‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 78 sur 150 · MALADIES DU SYSTEMS NERVEUX · texte numérisé non relu

MALADIES DU SYSTEMS NERVEUX

la lèvre supérieure de chaque côté de la ligne médiane, surleiiHs du nez et la sous-cloison. Des éponges montées sur de lonfim pinces sont introduites jusqu'à la partie la plus reculée du tesfr feule de la bouche. Elles seront fréquemment renouvelées pendirt l'opération. Les mâchoires sont maintenues écartées i l'aide dt l'instrument de LuSr. Ces précautions prises, nous faisons ivxil forts ciseaux l'incision médiane de la lèvre supérieure el do dosil nez en passant à gaucho de ia cloison. Nous disséquons eosoiltlB parties molles du nez et de la lèvre du côté gauche de manière ilH rejeter vers la joue correspondante, et nous ouvrons ainsi largemoil la cavité uasale gauche en mettant à nu la tumeur. Grâce à ïhimotase préventive, ce premier temps de l'opération se fait sans que i perdions une goutte de sang. Nous enlevons ensuite la portion i rieure de la tumeur, mise à découvert, ce qui nous permet d'arrinj sur la portion postérieure. Cette dernière s'étend jusqoedaiBl pharynx; nous l'enlevons partie avec des pinces, partie avec 11 doigts; elle s'implante sur le cornet inférieur gauche; cet os élirf envahi, nous le réséquons à l'aide de la pince de Liston coud*e,IJ branche montante du maxillaire el l'os propre du nez sont forlen™ écartés; néanmoins, afin d'agrandir le champ de l'opération, non' réséquons en partie à l'aide de pinces emporte-pièce. Nous faisooil même sauter l'épine nasale antérieure et la partie correspoodsiit»! la voûte palatine, avec la gouge et le maillet. Il nous est alors d'enlever la muqueuse de la paroi latérale externe, de la voûte tine el de la cloison, qui est complète ment dégénérée.Nousru| avec précautions la lame criblée de l'ethmoïde et nous enle« muqueuse des gouttières et de la voûte des fosses nasales, l'.ipophy^e basilairo, avec toute la i.irudcnce que réclame levoii

US avons jusqu'à ce moment respecté le prolongement pha-

le la tumeur qui formait bouchon et s'opposait à Técoule-

sang vers rarrière-bouche. Nous enlevons ce prolongement

soin de placer en arrière une éponge. Le voile du palais est en-

s le réséquons avec des ciseaux, après avoir fait l'hémostase

e à l'aide de pinces placées sur les piliers antérieur et pos-

L»es derniers restes de la tumeur sont enlevés par la voie

L'opération terminée, nous touchons toutes les surfaces

; et dénudées, avec une solution de chlorure de zinc au

)t nous enlevons toutes les pinces, sauf celles qui sont pla-

es piliers du voile du palais que nous laissons pendant une

re. Une artère palatine donnant du sang, nous faisons le

3ment par la bouche avec une éponge. Nous rapprochons

is lèvres de la division médiane de la lèvre supérieure et du

)rès les avoir exactement affrontées, nous les suturons à

dix fils métalliques. Pansement simple alcoolisé phéniqué.

. M=37%4. S=38^ P = 86. On a enlevé les éponges et les

^as à'hémorrhagie. Injections et lavages alcoolisés.

T. M=37%6. S = 37%8. P=80. Môme pansement, môme

it.

T. M=37%6. S=37%8. État général et local très satisfai-

ppuration modérée par les fosses nasales et la bouche.

ivec l'eau vineuse.

T. M = 37'',4. On enlève les fils que l'on remplace par des

es de tarlatane collodionnées. Réunion par première inten-

puration par la bouche. Lavages.

r. M=37%2. S=37*,4. Le malade, qui jusqu'à ce jour n'a

les aliments liquides, commence à prendre des potages et

es aliments solides.

A suppuration par la bouche et les fosses nasales est presque

naïade quitte le service.

t anatomique. — La tumeur s'est développée aux dépens de

use pituitaire ; celle-ci est complètement dégénérée et trans-

I masses fongueuses, polypeuses, grisâtres, mollasses, vas-

formées à la coupe d'une trame fibreuse à larges mailles

ai une substance rosée et granuleuse.

[XXXIIL — Polype naso-pharyngien. Opération. Guérison. —

liste), quinze ans, se présente le 8 février 1879. II a été

âge de onze ans, par un chirurgien des hôpitaux, pour un

«o-pharyngien, par la méthode palatine, d'après les princi-

latoo. Il y eut récidive et nous fîmes une seconde opération

B service dix-huit mois plus tard. La tumeur dont nous

rodait le dessin pesait alors 80 grammes. (Voir tome II,

718 MALADIES I>U SYSTEME NBRVBUX.

des Cliniques de Sainl-LouU. Étude clinique sur les polypes nasD-p!))ryngiens, page 426.) Un tubercule d'aspect fibreux persisUot jprtj cicatrisation, au niveau de l'aile interne de l'apophyse plérypiliii, cous l'enlev&nies arec la pince à polype et les ciseaux, etijuuidlt malade quitta le service, la guérison était complète, Nous aToosd» puis revu ce malade, la guërison est définitive ; on ne trouve aucoR trace de récidive.

4° APPAREIL DE LA GUSTATrOH. LANGUE.

Obb. CCXXXIV. — Glossite. — Breton (Léon), dix-neuf ans, enil leur, entre le 10 janvier 1879, salle Saint-Augustin, o° 1. Ily»' dixaine de jours, sans causes connues, il a vu apparaître surlelxll gauche de la langue un petit bouton très douloureux qui ni tardé à s'ulcérer.

Élat actuel. — A la partie antérieure du bord gauche de la ian existe une plaie rouge foncé, granuleuse, d'une étendue coiopan Scelle d'une pièce de 20 centimes. Au pourtour, la langue eslUu fiée. L'aspect de la lésion est celui d'une affection puremenlini matoire. Au toucher, les bords ne sont point indurés. Rien diai ganglions sous-maxillaires. Rien du cAté du poumon ou des oi^ génitaux. Gargarismes éniollients. Di6te,

13 — L'ulcération offre une coloration rouge beaucoup moimpd noncée qu'au début. Le malade demande à manger. GargarisU Potages.

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