CAS TRAITÉ PAR BAINS ET TONIQUES
peu (le râles. Lnngue humide. Tendance aux eschares au dos el au lalon. — Soir: T., :5S"G; P., 108; II., 52. — Même régime.
21 décembre, l'J"^^ jour: T., 38"4; P., 72; R., 22. Venire très-dépressible. Amélioration de l'élat général. Le malade demande le bassin. — Soir : T., SS'S; P., 120; R., 28.
22 décembre, 20"= jour: T., 40"; P., 104; R., 28. Le malade a eu un frisson assez violent, dû peut-être à ce qu'il est couché sur un matelas d'eau glacée. Ventre Irès-dépressible. Selle un peu dure — Traitement : Suppression de la vessie de glace. Même régime : 2 œufs; 2 litres de lait. — Soir: T., 39»4; P., 120; R., 21 R n'y a plus de sang dans les selles; a eu deux selles diarrhéiques.
24 décembre, 22« jour: T., 4l''2; P., 120; R.32. A eu 3 selles diarrhéiques volontaires. État général satisfaisant. On trouve surk'S jambes 5 petites pustules qu'on ouvre ; elles sont peul-Otre la cause de la recrudescence fébrile. A midi : T., 39''6; le soir: T., 40''2; P., 120; R., 24.
25 décembre, 23« jour: T., 38''8; P., 108; R., 24. A eu 2 selles diarrhéiques. Ventre souple, indolore; a encore un peu d'élat cataleptique. Élat général satisfaisant. — Même régime. — Soir: T.,39°6;P., 112; R. 24.
26 décembre, W jour: T., SQ-'G; P., 84; R., 24. A eu 3 selles diarrhéiques. Ventre souple. Langue humide. — Soir: T., 39°5; P., 112; R., 32.
27 décembre, 25«, jour: T., 38°8; P., 108; R., 20. A eu 4 selles diarrhéiques. Soir: T., 40'^; P., 128.
28 décembre : T., 3G"5; P., 90 ; R., 18. A eu 4 selles diarrhéiques. Va bien. Soir: T., 38; P. 108; R., 24. Délire beaucoup la nuit.
29 décembre : T., 37''G; P., 100; R., 20. L'amélioration continue. A partir du 30 décembre, 28" jour, les selles sont moulées; la
température reste à peu près apyrétique le matin; le soir du 31 décembre, elle monte encore à 40"4; le malade avait mangé ce jour pour la première fois de la viande hachée; jusque vers le 5 janvier, la température s'élève encore le soir vers ST^ô; à partir du 5 janvier, elle oscille entre 37° et 38°; les selles restent moulées; le 10 janvier, le malade se lève pour la première fois; le 25 janvier, il reste levé toute la journée, la convalescence est achevée, et ce jeune homme reste au service en qualité d'infirmier.
Revenons sur quelques phénomènes assez insolites que
ce malade a présentés dans le cours de son affection. Des^ épistaxis répétées et très-abondantes avaient déterminé chez lui une anémie excessive; c'est à elle qu'il faut rapporter sans doute ces manifestations nerveuses, assez rares, que nous retrouverons dans une observation ultérieure, liées aussi à l'anémie: le tremblement, la raideur cataleptique et les convulsions passagères des globes oculaires.
Le tremblement des mains et de la langue a été noté par Murchison 27 fois sur 100 cas; parmi ces 27 cas, 8 se terminèrent par la mort, tandis que parmi les 73 autres qui ne présentèrent pas ce symptôme, 13 cas furent mortels. Un tremblement considérable, sans grand trouble psychique, serait souvent lié, d'après Jenner, à des ulcérations profondes ou à des eschares étendues des plaques de Peyer. Notre observation confirme assez bien cette donnée; les symptômes abdominaux ultérieurs, selles félidés, hémorrhagics, douleurs et tympanite, démontrèrent en effet l'intensité du procès abdominal,
La rigidité musculaire des membres et de la nuque a été rencontrée par Louis 4 fois sur 134; Barthez et Uilliet virent 5 fois sur 107, chez des enfants, de la rigidité du tronc; ces 9 malades succombèrent. Ghomel, Barth et Jackson citent chacun un cas suivi de guérison. Barth vit, chez un enfant en voie de guérison, de la raideur cataleptiforme, et Murchison observa le même fait chez deux femmes.
Notre malade prit 15 bains en 4 jours; on dut les supprimer en raison des symptômes abdominaux qui faisaient craindre l'imminence d'une perforation ou d'une hémorrhagie; il y eut en effet des selles sanguinolentes, mais