OUÏE
Épithéliomas du pavillon de Toreillo 5
Abcès folliculaire 1
Otites moyennes suppurees 7
Total 13
5 épithéliomas du pavillon de l'oreille, qu'ils soient prison secondaires, ne sont pas rares, ct.nous sommes, pour ^part, fréquemment appelé à opérer cette vari<^té, soit notre clientèle de la ville, soit dans notre service hospi-
règle générale, ils se développent chez les sujets âgés ; bservations que nous relatons dans le présent volume se irtent à des malades de soixante-sept, soixante-dix, Qte*douze, soixante-quinze ans. Un seul cas a trait à un ne de trente-six ans, mais ce fait sort du cadre habituel, toutes sortes de raisons que nous étudierons bientôt.
678 HALADIBS DU SYST6KB NEBVKUX.
Les autres cas présentent entre eux de nombreuses et importantes analo;;ie^. C'est ainsi que dans la plupart desc^s, l'épithéliomaprimitifdu pavillon de l'oreilli? a.danssapremière période, une certaine tendance ti rester stationnaire. 11 rtvêl une forme sfeche, squameuse, qu'on ne peut manquer de rattacher h l'épithélioma sél)acé décrit par notre interne M. Audouard (thfese de Paris, 1878}. Cette variété est fort différent* de celle dans laquelle r»lcéralionsehérisse de gros bourgeoni charnus, mollasses, saignants, fongueux, laissant continuellement écouler un ichor ft^tide et abondant.
D'autre pari, dans toutes nos observations, il est întéreisant de remarquer l'intégrité du système lymphatique. La ganglions parotidiens et ceux des autres régions resteat indemnes quels que soient l'ûge ft l'étendue de la maladie. Nous retrouverons, à propos de l'épithélioma sébacé dunï* ces différents caractères; ils spécialisent bien cette forme lui font reconnaître une bénignité relative qui peut opposée à la gravité des épithélioraas qui se développent: les muqueuses.
On pourra se faire une idée de l'étendue et de la prol deur que peut atteindre, dans la variété que nous décri' la dégénérescence épithéliale, sans produire rinfectîos
Dule de l'oreille el de la joue, une tumeur du volume "uie amande, à contenu liquide, qui resta slationDatre ■ndanl vingt-deux ans. Le malade, dans le seul hul defuîre i^^ratlre la difTormili^ se décida à demander ^son médecin iacisiou de la tumeur. Il s'en T'coula un liquide onctueux, ^Atre; la plaie, au lieu de cicatriser, se mit à bour- |er el à s'ulcérer. Quand nous vîmes le malade, onze mois lelte opération, la tumeur avait tous les caractères de têlioma végétanl et envahissaDi ; l'ulcération mesurait btimèlres de diamètre et le lissu morbide envoyait des ;ements profonds, ainsi que l'indiquait l'existence taralysie faciale.
1 tient compte des antécédents, il faut admettre qu'il Ktit primitivement d'un kyste sébacé el que l'épithé- 1 évolué aux dépens des parois mêmes du kyste que fe s'est contenté d'inciser, au lieu d'en pratiquer l'ablation iplèle, comme nous n'aurions pas manqué de le faire iant noire habitude. Les cas de dégénérescence épilhéliale «tes sébacés sont, en effet, connus et admis de tous les pens. Pour notre part nous en avons observé plusieurs Mes, surtout dans le cas de Inupes du cuir chevelu, Ken chez des hommes que chez des femmes.
iractères de ces sortes de tumeurs et leur marche se
ftient Dettement de ceux de l'épithélioma qui résulte de
oérescence de l'acné sébacée, bien que dans les
ras il s'agisse d'une altération des mêmes organes
Balades atteints d'otorrhée étaient des adultes de «inq, trente-si.v, quarante-un, quarante-cinq, quatle-buil et cinquante-deux ans.
1 était scrofuleux, deux autres tuberculeux, et la suppu-
de l'oreille moyenne était, chez ces malades, une
bifeslation de l'élat général. Chez une femme anémique,
(ordres n'ont pu être rattachés à aucune cause appré-
I. Enfin chez les trois autres sujets, il s'agissait d'oliles
t frigore.
périoste et des parties molles, il n'y avait pas enc Chez d'autres, il existait -un abcès sous-périost communication apparente avec Toreille moyenn la collection purulente sous-périostique commui cetle cavité par une trépanation spontanée des c€ toïdiennes.
Nous n'insistons pas sur les troubles fonctio muns aux affections de cette région; mais il noter que le tympan était perforé chez tous no qu'il existait des végétations polypoïdes de la caii pan et du conduit auditif externe chez quelques outre, de la paralysie faciale dans deux cas.
Chez cinq des malades atteints de tuméfacti( dienne, nous fîmes la trépanation de la grande vant notre procédé habituel, et le drainage à \ canule d'argent, dans le but de faciliter Técoii liquides et les lavages.
Voici en quelques mots Texposé de notre p nous avons décrit avec détail dans d'autres ouvr pratiquons au niveau même de l'apophyse mastoït sion cruciale, comprenant non seulement les par mais aussi le nérioste. Si ia neau oui recouvrir L
ORGANES DBS SENS. 681
lie mastoïdienne. Cette incision faite, nous nous Tétat de Tos, et nous nous contentons, s'il existe verture fisluleuse, de Tagrandir, soit avec une à Taide d'un élévateur ou d'un couteau lenticuvision seule des parties molles suffit pour donner s s'échappant par une ouverture préexistante, est très simplifiée. Dans le cas contraire, nous alors pour pratiquer la perforation artificielle à point que nous avons indiqué sur Tapophyse, en chant un peu du bord antérieur. Le trépan doit \n avant, parallèlement au conduit externe osseux (ibas, afin d'éviter de pénétrer soit dans le sinus soit dans le crâne.
> les cas où les lésions n'étaient pas dues à une stitulionnelle, la guérisou s'effectua rapidement, autres malades, il y eut une amélioration rapide même dans un cas où les suites de l'opération vées parle développement d'un érysipèle.
uberculeux, chez lequel nous nous étions con- *e le drainage de la perforation spontanée, monstre service (obs. CCXXV). L'autopsie montra, sions pulmonaires avancées, une désorganisation rocher par la carie et la nécrose, l'oblitération téral et droit supérieurs et des altérations des
APPAREIL DK l'olfaction.
léliomas des téguments du nez 5
itîon de la cloison des fosses nasales 1
eur carcinomateuse des fosses nasales .... l
pe naso-pharyngien i__
Total 8
^usdisions précédemment de l'épithélioma sébacé de Toreille s'applique également aux téguments
(>S; queux, s'ulcère, se couvre de croûtes sèches, jaun
Vc'
' if
qui tombent pour faire place à de nouvelles squam l'ulcération grandit. Quelquefois plusieurs bout subissent simultanément les mêmes altérations el les ulcérations se réunissent. L'épithélioma ainsi des caractères très spéciaux, surtout dans la rég la surface de Tulcération offre des granulations
•';| de coloration rougeâtre, elle est plane et se cont
.^î siblement avec les bords (ce n'est qu'à une p
avancée qu'on observe des végétations luxuriai anfractuosités). Des croûtes jaunes, cireuses, pai par suite d'un léger suintement sanguin, la recc partie ou en totalité. Au pourtour de l'ulcératic offre des altérations caractérisées par la dilatatii fices des glandes sébacées, qui se révèle par un pi
i" râtre, et un état onctueux luisant, dû à l'hypersi
sébum. Au voisinage de l'ulcération, ou mèm< régions plus éloignées, le front par exemple, oo des boutons d'acné sébacée. Cette ulcération i temps stationnaire, elle a peu de tendance à s'< surface et en profondeur. Sur aucun de nos mal n'avons observé l'engorgement des firanelions s
ORGANES DBS SENS. 683
période de cicatrisation, et le traitement un peu
'^6 nécessita une de ces tumeurs, l'ulcération ayant
Taile du nez. Nous dûmes faire une perte de sub*
que nous comblâmes, séance tenante, en empruntant
»au autoplastique à la lèvre supérieure. Le succès
iplet et rapide.
Ions encore, parmi les affections de Tappareil de Tol- \^ une déviation de la cloison des fosses nasales, chez Ijtçon de quinze ans (obs. CCXXXI. — Voy. Paris méhar du 27 mai 1880).
|è observation montre que si les déviations de la cloison Eues nasales passent inaperçues lorsqu'elles sont peu pcées, elles donnent lieu, lorsqu'elles sont plus marà une série de troubles fonctionnels qui leur sont 18 avec plusieurs autres affections des fosses na-
ainsi que les polypes muqueux ou fibreux, les tude diverse nature, les dégénérescences de la murinflammation chronique de cette membrane, ^me de la cloison, déterminent, en produisant Tobdes fosses nasales, de la gêne respiratoire, du gon- ^ on écoulement de mucus par Tarrière-cavité et le :, en entretenant fréquemment deTo/ène. C'est donc par les caractères physiques de ces diverses altéra- Ton peut arriver à un diagnostic précis. Chez notre Taspect extérieur simulait à première vue un polype mais Terreur ne pouvait être de longue durée. La ice solide de la tumeur, la dilatation de la narine du I, les notions fournies par le toucher, ne laissaient »nte sur la déviation de la cloison, ii a^ons été heureux de constater qu'il ne s*agissait pas ié^iation en S qui rend la cloison alternativement con- It concave, et dans laquelle par conséquent les deux nasales sont obstruées en des points différents. En bas Topération devient très délicate. Chez notre malade bition étant unilatérale, il nous fut facile de réséquer Son déviée de façon à rétablir le libre passage de 1 air.
-^tv
Glossite
Adénome de la langue.
Cancers
Total
Nous avoDs observé (obs. CCXXXV) un adér de la langue, développé chez une feuime de c ans. Le début reniontait à un an; Tévolutio; progressivement et la tumeur avait fini par retendue du bord droit de la langue. Le diagnc meur kystique à contenu transparent s'imposail de la production morbide qui offrait les caract nouilletles sublinguales à contenu muqueux. ( nostic de la nature de la tumeur, il était pi préciser; mais le mode de développement, J ri glandes en grappe sur les bords de la langue po
■ .-;* ser à un adénome kystique.
:'t; L'ablation de la tumeur nous donna -raisoi
trant que le kyste dépendait d'une petite mass acineuse hypertrophiée, etTexamen histologiqu
. ^: ;. tous points le diagnostic d'adénome kystique sîi
liv. — nysie congeniiai a conienu nutieux aeueioppe a i angie f la paupière supérieure gauche au-dessous de la queue du blaiion par le bistouri. Guérison, — Martinet (Céline), trente couturière, se présente à notre clinique le 25 octobre 1879. 6cédents héréditaires ou pathologiques; sa mère eut douze ien portants; elle-même est bien constituée et mère de dts ne présentant aucun vice de conformation congénital . depuis sa naissance, à Tangle externe de la paupière supéiche, au-dessous de la queue du sourcil, une tumeur indoit le volume, égal à celui d*un grain de blé, resta station aes il y a deux ans. A partir de cette époque, cette tumeur lent augmenté de volume, tout en restant indolente. La remarqué pendant les premiers temps de cet accroissement iration de la sécrétion lacrymale et de Tépiphora. Aucun b U vision.
fmel. — La partie externe de la paupière supérieure gauche lée par une tumeur du volume d'un œuf de pigeon, limitée ir le rebord orbitaire et la queue du sourcil, en bas par le de la paupière, en dehors par Tapophyse orbitaire externe. I est lisse, unie, convexe, sans bosselures apparentes. La Bservé son intégrité, mais présente une coloration bleuâtre, m niveau de la moitié inférieure de la tumeur. Il existe un igré de ptosis. Au toucher, la tumeur est profondément -dessous des téguments et du muscle orbiculaire qui se à sa surface au moment de Tocclusion des paupières, sans ir. La face profonde semble ^u contraire intimement unie
■ » bf.
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meni niince. i^uu« pruceuoiis avec puis ae lenieur la face profonde de la tumeur qui est intimement ui latéral externe des paupières et au périoste du rebord dissection nous conduit très profondément; la tume creusé une loge en refoulant les parties voisines, en amincissant le périoste. Nous parvenons à isoler c kyste sans l'ouvrir. De son extrémité externe pai fibreux dur, résistant, de 1 centimètre de longueur ment qui fixait la tumeur à Tapophyse orbitaire ei
''■■'K tion terminée, nous réunissons les deux tiers intero
y !? l'aide de trois points de suture métallique, laissant à
et déclive une ouverture suffisante pour le passage i ''y\)t et récoulement des liquides. Pansement simple.
Le kyste isolé se présente avec une paroi très min places et laissant voir par transparence le liquide qi surface interne est lisse, unie, d*aspect séreux. Le c en un liquide transparent, limpide, un peu jaunâtre, oléagineuse et lacbant comme Thuile.
La malade retourne cbez elle et vient se faire panse CËdème des paupières les deux premiers jours. compresses imbibées d'eau de sureau. Âpyrcxie. On < troisième jour. Réunion par première intention dan: partie de la plaie, qui ne donne du pus qu'aux deux maintient en place le tube à drainage. Suppuration n tobre. Pansement avec Tcau phéniquée faible (au I0(
15 novembre. — Cicatrisation complète. Cicatrice
ire. Limitée en bas par le ligament palpébral, en haut par le périeur du sourcil, elle occupe dans le sens transversal le terne de la paupière supérieure. La surface est lisse, unie, I, sans bosselures apparentes. La peau qui la recouvre ' est i d'une cicatrice blanchâtre, superficielle, rayonnée, très qui laisse voir par transparence la teinte bleu&tre de la . Au toucher, celle-ci est molle, liquide, manifestement flucincompressible et irréductible, non pulsatile ; elle siège promt au contact des os dans lesquels elle s*est creusé une loge ; le sourciller se contracte à sa surface. L*examen minutieux rapports montre qu*elle est indépendante des voies lacry- Adolence. Pas de troubles de la vision. Rien dans les ganarotidiens. Rien dans les viscères thoraciques et abdominaux. léral satisfaisant.
V 1880. — Chloroforme. A Taide du bistouri nous faisons à ) moyenne de la tumeur et parallèlement au bord libre de la ) une incision dont les lèvres sont rétractées par des aides. Bayons de disséquer les parois du kyste sans Touvrir, mais >is sont tellement minces que le kyste s*ouvre tout à coup écouler 20 grammes d*un liquide séreux trouble, chargé de m de cholestérinc. Nous enlevons alors complètement les pa- * voie de dissection, ce qui nous conduit au-dessous de la musculaire, au voisinage du périoste. L*opération terminée, unissons les lèvres de la plaie à Taidc de quatre points de laits avec des fils de soie. Pansement alcoolisé phéniqué et impressif.
oroitaire interne au ironiai. ba lorme et son volume son fève. Sa surface est lisse, unie, convexe, sans trace de d*éirang]ement. La peau est normale, bien qu*un peu laissant voir par transparence la veine ophthalmiqui niveau de son anastomose avec Tangulaire de la faciale ; elle est mobile à la surface de la tumeur; celle-ci est ir incompressible, sa consistance est molle, fluctuante, un comme celle de certains kystes dermoïdes à contenu glisse sur les couches profondes, sauf à sa partie int semble envoyer un prolongement profond. Indolence à pas d*épiphora; la muqueuse pituitaire secrète plus al du côté de la tumeur, écoulement presque continu d*un par la narine droite. Pas de manifestation cérébrale, loi prime la tumeur. Kyste dermoïde.
10 avril 1880. — Chloroforme. Nous faisons une p< en T à la surface de la tumeur, et nous plaçons sur les ai tionnées des pinces qui servent en même temps de ré tumeur mise à nu présente la coloration jaunâtre de bacés ou de certains lipomes. Nous Ténucléons facilei doigt et la spatule, sauf à son côté interne où elle envoie longemcnt fibreux jusqu*au périoste; nous poursuivons ment avec le bistouri et nous l'enlevons largement au n implantation périostique. L^opération terminée, nous r< lèvres de la plaie à Taide de deux points de suture met sèment légèrement compressif.
La tumeur est un kvste à oaroi mince et à contenu se
0B6ANBS DES SENS. t%9
antécédents scrofuleux, tuberculeux ou syphilitiques, ibituelie. Il y a deux ans, sans cause connue, larmoiesse de la narine gauche, puis apparition au grand angle trémilé interne de la paupière inférieure, d*une tumeur rapidement de volume ets*enflamma dans les derniers
. — Le tiers interne de la paupière inférieure est dé- \ tumeur arrondie, globuleuse, du volume d*une grosse est limitée en haut par le ligament palpébral, en bas
orbitaire et en dedans par le sac lacrymal dont elle [idante. La peau qui la recouvre est amincie, tendue, 'es, rouge, œdémateuse, enflammée. Desquamation furacée. Le bord libre de la paupière inférieure est rrière ainsi que le point lacrymal ; quand on Tattire en is, on voit que la tumeur soulève la conjonctive palpé- ; lacrymal pour s'enfoncer profondément dans Torbite s unguis et de Tos planum. Au toucher, la peau de la
conjonctive sont légèrement adhérentes à la surface dont la consistance est molle, liquide; elle est incomductible et non pulsatile. Il est impossible de cathétériicrymales qui sont déviées et refoulées, mais un examen re que la tumeur ne communique pas avec elles. Doucontinues, lancinantes. Pas de troubles de la vision, ni
Diagnostic : kyste enflatnmé.
— Chloroforme. Nous faisons au-dessous du bord libre i inférieure, de façon à ménager les voies lacrymales, îsion cruciale, dont nous disséquons les bords avec le s appliquons sur les vaisseaux saignants des pinces s qui servent en même temps de rétracteurs. La memdu kyste est mince et transparente; nous la disséquons » à griffe et le bistouri. En un point, Tenveloppe est si e qu'elle se rompt et donne issue à du liquide séroiment coloré et chargé de cristaux du cholestérine. acué, nous poursuivons la dissection de la membrane existe un prolongement profond qui nous conduit sur ne de Torbite, au voisinage du périoste de Tos planum. lomipes assuré d'avoir dépassé les limites du mal, nous \ lèvres de Tincision avec quatre points de suture faits le soie, après avoir eu soin de placer au fond de la plaie à drainage, qui sort à la partie déclive. Pansement al- ]ué.
lu kyste sont enflammées et désorganisées parTinflam-
tien fébrile, pas d'accideuls consécutifs. On enlève les
s*est reproduite lentement et progressivement en dét ia paupière des douleurs lancinantes.
État actuel. — La paupière supérieure droite est défi tuméfaction considérable; son volume est triplé ; ell au-devant du globe de rœil et de la paupière inférieu les masquer complètement. La surface est lisse, unie, bosselures apparentes. La peau qui la recouvre prés< tères normaux, sinon qu*au niveau do l'angle externe courue par des veinules dilatées offrant la dispositioi: convergent en dehors. Au toucher, consistance dure, tous les points. La peau fait partout corps avec la tu forme une masse unique dépendante du derme et mob du muscle péri-orbitaire. Lorsqu'on soulève la paupiè retourne, on voit que la conjonctive est rouge^ hypei verte de granulations. Les membranes et les milieu] Tœil n'offrent aucune altération. Vision normale. 1 ganglions parotidiens et sous-maxillaires. Viscères 1 abdominaux sains. État général excellent.
6 juillet 1879. — Chloroforme. Avec le bistouri noi
surface de la tumeur une incision cruciale, en mén;
possible le sourcil. Nous disséquons avec soin les an
beaux, et nous enlevons très largement le tissu de m
' • tion ; puis nous excisons une quantité de peau suffisan
: '}\ à la paupière ses dimensions normales. Les pinces I
-«-V; placées sur les angles des lambeaux pendant l'opér
=. * être enlevées au moment du pansement. Six points <
dmière petite molaire supérieure gauctie. A la môme époque 8 et sécheresse dans la fosse nasale, correspondante, et peu riphora. Une tumeur du volume d*un haricot se développa au lu grand angle de Toeil gauche et resta d*abord stationnaire. I derniers temps le malade a éprouvé de vives douleurs et une ;tion considérable est apparue.
ûchtel. — La moitié gauche de la face est déformée par une bilobée. L'un des lobes occupe la face latérale gauche du si que le sillon naso-jugal; elle s'étend dans le sens vertical I du nez au tendon de Torbiculaire des paupières. L'autre lond à la paupière inférieure qu'il déborde inférieurement isquer le sillon orbito-palpébral inférieur et la partie supée la joue. Chacune de ces parties a le volume et la forme d'un if de poule. A leur surface, la peau est rouge, lisse, unie et La température locale est très élevée. Au toucher on sent ituation manifeste dans chacun des lobes, et Ton constate de ) de voisinage. L'exploration détermine de vives douleurs. lis lacrymaux du côté gauche sont obstrués par du mucozamen des fosses nasales par la vue directe, le spéculum nasi icher par l'index recourbé en crochet et introduit en arrière i du palais, ne révèle rien de particulier. Du côté de la bouche, un abcès de la voûte palatine ouvert au niveau de la première lolaire gauche. A part les douleurs spontanées et provoquées mssion, il existe de l'épiphora, de la diminution de l'odorat 1 sécheresse de la narine gauche. Diagnostic : dacryocyslite Megmoneuse, avec rupture du sac lacrymal dans le tissu
le drain et nous cautérisons son oritice d^entrée avec nitrate d*argent.
Le 6 février le malade quitte le service ; il viendra jours subir le cathétérisme. Le 20 février, les résultats tisfaisants que possible, toute trace de suppuration a d méabilité des voies lacrymales est obtenue.
Obs. CCX. — Conjonctivite phlycténulaire. Kératite € son, — Ghassin (Antoine) trente-neuf ans, journalier, ei vier 1879^ salle Sainte-Marthe, n* i. Travaille depuis d du mortier, vit dans une atmosphère de poussières irrita tembre 1878, photophobie, larmoiement, douleurs i gauche. Un mois après l'œil droit se prit à son tour, les tempes et vésicatoire sur le cou; amélioration.
État actuel. — Au pourtour de la cornée, on remi sence de trois phlyctènes à droite, deux à gauche ; elh parentes. En dehors et en bas de la cornée droite, aul à la période de suppuration. Les vaisseaux des conjonc jectés autour des phlyctènes. La cornée gauche présent points ulcérés en voie de cicatrisation, elle est dépolie au ulcérations. Douleurs vives s'irradiant vers les tempes, fondes, intra-oculaires, photophobie, larmoiement. GoUj
30 janvier, — Les phlyctènes sont en voie de cicatri traitement.
4 février, — Les ulcérations cornéennes sont compl trisées. l^lus de traces de phlyctènes. La conjonctive si
lien du côté de Tœil droit. Collyre au sulfate neutre d*atro-
empresses chaudes.
élites ulcérations se comblent rapidement. Au bout de peu
is la vésicule s'est crevée et a laissé comme les deux autres
ite ulcération. Même traitement.
son complète le 20 avril.
3CXII. — Fonte purulente de Vœil gauche remontant à Cextrême
Contusion et inflammation du moignon, Ophthalmte sympathi- "^ œil droit. Ablation du moignon enflammé, Guérison, — B. H.,
polisseur sur métaux , entre le 6 novembre 1879, salle agustin, n* 77. Scrofule, panophthalmie de Tœil gauche dans le enfance, consécutive à une conjonclivile purulente. Perte e de la vision. A 7 ans, il fut opéré d*un staphylome opaque ; ération avait pour but de diminuer la déformation et de per- 'adaptation d*un œil artificiel qu'il ne porta pas. Jamais de vm; il y a trois semaines il reçut un coup sur Tœil droit; Tœil gauche s*enflamma et devint douloureux. irdliui Tœil gauche est représenté par un moignon atrotracté, dans lequel il est impossible de reconnaître les diveribranes. La muqueuse qui recouvre ce moignon, en partie elle» est rouge, congestionnée, enflammée. Douleurs vives bitaires du côté gauche prenant le caractère névralgique, to et irradiées à Tœil droit. Ce dernier est devenu, depuis 8 jours, dur et plus volumineux qu'à Tétat normal. Ophthalèr^. Les membranes visibles, conjonctive, cornée, sclérointsaines.L'ezamen ophthalmoscopique montre que les diCfé-
apico A vpciai«Auu ci» ti wiit paa icpcii u.
, ^ 15jaiitn>r. — Guérison. On pourra appliquer un œil
* 4i,^ le moignon de rœil gauche. L'acuité visuelle du côté d
venue normale. L*examen ophthalmoscopique montre gestion rétinienne a disparu. (Voy. au sujet de cette obs ris médical, n« 39, 26 février 1880.)
• Vèr:
i ■ . 2"* APPAREIL DE L AUDITION.
Obs. GGXIII. — Épithélioma du pavillon de Foreille dr
pai* le bistouri, Guérison, — Savart (François), soixante
cultivateur, se présente à la clinique du 20 novembre IS
redite, pas d'accidents scrofuleux, tuberculeux ou s
bonne santé habituelle. 11 y a un mois, il remarqua sur
du pavillon de Toreille droite un bouton verruqueux du
^ ','if grain de blé qui se développa rapidement, devint le sii
. .,' ^^/ porta le malade à se gratter et finit par s*ulcérer. On le
t, '^ pommades, des cautérisations et même par Tablation i
tj tumeur, sans résultat.
État actuel. — La partie moyenne de Thélix est i t,t' une tumeur du volume d'une noix de galle, globule
tée d'un tubercule du volume d'un pois. La surface de V ''jii^ est lisse, unie, convexe, et ne présente d'ulcération <
^^/^ du tubercule surajouté. Gette ulcération est granulée
violacée. Au toucher, consistance dure, fibroïde, adhén
talion s'effectuait raptdemenl. Il y a huit ans, l'un d'eux klcérer. et l'ulcération s'étendit de jour en jour; le second Icéra k son tour et les deux ulcérations se conTondirenl ■ent. Le lobule de l'oreille fut ainsi progressivemenl
ftrée nous constatons que le lobule de l'oreille a disparu: lt lui-même en partie détruit. Le bord inférieur de la conqne l antérieure du conduit auditif externe présentent une ulgique, à fond rougeâtre, hérissée par places de petits bourjpus papilliformes, saignant facilement, recouverte en d'au- I de squames jaunâtres, sèches au centre, légèrement ■comme huileuses sur les hords. Dans d'autres points l'ul- Irecouverte d'une mince pellicule épidermique blanchâtre. iont irréguliers, se continuant insensiblement avec le fond krtie de leur étendue, saillants et bourgeonnants au niveau [ auditif externe vers lequel ils se renversent et qu'il mas- Irtic Indolence complote. Rien dans les ganglions paroti- IDs- maxillaires. On trouve dans la région de la nuque, sur Idiane, une petite saillie molJuscoïde. sans altération de la hisant ni gOiie ni douleur, et que le malade compare aux Iqui ont été le point de départ de l'ulcération. L'état gênéfaisant. Diagnostic : Épithélioma sébacé. )K 1879. — Chloroforme. Avec le bistouri, nous faisons b circulaire qui passe à un centimètre et demi des bords Ron. Cette incision empiète de deux centimètres sur la kis élevée de la région parolidienne au-devant du tragus ; ^^^^ milieu de la conque et va rejoindre le bord pos-
mastoïdienne. Ablation des parités mulades avec le < la lamt compacte de l'apophyse mastolde avec la scie rison. — Claude (Adam), soixante-douze ans.Tigne let 1879, salle Sain l- Augustin, n° 70. Pas à'héi dents diathésiques. Il y a six mois, it remarqua a de l'oreille gauche une saillie verruqueuse qui et; 11 se gralla et la Ht saigner. Une ulcération se pi s'étendit de proche en proche.
État actwl. — Le tiers moyen du pavillon est le siège d'une ulcération qui occupe le tragus lie correspondante du bord libre du pavillon, co térieure de cet organe et s'étend jusqu'à la r Le tiers supérieur du pavillon et le lobule sonl de l'ulcération est rouge, saignante, baignée di débris d'épithélium ; elle est hérissée de petites j formes, les unes dénudées, les autres coitTees de Il n'existe pas de masse végétante. Rien dans li diens et sous-maxilluires. État général satisfaisai thélioma.
2 anAtiHTi. — Chloroforme. Hémostasie pré pinces appliquées sur le pavillon et sur le lobul dessous de la tumeur. Nous enlevons largemei avec le bistouri depuis le tubercule de l'apophy! qu'au bord supérieur de l'apophyse mastotde. e ment le quart supérieur du pavillon et l'extri lobule. Le périoste de l'apophyse mastoïde étant nons et nous réséquons avec li
ORGANES DES Sli»g- 697
tSCXVI. — cpithélioma du pavillon de VoreUIe et de fapnplit/se
Edé. SpAocèle partiel du pavillon. Ablation des parties malades, M. Seconde opération. Guérison, — Parent (Honoré), soixante- ■Etas, maréchal ferraDt, eolre le 29 juilkl 1879. salle Sainle-MarUie, LS7. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents scroruleux. tuberculeux ou Iphililiqiies. Un de ses frères a un cancroïde du nez. Il y a deux ans, lÉDt une congéLition du pavillon de l'oreille gauche qui se lermin» it IVlimination d'une eschare très superflcielle. Il y a sept mois, Msaillie verruqueuse apparut sur le burd libre du pavillon à la par- Ik-moyenne, se fendilla el finit par s'ulcérer. Malgré des cautérisa- )Hls répétées au nitrate d'argent, l'ulcération s'étendit rapidement. laiial actuel. — Le pavillon de l'oreille gauche est désorganisé par ulcération qui s'étend dans les régions zygomalique.parolidienne itoîdienne. La surface de cette ulcéraLion est recouverte de gros charnus, saignant au moindre contact, de teinte livide, sépar des anfractuosilés grisJltres, baignés de pus, d'ichor et de it épitliéliaux. Le bord supérieur du pavillon, qui n'est pas ulcéré, e teinte noirâtre de sphacèle.ll est froid et dépourvu de senlié. Dans la région mastoïdienne l'ulcération offre plus franche- |l les caracttres de l'épitbélioma ; ses bords sont indurés, disposés rme de bourrelet el recouverts de couches épitliéUales épaisses. dans les ganglions parolidicns et sous-maxillaires. met 1879. — Aneslbésie par proloxyde d'aiotu et continuée avec ir. Hémostasie préventive à l'aide de pinces appliquées au-desi an-dessous de la tumeur. Avec le bistouri, nous enlevons lar- Nlt tout le tissu morbide y compris Ce périoste de la région mas- Htnequi parait atteint. Tout le pavillon de l'oreille a été sacrifié, reste que l'exlrémité inférieure du lobule. Pansement h plat dM compresses de tarlatane imbibées d'eau alcoolisée pbéuiquée. pression méthodique avec de la ouate.
■ de réaction fébrile. La températuie ne dépasse pas ST",! les iqui suivent l'opération. On renouvelle les pansements tous les b La cicatrisation s'efTectue progressivement. Ellti est complète un I el demi après l'opération, le 16 septembre 1871), jour où la id« quitte l'hôpital.
. 94 février 1880, le malade revient !i l'hôpital, salle Saînle-Marlhe, I, Vers la fin de décembre 1879, un noyau induré et douloureux ^■Ureloppé à l'angle inférieur de la cicatrice et s'e^t ulcéré rapi- ^^Hj^ Actuellement l'ulcération s'étend de l'orifice externe du con- ^^pidiUf & un centimètre au-dessus de l'angle de la mâchoire, dans Hb vertical ; et du bord antérieur du sterno- mastoïdien au bord érîeur de la branche montante du maxillaire, dans le sens traas- Vnal. La surface est hérissée de bourgeons papillaires, les uns dénu- 4lé> et rou|;es, les autres recouverts de squames épitbéliales, blan-