‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 77 sur 150 · Fièvre plus intense. T = 39». — P =s · texte numérisé non relu

Fièvre plus intense. T = 39». — P =s

Inrérieure, sur le lobe sphénoldal, au niveau de la troistâme

Inlion tentporale du calé droit, on trouve une dépression de

* de la pulpe du pouce, profonde de deux millimètres à peu

Loifre une teinte verdûtre, sans que la pie-rnére présente

kîal à ce niveau. Rien ^ la coupe. Cette coloration ver-

Ecooiprend à la coupe que l'épaisseur de la substance grise.

I de la face supérieure du rocher, la dure-mëie présente

» vert gris ; elle est épaissie. Le sinus latéral est complète- .

t^ré et rempli par un caillot de même teinte ; le sinus

I est oblitéré aussi. Du cAté interne, le rocher présente une

Eice cariée, en Tarme triangulaire, dont la bsse est externe

t on centimètre.

t externe, au pied de la racine transverse de l'apophyse n remarque une ulcération large comme une pièce de ». La carie a envahi la scissure de Glaser et pénètre jusl déchiré antérieur. Au milieu du rocher, entre les deux I interne et externe, se trouve une large masse nécrosée livisée par son milieu et qui comprend toute la partie de loyenne. Toute l'oreille interne, l'intérieur du rocher n'est B caverne oii se trouve un séquestre oblong. ovoïde, sur ■t impossible de reconnaître une partie normale de l'oreille.

3° APPAREIL DE LOLFACTIOS.

XXM, — f-Spilhèlioma séhncé du dos du nés. Ablation par le

térison. — Garnier (Auguste), soixante et onze ans, jour-

I le 3 novembre 1880, salle Saint-Augustin, n° 3. Pas

, Pas d'antécédents scrofuleux, tuberculeux ou syphiliti-

inté habituelle. Depuis plusieurs années, il a de l'acné

I du nez. U y a un an, un bouton d'acné situé à la racine

nmençait se couvrir do squames jaunAlres, cireuses, qui

;, »e reproduisaient et finirent par laisser au-dessous d'elles

Ûïon. Cette dernière s'étendit progressivement de bauten

i quinze jours, le malade eut une poussée d'érysipële de

[bst ik la suite de ce dernier accident qu'il entre à l'hôpital.

iàel. — Le nei est déformé par une ulcération étendue ver-

kde la racine au lobule, et transversalement de la ligne

t sillon naso-jugal du cAté gauche. La surface est rougeâ-

ot granuleuse, non végétante, en partie masquée par des

'. 4piUiéIiales cireuses d'un gris jannfltre. Les bords sont

ionscriU, sur le même plan que l'ulcération. Au pourtour, les

les glandes sébacées sont dilatés et marqués par un pointillé

a. La peau Vil huileuse. Desquamation épitbéliale furfuracée

UU1U9 UO I UlUCiaUUII UUO lUUiDiUU <j[Ut «^UUllJttSUU

toute répaisseur de la peau et qui circonscrit le i chons ensuite la tumeur par sa face profonde. Quali tatiques sont laissées en place pendant quatre heur plat avec la tarlatane imbibée d*eau alcoolisée phén sion ouatée. Pas de réaction fébrile. La température 3ViA les jours suivants. La cicatrisation s'effectue c plaie simple. Elle est complète au bout d*un mois.

Diagnostic histologique, — Épi thélioma sébacé.

Obs. GGXXVII. — Épiihélioma sébacé du nez. Ablaiû Guét^on, — Belse (Antoinette), soixante et un am entre le 28 juin 1879, salle Sainte-Marthe, n** 47. Pas d*antécédents morbides. Elle a toujours porté, che du lobule médian du nez. une petite verrue il y a vingt ans et est devenue le siège de petite Peu à peu Tulcération s'est étendue. Une zone épithéliale Ta circonscrite et a gagné de proche i traitée longtemps par les cautérisations. Dans les d marche du mal fut tellement rapide que la malade e à entrer à Thôpilal.

Etat actuel. — La moitié inférieure du dos du nei sont en partie détruites par une ulcération à bords s de bourrelets, formés de squames épithéliales épai corné, à fond rouge, granuleux, hérissé de saillies ] places, couverts de croûtes jaunes, cireuses en cerl gnés de pus, dïchor et de débris épithéliaux. La zoi phérique présente un aspect onctueux dû à une hy glandes sébacées. Les orifices de ces glandes sont dii

»c des ciseaux. Trois pinces hëmostaliqucs sont laissées en place

■«tant une heure. Pansement alcoolisé phéniqué et ouaté corn-

MÏf. Durant les quatre premiers jours, réaction fébrile; la tem-

nre oscille entre 37°,6 et 31)'. Ensuite l'état local et général

nt satisraisants pendant la durée de la cicalnsalion, qui s'eOec-

ogresi'ivement etest complète le 21 juillet 4879.

CCXWIII. — Épilhéliuma sébacé du nei. Ahlation par le

Guèiison. — Sarat (Julie), cinquante-neuT ans, coutu-

, se présente à la clinique le 18 décembre 1880. Mëi-c morte

mcer de l'estomac. Depuis dix ans, elle se fait soigner

t l'acné sébacée du nez. Il y a deux ans, une peltlo éio-

I développa sur la Tace latérale droite et devint le puint

krt d'une ulcération. Des applications répétées de chlorate

I et de nitrate d'argent ne purent entraver la marche

etuel. — Le nez est déformé par ime ulcération siégeant sur

lérale droits, de 3 centimètres de diamètre, étendue verti-

X du bord inTérieur de l'os propre correspondant an sillon de

bfturrace est légèrement granuleuse, rosée, en partie recou-

f des squames épithéliales grisâtres ; elle ne présente pas de

i. Au pourtour les oriDces des glandes sébacées sont dilatés.

. L'ulcération n'occupe quo les couches superflcielles

I, elle glisse avec la peau sur les couches prorondes. Rien

E ganglions. Viscères thoraciques et abdominaux sains. Etat

nlisfaisant,

wlic : Épilbélioma sébacé.

mbre 1880. — Chlorororme. Hémostasie préventive à l'aide

I appliquées sur la racine et sur l'aile du nez. Ablation large

teur avec le bistouri. Pansement alcoolisé phéniquê et ouaté

r. Après quatre heures de repos à l'hûpilal, la malade re-

: elle. Revue depuis guérie.

XiX. — i^pithélioma sébacé de l'nUe liroile du nez. Ablation.

'. Guériaon. — Charrier (Anna), trente ans, sans profession,

|.10 février 187D, salle Sainte-Marlhe, n°94. Pas d'hérédité.

lédents scrofuleux, tuberculeux ou syphilitiques. Depuis

B éprouve sur l'aile du nez du cCité droit un prurit insuppor-

Ëroblige à se gratter. Des croûtes se sont formées à plusieurs

t Ktnt tombées sous l'action de cataplasmes d'amidon. Dans

s temps, une ulcération s'esl formée.

atrée, le bord libre de l'aile droite du nez est en partie

r ooe ulcération de forme très irrégulière, à bords sinueux

té> en forme de bourrelets, à surface anfraclueuse, couverte

I de squames d'un jaune cireux et présentant en d'autres

l^lites saillies rougeilres papilliformes, d'aspecl framboise.

rieure. Nous enlevons le tissu morbide avec les

soin de dépasser les limites du mal. Ceci fait, à Taidi

taillons sur la lèvre un lambeau quadrilatère que i

•'.i^ faisons pivoter sur sa base de manière à le renverse

>:..-.r \, Nous le suturons aux lèvres de la perte de substan<

/:^ ^ talliques isolés et nous faisons un pansement aie

ouaté compressif. Les pinces hémostatiques peuve moment du pansement. T. S = 37*,6.

23 février. — État local et général satisfais^ S^BT^'yd. On renouvelle le pansement. Pas de ré; d'accidents consécutifs. On enlève les ûls les cinq jours et on les remplace par des bandelettes de t^ nées. Réunion du lambeau par première intentioi suite de la perte de substance de la lèvre marche simple, elle est complètement cicatrisée le 20 mar delà malade*

Obs. CGXXX. — Cancroxde du sillon naso-labial Guérùon. — Gremillac (Adolphine), trente-deux a entre le 18 décembre 1878, salle Sainte-Marthe, redite, pas d'antécédents morbides. Menstruatic a un an, elle remarqua, à l'extrémité supérieui labial gauche, un bouton du volume d'un grain

■ "i^* tre, fendillé, d'aspect verruqueux. Cette petite p

siège d'un prurit continuel. Plusieurs fois elle 1 saigner. La petite plaie se couvrait de croûtes i

plore la face cutanée. Rien dans les ganglions ou dan» les toignës. L'état général est satisfaisant. Diagnostic: Épitbé-

nbre. — Cliloroforme. Hémostasie préventive à l'aide de

,cées sur l'aile du nez et la sous-cloison, la partie médiane

supérieure et à la commissure. Nous circonscrivons tonte la

durée par une incision qui intéresse la peau, le tissu cellu-

i-cutané, ainsi que les libres musculaires superficielles.

us sommes certain d'avoir dépassé les parties malades,

quons largement la face profonde et nous pratiquons l'abla-

tumeur. Quatre pinces hémostatiques sont laissées pendant

■heure sur les artériolcs sectionnées. Les lèvres de la perte

ace sont ensuite rapprochées et suturées verticalement à

inq fils métalliques. Pansement alcoolisé phéniqué.

!. M = 37", 6. La malade a eu quelques nausées ; elle parait

le, UD peu déprimée.

Edîme de toute la face qui a commencé hier dans la soirée.

B a eu la lièvre toute la nuit. La température ce matin

ae3T,6. P = 92.

Température normale. L'œdème de la face a disparu pro-

Bnt. On enlève les (Ils le 26 et le 21 décembre et on les rem-

de» bandelettes de tarlatane collodionnée. La réunion par

Intention n'est pas obtenue. Suppuration modérée, panse-

in aromatique.

tr IB79. — Croûtes de rupia dans la région temporale

gwo|eW^^aupièreinréneure gauche. La clcatrlaaUop

71i MALADIES DU SYSTEKB NERVEUX,

na&ales et qu'il produisait en respirant un ronOement cootiau. iolorogé à ce propos, il avoua qu'il avait une grande gêne de la reipii» Uon, qu'il ne pouvait respirer que la bouche ouverte, queUca ou même une marche un peu précipitée lui occasionaiii«Dt dyspnée extrême et que le mucus nasal a'écoulail par le pbitmi. Ces phénomènes n'ont Tait que s'accroître.

État actuel. — L'aspect extérieur du nez est normal, mais lûrsqa' examine la cavité par l'orifice antérieur des narines, on reminii» qne la fosse nasale droite est obstruée par une tumeur arrondie, vexe, lisse et unie, à la surrace de laquelle la muqueuse eslrDii|i flt congestionnée, comme dans le coryza chronique. Les mouvemalt d'inspiration et d'expiration ne déplacent pas la tumeur. La tance de celle-ci est dure et solide. La losse nasale du c6lé est libre et d'un diamètre plus considérable qu'à l'état iiormîi!.tK modifications sont manifestement dues à une déviation de la cloîn^ qui forme dans sa portion cartilagineuse une convexité saii'ailti droite. L'examen à l'aide du stylet et du doigt introduit par la boKtl en arrière du voile du palais indiquent que les voies sont libw arrière de cet obstacle et qu'il n'existe pas d'autres altérations. 2i janvier 1880. — ChluroForme. Pincement préventif sur les du nez, la sous-cloison et la lèvre supérieure de chaque ligne médiane. A l'aide du bistouri, nous détachons la s< à son insertion labiale alln d'aborder plus facilement la déviai Nous incisons la muqueuse pituitaire et nous la décollouj rugine dans l'étendue qui correspond à la partie déviée. Ceci nous réséquons toute cette portion du cartilage de la cloi^n.' adossons ensuite la muqueuse que nous avons décollée à celli cûté opposé. Piis d'iiéniorrhagie abondante. L'opération len

temps le oez s'est déformé sous l'influence des progrès de la iD morbide.

Uuel. — La face latérale gauche du nez et la narine corres- I sont saillantes, convexes, refoulées en dehors parla tumeur, intérieur est notablement dilaté. La déformation est limitée ement à ces parties ; il n'y a pas de saillie de k joue, pas lalmie. Lorsque le malade renverse la tële en arrière, on la narine gauche est complètement obstruée parla tumeur; I présenle sous l'aspect d'une production de coloration grisollasse, friable, envahie par la suppuration, rappelant la ce de certains sarcomes ou du carcinome ramolli. Cette conle perçoit facilement il travers les parties molles de la narine . Le stylet pénètre dans la substance morbide en détermiâcoulenoent sanguin. La cloison est déviée et refoulée en loints jusqu'au contact de la paroi externe de la fosse nasale roit. Il en résulte un rétrécissement assez considérable pour au passage de l'air par la narine et la fosse nasale droites, n'y ait pas de prolongements apparents de la tumeur de ce introduisant l'index dans l'arriëre-cavité des fosses nasales, iche etie pharynx, on sent de ce cAté un prolongement volut l'on reconnaît que la voùle du pharynx est libre de toute 1 avec la tumeur. Du côté de la bouche, sur la moitié i la voûte palatine, la muqueuse est rouge, congestionnée, m bas par un prolongement de la tumeur qui a perforé les urs sourdes, continues, contusives dans toute la face; cépeu ÎDtense mais opiuidtre. Abolition complète de l'odog||^ respire exclusivement par la bouche. La parole est

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