MORTALITÉ PAR LES BAINS FROIDS
iMais, dira-L-on, si ce n est pas à la chaleur accrue du corps que revient la part la plus importante dans la production des phénomènes graves de la fièvre typhoïde, comment expliquez-vous l'action bienfaisante des bains froids répétés?.Gomment expliquez-vous l'amendement, si remarquable souvent et si rapide, qui en résulte pour les symptômes nerveux graves de la maladie? Avant de répondre à cette question, voyons d'abord quels sont les résultats généraux, au point de vue de la mortalité et de la guérison, fournis par la méthode hydrothérapique entre les mains des différents cliniciens.
'170 malades traités par Brand jusqu'en 1868 auraient donné 170 guérisons; 89 cas traités à Stettin en 1870-71 auraient donné 89 guérisons. Cependant l'auteur avoue qu'il laisse 5 cas de mort en dehors de sa statistique, les malades étant arrivés à son service du vingtième au trentième jour après le début. Brand a relevé 1,411 cas traités suivant sa métiiode par divers médecins. La mortalité est de 4,7 p. 100. Cette faible mortalité n'est même pas acceptée par Brand, qui l'attribue, soit à ce que les malades ont été soumis trop tard (après le premier septénaire) au traitement, soit à ce que ses prescriptions n'ont pas été rigoureusement suivies. L'appréciation de la méthode se termine par cet aphorisme : Toute fièvre lyplioïde traitée régulièrement et dès le début par l'eau froide sera exempte de complications et guérira.
Aucun clinicien n'acceptera ni ces chiffres, ni cet aphorisme. Un enthousiasme exagéré, une série exceptionnellement heureuse et complaisante peuvent seuls les expliquer. Aucune méthode thérapeutique ne saurait assurer le typhoïde contre l'hémorrhagie et la perforation
intestinale, aucune ne peut garantir la guérison certaine. Voici les résultats annoncés par d'autres médecins.