MALADIES DES ORGANES DES SENS
nte-quatre observations se rapportent aux maladies des Im des sens ou de leurs annexes ; elles se répartissent ^fi^}on suivante :
Vision.
OulB
Olfaction .
GOSTATIOR .
Orbite
Paupières
Voies lacrymales
Conjonctive
Cornée
V Globe de Tœil
Oreille ex terne
Oreille mo yenne
Nez
Cloison des fosses nasales,
Fosses nasales
Arrière-cavité
I Langue
Total 34
MALADIES DU SYSTSBE
Les maladies de l'organe de la vision et de sa ii| dances comprennent :
Kystes siégeant au Diveau de la fente branchiale ,
supérieure 4
Êlépbantiâsis des paupières I
Dacryocystite pblegmoneuse 1
Conjonctivite I
Kératite phlyctéDulaire !
Ophthalmie sympathique 1
Total 9 '
Les kystes congénitaux de l'orbile sont parliculiÈra intéressants au point de vue de leur palhogénie. Ils réss en effet d'un trouble survenu dans l'évolulion des are chez l'embryon circonscrivent la Fente branchiale supéii Ils sont constitués par une iiorliou du légumenl exlerni prisonné profondément et continuant sou évolution daiiî
m relatée dans les observations CCIV et GGVI est Tadhé- II de la paroi du kyste avec le périoste, par Tintermédiaire NiMrdon fibreux qui prend les caractères d'un véritable
Ra parois de ces kystes sont constituées par les éléments ,*peau; leur contenu est variable; c'est ordinairement itière sébacée plus ou moins fluide (obs. CCYI); un liquide huileux (obs. GCIV) ; assez souvent le kyste ^Dt des poils (obs. GCV) ; enfin, lorsque la tumeur s'est imée, les caractères du liquide peuvent être profondéallérés et l'on trouve alors d'abondants cristaux de lérine.
point de vue de leur évolution, ces tumeurs peuvent
indéfiniment stationnaires; plus ordinairement, elles
it d'une façon lente et progressive, s'étendant non
lent à l'extérieur du côté de la peau, mais aussi en
leur. Souvent même la portion la plus importante du
(t cachée profondément dans une loge osseuse. Dans
que nous rapportons, les tumeurs avaient été recon-
la naissance ou dans l'extrême enfance et les malades
cinq, vingt et trente-trois ans quand ils nous furent
symptômes diffèrent peu de ceux qui sont communs à kystes. Les tumeurs restent indolentes tant qu'elles it pas enflammées. Parmi les troubles fonctionnels, il de signaler Thypersécrétion de la glande lacrymale lora qui se produisent lorsque le kyste occupe Tangle de l'orbite (obs. CCIV) et devient le siège d'un aclent subit. Ges phénomènes peuvent être attribués , Tirritation exercée sur la glande par le développement leur, soit à la compression; ils s'amendent et dispa- \i quand l'acuité du développement se modère et que le s'est en quelque sorte habituée à la compression. (ire aussi l'augmentation de volume du kyste finit-elle Oifoqoer un certain degré d'atrophie de la glande lato, symptômes étant presque complètement négatifs, le
OIIGAKES DES SEi^S. 613
auprès d'un malade qui, opéré d'un kyste dermoïde çetle région par nu de nos cotifrèies, mourut de méoin- I, l'infliimmalion s'étant étendue aux enveloppes du cern, soit par le périoste orbilaire, soit par les parties mol- * Aussi, l'une des indications les plus pressantes est de uger, autant que possible, l'aponévrose oi'bitaire et les Ineiils palpébraux, et d'assurer au pus un écoulement I0, en prolongeant l'incisiot) vers les parties déclives, en ïuilau besoin, pendant deux ou Irois jours, un tube à dtaie au fond de la plaie et en donnant au malade une bonne |)00 dans son lit. Grâce à ces précautions, les suites de nos loDS sont toujours des plus simples, la guérison s'ob- L'A bref délai et ne laisse ordinairement que des traces leot dissimulées, seul cas où la cicatrice reste appréciable est celui dans la tumeur siège au-dessus du sourcil, dans la région le. Lorsque la tumeur se développe au niveau de la queue il, la cicatrice est masquée par les poils. Il est enisé de la rendre invisible lorsque la tumeur répond à lière supérieure, à la condition de faire l'incision dans \i plis cutanés de cette région.
Ijsle dont l'histoire est relatée dans l'observation CCVII des particularités qui le différenciaient quelque peu des dermoïdes dont nous venons de parler, s'était révélé par aucun symptôme jusqu'à quarante Hégeait a» niveau du grand angle de l'œil et occupait interne de la paupière inférieure.
le ce kyste était enflammé lorsijue nous l'observâmes, is étaient dégénérées et que son contenu était ud tro-sanguin fortement coloré et chargé de cristaux riue, il nous est difficile de dire s'il s'agissait d'un 'Oiolde jusque-là stationnaire ou d'un simple kyste lÛammc.
uJade atteint à'éléphantiasis de la paupière supérieure a It /'objet d'une leçon que l'on trouvera consignée, ainsi observation complète, dans le premier volume de nos
«7t MhLhDIES DU SYSTEMS NBRVBUX.
Cliniques. Chez ce malade, âgé aujourd'hui de 26 tnt, mentation de volume de la paupière drolie ne dennl apparente que vers l'ftge de 6 ou 7 ans, et depuis c^ que, la tumeur qui, quoique diffuse el mal limitée, o priacipalement l'angle inlerne du cOté droit, ne fitq progrès extrêmement lents jusqu'au mois de juin 18 il entra à Lariboisière pour se faire opérer.
L'ablation fut pratiquée, mais aussitôt après l'opén paupière s'abaissa, et, comme je le faisais remarquer y a quatre ans, le ptosis résultant de l'opératioa eti» maladie fut complet avant même que la récidive se pr ce qui arriva au bout de quatre mois. A l'époque ojl le vint nous trouver, la tumeur présentait, disait-il, les symptômes, le même volume et la même consistance première fois. Notre traitement consista dans Tablai» nous ftmes aussi complète que possible.
Quand le malade vint nous trouver la seconde fois, pière présentait des caractères analogues à ceux m avions constatés la première fois; en outre, la coDJ palpébrale était le siège d'un travail inflammatoire I expliquer par les connexions vasculaires des deux n nés, et caractérisé surtout par la présence de grain et par la congeslion. Le seul trouble fonctionnel oca
pe qui est certaiD, c'est que deux opérations pratiquées à ^jotenralle de deux ans et n'ayant pu empêcher les récidik constituent des caractères de malignité. C*e8t en nous appuyant sur ces données que nous fîmes 1 excision des tissus beaucoup plus large que les limites aprentes du mai.
Les suites de l'opération furent des plus simples, et tout w porte à croire que la guérison fut cette fois définitive jaque.nous n'avons pas revu le malade. (Voy. Paris médical, ^ 23 octobre 1879.)
|ou8 signalons pour mémoire, à propos des tumeurs des ppières, une observation que Ton trouvera au chapitre des IptioDS de la mamelle. Il s'agit d'une femme de cinquanteit ans dont le père et les deux sœurs avaient succombé à s affections carcinomateuses et qui portait elle-même, outre épithélioma du sein droit, un nolime tangeve du bord libre la paupière inférieure droite.
^ans Tobservation CCX, il s'agit d'une dacnjocystite aiguë ^figmoneuse ^ avec rupture du sac lacrymal, développée chez pcrofuleuxde dix-neuf ans. Lorsque le malade vint à l'hôiL l'extension de la tumofaclion à la paupière inférieure et lies molles de la joue, la colorafion rouge de la peau, ation de la température locale offraient un tableau Aomatique tellement différent de celui qu'on observe hament dans les affections des voies lacrymales que le ostic n'était pas sans diflicultés. Ce n'est qu'en tenant des anamnestiques et en faisant un examen attentif, Ton arrivait à reconnaître exactement la nature et le bt de départ du mal.
pe malade nous apprenait, en effet, qu'à la suite de douleurs pr \ives d'épiphora et de sécheresse de la narine gauche, pail vu apparaître, sur le trajet du sac lacrymal, une tu- |ur allongée verticalement, du volume d'un haricot. lestait à expliquer la présence de la tumeur de la paupière |rieure et de l'œdème des parties voisines. Ici l'expérience H venait en aide pour nous apprendre que l'une des terlaisoDS de la dacryocystite phlegmoneuse est la rupture
eDt se développer dans l'un des yeux coDsécutivemeDt à lésorganisation de son congénère, troubles que Ton a ^éhdiophthalmie sympathique. Il s'agit d'un jeune homme E-neuf ans qui avait subi la fonte purulente de Tœil gauans Textrème enfance et n'en avait jamais souffertdepuis, o'à la suite d'un coup reçu sur l'œil sain, le moigoon œil malade s'enflamma et devint douloureux. Gonsésment à ces accidents, Fœil sain était devenu le siège oubles caractérisés par un certain degré d'exophthalde la congestion de la rétine, des douleurs intolérables l'affaiblissement de l'acuité visuelle.
us fîmes Ténucléalion du moignon de l'œil gauche, et jours après l'opération, tout accident avait cessé du côté ^il droit : la guérison s'effectua d'ailleurs rapidement du ipposé. (Voy. Paris médical, n'' du 26 février 1880.)