‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 71 sur 150 · VI · texte numérisé non relu

VI

LAXITÉ POLYARTICULAIUE.

ms ce titre nous reproduisons des observations recueillies notre service et qui ont été publiées dans la thèse de Aabeau (i), Tun de nos meilleurs élèves. me le troisième volume des Cliniques de Saint-Louis, ob- Nation CLXYIII, p. 377, nous avons publié Tliistoire d'un

1) Dt (a Ittxité articuUtire et particulièrement de la laxité polyarticulairc ^ û Mn$ influence générale comme cause prédisposante des arihropathies, de Paris, 1881. Delahayc et Lecrosnier, éditeurs.

généralisée^ liée à une influence générale et partie au lymphaiisme et à la scrofule ;

i!" Que la laxité peut être congénitale ou acquis

S"" Que la laxité est purement musculaire, pure

menteuse ou mixte. La laxité mixte est à la fois 1

quente et la plus importante ;

; ■!>: 4* Que le relâchement des jointures joue un rôk

• :"'^\ dans la pathogénie des maladies articulaires^ soit c

..:^'V prédisposante y soit à la fois comme cause prédisposai

:';r premier degré de certaines arthropathies^ etc.

./^. Les deux observations qui suivent semblent en (

/ .^-'. mer pleinement ces propositions.

/*f^^ Dans Tune, observation CC, il s'agît d'un sujet i

, yjf:; de vingt ans, atteint de laxité polyarticulaire extr

sentant à la fois : une coxalgie double^ une luxation ( droite, une hydarthrose de t articulation calcanéodroite et une arthrite de r articulation métatarso-phal pouce du même côté.

Dans l'autre (obs. CCI), il s'agit d'un garçon i demi, scrofuleux, atteint également de laxité po< et présentant une coxalgie droite avec luxation syr^

du fémur fit un n}nl dp Pntt dnrsn./nYnhnirfi

LAXITÉ POLYARTIGULAIRE. 659

GG. — Laxiié polyarticulaire liée au lymphatisme. Coxalgie

.iMxatùm de la hanche droite. Atrophie du membre correspond

Bj/iartkrote de Farlieulation calcanéo-cuboîdienne droite. Arthrite

tiation méittiaruh-phalangienne du pouce, même côté. — Miiller

^rges), vingt ans, relieur, entre le 23 novembre 4880, salle

-Marthe, n<» 14.

élevé en Suisse. Pas dliérédilé. Bonne conformation à la naisd'après les renseignements des parents, pas d*antécédents tu- (ux ou syphilitiques. Lymphatique,gourmes dans les cheveux ipelets ganglionnaires cervicaux dans Tenfance. Peau fine et le, cheveux blonds, etc.

toujours été chétif et malingre.

Tige d*un an, sa nourrice Taurait laissé tomber et il en serait

une luxation de la hanche droite qui ne fut pas réduite.

[ne put marcher jusqu'à Tâge de trois ans ; lorsqu'on le mettait

1,11 tombait aussitôt; à partir de cette époque on Thabitua à

ler avec des béquilles qu'il conserva jusqu'à huit ans. Un médecin

la alors de les lui enlever et il s'habitua à s'en passer. Mais

le le membre malade était atrophié et beaucoup plus court que

\f on dut lui faire fabriquer une bottine à semelle et à talon

Claudication très prononcée.

1872, douleurs sourdes, continues, exaspérées par les mouve-

K, la pression et la marche, au niveau de l'articulation malade le droite). Bientôt, condamné au repos forcé, on le transporte inte-Eugénie, où il est traité pour une coxalgie. Pendant son ir à rbôpital, formation d'un abcès au niveau du grand trochanlaverture à l'aide du bistouri, drainage. Second abcès à quatre de doigt au-dessous du premier, même traitement. Repos au bfras d*appareil. Les abcès se ferment six mois après leur début. piaalade quitte l'hôpital.

I continue à marcher à l'aide d'une canne, en portant toujours h chaussure à semelle et à haut talon.

Le f*' mars 1880, sans cause connue, douleurs violentes au pftau du genou et de la hanche gauche. Faiblesse extrême du memi qai ne peut plus le soutenir. Cet état persiste en augmentant hdant quinze jours; àce moment il est obligé de prendre le lit.ImihiKsation du membre à l'aide d'une gouttière de Bonnet. Frictions jBbentbinées et belladonécs, soulagement.

b mai 1880, appareil plâtré inamovible embrassant la hanche et baisse gauches depuis le genou jusqu'aux lombes. Cet appareil kla en place pendant sept semaines. Pas d'amélioration. tt voit alors un spécialiste pour les douleurs^ qui institue le traitement i>ant : Application de cataplasmes vinaigrés sur la hanche jusqu'à Kladatîon du derme, puis application d'un emplâtre. Durée de ce

iicate.

Membre supérieur droit. — Articulations : Toutes d*une laxiié extrôme.

Nous mesurons les angles à Taide du rapporteur par le nous avons indiqué précédemment.

Pouce. — Mouvement d*exlension volontaire de la i

lange, angle i30<>, soit 50* avec Taxe prolongé de la premi

Autres doigts. — Extension volontaire, courbe ellipti

vite dorsale, angle de 140** au niveau de Tarticulatioi

phalangienne, soit 40" avec Taxe prolongé des métacarf

' vV Extension forcée, angle de 90**.

Poignet. — Extension volontaire, angle de iiO*, soit 1 prolongé des os de Tavant-bras. Extension forcée : 90*. '. .*V' Flexion volontaire, angle de 70®, soit ilO* avec l'axe ]

• .^: os deTavant-bras.

.' -^ \ Flexion forcée, 70% soit 110*.

■i-ii^ Inclinaison de la main vers le bord cubital de

volontaire, angle de 80*, soit 100* avec Taxe prolongé di '/ç> Forcée : 95*, soit 66* avec Taxe prolongé du cubitus. In(

••^ le bord radial.

Volontaire : angle de lOS», soit 75<> avec Taxeprolonj Forcée : 90« .

Traction : étranglement circulaire et claquement très

Coude. — Dans le mouvement d'extension volontaire

forme avec le bras un angle ouvert en arrière. Cet angl<

face interne du membre est de 450*, c est-à-dire que le c

LAXITÉ POLYARTICUUIRE. 661

an d'analogue du côté du cubitus dans le mouvement d*abduc-

fiircée.

action : claquement sourd.

•antres mouvements produisent des bruits de frottement : traces

hrite légère.

mmie. — Tous les mouvements sont très étendus. Nous verrons

loin jusqu'à quel point peut être porté le mouvement d'exten-

Mr/ei du membre supérieur droit. — Ont conservé leur volume; le cellulo-adipeux est assez abondant pour masquer les saillies et

épressions; rondeur des formes; au toucher tous les muscles

mous et flasques, mais ne paraissent pas atrophiés.

a d'énergie des contractions, faiblesse des mouvements.

■BRB SUPÉRIEUR GAUCHIS. — Articulation : Pouce. — Extension

fc seconde phalange: volontaire, angle de 90<>; forcée, angle de

loit 110* avec Taxe prolongé de la première phalange. Extension première phalange : volontaire, angle de idO*"; forcée 120*, soit

Dgle de 50* et 60* avec le métacarpien.

Ure$ doigts. — L'extension produit une courbe à concavité dord*an rayon plus petit que celle du cAté opposé.

. première phalange de Tindex fait un angle d*extension de ilO*,

10* avec Taxe prolongé du métacarpien.

die du médius fait un angle de 90^".

ille de l'annulaire un angle de lOO^", soit 80* avec l'axe du méta-

lien correspondant.

ille de Tauriculaire un angle de QO*".

OQTements de latéralité très étendus pour toutes les phalanges,

|n'on immobilise la colonne osseuse supérieure et que l'on

• la colonne inférieure alternativement en dedans et en dehors.

I traction produit le claquement.

9ʧnei, — Extension : volontaire^ 92°, soit 88» avec Taxe prolongé

avani-bras ; forcée, OO*".

axion : volontaire, 92°, soit 88° avec Taxe prolongé de l'avant-

; forcée, 68*, soit 112* avec cet axe. Inclinaison de la main vers

Hd cubital : volontaire, angle de 95° ; forcée, 85*, soit des angles

V et 95* avec l'axe prolongé du cubitus.

clinaison vers le bord radial : volontaire, angle de 100°; forcée,

soit des angles de 80* et 85* avec Taxe prolongé du radius.

MiTement de circumduction volontaire très prononcé.

i traction produit un étranglement circulaire et un claquement

plus manifestes.

adant ce mouvement on introduit facilement la pulpe du pouce

s le carpe et Tavant-bras, du côté de leur face dorsale.

mde. — Les phénomènes que Ton observe du côté de cette articu-

663 HALAUIES DBS ART1CULATI0t4S ET DE LBURS AMIUS.

lalion sont analogues b ceux qui se produisent du cAti oppa parties frottements qui n'existent pas.

Épaule. — Laxité extrême : étendue anormale de tooslna ments. L'état spécial des muscles fait que, pendant U tn l'étranglement circulaire et la disposition en sabliers sont Irk ses. On engage facilement la première phalange des doigts an surfaces articulaires.

Un fait qui démontre l'extrême relicbement des manchou des articulations scapulo-humérales consiste en la posùbilit mouvement volontaire en vertu duquel les coudes se rapproel arrière du tronc jusqu'à 2 centimètres de distance. Lorsqu'à les bras du malade pour exagérer ce mouvement, non tei les coudes arrivent au contact, mais ils chevauchent Vnu idi en arrière du rachis de plusieurs centimètres.

Cependant les extrémités sternales des deux clavicules » cent en avant et font saillie sous la peau.

Museleidu membre supérieur gauche. — Tous les muscles sod effacés, atrophiés. Le bras et l'avant-bras ont des formes i L'épaule est anguleuse par suite de l'atrophie du deltoïde. Ai la rondeur habituelle on observe un méplat, plus accusé \ externe. C'est de ce cAté surtout qu'il est facile d'apprécier I gements de rapports que subissent les surfaces articulaires les mouvements.

Ainsi qu'on l'a pu voir, la laxité est beaucoup plus mar c6té gauche, qui est atrophié, que du cAté opposé.

Meubre inférieur droit. — ArliculatiottM : Pied, groi <

Extension volontaire de la seconde phalange, angle de 110*.

L'articulation métatarso-pbalangienne a été le siège d'art)

UXIT& POLYARTIGULAIRE. 663

Svie. — Mobilité anormale qui rend en quelque sorte le pied

UmtU.

. la face externe du tarse, au niveau de Tarticulation calcanéo-

oldienne, existe une tumeur, du volume et de la forme d*une

mdet à grand axe transversal, à surface lisse, unie, convexe, qui

lève la peau sans altérer sa coloration ou sa structure.

A toucher cette petite tumeur est molle, liquide et fluctuante.

I est complètement réductible par la pression, et reparait lenteat et progressivement lorsque la pression cesse. Il est facile de r qu'elle ne communique ni avec une veine ni avec la gaine des oniers latéraux.

m liquide ne s*élale pas en surface sous la pression du doigt, mais énètre dans la profondeur des tissus. En un mot, tout porte à lier qu*il s*agit d*une hydarthrose calcanéo-cuboïdienne. \riieulatwn tibio-tarsienne. — Extension volontaire du pied, le m prend la même position que dans Téquinisme. Flexion volon- ■e; Taxe général du pied forme avec Taxe de la jambe un angle

lant les mouvements de latéralité, le pied se renverse soit en lans^ soit en dehors de façon à regarder le sol par Tun ou itre de ses bords. Les ligaments latéraux apparaissent alors it la peau tendus comme des cordelettes. Traction : Les sur- B8 articulaires se séparent. Étranglement demi-circulaire en avant. In peut de ce côté interposer la pulpe de Tindex entre le tibia et tragale. Lorsque le malade relâche les muscles de la jambe, ballement dans tous les sens.

penoti. — Extension forcée très appréciable ; le plateau du tibia :art6 des condyles en arrière. La rotule remonte ; une encoche Qsversale profonde se forme au-dessous de cet os. Les téguments plissent transversalement au niveau du cul-de-sac synovial supé- Dr.

iouvements de latéralité faciles à produire en immobilisant le Dur et en portant alternativement les jambes en dedans et en hors. Le plateau du tibia s*écarte de un centimètre du condyle rrespondant dans le sens opposé du mouvement. Banehe. — L'articulation coxo-fémorale a été le siège de coxalgie, Dsécutive à une luxation ancienne et non réduite du fémur. La pon est déformée; fesse volumineuse, pli fessier élevé, tassement tt muscles.

II existe actuellement une luxation ilio-ischiatique. On sent la tête atémur en arrière dans la fosse iliaque externe et le grand trochan- )r&o devant de la cavité cotyloïdc.

Cicatrices de trajets flstuleux au niveau et au-dessous du grand fochanter.

sale afTaisséo. Léger degré de renversement en debc Rachis. — Laxité notable de la colonne cervicale, volontaire, Tocciput arrive à quelques centimètres vertèbres dorsales. Les mouvements de flexion antéi ne sont arrêtés que parle sternum et les épaules.

Ensellure lombaire énorme, dans laquelle on ne | de la laxitc, en raison de la coxalgie double.

Le malade nous affirme qu*en prenant son piec la luxation ilio-ischiatique) avec la main, il peut au contact do Tépine de Tomoplate du même côt< pu constater le. fait, vu le décubitus et la préseni silicate.

Le malade dont Tobservation précède a remj de ses articulations dès le jeune âge et a faii production des mouvements anormaux.

Obs. CGL — Laxité polyarticulaire liée à la tcrofule, et luxation symptontatique du fémur consécutive. Mal de baire.

Fievé (Charles), six ans et demi, écolier, se préseni tion, le 21 février i88i.

La mère est atteinte d'une maladie de cœur. Bll enfants. Deux sont morts peu après la naissance \ livres.

"ême des articulations (i).

içiMmrs. — Les doigts accomplissent soit spontanément,

quement, des mouvements d'extension et de latéralité

• L'extension forcée dépasse Tangle droit.

— Extension volontaire, 90"*; forcée, 85"*. Mouvements de igérés.

Étranglement circulaire. Claquements.

— Extension forcée ; Tavant-bras forme avec le bras un en arrière.

atérale extrêmement marquée. Craquements à droite uvements latéraux.

— Capsules articulaires très relâchées, permettant des ( anormaux et Tintroduction de la première phalange de t les surfaces articulaires pendant la traction.

• Tous sont grêles, atrophiés, mous et flasques et exagèla gracilité des membres supérieurs.

^érieur droit. — Laxité de toutes les articulations. Le pied

t du varus-équin, ce qui est en rapport avec Tattitude

la cuisse ; mais le petit malade le ramène volontaire-

tade normale.

ouvement volontaire des orteils produit une déforma-

^re surtout accentuée du côté du gros orteil. La pre-

ige se fléchit à angle droit sur le métatarsien, pendant

ide phalange se fléchit à angle droit ; il en résulte une

lossède un mouvement d'extension cxaRéré et des mou-

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