TRENTE-NEUVIÈME LEÇON
Comment on se tuberculise (suite). — Inanitialion par les voies respiratoires. — 1° Inanitiation par la quantité de l'air. — Tuberculisation pulmonaire à la suite d'échinocoques du poumon. — Tuberculisation consécutive à la pleurésie purulente et à l'empyème. — Tuberculisation consécutive aux bronchites; phthisie des rémouleurs. — Tuberculisation par rétrécissement de l'artère pulmonaire. — Tuberculisation consécutive à l'emphysème, à l'asthme, à une maladie du cœur. — 2° Inanitialion par la qualité de l'air. — La vie civilisée et l'air ruminé. — La vie sauvage et l'air pur. — Tuberculisation là, non-tuberculisation ici. — Les Indiens du Labrador et les Tartares des steppes kirghises.
Trousseau enseignait, et en toute vérité, que la pleurésie chronique peut être suivie du développement de tubercules dans les poumons. Il admettait que c'était par suite de la « fluxion constante vers les organes thoraciques »; en d'autres termes, la fluxion inflammatoire vers la plèvre appellerait sur le poumon la fluxion tuberculeuse. Je crois, plus simplement, que c'est par diminution dans la prise d'air, et par Y alimentation aérienne insuffisante qui en résulte, que l'individu se tuberculise.
Mais d'autres ont dit, avec non moins de vérité, que la tuberculisation pulmonaire produisait la pleurésie chronique ; ou encore, que la pleurésie lente, la pleurésie latente, la pleurésie chronique, et qui ne se perpétue ainsi que parce que l'individu est incapable d'en guérir, étant tuberculeux, sont précisément la première manifestation de la tuberculisation pulmonaire.
Le tort serait de ne pas voir que tantôt la pleurésie chronique produit la tuberculisation pulmonaire et tantôt est engendrée par elle ; que si, le plus souvent, elle est du fait de la tuberculisation, néanmoins il est des cas extrêmement nets où l'on voit la pleurésie la plus franche à son début, la plus clairement acci-