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CINQUANTE-TROISIÈME LEÇON

Recherche de la tuberculisation commençante. — Minuties de percussion nécessaires. — Intolérance du pneumogastrique cardiaque chez certains tuberculeux et palpitations insidieuses. — Intolérance du pneumogastrique stomacal chez certains autres, et dyspepsie ou gastralgie. — Période d'intolérance du poumon ; phlegmasie ulcéreuse périphymique. — Longue vie possible, néanmoins, avec des cavernes pulmonaires, mais un bon estomac et pas de fièvre. — Guérison possible des cavernes.

Messieurs,

Par cela qu'on peut médicalement davantage au début qu'à aucune autre période de la tuberculisation pulmonaire, il importe d'employer à la recherche des signes de la tuberculisation commençante les finesses*, j'ai presque dit les minuties de l'investigation physique des poumons.

Nous venons de voir que l'auscultation attentive et soupçonneuse permet de découvrir la respiration saccadée, si facilement inentendue si l'on n'y prend suffisamment garde. Eh bien, la percussion méthodique vous révélera d'autres indices corroborants.

Pour bien percuter il faut, au préalable, dépouiller la poitrine de tout vêtement, et surtout ne jamais percuter sur une chemise empesée ni sur un gilet de flanelle. Au cas où les exigences de la pudeur s'opposeraient à la percussion sur la peau nue, pratiquez-la sur un tissu très mince et bien tendu. Le meilleur procédé de percussion est encore, le malade étant assis sur un tabouret, de se placer non pas à côté de lui, mais en face, pour percuter le devant de la poitrine, et en arrière, pour percuter la partie postérieure.

îl faut pratiquer la percussion de haut en bas, par zones horizontales et découper ainsi le poumon en tranches successives.

Vous pouvez percuter sur le doigt ou avec le plessigraphe ; si vous percutez sur le doigt, il faut le placer parallèlement et non

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