La fièvre et la douleur persistent. Cuirasse col
8. — T. M= 37^2. — S. 37%8. Les douleurs sont c est en bon état.
9. — Des gaz et quelques gouttes de liquide d*odei chappent par la plaie.
J M. T i\ fio4iv1/\ t\e>^ P/\««*v\Ark T A *%■«»*/» /ko ft «««.««o^*.*.^ .^<
PORTION SOUS-DIAPURAGMATIQUE. 779
Rectum et anus.
\ affections du rectum et de Tanus comprennent vingtbservations ainsi réparties :
Rétrécissements inflammatoires et cicatriciels
du rectum 4
Cancer du recliim et de l'anus 2
. externes 5
HémorrhoTdcs internes 3
— compliquées de flstules. 1
Fissures anales 1
Abcès de la marge de Tanus 3
Fistules anales 8
Total 27
r les considérations générales sur les rétrécissements etum, leur diagnostic et leur traitement, nous ren- I an tome III des Cliniques de Saint-Louis^ pages 162 et tes.
observations que nous rapportons dans le présent B OQt trait à des rétrécissements inflammatoires et ciels développés chez des malades âgés de 23, 31, 47 'ans, deux du sexe masculin et deux du sexe féminin. nnt de vue étiologique et pathologique, on peut les ren:
ridssement inflammatoire dû à la formation d*abcès es ampoules hémorrhoïdaires internes et à la production pals fistuleux;
fécissements cicatriciels: 1* chez un syphilitique qui vit se ipper le rétrécissement consécutivement à l'opération ^cicatrisation d'uneflstuleàranus;2* chez deux jeunes le, consécutivement à des chancres de la fourchette.
d* elles présentait environ cinq fistules péri-anales. jol de vue ^ymptomatologique, outre les symptômes : communs à tous les rétrécissements du rectum : cons- 0 opiniâtre, défécation douloureuse, déFormation et
PORTION SOUS-DIAPaBAGMATIQUE. 781
nière hypothèse il y avait encore lieu de rechercher trécissement appartenait à la variété étudiée par ' à titre d'accident secondaire de la syphilis et uit à la sclérose de la muqueuse rectale, ou à la itudiée par Gosselin à titre d'accident tertiaire et ée par des gommes ulcérées, ce cas, il n'est pas irrationnel d'admettre que la . eu pour point de départ une gomme suppurée et 'avail de cicatrisation consécutif à l'opération de la été modifié dans sa marche par la maladie constitu-
les deux observations suivantes il s'agit manifesterétrécissements cicatriciels consécutifs à des chancres la fourchette, phagédéniques, qui, après avoir franchi e sont étalés dans le rectum (Voy. notre travail, Vlcé- }e r anus et du rectum ^QXï collaboration avec Malassez. 872). Les antécédents et la présence de cicatrices les caractéristiques au devant de Tanus, imposaient lostic.
la malade de l'observation CCLXXIII il n'existait pas es, mais il se faisait par l'anus un écoulement mucol profus; on trouvait entre l'anus et l'ampoule rectale, irécissements cicatriciels valvulaires très étroits, sétr des dilatations, au niveau desquelles la muqueuse érée. Les ulcérations se retrouvaient dans Tampoule
Tobservation CCLXXIY, le rétrécissement se compli- I cin^ Bstules à l'anus, aboutissant les unes dans le les autres dans un clapier occupant la fosse ischiogauche. Les brides cicatricielles épaisses et noms'étendaient depuis l'anusjusqu'à Tampoule rectale, ioant entre elles des plis où la muqueuse était ul-
raitement a varié suivant Tôtendue et la nature
ordres.
le sujet syphilitique qui ne présentait ni fistules ni hé-
Ides, il suffit de faire la dilatation Forcée et de la main-
POBTION SOUS-DIAPHRAGMATIQUE. 783
iniière opération nous conduisit jusque dans le tissu ■e kous-péritonéal, de sorte qu'il ne nous eût pas été d'opérer une nouvelle récidive, et qu'il ne nous resnme unique perspective que l'opération de l'anus
n'eûmes pas à pratiquer cette opération, la malade pas été revue.
)articularités intéressantes de l'observation sont le pement d'une cystite avec hématuries; la reproduction >rte de sphincter anal après la résection du rectum ; dment hyperirophique du col de Tutérus après Tablaa cloison recto-vaginale.
icond cas de cancer du rectum (obs. CCLXXVI) Fut chez un homme de 61 ans qui était depuis plusieurs atteint d'hémorrhoïdes. La tumeur avait nécessité érations en ville, la première 7 ans, la seconde 5 ans [>n entrée à Tliopital. Quand nous vîmes le malade, lioma avait dépassé les parois du rectum et envoyait ongements du côté de la prostate et de l'espace recto- 1 en avant; du côté du coccyx, en arrière; dans les ichio-rectales, sur les côtés. Nous enlevâmes large- . tumeur par voie de morcellement. Nous n'avons pu r les suites de Topératiou, le malade étant retourné ; mais nous avons appris, par la suite, qu'il était guéri.
yrrhoides. — Deux cas d'hémorrhoïdes externes eues furent traités avec succès par les applications de l'eau froide on de préparalious émollientes. deux autres cas, ces moyens étant inefficaces, nous mes aux malades une opération qu'ils refusèrent. , dans un dernier cas d'hémorrhoïdes externes velues, enflammées, ulcérées et donnant lieu à des hémorrépétées (obs. CCLXXX), nous excisâmes en partie la avec le thermo-cautère, et nous fimes, avec le même ent, la cautérisation ponctuée des autres ampoules, aération procura la guérison en 20 jours, îs les hémorrlioïdes internes que nous avons eu à
PORTION S0US-D1APHRA6NATIQUE. 785
deaz autres sujets la tuberculose put être soupir bien que Ton n'ait pas constaté, d'une façon nette, la de tubercules dans aucun organe. Le premier de Éjets avait eu antérieurement des hémoptysies et quatre I^BUccessirs de la marge de Tanus. L'autre était chétif et milité.
ces malades furent opérés, soit à l'aide du bistouri,
l'aide de thermo-cautère (dëbridement des abcès ou
tôles, pansements avec des mèches de charpie), et gué-
rapidement sans qu'aucune complication soit venue
\T la marche de la cicatrisation.
CGLXXI. — Rétrécissement du rectum, Bémorrhoïdes, Fistules
.Dëbridement des fistules. Cautérisation des hémorrhoîdes. Dilata-
Ttetum. Guérison. — Villon (Jules), quarante-sept ans, horloger,
40 décembre 1880, salle Saint-Augustin, n^ 75. Pas d'héré-
d*antécédents scrofuleux, tuberculeux ou syphilitiques.
ices physiques. Mauvaise hygiène. Changement de climat. A
de longues années des hémorrhoîdes saignantes. Il y a deux
de la marge de Tanus qui s'ouvre spontanément el reste
:. Ultérieurement d'autres abcès s'ouvrirent dans la môme
It évoluèrent de la même façon. En même temps se mani-
des symptômes de rétrécissement du rectum : constipation
défécation douloureuse, matières efOlées et comme passées
)• L*aggravation de tous ces accidents détermine le malade
à rhôpital.
mttuel. — Il existe trois orifices fistuleux à la marge de Tanus,
gauche, un à droite. Tous trois donnent du pus, mais en
imps celui de droite laisse échapper des gaz et des liquides in-
:. Bourrelet hémorrhoïdaire complet. Le toucher montre
(te un rétrécissement dû, en partie, à Tépaississement et à
ion de la muqueuse, en partie à la présence d'un paquet
hémorrhoïdaires dilatées. Pas de végétations papilliformes,
i^tomeurs. Le stylet montre que les fistules de gauche sont
[ternes, et que celle de droite est complète. Le doigt intro-
le rectum sent la pointe de la sonde à trois centimètres au-
^6 Fanus. Amaigrissement. Anémie. Nervosisme.
ibreiSSO. — Chloroforme. Débridementdes trajets fistuleux
iode cannelée à l'aide du thermo-cautère. Avec le même
jiit ponction des ampoules hémorrhoïdaires les plus volumi-
p. âéance tenante nous faisons la divulsion du rélrécissemcnt
Tet. — On commence à passer le dilalalour dodcuscenlimële diamMre.
— On passe le dilatateur de deux cenlitnÈLres et demi.
— Dilatateur de trois cenlimëtres. Le malade perd du pus, les enduites de cérat belladone.
- — Défécation quotidienne facile, Pas de douleurs. Dilatateur "i»» centimètres et demi.
Bwir, — Suppuration abondante, lavages quotidiens, dilatation kkhes cérutées.
{b — La suppuration se tarit. MCme traitement, imptemère. — Suppuration termim^e. Lo malade quitte le service; BlJDuera ù passer, chez lui, les dilatateurs. Tous les troubles Honnels ont disparu.
B. CGLXXIll. — Hétréchseinent du rectum consécutif à des ehnncres , Dilatation. Guérison. — Per... (Joséphine), vingt-trois ans, cou- 1». entre le 18 décembre 1878, salle SainteMarthe, n° 39. Pas ■édité, jamais de maladies graves dans l'enrance. Menstruation ière depuis l'âge de quatorze ans, jusqu'à cette année, où elle •fltée cinq mois sans voir (d'avril à septembre), tout en éproudea douleurs utérines et de^ malaises aux époques menstruelles. Is, les règles sont venues régulièrement. Il y a quatre ans, ^es de la fourchette. Elle n'a remarqué ni roséole, ni chute des lux. il n'existe actuellement aucun antécédent syphilitique. is trois ans et demi, douleurs rectales; alternatives de constill et de débâcles diarrhéiformes. Plus lard, selles effllées, ^ passées à la filière. Suintement muco-purulent continu par pwPans les derniers temps, troubles guslru-iuleslinaux bubituels, Ipsîe llatulente, pyrosis, ballonnement du ventre. Perte de l'apj junaigrissement, tendance à l'hypochondrie. ftaetutl- — Il existe deux ampoules hémorrholdairesà la partie llieure de l'anus. Pas de condylomes. écoulement continu d'un Ib blanc Jaunâtre, muco-purulent qui empèse le linge. Ery thème Éal. Sur la fourchette on voit une cicatrice épaisse, plissée, {felanc rosé, étendue de la partie postérieure de la vulve h la h antérieure de l'anus où elle semble se continuer sur la mu- ^ rettale. Au toucher, la partie inférieure du rectum est libre, I antérieurement il existe dn tissu de cicatrice, trace d'une pDei]lcération;ce tissu, très épais, semble dépasser la muqueuse ~ Kser la couche musculaire. A la profondeur d'une phalange l an rétrécissement circulaire, très étroit, infnmchissable avec L*examen est très pénible pour la malade et ne peut ôtrc né qu'après l'administration du chloroforme. Lorsque la ma- ^i endormie, il devient possible de franchir le rétrécissement, jtaUre qu'il est valvulain- el qu'au-dessus de lui existe une
PORTION SOUS-DIAPUHAGMATIQUK.
Emesline], Irente-un ans, couturière, entre le A juin 1880, I Sainte-Martlio, n° 41. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents patho- ^Des. Elle nie tout accident vénérien. Réglée à treize ans et û. Un coTanl bien portant il y a deux ans et demi. Aménorrhée aïs huit mois, A toujours été constipée. Alternative de constlpai *t de débâcles diarrhéiqiies, tous les trois ou quatre jours. Il y ■tq ans, ulcération de la marge de l'anus, et consécutivement ab- ' tX fistule. Depuis cette époque, d'autres abcès se sont devers dans la région et ont évolué de la môme Taçon. Suppuration ktioue. Défécation extrêmement douloureuse, matières dures, kUées de sang. Kmbarras gastrique habituel. Ballonnement du fcfre. Anorexie. D'oii amaigrissement, anémie, nervosisme, hystérie. Iriat aciKel. — 11 existe au pourtour de l'anus cinq orifices flstupen activité par lesquels s'échappent du pus, des gaz et des liquides ■tinttis. Trois de ces oriflces sont à gauche, deux à droite. Des tofeoDs charnus les masquent en partie. Ërythëme périnéal et Mration épidormique. L'existence antérieure de chancres mous Iwtablie par la présence de deux cicatrices blanchâtres épaisses, Ipsôldes, a grand axe an té ro- posté rieur, situées l'une en avant Hre en arrière de l'anus. Pas de condylomes. Pas d'hémorrhoJdeB. Me toucher rectal on constate un rétrécissement cicatriciel très pi, élenilu de l'anus à l'ampoule rectale. Le petit doigt a heaufp de peine à Tranchir ce rétrécissement. L'atrésie est due à I' brides épaisses et très dures, qui suivent des directions Vallès, immédiatement au-dessus de i'oriUce anal on trouve une nière bride semi-annulaire transversale^ occupant les parois Irieure et lalérale gauche de l'intestin. Au-dessus de celle-ci Ment des brides longitudinales qui s'élèvent jusqu'à l'ampoule bIb et présentent sur leur trajet de gros noyaux indurés. Dans fnterralles do ces brides inodulaires la muqueuse rectale a perdu biiplesse et sa mobilité, elle est le siège d'ulcérations qui se proiJHit jusque dans l'ampoule rectale. En aucun point on ne ren- |re de végétations papillirormes permettant de croire à l'existence l'épilhélioma. L'exploration des fistules avec la sonde cannelée dCtc que les trajets sont très anrractuGux. Néanmoins il est facile Ile rendre compte que les fistules dn gauche aboutissent à un pler siégeant dans la fosse ischio-recUle correspondante, tandis I celles de droite se portent verticalement en haut dans la direck du rectum. Le petit doigt introduit dans l'intestin sent d'ailleurs Rrémité de lu sonde cannelée à deux et trois centimètres de |B9, suivant que l'instrument pénètre par la fistule droite anté- In, ou par la liatule droite postérieure.
\Jttfn IB8n. — Cblorufnrme. La malade étant couchée sur notre lit péniiun [|,ins li' décubitus dorsal, les jambes fléchies sur les
PORTION S0US-DIAPHRA6NATIQUB. 791
io-rectal donne du pus en quantité modérée. Tous les ctionnels ont disparu. L'état général s'améliore de jour malade a pris de Tembonpoint.
- La plaie située sur le côté gauche deTanus et qui comvec le clapier ischio-rectal est comblée par des bourgeons ne peut plus introduire des mèches de charpie. Gautécle nitrate d'argent.
Prison complète. La malade retourne chez elle. lXV. — Cancer du rectum. Ablation^ cicatrisation. Récilies opérations. — Martin (Marie), vingt huit ans, coutule 20 février 1878, salle Sainte-Marthe, n* 41. Pas d'héréilmies et otalgies sans otorrhée dans Tenfance. A cette lapsus de la muqueuse rectale. Menstruation régulière de quatorze ans ; règles peu abondantes, peu colorées, )ur et demi. Unipare. L'accouchement eut lieu il y a cinq iturel; enfant bien portant. Constipation habituelle dee quatorze ans ; une selle tous les huit jours, au prix efforts : l'évacuation des matières était suivie de la proci- .'anus d'une tumeur, molle, saignante, douloureuse au luctible. Depuis cinq ans écoulement sanguin continu par rfois véritables hémorrhagies. La malade éprouve quelaccès caractérisés par coHques, douleurs dans les fosses iflementsubit del'abdomen, nausées; jamais de vomisselis dix-huit mois tous ces phénomènes se sont aggravés, les étales sont devenues insupportables, la malade perd l'apnmeil. Amaigrissement, faiblesse extrême ; hypochondrie. poque, apparition à l'anus d'une tumeur du volume d'une îvée en ville par l'écraseur linéaire. Cette opération n'asoulagement passager; de nouvelles productions, moins es, se développèrent et nécessitèrent treize fois l'opérae de lar malade. Dans les derniers temps la constipation opiniâtre, les selles sont effilées, rubanées, creusées en
?/. — L'anus est le siège d'une tumeur qui fait sur le côté m cutanéo-muqueux, une saillie du volume d'un œuf de ngée d'avant en arrière. La surface de cette tumeur est louverte de bourgeons charnus rosés, papillilormes, dont arie de celui d'un grain de blé à celui d'un pois. Les anqui séparent ces mamelons sont remplies de pus et de tbéliaux. La tumeur est dure, solide, de consistance larle toucher rectal on constate que la tumeur se prolonge leuse, qui est épaissie, hypertrophiée, bourgeonnante, et laillie sur la partie latérale droite, occasionnant un rétréranchissable avec le doigt, et remontant jusqu'au sphinc-
prolongeons ces incisions jusqu*au tissu cellulaire s ''■':iQ: sous-cutané en sectionnant quelques flbres du sphi
;<-r nous enlevons ainsi très largement le tissu morbid
'.V coolisé phéniqué.
"* Examen microscopique. — La pièce est prise sur la
que de la masse morbide. On voit les traînées de cell Une zone d'envahissement aux dépens des noyaux transformation. Épithélioma.
Pendant les trois premiers jours la température et 39^. La malade ne prend pas d*aliments et ne bo glacés.
27 février. — Une selle diarrhéique. Rétention d' thétériser la malade plusieurs fois par jour. Les ui %' dantes, épaisses, chargées de dépôts phosphatique:
■ ^i bumine. Température normale.
4 mars. — Bouillon; un peu de viande rôtie. L
La malade a recouvré le sommeil. Miction volontai
maies. Continuation des pansements avec des tampoi
bibés d'eau alcoolisée phéniquée.
1" * 10. — État local et général satisfaisant. La plaie se
geons charnus et se rétrécit. On commence à introi de grosses mèches de charpie dans le rectum.
24. — Cicatrisation presque complète. La malade d Elle continuera les pansements chez elle.
Elle rentre dans le service en août 1878. Il existe ui cicatriciel très étroit au niveau de Tanus, la malade la précaution de passer régulièrement le dilatateur
PORTION SOUS-DUPHHAGMATIOUE. 793
•e 36 décembre, DQus constatons les symptâmes suivants : la :to-TagiDale est prise Jusqu'à la hauteur de deux phalanges ] peut s'en assurer par le toucher vaginal. Par le toucher leDt que les tissus sont sains du côté droit où à été rait« la jpératîon, mais à gauche le tissu morliide s'éiend jusqu'à lité iscbiatique dans le sens transversal et jusqu'à la haiiux phalanges dans le sens vertical, Toutes ces parties sont !t présentent des nodosités caractéristiques. Les ganglions
du cAté droit sont légèrement indurés et hypertrophiés,
pensons qu'il s'agit d'une adénite inflammatoire. ibre 1878, — Chloroforme. Avec le thermo-cautère noua 18 le périnée depuis la vulve jusqu'à l'anus. Les tissus sont icés, infiltrés de tractusd'un blanc jaunâtre. Nous plaçons es imbibées d'eau froide daus le vagin alin d'en protéger Cela fait, nous divisons la cloison recto-vaginale dans épaisseur, jusqu'au delà des limiles du mal, et nous ennplètement cette cloison dans la même étendue à l'aida
latérales. Cette première partie de l'opération terminée, ns sur te côté gauche de l'anus une incision demi-circuus enlevons tontes les parties molles comprises entre l'ishe et l'anus. Trois pinces hémostatiques sont appliquées isseaux saignants. 11 existe un prolongement qui s'étend >ord gauche du coccyx; nous l'enlevons de même largeisulte de cette ablation large du bout inférieur du rectum ies avoisinantes un vaste cloaque, au fond duquel on voit le col de l'utérus.
, M = 37",8. S =38%2. P = 9«. Pansenraent avec eau légè- :ooit3ée. Lavages et injections deux fois paj'jour. Une selle rnée. Matières dures comme des pierres. Défécation très le. Bouillon et potage. Peu d'appétit. Pas de sommeil. Les qIb la température oscille entre 37° et 38°. Cystite du col, ésical. Douleurs hypogastriques. Mictions fréquentes et BDtes. Urines sanguinolentes. Cataplasmes sur le bas-ven-
de chiendent avec bicarbonate de soude.
1819. — Les phénomènes de cyslite s'amendent. L'urine ire. Les mictions plus abondantes, moins repétées, moins es. Une selle dans la journée. Matières toujours très dures. oUdiens. Charpie imbibée d'eau alcoolisée. Pas de doum. Suppuration modérée.
i selle avec matières dures. La cystite est guérie. Temirmale.
laleurs névralgiques surlo trajet du nerf sciatique gauche, vec l'huile de camomille camphrée. État local et général
. L'adénite JDguino-crurale s'est terminée par résolution.
PORTION SOUS-Dl\rnBAGM\TIQUE. 795
S'Ie tissu cellulaire sous-péritonéal. Nous sacrifions une par- R corps de l'utérus et une grantle partie des parois du roctiiui 1 tissu cellulaire péiiiecUil. l.'ablalion a été Tuile aussi largc- -^ae possible. Comprossion temporaire avec des éponges fines, lotion permanente de glace sur le ventre. k de réaction Tébrile. Pas d'bémorrhagie. Pas d'accidents locaux Inéraux. Le 7 Tévricr, on commence fi faire des injections avei:: Ma alcoolisée phéniquée.
I— Suppuration Irts modérée. Défécation pénible. Clystite, Capid'essence de térébenthine. Mf?cbe enduite de cérat dans la plaie. t — Cicatrisation très avancée. Douleurs vésicules. Hématuries. le douleurs rénales. Injections vésicales phéniquées. ^ara. — Les hématuries ont persisté, mais ne se produisent plus Itt matin. Dans lajournée les urines sont claires, mais entraînent Unbeaux d'épithélium qui parfois obstruent le canal de l'urètbre Mtentla miction. Cicatrisation complète de la plaie. l — La malade se lève depuis huit jours. Les hématuries et les furs vésicalesont cessé. Guérison.
ï^~ La malade retourne cbez elle. N'a pas été revue. kcCLXXVL— C'tiMcerrfurec/iiin. flécidiae, Ablalion /im- Iv tliermo- M. Guéruon. — L'abbé X..., soi.^ante et un ans, se présente à la iie le 13 décembre 1870. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents diancs. Banne santé habituelle. En 1871, il éprouva des douleurs né du rectum et de l'anus et constata dans cette région la pré- Id'ane tumeur polypeuse. En 187^ on enleva ce polype, [lécidive bee. Nouvelle opération en 1874. Depuis, seconde récidive qui lit aujourd'hui le malade à l'hâpital.
M aeluei. — Le bord droit de l'unus est le siège d'une tumeur nholdaire du volume d'une noix qui n'offre aucun caractère Hgi)ité;sîron écarte les plis cutanéo-muqueux, on voit s'éconnebor purulent, et une surface ulcérée fongueuse faithernie au ■. Par le toucher rectal on reconnaît rjue l'eitrémilé inférieure jttastin est le siège d'une tumeur occupant circulairement les l'Antérieure, postérieure et latérales. En avant elle remonte jus- ■I prostate et envoie dos prolongements dans l'espace uréthro- K SD arrière elle s'étend jusqu'à la pointe du coccyx ; sur les Mlle envahitles fosses Iscbio-rGi'tales. Ces parties sont épaissies, êtes, de consistance fibrome. La muqueuse rectale dans tous les m correspondants est hérissée de saillies granuleuses papillifor- I elle représente une ulcération annulaire, dont la hauteur, à r de l'orifice anal, varie de 2 à 3 centimètres et demi. Douleurs Imirs, lancinantes, exagérées par la pression. Le toucher rectal iblement douloureux. TCnesme rectal, conslipationhabituelle, P retenant ses selles par crainte de la douleur.
"«•iS:-
» ISSî
la piuabato 4U1 ct<iii ciivduic. mcii^rc 1 rsuipiui ui
y tendance à Thémorrhagie; quinze pinces hém< sées pendant vingt-quatre heures sur les vaissea ment alcoolisé phéniqué et ouaté compressif. Ap de repos à Thôpital, le malade se fait transporter appris par son médecin que l'opération avait été Obs. CCLXXVII. — llémorrhoides externes. Ri glace, — Fontaine (Jules) vingt-deux ans, cordon vier 1879, salle Sainte-Marthe, n^ 24. Ordinairemi sieurs fois dans ces dernières années, éprouvé de à la garde-robe. C'est surtout depuis huit à nei une cuisson insupportable, et qu'il a remarqi: excréments. Lavements. Bains de siège qui le soi que temps. Depuis deux mois, tumeur molle, doi au pourtour de l'anus. Les selles sont devenues < loureuses. Matières fécales mélangées à du san| table hémorrhagie. Sentiment de tension, de eh; tu m et de l'anus. Position asssise et marche trè État actuel. — On observe au pourtour de l'a: meurs du volume d'une petite noisette, séparéei par des sillons. Les téguments qui les recou Douleurs vives à la pression. Repos. Applications émollients. Guérison complète, sortie au bout d< ment.
>; Obs. CGLXXVin. — Hémorrhoxdes, — MarUn (<
y ans, entre le 9 janvier 1880, salle Saint-Aug^sti
* > ans environ, il perd du sang au moment des gard<
'. • douloureuses surtout d^nnis six mois.
PORTION S0US-DIAPHRA6MAT1QUB. 797
m d'eao froide. Ce mode de traitement ne donnant aucune on, on propose au malade une opération qu'il refuse. 11 sort lande.
LXXIX. — I/émofThoides. — Lenoir (Alexandre), vingt-huit rier, entre le 25 octobre i879, salle Saint- Augustin, n° 3. lé habituelle. Pas d'antécédents. Il y a huit mois, en allant douleur qu'il compare à un fer rouge qu'on lui aurait inns l'anus. Puis, tumeur du volume d'une noisette au niveau B anal. H était alors constipé, n'était pas allé à la garde- 18 trois jours, et s'y était présenté plusieurs fois en faisant d'efforts. Le lendemain il est retourné à la garde-robe, les étaient teintées de sang. Peu à peu, la tumeur a augmenté ); elle ne s'affaisse pas depuis deux mois. Depuis trois jours, Énormément et perd une quantité assez abondante de sang B présente à la selle.
tuel. — On trouve au pourtour de rorifice anal une tumeur ipar une sorte d'anneau hémorrhoïdaire formé de cinq ou lies du volume d'une noisette et recouvertes par une mu- Dlacée, enflammée et douloureuse. Ni appétit ni sommeil. Mes; laxatifs. Amélioration légère. Le 29 octobre, on prolalade l'opération par la cautérisation avec le thermo-eaurefuse et demande sa sortie.
LXXX. — Hémorrhdides. Opération, Guéi^ison. — Chambellan uarante-huit ans, employé de commerce, entre le 22 juilaile Saint-Augustin, n* 78. Sa mère est hydropique. Il a eu le à deux ans et la variole à onze ans. En 1859 il fut opéré 1 d'une varicocèle gauche. Le même chirurgien pratiqua ime époque, la castration, pour une tumeur liquide du tcsche. Ictère il y a vingt <ins. Depuis six ans il a constaté la l'hémorrhoïdes externes. Selles sanglantes. lie/. — 11 existe au pourtour de l'anus un bourrelet hémorcirculaire, du volume d'une mandarine, formé de grosses anéo-muqueuses, dilatées et turgescentes. Des sillons prorent ces ampoules variqueuses, et l'un d'eux, situé au bord ' de l'anus, est le siège d'une ulcération simple, linéaire rrière en avant. Le toucher rectal montre qu'il n'existe ni des internes, ni tumeur, ni rétrécissement. Pas de varices res inférieurs. Rien dans les ganglions. Pas de lésions car- I hépatiques. A part un certain degré d'anémie, l'état généifaisant.
879. — Chloroforme. Hémostasic préventive à l'aide de lostatiques placées sur le pourtour. Avec le thermo-cautère, onsla masse principale de la tumeur et nous ponctionnons petites ampoules. Hémorrhagie légère, facilement arrêtée
PORTION SOUS-DUPHRAGMATlQUE. 799
des ampoules polypifornies et péiiiculées. Nulle pari on ne iiirrace granuleuse ou bourgeonnante ilo natura suspt>cle. 3iicher reclal on sent que le piiquel variqueux s'étend de 'ampoule rectale. La consistance do la Inmeur est uniforméllasse, sansnoyatix d'induration; fausse lluctuation. Réduc- ^elle h, la suite d'une compression prolongée faite avec le sn dans les ganglions inguino-cruraux et pelviens. Le foie lires viscères abdominaux ou thoraciques sont sains. Les
fonctionnels que nous avons décrits sont à leur comble : lion opiniâtre. Tenosme rectal. Inappétence. L'état général lUrmant. Amaigrissement et anémie externe. er 1880. — Chloroforme. Décubitus latéi'al gauche. Membre
giuiche allongé; flexion de la jambe droite sur la cuisse et si sur le bassin. Des aides maintiennent les Tesses écartées, lliasons l'anus et nous saisissons la masse bémorrholdaire pinces do Museux afin de l'attirer au dehors, puis après ce des pinces hémostatiques au pourtour de la tumeur, tonctiounons profondément et à plusieurs reprises avec le ;autëre. Plusieurs ampoules sont de la sorte largement
leur contenu est évacué elle volume de la lumeur diminue iblement. Los pinces hémostatiques sont enlevées à la fin ttion, à l'exception de trois qu'on laisse en place pendant res. Pas d'hémorrhagio consécutive.
a 13, la température oscille do 39°,:2 \ 3^°. lir de ce moment elle devient normale. Pas d'accidents D généraux. Lavages et pansement phéniqués quotidiens, lion modérée.
Première selle volontaire et non douloureuse. Guérison. Le malade quitte le service.
BLXXXIIL — HémorrhOi'im tnlernes piocidenles, irréduetiblet. ture. Guirison. — Codonini, trente-quatre ans, fumiste, entre i 1879, salle Sainte-Marthe, n° 27. Sujet petit, fort, bien cousis d'hérédité. Pas d'antécédents pathologiques. Depuis plutoées il est atteint d'hëmorrhoïdes procidentes qui donnent ieu h de petites hémorrhagies à la suite des selles. Le plus soient la tumeur hémorrhoïdairo se réduit spontanément. is quelques cas le nialudo fut obligé de la réduire par la presdeux reprises différentes la réduction ne put mÈmc être obil'au bout de plusieurs jours. Il y a quatre jours les hémorlont sorties h la suite d'effort de dêfiicalion et le malade n'a dutre. Constipation, inappétence. gène de la marche et de la usise, vives douleurs spontanées, exagérées encore par la
et les mouvements.
L'orifice anal est masqué par une tumeur du volume
800 MALADIES DU TUBE DIGESTIF BT DK SES AWNKÏKS.
d'une pomme d'api, irrégniièrement globuleuse, formée il( t res du volume d'une pelile noisette, séparées les unes de&au des sillons linéaires, étroits et profonds convergeant de la p* de la tumeur vers son centre sous forme de rayons. L'ei de la tumeur n'est autre que la muqueuse rectale qui est I humide, saignante et présente une teinte rouge foncée et ml lacée. Pas d'ulcérations. Supérieurement la tumeur s'eap le rectum, elle est étranglée au niveau de l'anus; au poui cet orJAce on voit des saillies cutanées et culanéo-muque représentent des hémorrhoïdes externes sèches et flétries. Au la tumeur est dure, élastique, rénitente par places, mullassi tiellement réductible en d'autres points. En raison des fonctionnels occasionnés par cette tumeur hémorrholdai nous rendons au désir du malade qui demande une opératiot
34 moi. — Chloroforme. Nous saisissons la muqueuse rec des pinces et nous attirons au dehors le paquet d'hémorrhi ternes. Cela fait, apr6s aïoir appliqué cinq pinces hémoslatiqi excisons à l'aide du thermo-cautère la portion la plus volui nous contentant de cautériser profondément le reste de la Les pinces sont enlevées au moment du pansement que noc à l'aide de charpie imbibée d'eau alcoolisée phéniquée n d'une couche de ouate permettant d'exercer une légère coo^ T. S = 38",2. P = 92. Pas d'accidents consécutifs,
2B. — Premières seiles depuis l'opération. ^
Zju'm. — Guérison. Le malade quitte le service.
Obs. CCLXÎtXIV. — Hémorrhoirles enflammées. CaulfirUaiia son. — Danerval (P.), quarante-trois ans, employé d'octroi, 1880, salle Sa i nie-Marthe, n- i\. Forte consUtut
PORTION sous-diaphragmatiquë:. 801
ver. — Chloroforme. Le malade est couché dans le déçu- .al. Les jambes pliées sur les cuisses et les cuisses fléchies sin. Nous appliquons sur les fesses et sur le pourtour de Taompresses imbibées d*eau froide que Ton change de temps endant l'opération. Après avoir placé des pinces sur la base irs, nous ponctionnons à l'aide du thermo-cautère, profont en plusieurs points chaque bourrelet hémorrhoïdaire de ï en obtenir Taffaissement. Pansement avec des compresses d*eau froide. Lavages quotidiens.
lis premiers jours, la température vespérale s'élève jus-
r du 30 janvier, température normale. Pas d^accidents lo-
[énéraux consécutifs^ suppuration très modérée.
ier. — Première selle depuis l'opération.
aérison. Sortie de maladie.
2LXXXV. — Hémorrhoides. Fistules anales. Cautérisation des
tcfes. Débridement des fistules, Guérison. — Philippe (Léon),
et un ans, cordonnier, entre le 7 mai i880, salle Saint- , n* 39. Pas d'hérédité. Bronchite il y a trois ans; hémop-
est atteint d'hémorrhoïdcs depuis de longues années. Il ans, elles se sont étranglées et sont devenues le siège d'une L qui donne lieu à des hémorrhagies répétées. Plusieurs sont développés depuis cette époque au pourtour de l'anus tmeurés flstuleux.
Uuel. — Hémorrhoides cutanéo-muqueuses en arrière de mal; une des ampoules est le siège d'une ulcération de lire de diamètre. En avant de l'anus, à droite et à gauche ;ne médiane existent des trajets fisluleux en activité, lache très rapprochés l'un de l'autre, deux à droite dont déal, distants de 4 centimètres. L'exploration de ces trala sonde cannelée montre que les fistules gauches et la flsela plus rapprochée de l'anus, sont borgnes externes, tandis (iule périnéale est complète et pénètre dans le rectum à ^ires et demi, au-dessus de l'oritice anal; il n'existe pas issement du rectum. Rien dans les vésicules séminales, la ou les testicules. Tuberculose pulmonaire au second degré. 1880. — Chloroforme. Débridement des fistules sur la sonde
avec le thermo-cautère. Nous saisissons la base du bourrerrholdaire ulcéré avec des pinces hémostatiques et nous le ns largement. Pansement alcoolisé phéniqué et ouaté com- [èches enduites de cérat dans les fistules. Pas de réaction fé- I d'hémorrhagie. Pas d'accidents consécutifs. Cicatrisation ive. Guérison au bout de trois semaines. tCLXXXVL — Fissures a)iales. Purgatifs, Amélioration. —