui la raËme dureté et la niCme fixité que tes précHenla Indolence. Aux membres inférieurs, les extrémités arlicaluiresii dyliennes des deux fémurs sont le siège d'exostoses presque iji triques. Du côté droit la tumeur est située au niveau de la trodi!! fémorale, sur laquelle elle s'implante, entre les deux condjli immédiatement au-dessus de la rotule, dont elle est séparée pu t dépression transversale dans laquelle on peut loger l'indei. I tendon du triceps, étalé et soulevé, glisse à sa surface. Celle lui globuleuse, du volume d'une petite orange, est couverte de U lures qui rappellent les dépôts chrondromateux qu'on trouve surface des exostoses ostéo-carlilagineuses, elle offre la dureléit fixité des exosloses. Le volume de cette tumeur s'est accru du li depuis six mois. Elle est douloureuse. Du côté gauche, la lui siège en avant du condyle interne du fémur plus près de la trocl que de la face interne de celte apophyse ; son volume est seuls égal à celui d'une pomme d'api; sa surface présente des bosselt plus appréciables que celle de la tumeur précédente dont elle d'ailleurs tous les autres caractères. Indolence. Les deux eitréffl supérieures des deux tibias portent des exosloses scmblablei symétriques; elles siègent immédiatement au-dessous des tubS sites internes, ont le volume d'œuf de poule, sont conoldes, à sor lisse et unie; la peau glisse à leur surface. Dureté et Gxité exosloses. Dans la station verticale, par suite des incurvations membres inférieurs, ces deuxe-xostoses arrivent au contact et s'en

normales ; les viscères thoraciques et abdominaux et le système eux central sont sains. La nutrition se fait bien. État générai raisant. Nous conseillons au malade d'entrer à Thôpital ; il s'y ieen promettant de revenir à la consultation. N*a pas été revu. 8. CXLVI. — OstéO'Sarcome du fémur. Amputation de cuisse. Guéri- •^ M. Clément, dix-huit ans, couturière, entre le 4 juin 1879, Sainte-Marthe, n® 54. Pas d*hérédité, pas d'antécédents scrofu-

tuberculeux ou syphilitiques. Menstruation régulière depuis de treize ans et demi. Primipare, accouchement il y a six mois. f a neuf mois, pendant le cours de sa grossesse, elle remarqua îssus du condyle interne du fémur gauche, au voisinage du tulle d'insertion du grand adducteur, une tumeur dure, solide, ante, qui s*est développée avec une rapidité extrême. Dans les ers temps, des douleurs vives se sont produites et ont décidé lade à venir à Thôpital.

li actuel, — La moitié inférieure de la cuisse gauche est déforlar une tumeur qui masque ses faces antérieures et latérales, gui est plus développée au côté interne. La circonférence an 1 des condyles est de 51 centimètres, tandis que du côté sain, fime niveau, la mensuration ne donne que 29 centimètres. La or est de SI centimètres. La forme est irrégulièrement globu- , La surface est lisse, unie, convexe, sans bosselures apparentes, au niveau du condyle interne, où existe une masse surajoutée liume d'une grosse orange. La peau qui la recouvre est mince, e, luisante, et parcourue par une infinité de veines bleuâtres, iiiatées. Au toucher, la tumeur siège au-dessous des muscles ^nt étalés et se contractent à sa surface. La consistance est dure,

et rappelle celle de certains sarcomes. Pas de sensation parinée, pas de fluctuation. Le fémur, inaccessible dans sa moitié 3ure ne paraît pas fracturé ; il est normal dans sa moitié supé- >. Les trochanters et la tête ont conservé leurs rapports. L'artion du genou jouit de tous ses mouvements et n'est le siège douleurs ni d'épanchcment, bien que la tumeur descende jusl'interligne articulaire. Douleurs spontanées, vives, continues, nantes, s'irradiant au pied, à la jambe et à la racine de la cuisse, )éréespar la pression et les mouvements. La station verticale et la :he sont impossibles. Rien dans les ganglions inguino-cruraux ; ires thoraciques et abdominaux sains. Diagnostic: ostio-sarcomc. juin 1879. — Chloroforme. Après avoir dessiné, à l'encre, nos kU de repère, nous faisons, à Tunion du tiers supérieur de la ne avec le tiers moyen, une amputation circulaire, pendant unaide comprime la fémorale à Tanneau crural. Douze pincos HMMtatiques sont appliquées sur les vaisseaux saignants. Après liration, nous jetons des liyalurcs de catgut sur les gros vais-

MALADIES DBS OS.

muM tim-

seaux et nous enlevons toutes les pinces. Nous plaçons la plaie un drain transversal, sortant de chaque c6té, et nous rimiii- Eons les bords des lambeaux à l'aide de quatre points de suture fn- Tonds et quinze points de suture superficiels, Tails avec desûlifflèlalliqucs isolés. Pansement alcoolisé pbéniqué et ouaté compitsiL

Sur uhe coupe passant par l'axe do fémur, on voit que h envoie des prolongements dans le canal médullaire dufémard qu'elle entoure complètement l'os aussi bien en arrière qu'en it^ et sur les côtés. Toutefois la masse principale est aoléro-interneill muscles cruraux sont étalés it la surface de la tumeur sous loi de lamelles minces; plusieurs sont en voie de dégcnéresceM graisseuse. Le tissu de la tumeur, grisâtre par places, blanc jaanill en d'autres points, offre tous les caractères du sarcome el neoi tient ni masses fibreuses ni loges kystiques. Il est peu vascolû {V. pièce n" 125 de notre musée particulier.)

&juin, —T. M=38%G.S=39°. P=98. La malade a eu quclip nausées dues au chloroforme.

a juin. — T. M = 38». S = 38", Bouillon. Potage. La malide souffre pas.

iOjuin. — T. M = 38%4. S = 30°. On renouvellele pansement moignon offre un très bel aspect. Suppuration modérée par le Ud On enlève la moitié des Bis et on les remplace par des baniielellBi tarlatane collodionnée.

H et i'îj'uin. — La température oscille toujours entre 38' l'état général est satisfaisant.

i3 juin. — T. M = 38°,6. S — 38°. On renouvelle le panseraenl, on enlève les derniers Gis. La réunion par première inleoLioiK

i 16 février 1878, le malade revint dans notre service se plaignant lonleors sourdes, contusives au niveau du point où siégeait la ear, et d'impossibilité de la marche. Un foyer d*ostéite avec pé- U)se s'était développé à la partie antéro-interne de l'os. Nous « une seconde fois la résection et l'évidement des parties mes malades. La cicatrisation s'effectua rapidement, et le malade it ses travaux. Six mois après, de nouveaux désordres surent de ce côté. Le tiers inférieur de la jambe se tuméfia, en le temps le malade éprouva des douleurs vives, continues, érées par les mouvements et la pression. Dans les derniers temps arche devint impossible. Le malade, ne pouvant plus travailler, ande à entrer à Thôpitah

!ai actuel. — La jambe gauche est déformée, déviée de sa posi- Dormale; le tiers inférieur forme avec les deux tiers supérieurs un 3 obtus ouvert en dedans, de telle sorte que le pied tend à devenir s et à reposer sur son bord externe. Le sommet de l'angle formé es deux portions de la jambe répond au point où siégeait la lière tumeur. A ce niveau, on trouve sur la face interne de la >e une cicatrice déprimée qui répond aux précédentes opérations; il eenoutreà la face antéro-interne une saillie anormale diffuse, mal ée, occupant une surface de 4 centimètres. La peau présente une e bistrée qui contraste avec la pâleur des téguments voisins. de vascularisation anormale. Au toucher la tumeur est dure, e, homogène, de consistance osseuse ; elle est sous-jacente muscles de la face antéro-interne de la jambe qui se dépla*

à la surface dans les mouvements du pied. Par sa face mde elle s'implante par une large base sur la face correspon* e du tibia avec laquelle elle se continue. La surface ne présente me bosselure appréciable. Douleurs continues, sourdes, lancies, exagérées par la pression. Rien dans les ganglions inguinoaux. Les organes thoraciques et abdominaux sont sains.

décembre. — Chloroforme. Amputation de la jambe à la partie enne par le procédé à lambeaux elliptiques. Ischémie préventive

la bande d'Ësmarch. Quatre pinces hémostatiques sont laissées ilace pendant vingt-quatre heures. Après avoir placé transversa- Mit un drain au fond de la plaie, nous suturons les bords de celle- Taide de douze points de suture métallique. oope de la pièce (n^ 394 de notre musée particulier). On voit que ameur osseuse occupe jusqu'au centre de Tos, que sa coloration • d'un blanc mat et qu'elle est entourée d'une zone d'ostéite con- Bttnte. Tous ces tissus sont très durs à la coupe. Hasement alcoolisé phéniqué. T. S = 39%8. BdécemJre 1878. — T.M= 39%8.P =96. Inappétence. Insomnie. hAalalgie. On renouvelle le pansement.

23 décembre 1878. — T. M=:40',3. S = W°,7- U malide el abattu. Perle complÈte de l'appétit et du sommeil. Rieo de lier du calé de la plaie.

24 décembre 1878, — T. M = 40^ 9. S = 40%9. P = 120.LefsifflttOraes généraux sout iuquiétants. Formation spontanée d'uaTUtei^ ces sous-cutané à la face eslerno de la cuisse. On passeuntubtk drainage à l'aide d'un trocart courbe. Écoulement d'uopusipùt, 1)1 an cil il Ire, abondant.

25 décembre 1878. — T. M=39°,7. S = 40. SuppuraUon dante par le drain. Le moignon va bien ; on enlève les fils ipi l's remplace par des baudelelles^ do tarlatane collodionnée.

26 décembre 1878. — T. M = 38\1. S = 38%8. Amélioration. L malade a mieux dormi celte nuit. II prend sans dégoût liil potage.

27 décembre 1878. —T. M = 38',2. S=38°,4. La poche purolenUi la cuisse offre un diverlicule qui se vide mal. On passe un nouiB drain à ce niveau, pour faciliter l'écoulement du pus.

28(/ece»iÈrel878. — T. M = 37»,2.S=3T,6. Le sommcU el l'i petit sont revenus, le malade ne souffre pas. Suppuration abondai par les drains de la cuisse ; suppuralion très modérée au uiTcam moignon qui a bel aspect.

Pendant toute la durée du mois de janvier la température M normale ; mais le malade est amaigri, pAle, anémié. Le traiteou général tonique cl reconstituant n'agit que lentement.

31 janvier 1879. —Nouvel abcts à l'extrémité inférieure de face externe de la cuisse. Exacerbation fébrile. On passe deui M reaux drains.

fonctionnels. Elle augmenta progressivement de volume, et it dans les derniers temps douloureuse au point d'entraver la îhe.

ai actuel. — La jambe droite est déformée par une tumeur igae occupant la moitié supérieure de la région antérone. L*extrémité supérieure, arrondie, forme un relief de trois mètres et s'étend de la tôte du péroné dont elle recouvre le antérieur à la tubérosîté antérieure du tibia, en masquant tout ce intermédiaire. L'extrémité inférieure plus allongée et moins Qte répond à la partie moyenne de la jambe. Le bord interne la crête du tibia au-dessus de laquelle il forme un relief variable L 3 centimètres suivant les points. Le bord externe descend pa* 3ment au péroné à 1 centimètre de cet os. La surface, irréguprésente des bosselures dont le volume varie de celui d'une e à celui d'un œuf de poule. Les sillons qui séparent ces ures sont de profondeur variable : les uns logent facilel'index, d'autres recevraient seulement une plume de cor- La peau unie, tendue, luisante, au niveau des bosselures, n'a ibi de changements de coloration. On remarque de grosses dilatées à la surface de la tumeur, au-dessous et surtout aude cette production morbide. Toutes ces veines se rendent à externe du genou en un point opposé à la saphène interne, de la face interne sont moins dilatées. Les capillaires veineux )même turgescents et se dessinent dans l'épaisseur delà peau, isieurs points, et particulièrement à la partie moyenne de la r. Au toucher les bosselures et les dépressions sont molles, nifestement fluctuantes. Il est facile de faire refluer le \ d'un point à un autre. Lorsque l'on comprime toute la sur- ) la tumeur, on sent une consistance plus ferme et seulement usse fluctuation, comme si la tumelir profondément située ridée par les aponévroses et les muscles. Au niveau de la crôte a la production morbide adhère au périoste et semble se conavec lui. Du côté du péroné les muscles sont soulevés par la r; il est impossible de savoir si cette dernière est en conavecl'os. On n'observe ni battements ni mouvements d'élévad'abaissement, ni bruits de souffle. L'articulation du genou emne et a conservé tous ses mouvements. Rien dans les ganpoplités et inguino-cruraux. Les viscères thoraciques et abdo- X sont sains. État général bon.

ctobre 1880. — Chloroforme. Après avoir fait la compression itive avec la bande d'Esmarch, nous faisons une incision explo- > afin de compléter le diagnostic. L'index introduit entre les de cette incision penche profondément dans un tissu de conce embryoplastique. Nous nous décidons alors à faire l'ampu-

talion sus-condylienne par la méthode circulaire. L'opéralionKlal rapidement et sans que le malade perde beaucoup de ii^. ~ pinces hémostatiques appliquées sur les vaisseaux sont rcmpliti*! par des ligatures de soie sur l'artère et la veine fémorales. Dnii transversai sortant aux deux extrémités de la plaie. Quatre poinli de suture métallique profonds et quinze superficiels. PanseiiKiil alcoolisé phéniqué. (V. pièce n" 498 de noire musée parliculicr.)

Une coupe longitudinale de la pièce, comprenant le tibia, rnonM que la tumeur est bien limitée, enveloppée d'une coque fibtei» propre et qu'elle est formée d'un tissu sarcomateux, peu yascuiàit, gristllre par places, blanc bleuâtre en certains points, d'appareut myétoplasique en d'autres. La tumeur adhère intimement au pfcrioste du tibia qui fait corps avec elle; il existe de l'ostéite cet* densante au-dessous de ces points. Le groupe des muscles anltoi externes s'élale à la surface de la tumeur sans se confondre arec ellt; Le péroné est sain ainsi que l'articulation du genou.

V'novembre 1880. — T. M = 38'. S = 38",4. P=88.EtatgénÉnl* local satisfaisant.

La température oscille entre 38° et 39" jusqu'au sixième jour, ftl a enlevé leslîis tes quatrième, cinquième et sixième jours. I\Ëumgl par première intention dans la plus grande partie de la plaie. Ap[ cation de bandelettes collodlonnées.

12 novembre. — Point de sphacèle de la largeur d'une pièce de quantc centimes à la partie antérieure et moyenne du lambeau. accès de lièvre depuis la veille.

20 noreinbre. — L'eschare s'élimine en laissant une superlicielle. La suppuration par le drain est modérée.

3 plaie petiltl ■ée. Lo malMl

ilérieurs, de telle sorte que la direction de la surface libre est i de debors en dedans, d*avant en arrière et de haut en bas. Le iterae et le bord postérieur ont conservé leurs rapports avec ice unguéale. Au-dessous de la partie soulevée, on voit une turrégulièrement cunéiforme, dont la base est antérieure et le minci postérieur. La surface de cette tumeur est coifiée du sous-unguéal, qui se continue au pourtour avec les téguments . Pas de symptômes inflammatoires. La pression détermine Dsibilité douloureuse et démontre que la tumeur est solide, sistance osseuse.

mfier 1879. — Chloroforme. A l'aide de la spatule nous décolmgle que nous arrachons ensuite à l'aide d*une forte pince, econnaissons alors que la tumeur ne répond pas à toute le de la matrice unguéale ; son bord interne répond à la ligne e de l'orteil, l'externe occupe la moitié antérieure du sillon are la surface unguéale de la face externe de l'orteil. Le bord mr répond à une ligne qui diviserait la surface unguéale en oitiés, l'une antérieure, l'autre postérieure. A l'aide d'un fort , nous circonscrivons largement la base d'implantation i divisons ainsi toutes les parties molles jusqu'à l'os. Ceci LOS réséquons la partie principale de la tumeur que nous s avec un fort davier. A la base existe un foyer d'ostéite con- .e, que nous évidons tout en conservant le périoste. Panse* mple alcoolisé phéniqué.

meur est dure à la coupe. Elle est représentée par une lame te, épaisse, résistante, éburnée. Le centre ne contient pas de Dngieux.

ivier. — T. M = 37%4. S = 37%8. F = 92. Môme pansement; louleur ; pas de réaction fébrile. Pas d'accidents consécutifs; ition rapide par la production de bourgeons charnus de lature. Suppuration modérée.

ier 1879. — Le malade sort guéri.

CL. — Exostose sous-unguéale du gros orteil gauche. Désariicu-* !e la phalangette, Guérison. — N..., trente-deux ans, blanchis- \e présente à la clinique du 15 juin 1879. Is deux ans, elle a remarqué que l'ongle du gros orteil gauche )vait progressivement en s'hypertrophiant. Elle a d'abord dû iraox chaussures de cuir. Dans les derniers temps, la moindre I déterminait des douleurs tellement vives qu'elle ne pouvait chausser.

actuel. — L*ongle du gros orteil forme avec sa direction prim angle de 45*. 11 présente une série de rainures et, de saillies raales et se recourbe à son extrémité libre de façon à venir iter dans la pulpe de la phalangette. La matrice unguéale est

SGâ MALADIES UES OS.

saine, mais les Lissus qui recouvrent l'extrémilé do pouce hypertrophiés en massue. L'os lui-même paraît avoir subi nue mentalion de volume considérable. En coupant rcstrémiti librei l'ongle avec une scie, on constate que la déformation estdoi grande partie à une tumeur sous-unguéale développée aui (lê| de l'os.

15 juin 1879. — Chloroforme. A l'aido du bistouri, nousdéss cnlons la phalangette en taillant un lambeau aux dépens de li[ qui recouvre la face plantaire. Nous nibaltons ce lambeau au de de re.iti'émité de la premièt'a phalange et nous faisons un ps ment unissant par occlusion â l'aide de bandelettes de diacbjloi Pas de l'éaction fébrile. Iléunion par première intention.

Guérison complète le quinzième jour,

Oos. CLI. — Exoslose sous-unguéale du gros orteil gauche. Ablt Guérison. — Chartraire {Emile), quinze ans, mécanicien, entre 7 mai 1&79, salle Saint-Augustin, n" tO.

Apparition, il y a un an, d'une petite tumeur sur la face soi Heure de la deuxième phalange du gros orteil gauche. Elle et dure, indolente, et soulevait l'extrémité libre de l'ongle. Aujourdl la tumeur est de la grosseur d'une aveline : elle est aplatie, ou toute la largeur de l'exlrémité libre delà deuxième phalange,! n'empiète pas sur la pulpe du doigt. Toute la portion de l'ongle contact avec ta tumeur est usée, desséchée, et le tissu soiH-ungti est blancbiltre el aminci. La surface libre de la tumeur est silli d'avant en arrifere par de petites traînées linéaires semblabltt celles que l'on remarque sur l'ongle. Au toucher elle est dnre, dolente, un peu rénilente, complètement immobile et parait si planter sur l'exlrémité de la phalange. Elle fait une lég5re saillie

^pais, indurés, formes de squames épidermiques.Au toucHer

stance est uniformément osseuse. L*articulation des deux

B8 est saine.

ians les ganglions inguino-cruraux et poplités. État général

mt.

embre 1880. — Après avoir incisé les parties molles qui re-

t la tumeur, nous les décollons afin de les conserver et nous

issons qu^il s'agit d'une exostose sous-unguéalo qui a

le périoste et la peau. A Taide d'une forte rugine, nous fai-

iter la portion saillante de la tumeur, puis nous évidons lar-

[a base d'implantation. Quand nous sommes assuré d'avoir

les limites du mal, nous rapprochons les lèvres de la plaie

ies molles et nous faisons un pansement à plat avec Teau

e phéniquée.

oen de la pièce démontre que la tumeur est formée d'une

impacte épaisse, éburnée et d'une portion centrale diploïque,

siportante. Pas de réaction fébrile, pas d'accidents consé-

on le vingtième jour.

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