DE LA TYMPANITE NERVEUSE
(Caractères de la tympanite nerveuse des hystériques: elle peut être stomacale ou intestinale, localisée ou généralisée, indolente ou accompagnée d'hypéresthésie, flasque ou compliquée, soit de contracture générale des parois abdominales, soit de contracture partielle du diaphragme.
— Marche de la tympanite hystérique : c'est tantôt un phénomène fugace, tantôt un symptôme permanent, donnant lieu à une déformation spéciale de la colonne vertébrale. — Diflicultés de diagnostic de certaines formes de tympanite hystérique : avec les affections organiques de la moelle, avec les péritonites vraies et l'hématocèle périutérine, avec la grossesse, avec les tumeurs alidominales. l'aits de tympanite prise pour
des péritonites tuberculeuses, et inversement. — Indications thérapeutiques fournies par la tympanite, suivant qu'elle est Texpression d'un trouble digestif, ou d'une paralysie intestinale. .Mauvais effets des purgatifs pour combattre ce symptôme 188
31ÂLADIES DES REINS
DE LA NÉPURITt: AU COURS DE LA l'.NEU.AIONIE
Observation de trois malades atteints de pneumonie compliquée de néphrite, l'une d'elles suivie d'autopsie. — Discussion de ces cas : l'albuminurie était bien la conséquence de la pneumonie et non pas une simple coïncidence : les accidents pulmonaires ne ressemblaient en rien à ceux que l'on rencontre au cours de la maladie de Bright. — Mécanisme de l'albuminurie liée à la pneumonie. — La théorie humorale de Gubler ne répond qu'en partie aux faits cliniques, il existe toujours en pareil cas une néphrite véritable. Celte néphrite rentre dans le groupe des néphrites infectieuses, et la pneumonie est une maladie générale microbienne. — Résumé des données actuelles relatives aux microorganisme pathogènes de Friedlander et de Fraenkel. — Influence de la néphrite sur l'évolution de la pneumonie : elle est moindre qu'on ne pourrait le supposer à priori. — Valeur pronostique de l'albuminurie tardive des pneumoniques, comparée à l'albuminurie précoce. — Indications thérapeutiques 2(iG
DES NÉPIIRITLS LATKNÏKS SANS ALIJLMLNLRIE
Discussion d'un cas de néphrite interstitielle avec hypertrophie du cœur, masquée par de l'emphysème, et ne s'accompagnant pas d'albuminurie. — Les relations de l'albuminurie et des affections des reins sont moins étroites qu'on ne l'admet communément. - L'absence d'albumine est de règle dans l'artériosclérose à ses premiers stades. — Formes cliniques de la néphrite sans albuminurie. — Cas absolument latents, décelés exclusivement par des crises d'urémie finale. — Formes caractérisées par l'anasarque et les œdèmes viscéraux, avec diminution de l'urine. — Faits d'urémie sans albuminurie : morts subites possibles. — Importance de ces faits au point de vuf du pronostic des affections l'énales . . .
NÉPHRITE SATURNINE, AI'OPLLXIE PULMO.NAlRi;
Analyse d'un cas complexe Uc pleurésie consécutive à un infarctus pulmonaire, chez un malade atteint d'hypertrophie cardia(iue et d'albuniinurie. Itelalions pathogéniques de ces divers ordres de symptômes : i'hypertrojihie venlriculairc est ici secondaire, et il y a une néphrite mi.\le primitive. — Cette néphrite est elle-même la consécjuence de l'intoxication s.ilurnine. — Mécanisme et pathogénie de la néphrite des saturnins : son
évolution et ses conséquences. — Mécanisme de l'apoplexie pulmonaire survenue chez ce malade. Indications pronostiques et tliérapeutiques. 238
DE LA PÏÉLO-NÉPURITE d'oRIGINE BLEXNORRUAGIQUE
Observation d'un cas de pyélo-néphrite blennorrhagique. — Caractères de cette variété de néphrite, intermédiaire entre la néphrite interstitielle et la néphrite épithéliale. Absence de retentissement du côté du cœur et des artères. — ■ Le signe capital est une anémie spéciale en rapport avec la déperdition de l'albumine. — Etiologie delà néphrite blennorrhagique : influence possible d'un traitement intempestif sur le développement des accidents vésico-rénaux:. — • Mécanisme de l'infection gonococcique. — Formes aiguës et chroniques : possibilité d'accidents urémiques. — Comparaison de la néphrite blennorrhagique avec les autres pyélo-néphrites ascendantes d'ordre chirurgical ou médical. Bénignité relative du pronostic 2oa
RLENN0RR1IAGIE UTÉRINE ET TUBAIRE
Observation d'un cas de blennorrhagie utérine et tubaire. — Début par une vaginite franche, puis par une métrite : finalement symptômes pelviens douloureux compliqués de fièvre et constatation d'un empâtement périutérin. — Historique de la blennorrhagie féminine et de ses complications utéro-tubaires. — Comparaison clinique de l'évolution des gonocoques chez l'homme et chez la femme. — Phases successives de vaginite, de métrite et de pelvipéritonite : rareté relative des complications vésico-rénales. — Valeur des signes fournis par la palpation abdominale et le toucher utérin. — Modes de propagation du virus blennorrhagique : les troncs lymphatiques y piennent moins de part que le réseau sous-muqueux. — L'ovaire n'est presque jamais malade, mais il est toujours immobilisé par des adhérences vicieuses. — Conséquences de cette disposition au point de vue de la conception : fréquence de la stérilité à la suite de la blennorrhagie utérine. — Indications pronostiques et thérapeutiques 268
NÉVRITE RADICULAIRE DU PLEXUS CERVICAL
Analyse d'un cas de paralysie radiculaire de Duchenne-Erb. — Paralysie et atrophie du deltoïde, du biceps, du brachial antérieur et des supinateurs : lésions concomitantes des muscles rotateurs de l'épaule, des fibres inférieures du trapèze et des muscles cervicaux profonds. — Diagnostic différentiel : il ne peut être question d'une pachyméningite cervicale, ni d'une myélite des cornes antérieures, ni d'une atrophie musculaire à type scapulo-huméral. — L'affection est une névrite. — Historique de la question. — Etude anatomique et physiologique'
TAULE DKS MATIKRKS 543
du groupe musculaire présidant aux mouvements de l'épaule et du bras. — Localisation anatomique du foyer de la névrite : Remarques sur la double innervation du trapèze en rapport avec son double rôle fonctionnel. — Obscurité de Tétiologie de la plupart des cas de névrites radiculaires. — Pronostic et traitement 286
COEXISTEN'CE d'uNE ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE ET d'uNE PARALYSIE INFANTILE. — TUBERCULOSE MILIAIRE INTERCURRENTE
Atrophie musculaire localisée ù la région deltoïdienne chez un sujet atteint de pied bot : affection fébrile aiguë intercurrente.
Analyse de ces divers ordres de symptômes. Le pied bot est la conséquence d'une myélite infantile, compliquée de troubles trophiques. — L'atrophie deltoïdienne n'est pas le résultat d'une lésion locale de l'articulation, ni d'un rhumatisme, ni d'une névrite : elle est d'origine spinale. — 11 existe simultanément des phénomènes de tremblement et de dégénérescence musculaire.
Relations entre l'atrophie deltoïdienne et la paralysie infantile. — Retentissement des lésions anciennes de la moelle sur les lésions récentes : recherches de Rallct et Dutil. — Modes palhogéniques différents de ce retentissement : formes aiguës, subaiguës et chroniques.
Fréquence de la tuberculose comme complication intercurrente : les phénomènes fébriles actuels sont une manifestation île la granulie . . :U)',i
ATROPUIE MUSCULAIRE PROGRiîSSIVE CONSÉCUTIVE A UNE MYÉLITE SUBAIGUE
Atrophie musculaire à type scapulo-huméral d'origine spinale. — Différences avec la myopathie atrophique progressive. — L'atrophie n'est pas primilive, ni dépendante d'une paralysie infantile, mais consécutive à, une myélite subaiguë. — Inlluence palhogénique probable delà blennurrhagie donnant lieu, d'abord a une atrophie localisée, puis à des phénomènes de paralysie dilluse. — Analogies cliniques entre la paralysie infanlile, la myélite antérieure subaiguë et l'atrophie progressive : combinaison et -sociations de ces étals pathologiques.— Indications Ihérapeuliques. 317
PARALYSIE IJIPUTHÉRKJUE
Paralysie diphlhériquc généralisée consécutive à une angine cuuenneuso : accidents syncopaux, troubles fonctionnels de l'ouïe et de la vue : gucrison lente. — Caractère de la paralysie diphlhiirique : époque tardive de son apparition, ses tendances à la diffusion, quelle que soit la porte d'entrée de l'infection et la gravité initiale de la diphthéric — Ces paralysies différent absolument des parcsies consécutives aux autres maladies infectieuses. — Recherches analomo-palliologiqucs de Vulpian, Charcot et Déjerinc. — Recherches microbiologiiiues récentes de Roux sur le bacille de Lœlfler et son mode de germination. — Ce n'est pas la puUu-
544 TABLE DES JIATIÈUES
lalion bacillaire, mais l'infection du sérum par le microorganisme, qui donne lieu aux complications paralytiques. — Application de ces données à la clinique et comparaison des faits expérimentaux avec les diverses formes des accidents diphthériques 32G