‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 70 sur 150 · IV · texte numérisé non relu

IV

CORPS ÉTRANGERS ARTICULMRES.

Nous avons observé chez un homme de cinqi ans un corps étranger intra-articulaire du ge (obs. CXG VI II). Les premiers (roubles fonctionnels à vingt-sept ans. Malgré de vives douleurs survei la marche, malgré des poussées d'arthrite léger avait négligé de se soigner, lorsque dans les de l'impuissance fonctionnelle et les douleurs de\ grandes pour le décider à entrera Thôpital. L'examen du genou nous démontra que le ce ' ^ v-ii- siégeait an côté externe du tendon du triceps,

volume et la forme d*une grosse fève et qu'il él

ment mobile. Chose singulière, il n'existait pas

ment articulaire appréciable, mais, par contre,

.11"';?* des culs-de-sac supérieur et latéral externe était

1^^/'^ épaissie et hypertrophiée. Les os présentaient

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ipération fut des plus simples. L'occlusion de la plaie à lîde de bandelelles de baudruche collodioauée, la compreson ouatée et l'immobilisation du membre daus uue goutke amenèrent la guérison, sans réaction fébrile et sans implication d'aucune sorte, en moins de deux semaines. Les caractères du corps étranger sont intéressants à étuir. La structure était manifestement osseuse. Il était ellipne bi-coavexe, mais tandis que l'une de ses faces était ne, lisse et unie comme une surface articulaire, la face posée était rugueuse comme les surfaces d'insertions muslaires, ligamenteuses ou tendineuses. Cette face répondait idemmenl à des adhérences anciennes de la synoviale. E d [«on de l'extrême mobilité que nous avions observée auravaoi, du défaut d'adhérences que nous pûmes constater fldant l'opération, en raison de l'aggravation des troubles ^tionnels observés dans les derniers temps, alors que le ilade avait pu vivre pendant vingt-sept ans sans grande ■ffrance, nous sommes autorisé à penser que le corps pager, primitivement soudé à la synoviale et par consébnl moins mobile, avait fini par perdre avec elle tout raph et par flotter librement dans l'articulation . ■)DBDt à l'interprétation pathogénique de ce corps étranger , bnous parait diflicile.

[Us antécédeQts du malade et les symptômes observés au ■ment de l'entrée, ne permettent pas de penser à une pro ittion d'arthrite sèche ou à un fragment d'os séparé par Wence des extrémités articulaires.

'Nous ne saurions admettre, suivant la théorie de Ilunter et 'Velpeau, que ce corps étranger a été formé aux dépens Un épanchement sanguin iiitra-articulaire. L'opinion de KôUiker qui veut que les corps étrangers soiaot résultat de l'hypertrophie et de la transformation Hbro-car- Kgineuse des petites papilles qui hérissent la surface pronde de la synoviale ne nous parait pas applicable au cas And.

îious serions plutôt porté à admettre, suivant la théorie de Aentiec, qu'il s'agit d'une hypergenèse des tissus exlra-syno-

manifestations rhumatismales articulaires, musculaires Il y a vingt-sept ans^ sans causes connues, il commei une sensation de gêne douloureuse dans le genou ga rapide. Difûcullé de la marche. Ces phénomènes s'accc gressivement. Plusieurs mois après le début de ce: éprouva pour la première fois, en marchant, une dot aigu6, très vive et en même temps une telle faiblesse qu'il dut s'arrêter immédiatement pour ne pas tomber

jl' genou avec la main il lui sembla déplacer un corps dur

ses doigts. Peu après il put continuer son chemin au leurs articulaires modérées. Depuis, ces phénomène produits fréquemment. Le malade en explorant son ge la présence d'un corps mobile siégeant au côté externe triceps. Des médecins et chirurgiens consultés ont po

IrV tic : corps étranger articulaire, et ont conseillé au

traitements qu'il s'est abstenu de suivre, bien qu'à plu des poussées d'arthrite aiguë l'aient obligé de garder jamais eu d'épanchement abondant. Depuis deux m étant devenue très pénible, le malade se décide à ent Etat actuel, — La configuration du genou gauche n blement altérée, toutefois les culs-de-sac synoviaux latéral externe sont un peu plus saillants que du cô peau a conservé sa coloration ; elle n'offre ni vascuh maie, ni œdème, ni altération de structure. Au touche qu'il n'existe pas d'hydarthrose; si l'on essaie de refc

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ité extrême. Malgré son volume il est très difficile à trouver et Lt on n'arriverait pas à le rencontrer sans les indications et le du malade. Dans toute autre position que Textension forcée tmbre on ne peut le saisir. Ce corps étranger est inira-articu- Les autres articulations sont indemnes. Les troubles fonclek qui ont amené le malade à Thôpital sont assez sérieux pour réclame une opération.

février 1880. — Avant de soumettre le malade à Tanesthésie »formique, nous lui faisons chercher le corps étranger et nous ms fixer par un aide à la partie moyenne du cul-de-sac supé- Jusqu'au moment de Topération. Lorsque Tanesthésie est com- Ifiious faisons avec le bistouri, à 1 centimètre du bord externe du du triceps, une incision verticale longue de 3 centimètres du le la peau. Celle-ci a été préalablement plissée afin de perdre [parallélisme avec la synoviale. Quand nous arrivons sur cette irane, nous faisons au niveau du corps étranger toujours immopar un aide, une boutonnière simplement suffisante pour ^mettre Ténucléation qui est des plus faciles. Aussitôt après ttîon, nous faisons glisser la peau, de façon à masquer la plaie lynoviale et à empêcher la pénétration de Tair dans la jointure, nous réunissons les lèvres de Tincision cutanée à l'aide de bande baudruche collodionnées. Nous plaçons alors le membre une gouttière préparée à Tavancc et nous appliquons un appa-

ité compressif inamovible.

corps étranger ofi're les caractères extérieurs du tissu osseux : forme d'une amande à bords mousses ; ses deux faces sont ;, mais tandis que Tune est polie, lisse et unie, Tautre est lase comme les surfaces d'insertions tendineuses des os courts. de réaction fébrile. Pas d'accidents consécutifs. — On enlève le pansement ouaté et on sort le membre de la ^re. Réunion de la plaie par première intention. Ni rougeur, ni le» ni épanchement articulaire. Aucune douleur. Le malade se ^•t marche avec une canne les premiers jours. — 11 sort guéri.

GENU VALGUM.

^'observation de genu valgum est intéressante à plus d'un f>D sait que cette affection offre son maximum de fréquence

rt;jjt3iit; 4^^ ava.ii uuic pciiuaiii auLuiuio. v/u iic uu

les antécédents, ni dans les symptômes observés , i-^i. de l'entrée, rien qui pût faire penser à Tune des m

titutionnelles dont nous venons de parler. .)}i> Il semble bien que la déchéance nutritive pr

catarrhe intestinal prolongé a joué ici un râle pi

sinon absolu.

La déviation était bilatérale mais beaucoup pk

!>t)» gauche. Les diaphyses des fémurs et des tibia

'•'''' taient ni torsion ni courbures. Ces derniers trou

trouve si souvent signalés dans les observatii valgum, nous semblent devoir être attribués au leur absence chez notre malade prouve bien q demne de cette maladie générale. La déviation i tout à la différence de volume des condyles.

Notre traitement consista dans le redressera pendant Tanesthésie, en nous servant des mains besoin de recourir à des appareils de force. Nou les membres dans une bonne direction à Taid plâtrés et silicates. Au bout de six semaines le rec trouvait dans des conditions suffisantes pour qi orthopédique pût le maintenir.

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jji'esl accentuée progressivement, la marche est devenue dou-

surtout quand le petit malade monte les escaliers. La

mce de ces accidents détermine les parents à Tamener à

QCiuel. — Genu valgum double mais plus accentué à gauche.

l'extension y les jambes forment avec les cuisses un angle ouvert en dehors, et, lorsque le malade se tient debout, les

ies internes des fémurs se mettent en contact pendant que talons s*écartent l*un de Vautre sans pouvoir être rapprochés.

cette situation, les membres inférieurs représentent assez bien

parenthèses adossées sans qu*il y ait néanmoins d'incurvation torsion des fémurs et des tibias. Les deux genoux offrent des tations semblables, à un degré près, et caractérisées surtout par lie et Taugmentation de volume du condyle interne et la lion de l'externe. Pas d*épanchement synovial. Toute tentative

Iressement est douloureuse au point d\irracher des cris au ma-

mai 1879. — Chloroforme. Lorsque le malade est anesthésié, il est facile d'effectuer le redressement avec les mains, sans pro-

de fracture, de déchirure ligamenteuse ou de luxation. Séance lie et pendant que le malade est sous Tinfluence du chloroforme,

appliquons des appareils plâtrés,^ solides, qui maintiennent les

»re8 dans une bonne position.

13 juin on enlève les appareils plâtrés et on les remplace par ippareils silicates. Le redressement se maintient.

juillet. — On enlève les appareils silicates. Le redressement est

leU Le malade marchera avec des appareils orthopédiques.

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