PATHOGÉNIE
l'eiidocurde, la iiienibraiie muqueuse de l'estomac. Quelle est la raisou de ces altérations singulières? M. SchilV n'hésite pas à les considérer comme les effets très-simples de la paralysie des nerfs vaso-moteurs.» M. A.Ollivier (')a démontré nettement par l'observation et l'expérimentation que, «sous l'iniluence de l'hémorrhagie cérébrale, il peut se développer chez l'homme, dans le poumon correspondant à l'hémiplégie, c'est-à-dire du côté opposé à la lésion cérébrale, des altérations diverses, à savoir : une congestion plus ou moins intense, souvent générahsée, des épanchements sanguins considérables siégeant au-dessous de la plèvre ou bien une véritable apoplexie. »
D'après tout cela, n'est-ce pas chose admissible que l'hyperémie pulmonaire du rhumatisme soit une hyperémie névro-paralytique, que la cause morbifique ne porte pas son action sur le tissu du poumon lui-même, mais sur les centres vaso-moteurs du poumon? A l'appui de cette hypothèse vient aussi, me semble-t-il, ce fait que les congestions pulmonaires, si fréquentes dans le rhumatisme articulaire aigu, sont au contraire fort rares dans le rhumatisme chronique. Il semble que si cette localisation pulmonaire était l'ellet direct du principe rhumatismal, elle devrait être d'autant plus fréquente, d'autant plus accentuée que l'organisme est plus imprégné de la diathèse rhumatismale, de même que les affections moi'veuses, pyémiques, cancéreuses, syphilitiques, goutteuses et autres du poumon, se développent surtout à mesure que les dia thèses correspondantes sont plus incarnées dans le corps. Il est possible, au contraire^ que les congestions névro-paralytiques du poumon, comme la fièvre
(') A. Ollivili:. Archives de médecine., 1873, p. 1 17. **
rhumatismale elle-même, répondent plutôt à l'acuité de rimpression produite sur les centres nerveux par l'attaque rhumatismale aiguë, qu'aux modifications profondes de l'organisme par le principe morbide.
Je n'insiste pas davantage sur cette question obscure de pathogénie. C'est un fait clinique que j'ai voulu établir, à savoir : la fréquence des congestions pulmonaires d'intensité variable dans le cours du rhumatisme articulaire aigu et subaigu.
Pflf5.
Avant-propos vu
Leçon d'ouverture 1
Leçons sur la pneumonie. Considérations cliniques et thérapeutiques.
L Évolution fébrile normale. — Cas de défervescence en terrasse ou traînante. — De la pneumonie considérée comme fièvre pneumonique. — Cas de-pneumonie avec prodromes et état général. — Pneumonie hémorrhagique. — Pneumonies infectieuses typhoïdes. — Antagonisme avec la tuberculose 17
IL Du tympanisme dans la pneumonie. — Du bruit de pot fêlé dans la pneumonie. — Desépancliementsplcuréliques légers concomitants. — De l'influence de la faiblesse cardiaque, sénile, alcoolique, pathologique
sur la mortalité de la pneumonie Al
IIL Considérations thérapeutiques sur la pneumonie, — Émissions sanguines. — Tartre stibié. — Digitale. . 03
IV. Considérations thérapeutiques sur la pneumonie. — Sulfate de quinine. — Veratrum viride. — Bains froids. 85
V. Considérations thérapeutiques sur la pneumonie. — Médication alcoolique. — Expectation 10!
VI. Considérations thérapeutiques sur la pneumonie. — Conclusions générales sur le traitement des pneumo-
niques 115
Considérations cliniques et thérapeutiques sur le pneumothorax.
Observation de pyopneumothorax par perforation dans laquelle la vie s'est prolongée pendant onze mois. — Cas analogues. — Faits de guérison et ses différents modes. — Indications de la thoracentèse, des injections intra-
Pages.
pleurales, de la plenrotomie. — Pulréfacfion rapide du pus lorsque rempyème primitif s'ouvre dans les bronches. — Observations de pyopneumotliorax avec intervention chirurgicale. — Conclusions 120
CONSIDKR.YTIONS SUR LA PÉRITONITE TLT.ERCULEUSE CHRONIQUE,
Sa curabilité. — Observation. — Elle est ordinairement primitive; elle n'est pas nécessairement liée à la présence de granulations dans le péritoine. — Insuffisance de la doctrine de Buhl. — La tuberculose pulmonaire peut rester sfationnaire. — Utilité du thermomètre . i~)']
Considérations étiologiques et cliniques sur les troubles fonctionnels graves du cœur sans lésions valvulaires.
I. Cas de lésion organique avec bruit de souffle double et frémissement cataire sans trouble fonctionnel. — Le souffle râpeux indique l'existence de rugosités endocardiques qui peuvent être compatibles avec le fonctionnement normal des valvules. — Fréquence des maladies du cœur sans lésions valvulaires. — La découverte de Bouillaud a absorbé lattention sur ces dernières. — Exclusivisme de la théorie mécanique des troubles cardiaques. — L'inffiience des causes hygiéniques et morales commence à être admise de nouveau. — Observations des médecins anglais et américains. — Ce qu'il faut penser de l'idée allemande de surexcitation ou surmènenient du cœur comme entité morbide 10"
IL Le cœur doit être considéré au point de vue physiologique avec son appareil d'innervation et son système vasculaire. — Maladies du cœur consécutives aux lésions de son innervation centrale. — Cas de maladies spinales avec troubles cardiaques. — Cas de ralentissement permanent du pouls 189
III. Maladies du cœur consécutives aux lésions de l'innervation périphérique et ganglionnaire du cœur. — De l'angine de poitrine; classification d'Eulenburg. — L'innervation du cœur peut être atteinte par action rénexe. — Action toxique du café, du thé et du tabac sur l'innervaliou du cœur 199
Page».
IV. La fonction du coeur est altérée par des obstacles existant dans la grande ou la petite circulation. — Elle est altérée par des causes agissant directement sur la nutrition du cœur. — Les diverses influences peuvent se combiner. — Comment agissent les edorls musculaires? — Lésions consécutives aux troubles fonctionnels 21 G
V. Observations diverses d'affections cardiaques avec phénomènes d'asystolie intermittents ou continus, sans lésions valvulaires primitives. — Altérations valvulaircs consécutives à l'hypcrtropliie du cœur dans certains cas. — Héflexions sur les observations. — Conclusions générales de cette étude 212;]
Étude critique sur le mécanisme de l'action de la digitale
SUR le cœur 27i
De.s iNDîCATior^s de la digitale dans les affections du cœur. La digitale est indiquée pour relever l'action du cœur.
— Symptômes à l'aide desquels on reconnaît la diminution du travail cardiaque. — Le pouls n'indique pas la tension moyenne. — Effets résultant de cette diminution. — Indications fournies par la sécrétion urinairc. — Contre-indications de la digitale et circonstances qui la rendent inefficace 287
Considérations sur l'évolution fébrile normale de la
FIÈVRE TYPIIOiDE ET SUR LES MODIFICATIONS QU'eLLE SUBIT
par le traitement antipyrétique.