TUMEURS BLANCHES
Ions avons publié dans le précédent volume des Cliniques,
pm 392-393, un tableau récapitulatif des tumeurs blanches
lées dans notre service de 1874 à 1879 et comprenant 52
nnrations.
e tableau suivant comprenant les 20 observations d'ar-
to fongueuse recueillies pendant les années 1879 et 1880
ra suite :
602 MALADIES DBS ARTICHUTIONS ET DE LBURS AHNEUi.
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uunen de ce tableau montre que les articulations 68 ont été :
I Épaule 1 fois Coude 3 — Poignet et main 4 —
iembre inférieur ! ,^. ,
/ Pied 5 —
1 17 de ces malades, Tarthrite fongueuse était justiciajn état constitutionnel : les uns avaient eu dans Texenfance la gourme, des adénites cervicales, des oph- $. Chez Tune de nos malades les désordres que nous appelé à traiter du côlé du poignet n'étaient pas les Tes manifestations de la scrofule. Deux ans auparavant ait eu déjà une arthrite fongueuse tibio-tarsienne. 38 avaient subi les atteintes du rhumatisme articulaire, rapports du rhumatisme et de la scrofule ne sont plus outrer. Chez quelques-uns il y avait menace de tuber-
pulmonaire, bronchites répétées, hémoptysie, etc. técédents héréditaires étaient mauvais chez certains Is morts phtisiques), ne présentant d'ailleurs aucun lent pathologique personnel. Enfin sans qu'on pût r chez les derniers ni l'hérédité ni la constitution, il t une misère physiologique engendrée par les priva- 68 souffrances et les mauvaises conditions hygiéniques. s 2 cas seulement la dégénérescence fongueuse fut utive à des troubles purement locaux.
B est d'une façon générale la pathogénie des arthrites uses dont nous venons de donner le tableau. Quant aux
déterminantes, elles ont, dans la plupart des cas, lé à Tattention des malades qui ont incriminé le froid, ue, les mouvements forcés, une chute, un trauma- [uelconque. Plus ordinairement le début a été sponans causes connues sont survenues de la gêne, de la e de Tarticulation ; puisdes douleurs, du gonflement; triode plus avancée la déviation du membre, les abcès , les, enfin l'impuissance fonctionnelle absolue.
004 MALADIES DES AHTICITLATIONS ET DE LBUBS AnNBUS.
Dans nombre de cas, quand les malades se déciilesl à r^ clamer nos soins, l'état général est déjà profondémeot atteint, la déchéance nutritive est grande et les compiicatioss Tist*rales imminentes. C'est qu'entre l'époque du début el l'îfr lervenlioD chirurgicale s'écoulent de longues périodes ^ souffrances et de dénulrilion. Les malades les plus soucie de leur santé ne viennent nous consulter qu'au bout 11 plusieurs mois, beaucoup même attendent des anuia Nous nous trouvons le plus souvent en présence de désofl oisalion complète de l'articulation produite par la dégM rescence fongueuse de la synoviale, des ligaments, dupériM et des parties molles périphériques; par l'ostéile CoDgan raréfiante, nécrosique et quelquefois tuberculeuse des ed mités articulaires. Aussi sommes-nous obligé, en rè^ nérale, de recourir k des opérations sanglantes, les aal procédés étant insuffisanis.
On pourra s'en rendre compte par le relevé suivant.
L'ignipuncture, la compression et l'immobilisalioD membre à l'aide d'appareils ouatés, silicates ou plâtrés n' été employées que o fois sur 20 cas : 2 fois pour desarthH du poignet et de la main ; 2 Tois pour des arthrites du gcat et 1 fois pour une arthrite du pied.
Encore ces procédés ne nous ont-ils procuré que de 1' lioralion oudesguérisons incomplètes. Du moins n'avons^
INFLAMMATIONS. MB
Senformément aux priocipes que nous ne cessons d'enseiïrdans nos cHuiques, nous faisons autant que possible de tbirurgie conservatrice. Ce n'est que dans les cas d'absolue ïessité que nous nous décidons au sacrilice d'un membre, teut lorsqu'il s'agit du membre supérieur, u'expérience nous a démontré qu'un pied déformé soit par ikialadie, soit par une opération, est plus nuisible qu'utile, rs qu'une main, ue portât-elle qu'un doigt ou même uoe tje de doigt, rend au malade de grands services. C'est tenant compte de ces données que nous avons tenté la Sclion des os du carpe et d'une partie des métacarpiens I de conserver les doigts, alors que dans les cas de désoriisation avancée de l'extrémité iuFéiieure nous pratiquons éralenient l'amputation. Cette manière de faire nous a tours réussi, alors que nous avons vu nombre de malades chez [uels on avait voulu faire de la chirur<.'ie conservatrice du i, porteurs de maux perforants, d'ulcérations des cicafe, d'inflammations interminables du moignon et qu'il lit toujours amputer en dernier ressort. les résections nous ont procuré la guérison d'emblée et iB tous les cas sauf un (récidive d'ostéo-artbrite du coude bout de trois ans). Les amputations sus-malléolaires nous Curèrent d'aussi bons résultats; seul le sujet rachilique \ subir ultérieurement l'amputation de la cuisse.
Me élude plus détaillée des principales observations llplétera ces considérations générales.
tains l'observation CLXXVIll, — scapulalgie droite dévekée chez un homme de vingt-trois ans, — le début remon- Ifc dix-huit mois, et quand nous vîmes le malade, il exisl^e la tuméfaction du moignon de t'épaule et des fistules [eant, à la face antérieure do l'épaule, dans le sillon qui Ire le grand pectoral du deltoïde ; h la face postérieure du I vers la partie moyenne du triceps ; dans le creux axil- B, au niveau du bord spinal de l'omoplate. Toutes ces dos convergeaient vers la tête de l'humérus ramollie et de fongosilés.
e06 MALADIES DBS ARTICULATIONS ET RE LEUEIS ANITOIS.
Nous devioDsnous demander :
1* Si c'était bien à une affectioD de l'articulatioo sa humérale ou à une maladie des organes voisins qne avions affaire ;
V S'il s'agissait réellement d'une scapulalgie.
Les altérations de la clavicule, du corps de l'omopli des cfttes ne sauraient en imposer longtemps à on chin expérimenté. La situation superficielle de ces os, lafadl leur exploration, le siège et la direction des fistules m mettent pas de rester dans le doute.
L'aspect extérieur de la région malade suffisait pool indiquer que les parties constituantes de l'articulation < bien en jeu.
La maladie était arrivée à une période assez avancée que nous n'ayons pas davantage à soulever la quesli l'inflammation des bourses séreuses péri-articulairesqi décrite sous le nom de péri-arthrite scapulo-humérak. 1 ttûtbien, il est vrai, une tumeur molle, fluctuante, mas ment liquide, au niveau delà bourse séreuse sous-acro mais le stylet introduit par les fistules deltoïdienne et u nous conduisait sur des parties osseuses dénudées et at de carie évidente. Nous ne pouvions à la vérité savoir façon précise si les désordres étaient limités à la tête d
4N(er la section d'organes importants, particuliferemenl le ••circonflexe, il nous a toujours donné d'excellents l'ésulft. Nous revoyions demîfsrement un malade opéré par fe.s, pendant la guerre J870-7(, à la suite d'une blessure ' arme à feu, qui a recouvré tous les mouvementsde l'épaule ke sert de son memlire aussi bien que de l'autre. K, dans le cas actuel, il nous avait été facile d'établir le dia- Mïcscapulalgie.lescommémoratifs et tes signes physiques ikaffisaient pas à démontrer si les lésions osseuses étaient hCrales ou superficielles; seul, l'examen de la tête humék apr^s la résection permit de reconnaître que le point de lart était un abcès central de l'épiphyse, qui s'était entouré ne zone d'ostéite condensante et qui, en persistant, avait :)e point de départ de l'artbrile et de l'ostéite raréfiante de ■nage. L'épaisseur des muscles n'aurait pas permis de diarsUquer l'abcÈs avant qu'il y etlt propagation à l'arliculahi ni de faire la trépanation préventive que nous avons ans longtemps conseillée : seule, la résection nous per- ■K de sauver le membre du malade. Cette opération eut ^^bl un plein succès et le malade sortit guéri de nos ^■Irois mois plus tard, malgré la formation d'un abcès ^Bdl retardé la cicatrisation.
Pfis ne reviendrons pas sur les considérations générales lemode opératoire de la résection du coude que nousavons posés à diverses reprises et récemment, en particulier, ks le tome llldenus Cliniques, page 394. Contentons-nous 'passer en revue les particularités propres à chacun des (<dont nous rapportons les observations dans ce volume, li/obse nation CLXXIX est intéressante à plusieurs points yoe. Il s'agit d'une arthrite fongueuse du coude dévelop- I chez une femme de vingt-huit ans et dont le début rentail h douze ans.
EUe moQlre combien l'ostéo-arlhrile fongueuse peut mettre temps h accomplir sa première période et quel dévelop- |ppl elle peut prendre à un moment donné.
inoirc malade, en effet, il n'y eut pendant douze ans