‹ Leðcons de clinique mâedicaleChapitre 125 sur 282 · CINQUANTE-HUITIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUANTE-HUITIÈME LEÇON

De quelques accidents nerveux chez les phthisiques. — Troubles de la motilité. — Paralysies partielles. — Paraplégie terminale. — Paralysie localisée aux deux bras, à un seul. — Symptomatiques de granulations isolées des méninges. — Vivisections morbides spontanées. — Indices de mort prochaine. — Troubles de la sensibilité. — Névralgies et mélalgie. — Névralgie sciatique pouvant commencer la série des accidents de la phthisie. — Phthisie de la cinquantaine. — Mélalgie commençant ou confirmant l'aggravation de la maladie tuberculeuse et précédant de peu la terminaison funeste. — Est le fait d'une lésion des cordons postérieurs de la moelle. — Troubles de l'intelligence. — Manie terminale des phthisiques. — Sensations morbides transformées, prétexte à l'explosion de la folie. — L'anémie cérébrale et l'inanition ne suffisent pas à expliquer la manie des phthisiques. — Vice rédhibitoire antérieur de l'intelligence.

Messieurs,

En mai i864, une dame dont je surveillais attentivement la maladie, laquelle était une phthisie chronique fébrile continue (1), se plaignit un jour d'être depuis peu privée de l'usage de ses jambes. J'attribuai le fait à sa faiblesse générale — mais la malade distinguait parfaitement entre sa faiblesse antérieure et son impotence actuelle, qu'elle disait être de la paralysie. Je l'invitai alors à se lever devant moi, ce qu'elle fit avec l'aide de ses femmes, et, malgré leur assistance, elle tomba aussitôt; elle était paralytique. Quatre jours après, elle mourait de sa phthisie (2).

Le 10 janvier 1865, dans le service de Trousseau, dont j'étais alors chef de clinique, une phthisique de quarante ans, arrivée au dernier degré de sa phthisie pulmonaire, se plaint également

(1) Voir, pour cette forme, leçon LVI, p. 364.

(2) Dès 1866, je signalais cette -paralysie terminale possible des périodes ultimes de la phthisie pulmonaire, et j'en indiquais la valeur pronostique. Je n'ai cessé depuis lors d'étudier ce sujet. (Peter, Tuberculisation en général, 1866, p. 85.)

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